Pourquoi les femmes disent non ?

Voila une bien angoissante question pour nombre d’hommes jeunes ou moins jeunes… Il y a trois cas de figure. Soit la femme dit non parce qu’elle veut vraiment dire non (et là, on n’y peut rien changer), soit elle dit non parce qu’elle pense oui mais n’ose pas le dire parce qu’elle ne s’aime pas assez (ce n’est pas le cas le plus fréquent), soit elle dit non en pensant oui et en espérant de toutes ses forces que son prétendant insistera. Que c’est compliqué, direz-vous, il n’y a qu’à répondre oui ou non et puis voilà !

Très bien, mais alors, si vous calquez cela sur une autre situation… Imaginez que vous êtes un chasseur. Vous voyez soudain une proie dans un arbre. Mettons que ce soit la célèbre bartavelle de Marcel Pagnol. Que faites-vous ? Est-ce que vous lui dites « Décide-toi, tu viens dans ma gibecière, oui ou non ? »

Ou est-ce que vous la visez pour en faire votre trophée ?

Alors, évidemment, il n’est pas question de comparer la femme à une bartavelle et de vouloir lui tirer dessus au fusil pour la séduire. Il est question, plutôt, de revenir à l’origine, à la source de ce qui fait agir les gens comme ils le font. Pourquoi est-ce l’homme que la femme appelle pour tuer l’araignée qui la fait hurler de terreur ? Pas parce qu’elle voudrait la capturer pour la manger, mais parce qu’elle sait que lui aura le courage de casser le problème. De le faire taire.

L’homme, depuis la préhistoire, est le chasseur, la femme, celle qu’il faut obtenir. La proie d’amour.

Pourquoi la femme est-elle faite ? Pour mettre dans le nid d’amour la suite de l’espèce, elle se sent garante de la survie de la famille, et, partant de là, de l’espèce. Il faut donc qu’elle puisse enfanter dans des conditions les plus propices, c'est-à-dire en sécurité.

Si la femme voit un homme qui baisse les bras quand le gibier est rare ou qui hésite à l’attraper puis à le rendre consommable, dont à assurer la vie, elle se détourne.

Si un homme qu’elle trouve désirable entre dans son champ d’action, sa curiosité sera vivement piquée. « Est-ce un homme qui assure la vie ? » Est-il fort ? Fuit-il devant le danger ? Abandonne-t-il facilement ? Jusqu’où est-il capable d’aller pour que ses désirs se réalisent ?

Alors, même transie d’amour, même parfaitement conquise d’emblée, la femme (je dis « la femme », mais toutes les femmes ne font pas ainsi, aujourd’hui, beaucoup zappent la question de la sécurité pour pouvoir passer à l’acte et briller en société féminine), tout en pensant très fort « Oui » dira « Non ». Et consciemment ou non, ce sera pour satisfaire sa curiosité. Savoir si cet homme-là est un vrai chasseur efficace, qui ne laisse pas tomber, et qui, donc, aura le maximum de chances de faire survivre la descendance et l’espèce.

Parfois, elles pensent très fort non et disent bien non, mais c’est quand elles voient l’homme s’entêter qu’elles sont impressionnées et peuvent changer petit à petit d’avis.

Les machos l’ont bien compris, qui usent et abusent de cela en en faisant une technique d’approche. Technique qui a été reprise par les vendeurs et démarcheurs, qui professent que tout se négocie et qui attaquent le côté féminin de chacun des clients qui passent, insistant, revenant à la charge, discrètement ou non. C’est en tout cas ainsi qu’ils font du chiffre.

Oui, l’envers du décor est étrange… derrière tout cela, derrière une approche, il y a du fonctionnel, de la peur, de la démonstration de force, des ignorances et des gens qui ont seulement compris un mécanisme, par la nature profonde de ce qui anime les gens.

Pourtant, mes amours, ne vous désespérez pas. Il y a dans une approche sincère, bien autre chose que ce qui est seulement fonctionnel. Une tendresse, une émotion, un béguin, et, qui sait, une passion !

Mais pour que tout cela puisse voir le jour, il ne faut pas ignorer ce qui fait que, naturellement, les protagonistes disent s’il te plait ou va-t-en, Oui ou Non.

Parce que vous êtes dans un corps et votre J’aime est dans un esprit. Au ciel, on se parle enfin de J’aime à J’aime et il n’y a plus de chasseur et de chassé parce qu’il n’y a plus de peur.

Peut-être pouvez-vous tempérer vos peurs , pour commencer à construire en vous votre petit morceau de paradis ?

Marie.

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