Les tendances suicidaires

Je sais ce que ressent celui qui veut partir,
pour avoir fait deux tentatives dans mon adolescence.
Et pour avoir compris que ce n’est pas la solution,
parce qu’il existe quelque chose après la vie et en cas de suicide,
ce qui suit est encore moins drôle que ce qu’on a vécu sur la terre.

Mais comment faire, quand on ne s’aime pas, quand on ne nous aime pas ?
Il faut apprendre à vous aimer. Alors, on vous aimera pour ça.
Parce que vous donnerez un exemple que tout le monde voudrait suivre.

Coluche disait, quand on lui demandait ce qu’il pensait du suicide :
« Pour avoir envie de se suicider, il faut s’en vouloir de quelque chose,
moi, je m’en veux pas, alors j’ai pas envie de me suicider. »
Si vous vous en voulez, il faut apprendre à vous pardonner
et savoir qu’on peut toujours réparer.

On voit parfois les suicidaires dire
ou écrire sur le dernier mot qu'ils laissent sur terre :
« Il me faut beaucoup de courage pour partir. »
Au contraire, il faut en manquer complètement.
Et "valoriser" le suicide de cette manière, c’est, au fond,
vouloir être admirable pour quelque chose, même si nous croyons qu'il ne nous reste que du noir. C’est vouloir être aimé tout en le refusant.
C'est être le centre d'intérêt, à n'importe quel prix.
Un prix que vous ne pourrez pas payer, quand vous comprendrez tout.

Commencez par vous aimer vous-même
si vous voulez que les autres vous aiment.

Que trouverez-vous dans l'autre vie ? Un juge : vous-même.
Il n’y a pas de pire juge pour soi que soi.
En croyant mettre un terme à tout cela, vous n’aurez eu aucune de pitié pour vous dans cette vie. Qu’en sera-t-il de l’autre côté, une fois devant ce juge-là, tout aussi impitoyable ? Qu'est-ce qui vous attend, face à cette obligation d'exister qui se révèlera à vous, avec toutes ces peines, en vous et autour de vous, qu'il faudra réparer, en renaissant dans un corps,
en recommençant tout à zéro ?

Alors quoi, ce sont juste des idées noires, des alarmes, sur cette page ?
On cherche à vous faire peur ? Non, à vous éclairer.
Parce qu’il serait trop triste que vous vous fassiez vraiment un jour ces reproches à vous-même.
Et que vous ayez peur, tout seul dans le noir.

J’ai une écoute et des paroles à vous donner.
Le seul cas où je pourrai prendre en consultation
des personnes qui n’ont pas encore vraiment envie de guérir,
c'est pour celles qui veulent mourir.
C’est une urgence. C’est mon urgence.
Et c'est la vôtre, si vous êtes concerné par ce que vous lisez ici.

Je n'ai pas de recette miracle. Pas de garantie de résultat, car je ne peux pas vous sauver à votre place. Mais je peux vous aider à vous battre contre votre part sombre et à gagner le combat.

Pour ne pas avoir envie de mourir, il faut avoir une raison de vivre.
Elle est en vous.
Venez, on va la chercher ensemble.