Vous parler du J’aime (l’âme)

Vous parler du J’aime…. Quel beau sujet ! Mais le J’aime, comme tout ce qui EST simplement, est si difficile à décrire, parce que parler du J’aime, c’est parler de tant de sentiments impalpables, pourtant essentiels, de tant de puissance et de simplicité à la fois, d’amour évidemment, de passion, de regrets parfois, de jolies pensées éternelles, de fulgurantes inventions, de sourires toujours offerts mais rarement vus par l’esprit incarné, et encore, et encore, et j’en passe, le tout regroupé dans un seul individu tout en étant universel !

Le J’aime, votre âme, vous pouvez en percevoir la calme patience, la détermination, la simple évidence d’être ce qui EST, au moment où vous vous réveillez, ces courts instants qui précèdent la prise de conscience de votre environnement, avant de mettre votre armure, par réflexe face à la lumière du jour, la lumière du soleil qui n’est pas celle de l’éternel, car la lumière de l’éternel brille même dans la nuit.

Ne voyez-vous pas, pendant ce court laps de temps, dans quelle paix, dans quelle sérénité se trouve votre être profond ? Essayez, dans vos prochains réveils, de laisser s’exprimer cette part profonde de vous, qui n’a pas peur, qui est sereine, qui a fait la mer étale, avant que les Esprits de Basse Ascension, se mêlant de vos pensées et soucis, viennent jeter des cailloux dedans, et vous faire oublier de prendre le temps de vous moirer dans cette eau-là, et de vous voir tel que vous êtes, si paisibles au fond, si « réparés » de ce que vous avez subi la veille et bien avant. Les années se sont effacées, vous êtes éternellement jeunes à cet instant-là, vous n’avez plus 60 ans, ni 10, ni 20, non, vous êtes ce qui Est toujours, vous êtes immuablement vous-mêmes, et vous tendez vers l’élévation.

Avant que les EBA troublent cette belle eau limpide, vous avez une fraction de seconde, ou une toute petite seconde, pour voir votre J’aime. Voyez-le, souriez-lui, il vous sourira d’une façon que vous n’imaginez pas. Reconnaissez-le, et il restera plus longtemps.

Vous avez un j’aime et c’est votre plus grande richesse. L’âme d’une œuvre d’art, d'un instrument, d’un moment romantique, c’est justement ce que vous ne voyez pas, ce qui n’est pas écrit sous le mot « âme », mais qui fait que tous les détails d’un tableau s’harmonisent pour charmer le regard, c’est la pensée qu’a eue l’artiste au moment d’écrire la chanson que vous entendez et qui vous transporte, c’est l’ensemble de tout ce qui vous motive et vous forme, dans le détail et dans les accomplissements, comme dans les erreurs aussi.

Il peut y avoir une fausse note dans votre âme, mais justement, c’est cela qui fait sa singularité, son originalité, tout dépend de la façon dont vous orchestrez l’ensemble.

Votre âme est équilibriste, elle sait marcher sur l’eau, ou sur un fil tendu dans le ciel entre deux nuages. Elle est cet éternel enfant du père de TOUT, elle est celle que le père appelle, et qui ne tend qu’à se sentir enfin digne de répondre à cet appel.

Le J’aime, c’est un air doux de flûte quand on attend la grosse caisse et les trompettes des militaires. C’est le bruit léger et caressant du vent dans les arbres, quand vous pleurez parce que vous avez perdu un grand amour. Ce bruit-là vient de la multitude des âmes, unies par le père, et appelle la vôtre à souffler à l’unisson. Le J’aime est tout autour de vous, et vous êtes la petite pierre qui se bâtit tout seule, pour grandir, grandir, afin d’être assez grande pour toucher le ciel.

Vous êtes la petite âme qui veut devenir assez grande pour rejoindre les autres.

L’âme, votre âme, c’est vous devant un miroir qui tout à coup vous dirait vraiment QUI vous êtes. Cela vous ferait peur dans la conscience éveillée, parce que vous ne vous reconnaîtriez pas, vous seriez étonné de montrer ce corps-là, vous vous diriez, ce n’est pas MOI, ce n’est pas ce que je suis, mon corps n’est qu’un véhicule de mon esprit régi par mon âme.

Vous vous demanderiez pourquoi vous auriez si peur, avant de comprendre que ce corps n’est pas un étranger, que c’est votre esprit qui l’a créé, et que votre esprit a lui-même été créé par votre âme.

Vous vous demanderiez pourquoi il vous semblerait si bizarre, si loin de vous, ce corps-là, alors même que votre âme en serait l’initiatrice. Vous ne comprendriez pas de suite que l’aspiration profonde du J’aime est que vous dépassiez la matière et l’apparence, pour voir la vérité qui est en vous, au lieu de vous juger les uns et les autres, et de vous juger sur ce que vous voyez de prime abord. C’est pourquoi votre J’aime s’amuse à ne laisser croire et voir à votre esprit que ce qui est visible, afin que vous vous dépassiez, que vous ouvriez les yeux sur votre vérité.

Lorsque vous êtes prêts à partir dans l’autre monde, alors, vous revoyez votre vie défiler. Mais personne n’est allé assez loin dans l’autre monde pour raconter la suite : après avoir vu tout le déroulement des événements vécus consciemment, mais avec un regard nouveau, une nouvelle forme de compréhension, vous prenez enfin le recul qu’il faut, vous avez enfin accès à votre J’aime, paisible, celui-là même que vous ne prenez pas le temps de voir en vous éveillant le matin.

Cela, c’est si vous redevenez comme un petit enfant, c'est-à-dire le J’aime simple, que vous ÊTES, sans artifice aucun.

Si vous ne souhaitez pas le faire, votre ange gardien, qui vous aura pourtant montré comment vous pouvez y parvenir, ne vous y obligera pas, vous avez aussi votre libre arbitre au ciel. C’est pourquoi vous pouvez errer longtemps avant de voir votre J’aime, et de découvrir enfin, à travers la transparence du vôtre, le J’aime du Père, le J’aime de ce que vous appelez Dieu. Et vous émerveiller tout à coup de ce que vous êtes, après la sublime découverte de ce qu’Il est.

Le J’aime, c’est ce qui est merveilleux en vous.

Il n’y a pas de J‘aime noir. Il n’y a que des esprits noircis et des corps noircis parce qu'ils ne veulent pas voir la lumière, parce qu'ils ne voient que leur reflet conventionnel dans le miroir.

Et moi, voyant votre J’aime véritable, qui est pur amour, je m’émerveille de vous aimer.

Marie

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Question à Marie

Est-ce que le J’aime peut changer d'esprit ou faire changer « son » esprit ? Comment l’esprit peut-il évoluer ? Evolue-t-il avec l’âme, ou les deux ensemble ?

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Le J’aime peut faire varier l’intensité de l’esprit, mais l’esprit est unique au monde, comme les empreintes digitales, qui sont la signature unique d’un individu, l’esprit ne peut devenir autre que ce que le J’aime fait de lui. Le J’aime étant luiaussi unique au monde et irremplaçable, il crée son esprit pour qu’il témoigne de son identité différente des autres.

L’âme peut faire grandir son esprit à mesure qu’elle souhaite elle-même grandir. L’âme émet une « fréquence » de lumière qui n’a pas d’identique. Mais plus elle fait de lumière, plus ses moyens et envie de communiquer sont possiblement grands, l’esprit étant ce par quoi l’âme communique.

Un « avant-corps », qui craint moins l’emprisonnement, les maux de la vie, même si l’esprit peut tout de même être atteint par les douleurs, les souffrances, les haines, moins cependant que le corps, qui alourdit l’esprit.

Le J’aime peut faire varier la couleur de son esprit. Un esprit noir est un esprit dominé par les EBA. Un esprit gris peut l’être aussi, mais plus dans un sens de tristesse, de lourdeur (la forme de l’esprit peut aussi varier comme lorsque vous compensez vos malheurs en mangeant, et donc en prenant de l’embonpoint), un esprit pur est blanc, rouge, c’est un batailleur, ou un coléreux, bleu, ce peut être un esprit enjoué, et neutre aussi, toutes les couleurs d’esprits existent.

Un J’aime ne peut pas prendre un autre esprit. Ni devenir un autre esprit. Mais, de la même manière qu’un acteur ne peut pas « devenir » le personnage qu’il joue, il peut cependant faire comme s’il l’était, et se donner, et donner aux autres, une image faussée de lui-même. Cependant, le J’aime ne peut être autre, il ne peut mentir sur ce qu’il est, ni à lui-même, ni aux autres, il peut seulement refuser de se voir dans le miroir, et donc ne pas vouloir s’accepter tel qu’il est.

Un J’aime ne peut pas en usurper une autre, sauf si l’autre J’aime-victime est en détresse ou en état de faiblesse, et donc laisse tout le monde entrer en lui comme dans un moulin. Et sauf parfois si le J’aime usurpateur n’est pas gêné dans cette usurpation, parce que les anges l’autorisent momentanément, afin d’élever le J’aime récepteur, en lui apprenant à se défendre, à ne pas laisser entrer n’importe qui.

Un J’aime peut élargir ses moyens de communication, comme si toi, tu pouvais allonger tes bras pour prendre un pot de confiture en hauteur.

Mais son esprit ne peut devenir réellement « quelqu’un d’autre » au fond. Non plus que le J’aime.

En résumé, si le poids de la vie sur le corps rend l’esprit triste, il sert de bouclier au J’aime.

Parfois, les plus grandes souffrances touchent jusqu’à l’âme, vous avez mal à l’âme. Cela, c’est si vous n’avez pas assez aguerri votre esprit, si vous laissez tout entrer en vous parce que vous êtes trop en manque d’amour. Il faut alors que vous preniez conscience, pour guérir, et vous aguerrir, que l’âme est une formidable créatrice de cet amour qui vous manque, et que si vous ne le trouvez momentanément pas chez les autres âmes, votre âme peut le fabriquer, et s’en inonder elle-même. Les souffrances de l’âme ne sont jamais longues et ne laissent pas de cicatrices, car l’âme, c’est-à-dire ce qui est Dieu en vous, a la faculté de se régénérer entièrement, et le Père tout puissant ne laisse pas votre âme profonde souffrir plus d’un instant, il est tout Amour, et vient vous apporter toute sa lumière. Mais engoncé dans votre corps, puis dans votre esprit, vous ne vous en rendez pas toujours compte tout de suite, et les souffrances qui subsistent sont seulement celles de l’esprit et, par prolongement, parfois, du corps, et vous ne voyez qu’elles. Mais vous pouvez alors vous rapprocher de votre âme, retrouver sa mer étale, et réparer les douleurs.

Si votre corps est meurtri, défiguré, abîmé, paralysé même, si votre esprit en souffre, votre J’aime, lui, est intact quoiqu’il arrive. il n’a pas de cicatrices, et ne les portera donc pas non plus dans les vies suivantes. Le concept de karma, soi-disant ce qu’il faut payer pour réparer les erreurs des vies passées, n’est qu’invention des EBA, pour vous faire porter inutilement le poids de la culpabilisation, dès lors que vous êtes en recherche spirituelle, et que donc, vous entendez parler de karma.

Il n’y a que ce que l’âme a écrit, pour dépasser ses peurs, ses erreurs, qui soit réel. Alors, elle place devant elle des montagnes à gravir, et des jardins. Les montagnes, pour être fière de les avoir enfin vaincues. Les jardins, pour se reposer, et profiter du panorama. Et vous, combien de fois vous êtes-vous autorisé(e)s à profiter de vos jardins, sans arrière-pensées, sans idées préconçues, sans sentiment de culpabilité parce que soudain, tout devenait trop facile ?

Il n’y a pas de punition, pas de handicap comme dans une course sportive, il n’y a que vous et la lumière, et l’irrésistible envie d’atteindre l’étoile du Père.

Marie

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Question d'une lectrice

Pourquoi est-il plus difficile de communiquer avec son J’aime qu'avec son ange ?

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Vous avez pris une mauvaise habitude depuis fort longtemps : celle de ne pas penser que vous pouvez faire les choses par vous-mêmes. Regardez l'incarnation de Jésus, il y a 2000 ans : il était venu pour que vous le compreniez. Et pour que vous agissiez. Il est clair que pour que se déclenche en vous l'envie de vous dépasser, il vous faut, le plus souvent, une assistance. C'est le cas dans la plupart des situations de la vie. Que feriez-vous sans assistance ? Sans conseils ? Pourtant, vous avez en votre J’aime les moyens de décider, seuls. En toute connaissance de cause, puisque votre J’aime a accès à la connaissance globale. Vous acceptez donc bien plus facilement la possibilité de recevoir votre ange puisque c'est une assistance, ce qui, en passant, vous fait prendre un EBA pour un ange lorsque vous faites trop appel à une assistance. Car un ange vous aide, oui, mais il ne tournera pas en rond avec vous dans les cages que vous vous forgez, et qui vous conduisent à poser sans cesse les mêmes questions, parce que vous n'osez pas trouver en vous les solutions, alors qu'elles y sont. En revanche, les EBA adorent vous faire tourner en rond, et quand vous êtes à leur merci, quand vous avez vraiment fermé la porte à votre J’aime, ils interviennent pour vous donner une réponse, qui est toujours celle que vous avez envie d'entendre. Et donc jamais la bonne, car si elle peut sembler excellente sur le coup, elle vous mène, soit à vous fourvoyer davantage, soit à plonger d'autres personnes dans des états dépressifs, ou des situations difficiles.

« Recevoir » son ange, c'est le terme qui convient par excellence, car c'est trouver une aide en lui. Mais votre ange est un ange gardien, pas un ange esclave, il vous garde de tomber dans le précipice, si vous l'écoutez, mais il ne traversera pas les épreuves de la vie à votre place, non plus qu'il vous mâchera tout le travail. Sinon, au bout du compte, qu'aurez-vous réussi qui vous donne envie de vous aimer vraiment, pour ce que vous êtes ? En quoi auriez-vous progressé ?

Donc, il vous faut passer par votre ange, pour vous rendre compte, puisqu'il vous le dira, que vous pouvez et devez accomplir votre vie vous-mêmes. Et vous-mêmes, c'est votre J’aime, dans un état d'amour, de conscience, de force, que vous êtes loin d'imaginer ou même de pouvoir mesurer en étant incarnés aujourd'hui. Vous ne croyez pas en votre J’aime et à ses ressources, comment voulez-vous croire en vous ? Si vous croyez à votre ange gardien, c'est bien, mais ce n'est résolument pas assez. Si vous ne croyez pas en vous, comment voulez-vous parler avec votre J’aime ? Si vous le croyez à votre service, pour réaliser vos rêves terrestres et matériels, comment ne pas en arriver à vous tromper souvent, lorsque vous croyez toucher votre être profond du doigt ? Il n'a que faire de vos sous, de ceux des autres, de votre petit ou grand confort, parce qu'il veut que vous AIMIEZ. C'est cela qui l'intéresse au-delà de tout, et c'est effectivement cela qui est le plus intéressant.

Si vous attendez de votre J’aime qu'il vous dise comment faire pour gagner mieux votre vie, vous aurez les EBA en ligne, et en PCV. Et ils vous présenteront la facture après.

Si vous rejoignez votre J’aime pour qu'il vous aide à mieux donner et recevoir l'amour, l'amplifier en commun, alors, cela ne s'oppose pas à ce que vous réussissiez aussi socialement. Mais ce n'est pas le but, malgré les apparences. Le but est que l'amour passe. Car la véritable, la seule réussite, c'est cela, et c'est œuvrer, seul ou en commun, pour vous élever vers le ciel.

On ne « reçoit » pas son J’aime. On se le donne, et on le donne au ciel.

Marie

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Autre question de la même personne

Peut-on dire que tant qu'on ne connaît pas son incarnation principale ( note de Luc, je pense que cette personne veut parler de la plus importante dans celles qu'on a eues), on ne connaît pas son J’aime ?

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Ce n'est pas cela qui t'empêchera de connaître ton J’aime. Ce sont tes réticences et ton manque de foi en toi, l'ignorance que tu peux agir seule. Connaître ton incarnation principale est néanmoins un point d'ancrage très important pour savoir ce qu'on a fait, et réaliser qu'on a écrit de faire mieux dans cette vie. La lumière qu'a donnée une incarnation passée d'importance est un fanal, qui te permettra de situer ton J’aime dans l'espace spirituel que tu occupes.

Si tu n'avais pas peur, si tu savais toute la force de décision et d'amour qui sont en ton J’aime, tu n'aurais pas besoin de ce phare dans la nuit. Sache qu'il est là, et qu'il n'illumine pas que toi.

Ce qui est difficile, c'est de s'y retrouver, lorsqu'on est incarné, entre sa propre lumière, celles des anges et celles que les EBA vous mettent sous le nez, avec beaucoup plus de watts, apparemment. C'est difficile de se voir en tant que lumière indépendante de tout cela. C'est pour cette raison que les anges vous laissent souvent vous débrouiller seuls, pour que vous appreniez à le faire, et pour que vous ne mélangiez plus les lumières.

Marie

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Autre question :

Rejoindre son J’aime est une étape important dans notre chemin de vie spirituel, je comprends pourquoi mais est-ce la porte ouverte pour pouvoir faire de plus grandes choses qui seraient impossibles sans cette union ? Que peut-on faire pour activer cette union ?

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Faire de plus grandes choses, assurément ! C'est même la condition sine qua non. Vois le curé d'Ars, l'abbé Pierre, par exemples, et pour ne pas parler de ceux que la religion place dans son cadre étriqué, vois autour de toi tous ceux qui, grands comme petits, font des gestes que tu trouves admirables. Tous, à tel ou tel moment, rejoignent leur J’aime, mais ils appellent cela l'inconscient, ou quelque chose qu'ils ne peuvent comprendre, quelque chose qui est loin d'eux, parce qu'ils n'arrivent pas à s'autoriser à se dire qu'ils font tout ce qu'ils font tout seuls.

Je ne parle évidemment pas, lorsque je mentionne ceux qui sont admirables à tes yeux, de tous ceux que les médias mettent en avant, ils sont trop nombreux, ceux qui parmi eux, sortent moulés comme des gâteaux appétissants des usines à succès, qui vendent uniquement la poudre aux yeux qui les aveugle eux-mêmes. Je parle de ceux qui aiment, et qui donnent l'exemple de l'amour. Ceux-là n'ont pas nécessairement besoin de passer à la télévision pour être reconnus.

Un court instant, les gens ont ce que vous appelez des éclairs de génie, ils rejoignent leur J’aime. Alors, tout le monde peut en profiter.

Rejoindre son J’aime n'est pas à proprement parler une union, puisque tu es déjà ton J’aime. Il serait encore mieux de parler de libérer son J’aime. Puis, de le laisser s'exprimer en soi, et hors de soi. Pour y parvenir, il faut cesser de laisser autrui vous conditionner sous la peur et sous des modèles imposés. Car lorsque je vois ces mouvements de jeunes, qui s'uniformisent pour appartenir à la moutonnade, par peur d'affronter la vie, et lorsque je vois, à côté, un petit groupe d'autres jeunes se vêtir en skinheads ou en punks pour fuir le premier groupe, je m'interroge. Et je me demande si ce petit groupe n'a pas peur du premier, de ce qui leur semble être une dépersonnalisation. Mais en se perçant le nez, mettant des croix gammées sur leurs blousons noirs, ils appartiennent à un autre groupe encore plus diminuant spirituellement, et ils ne font pas œuvre personnelle du tout. Ils se marginalisent par le truchement d'une autre forme de peur. Et ce truchement devient un « autruchement », puisqu'ils se mettent si profondément la tête dans le sable qu'ils ne voient pas qu'ils refusent d'adhérer à un mouvement, et que pour cela, ils adhèrent à un autre mouvement qui leur impose autant, sinon plus de servitudes. Où est le J’aime d'un jean Levi’s ? Où est le J’aime d'une croix gammée ?

Pour donner son J’aime, il faut être soi, et savoir que si on est soi, on n'est pas l'autre, ce qui devrait suffire à ne plus avoir peur de ne pas savoir se différencier. Il faut ensuite comprendre pourquoi on est là, et pourquoi l'Autre est là. L'incarnation vous donne la chance de donner votre J’aime d'amour, et donc de savoir le pourquoi. Et l'Autre est la Personne à qui la donner.

Marie

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Note de Luc : je conduisais, et Marie est venue me parler du J’aime. Nous avons dialogué, et je transmets ici ses réponses.

Les questions que je lui posais n'étaient que des points d'interrogation, pour lui demander des éclaircissements.

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- Ton J’aime, c'est le sourire qu'on voit sur ton visage.

- Lorsque c'est un vrai sourire, c'est ton J’aime.

- Je ne parle pas des sourires de cinéma, ni des sourires factices. Je parle de celui qui t'envahit le visage lorsque simplement, tu as suffisamment de paix et d'allant pour sourire, par exemple, malgré toi.

- Tu sais, cette sensation que tu as, lorsque tu irradies ta lumière avec un sourire. Le plus souvent, quand tu souris, tu as intuitivement conscience de transmettre quelque chose, sans savoir exactement quoi. Tu appelles cela la joie. Et on répond à un vrai sourire par un vrai sourire, ou alors, on le prend en soi, et on le vit, on en prend les ondes quand on est apte à le recevoir. Car il ne faut pas oublier que le Père est né d'un éclat de rire, et que le rire, c'est la joie. Un sourire est donc une signature de Dieu.

- Quand tu souris, exerce-toi à attraper au vol cet instant d'éternité, car c'en est un réellement, puisque c'est ton J’aime, et que ton J’aime est éternel. Surveille ce qui se passe autour de ton visage dans ces moments fugaces, avant de laisser le sourire s'éteindre ou devenir autre que ta propre vérité. Tu ressentiras toi aussi les « ondes » qui partent de toi, et qui t'environnent. Et ce que tu ressentiras, ce sera ton J’aime.

- Ton J’aime ne souffre pas, quelles que soient les épreuves que tu traverses, sauf quand tu agis assez bêtement pour aller vraiment durablement contre ce qu'il est. C'est-à-dire toi. Mais tu ne sais pas toujours, dans ta conscience d'incarné, ce qui est vraiment toi. Le J’aime te le rappelle parfois, et même, te rappelle à l'ordre s'il le faut.

- Ton J’aime est imperméable à ce que tu vis de précis dans le terre-à-terre, dans ce que tu vis de quotidien, elle est insensible aux soucis matériels. Alors, le sachant, et le sentant, tu pourras mieux profiter de la vie, en partageant son insouciance, sa paix, sa connaissance, sa lumière, sa vibration intense, et savoir que ce J’aime vit au-delà de la vie terrestre. Que cela perdure après la mort du corps.

Et si tu t'exerces encore, tu pourras (mais c'est plus difficile, car il faut combattre les apparences), voir aussi le J’aime d'autrui, lorsque dans son sourire, tu prendras les vibrations de son amour profond.

Marie

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Question d'une autre lectrice : Marie dit que c'est pour nous une chance de donner notre amour mais je pense qu'il n'y a pas que ça même si c'est très important, beaucoup de personnes ont le sentiment d'avoir une « mission ». Alors comment savoir pourquoi on est là ?

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Quand on ne sait pas qu'on a une mission, on est très loin de laisser s'exprimer son J’aime. Chacun a une mission, dans le sens où il écrit sa vie à venir, dans ses grands traits, qu'il s'en écarte ou non dans les faits. Avant de savoir quelle est votre mission, il faut donc déjà prendre connaissance du fait que vous en avez une. Alors, la curiosité vous poussera à vous efforcer à en savoir plus. Votre J’aime connaît la réponse. Il faut donc connaître son J’aime pour savoir. Et votre J’aime, avec votre ange gardien, pourra vous dire, si vous l'écoutez, qui vous avez été dans des vies passées, ce qui vous donnera des points de départ, des assises pour envisager l'avenir, qui est le plan que vous avez écrit pour vous.

Vous pouvez aussi demander à un médium qu'il consulte votre J’aime, si vous n'y parvenez pas au début. Car cela prend du temps pour entendre son J’aime. Mais attention à vous adresser à un véritable médium, et ils sont très rares. Il ne vous reste plus qu'à retrousser vos manches, et à faire ce que je vous ai déjà expliqué sur ce point : entendre son J’aime passe par entendre les anges. Vous le pouvez tous. Mais ce n'est pas sans embûches et sans obstacles, ce n'est pas sans EBA.

Quand vous entendrez votre ange gardien, puis les autres, vous commencerez à pouvoir être en phase avec votre J’aime. Et quand vous aurez suffisamment avancé, quand vous vous serez prouvé votre foi indéfectible, absolue, à vous-mêmes, alors, vous entendrez la réponse. Et vous verrez que vous aurez déjà accompli une bonne partie du chemin, sans vous en être rendu compte. Parce que c'est sur votre route à tous d'être en harmonie avec le spirituel qui vous est extérieur et celui qui est à l'intérieur de vous.

Ayant cette réponse de vous-même, et voyant le chemin accompli, vous ne pourrez plus douter de vous, et c'est une façon de faire bien préférable au fait d'aller demander à un médium.

Car à supposer que vous tombiez sur un vrai médium, et qu'il vous dise le chemin de votre J’aime, vous ne vous en satisferiez pas. Vous auriez d'autres questions, comme : « Oui, mais alors, comment je fais pour réaliser ce que veut mon J’aime ? » Et si vous le demandez encore via le médium, et s'il vous le dit, qu'aurez-vous accompli vous-mêmes ?

Votre J’aime attend que vous vous l'offriez à vous-mêmes, et le cadeau sera alors mutuel.

Et vous saurez comment et où avancer.

Marie

Table des messanges