Quel Dieu ?- 24 janvier 2010

Quel serait ce Dieu d’amour, ce Dieu parfait, qui vous aurait créés imparfaits pour mieux vous le reprocher ? Se poser réellement posément, clairement cette question, c’est en arriver à comprendre que la contradiction est trop grande pour que l’existence de ce Dieu-là reste possible. Si vous êtes une personne pleine d’amour, quand vous aimez une autre personne, la jetez-vous dans les flammes, parce qu’elle vous a trahi ou manqué de respect ? Si vous ne le faites pas, alors, cela voudrait dire que vous agissez mieux que Dieu, qui lui, aurait puni par méchanceté et dans une grande froideur, sans sentiment. Cela, c’est incompatible avec l’amour. Si vous ne punissez pas aussi violemment celui qui vous a fait du mal, alors, cela veut dire que manifestement, vous êtes Plus que lui. Que vous êtes infiniment mieux que ce Dieu précis. Qui ne peut pas exister, qui n’a pas de logique ni de raison d’être. Oui, heureusement, vous avez en vous la capacité à être bien plus que cela.

Sinon, êtes-vous des soldats de plomb dans les mains d’un enfant mal élevé, qui s’amuse à vous jeter les uns contre les autres, et vous fait fondre si vous n’avez pas été gentil ? Dieu serait-il ce sale gosse ?

Je vous le dis en vérité : non.

Dans ma première venue, j’ai dit que vous n’étiez pas Dieu. Et depuis deux mille ans, vous êtes restés bloqués sur cette affirmation. Vous n’avez pas cherché à comprendre. Réfléchissez : quand vous avez en face de vous une personne qui ne s’aime pas assez pour avancer, que vaut-il mieux faire pour l’aider à le faire par elle-même ? Lui dire : « Mais si, avance, tu es Dieu, tu as la lumière en toi ! » Ou lui dire : « Tu n’es rien, tu n’es qu’au service, tu n’es que poussière ! »

A la première proposition, le plus grand nombre répondrait (et a répondu) « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir. » Et n’a pas avancé. Parce que les gens considèrent que la souffrance est méritoire, ils la placardent sur leur cœur, comme une médaille qu’ils ne lâcheront jamais. Et ils se disent, parce qu’ils sont pauvres et malheureux, que peut-être, on les plaindra, et on s’occupera d’eux, on les assistera. N’oublie-t-on pas là le principal, qui dit, sans rien de sentencieux, mais parce que c’est avéré chaque jour : « Aide-toi et le ciel t’aidera » ? Ils n’ont pas avancé, vous n’avez pas avancé, parce que vous ne savez pas que vous pouvez faire de la lumière pour vous, autour de vous, qui se voit de loin. Et qui vous offre les très belles rencontres, les très beaux échanges que vous attendez. Voyez-vous dans le miroir. Quand, le matin, vous vous dites, « Aujourd’hui, je me trouve bien, je me trouve beau ou belle, je suis heureux, heureuse, je me sens dans un bon jour », n’y a-t-il pas, dans ladite journée, des gens pour le sentir et vous le dire, vous complimenter, et reconnaître votre lumière ? Ne voyez-vous pas que vous savez donc faire de la lumière, sur vous, et qu’autrui en profite, mais que vous ne prenez aucunement conscience de ce fait ? Ne voyez-vous pas qu’il faut vous aimer pour que les autres vous aiment, et que se dire « Il faut que les autres m’aiment pour que je m’aime », c’est prendre les choses à l’envers, puisque, très simplement, on ne vous verra pas dans le noir si vous ne faites pas de lumière ?

La seconde proposition, qui consiste à dire « Tu n’es rien, tu n’es qu’au service… », n’est-elle pas un outil pour provoquer votre intelligence, afin que vous puissiez vous rebeller à bon escient, pour une fois, afin que vous utilisiez votre orgueil comme une arme contre celui qui veut vous transformer en rien ou si peu de choses ?

Si aujourd’hui, je suis revenu pour vous dire, « Vous êtes une part de Dieu », c’est pour vous montrer que lorsque je vous ai dit que vous n’étiez pas Dieu, que vous n’étiez que poussière, c’était une forme de provocation pour que vous disiez : « Mais si, j’ai aussi de l’Amour en moi, donc, j’ai « de Dieu » en moi. »

C’est une telle évidence…

Le voyez-vous maintenant ?

Comment aurais-je pu dire à la fois « Dieu est en chacun de vous » et « Vous n’êtes pas Dieu », sinon pour que vous vous disiez qu’il y a quelque chose qui cloche, et que la contradiction n’était pas seulement dans mes formulations, mais dans votre façon d’appréhender les choses ? Vous acceptez si souvent tout et son contraire. Comme par exemple, quand vous appelez liberté le fait de regarder la télévision, alors que c’est un asservissement. La preuve : vous avez tant de mal à vous en passer ! Ou pire : vous n’en voyez pas du tout l’utilité…

Comment aurais-je pu dire « Le plus important, c’est l’amour », et en même temps, « Vous serez jetés dans la géhenne si vous ne filez pas droit, si vous ne vous agenouillez pas. » Quel père aimant dirait cela à son enfant ? N’était-ce pas là une forte parole pour que vous vous mettiez debout, et pour que, loin de devenir plus petits que terre, vous vous éleviez vers le Père ? Non pas pour le combattre, pour vous mesurer à Lui, mais pour aller jusqu’à lui et pouvoir entrer dans son amour ?

Maintenant que vous savez que vous avez l’amour en vous, le placerez-vous tout en haut du podium de vos aspirations profondes, pour aller vers le grand Nous, qui vous inclut, ainsi que toutes les autres personnes du monde, sans exception ?

Si vous faites cela, je ne serai pas revenu pour rien. Et vous aurez, loin de l’ego, du narcissisme, de l’autosatisfaction, de la surcharge pondérale d’orgueil, réussi à trouver l’Amour dans votre cœur. Alors, vous n’aurez qu’un rêve : le mettre en avant, en toutes circonstances.

De « petits » en « petits » qui se verront enfin grands comme ils sont en vérité, le monde pourra commencer à changer en profondeur, en largeur, en hauteur. Pour toucher au ciel.

Jésus

Table des messanges