Quand viendra le triomphe de l’amour-3 octobre 2011

Je vous ai expliqué, déjà, que vous ne pouviez pas vous incarner dans un animal, après avoir été un être humain. Non pas parce que l’homme est un être meilleur que l’animal, mais parce qu’il manquerait alors des possibilités, pour l’âme, d’exprimer l’amour. Un peu comme si vous n’aviez pas tous les fils électriques qu’il faut pour faire fonctionner un appareil.

Qu’est-ce qui fait la différence entre un animal et un homme, alors, concrètement, me demanderez-vous ? Les différences sont multiples, et il serait impossible de généraliser, ou d’aller dans le détail pour tous les animaux et tous les hommes. Mais en voici tout de même une. Le chat, par exemple, ayant trouvé une souris, s’amusera à la torturer, de la façon la plus cruelle. Il n’éprouvera pas la compassion que vous, vous serez à même de ressentir, pour une possible victime. Alors, bien sûr, il y a des hommes qui torturent. Alors, que se passe-t-il, lorsqu’un homme se rend coupable de tels agissements ? Il se passe qu’il « coupe un fil », celui qu’il avait en lui, et que le chat n’a pas. Quelle que soit la raison qui mène une personne à couper ce fil, elle a toujours la possibilité, dans toute sa vie, de le ressouder. Et de laisser donc la compassion exister en elle. Mais si vous parlez à un chat, avec la parole de Dieu, il ne trouvera pas en lui ce fil. Jusqu’à ce que vous ayez fait triompher l’amour sur la terre, il en sera ainsi. Mais, quand vous l’aurez enfin fait, alors, la biche vivra avec le tigre.

Il existe des animaux qui ont en eux le « fil » de compassion. Le chien, par exemple, en manifeste souvent beaucoup pour son maître. Capable, sans un mot, de connaitre ses ressentis et de tenter de le consoler si besoin. Mais alors, un autre fil sera manquant. Par exemple, celui de l’amour filial. Qui vous permet, à vous, homme ou femme, d’aimer vos enfants même lorsqu’ils sont adultes et autonomes. Chose qui n’entre pas en considération dans le mode de vie d’un chien.

Mais, encore une fois, quand viendra le triomphe de l’amour, on verra des chiens aimer et nourrir leurs enfants adultes.

En attendant, ce serait une bonne chose, n’est-ce pas, que les hommes et les femmes ne coupent pas le fil de la compassion, et apprennent à ne plus se torturer, peu ou prou, les uns les autres. Ils trouveraient là une raison de s’aimer davantage, sans avoir besoin de faire la guerre pour savoir qui mérite le plus la considération qui fait tant défaut à ceux qui ont tous les moyens de s’aimer mais ne le font pas au dixième de leurs possibilités.

Marie

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