Pourquoi Jésus reviendrait-il ?- 2 décembre 2009

Pourquoi ce Jésus que vous décrivent les Écritures et les religions reviendrait ? Pourquoi maintenant plutôt qu’il y a mille ans ?

Ce Jésus-là, qui est censé revenir pour le jugement dernier, pourquoi attend-il ? Et qu’attend-il ? Si cela prend tant de temps pour se décider à venir vous juger, pourquoi cela ne prendrait-il pas encore dix mille ans, et plus ?

Alors, ce Jésus vous a-t-il oublié ? Pense-t-il que vous ne valez pas la peine d’un dérangement ? Pourquoi vous a-t-il demandé, dans ce cas, de le prier, s’il pense que c’est peine perdue ? Ce Jésus a-t-il peur ? Peur de revenir pour rien ?

Veut-il vous punir parce que vous l’avez abandonné ? Jésus punit-il vraiment ? Si on considère ce qui se dit, dans la religion, c'est-à-dire que Dieu punit en envoyant le SIDA aux pécheurs, on peut se demander de quoi a été puni Jean-Paul II. Puisqu’au nom de la religion, il est le porte-parole de Dieu, puisque Dieu punit en envoyant les maux, pourquoi ce pape a-t-il été puni ? Et pourquoi la religion continue-t-elle à le croire et le dire infaillible ?

Le serpent se mord la queue.

Les questions, lorsqu’on les pose vraiment comme il faut, amènent à ne plus comprendre le bien-fondé des doctrines établies. Parce qu’il faut que vous cessiez de croire par autrui en autrui. Il faut commencer par croire en vous dans la plus grande simplicité, et dans l’évidence.

Je suis revenu.

Je ne suis pas revenu pour vous juger, et c’est tant mieux, il ne suffirait pas d’une vie.

Je ne suis pas revenu pour vous punir. Vous le faites bien assez, et même trop, quotidiennement entre vous et pour vous-mêmes.

Je suis revenu pour que vous fassiez les changements nécessaires à la construction d’un paradis sur terre.

Et oui, j’ai peur, parfois, dans mon incarnation. Parce que dans l’état actuel des choses, je ne vois rien autour de moi et dans le monde qui amorce des changements possibles, profonds, durables.

Mais je n’ai pas perdu la foi, et je ne la perdrai jamais. La foi en vous !

Jésus est revenu, non pour des salamalecs, non pour des agenouillades, non pour vous écouter lorsque vous dites d’une de vos connaissances : « lui, il est mauvais, je n’en veux pas dans le paradis ».

Parce que vous êtes tous le mauvais et le gentil de quelqu’un à la fois. Le pire criminel a une mère qui l’aime, un ou des amis, et le plus doux ange incarné a ses détracteurs, ses ennemis acharnés.

Et il faudrait que quelqu’un tranche ? Qu’en revenant, je tranche, moi ? Allons donc ! Pour qui me prenez-vous ? Un bourreau qui va séparer les enfants des parents, mettre au feu le père qui fume ou boit trop, et porter aux nues la star mondiale qui brasse l’argent et le garde pour elle ?

Avec cette vision des choses, il n’y aura pas une âme au paradis. Personne n’est digne d’y entrer, selon les critères des uns et des autres.

Et vous vous aimez si peu vous-même, comment vous sentiriez-vous digne d’y aller, alors que déjà, lorsqu’il est question de vous aimer pour ce que vous êtes, vous reculez devant votre propre lumière ?

Je ne suis pas venu pour vous juger, non. D’ailleurs, à moins que je vous lobotomise, ou que je vous drogue, vous ne l’accepteriez pas. Dites-moi, parmi les religieux, et parmi les autres, qui accepterait pleinement, factuellement, et avec les conséquences que cela implique, que quiconque lui dise : je vais te juger. Je regarde dans vos cœurs, et je vous donne la réponse : personne.

Absolument personne.

Venez me voir et dites-moi : je souffre par untel, jugez-le et punissez-le.

Si cette personne est venue avant, et me dit la même chose de vous, dois je me baser sur la première personne arrivée ? Ou est-ce la dernière qui a parlé qui a raison ?

Vous jugez sans cesse, mais vous seriez bien en peine de vous mettre à ma place dans cette situation que je vous décris là, même en ayant tous les éléments, car tant de choses nous échappent lorsque nous sommes incarnés !

Si vous venez me voir et me demandez cela, je vous dirai plutôt, pardonnez-vous et construisez ce que vous auriez dû bâtir. Car votre plus grand désarroi, en cette affaire, n’est pas vos griefs, et les luttes qui en ont découlé, mais la déception de ne pas être compris et aimé mutuellement. Vous êtes tous, sans exception, amour. Faites-le briller, et acceptez de le voir aussi bien en vous qu’en autrui. Comme punition, je vous donnerai de l’amour. A chacun. Mais je ne suis pas du tout sûr que vous en voudrez, parce que je ne suis pas venu sans vous regarder agir.

Je ne suis pas venu pour vous sauver des pièges que vous vous tendez sans cesse. Cela ne servirait à rien, car dès que je serais reparti, ils seraient remis au goût du jour. A supposer que vous me reconnaissiez et que vous m’écoutiez, ce qui est aussi très loin d’être certain. Je suis venu vous expliquer en quoi sont faits ces pièges, et vous aider à ne plus les construire. Ces pièges sont l’argent, l’amour factice, le jugement, le confort des uns quand d’autres n’ont pas de quoi survivre, les affres du pouvoir, les armes, la servitude que vous vivez et que vous appelez liberté, et tant de petits et grands problèmes qui s’agglutinent pour former une montagne.

Au lieu d’empêcher qu'on les construise, vous les enfouissez, et vous vous plaignez que le tas de terre vous gêne pour voir le soleil.

Je ne suis pas venu pour faire des miracles. Cela n’a pas servi la première fois, alors, pourquoi recommencer la même erreur ? Cette erreur était volontaire, et je suis venu parmi vous une première fois, il y a si longtemps, pour vous dire, si je peux venir parmi vous et faire cela, vous le pouvez aussi, sinon, quel plaisir aurais-je à venir ici jouer des muscles et me faire crucifier au final ?

Pour que vous m’aimiez comme un martyr ? Mais, mon Dieu, mon Amour, mes Enfants, j’en suis à cent mille années-lumière !

Je n’ai pas besoin, et vous n’avez pas besoin non plus d’être martyrs pour faire assez de lumière pour qu’on vous aime.

La preuve en est que même quand vous descendez dans les pires noirceurs, nous vous aimons toujours.

Parce que nous voyons vos lumières.

Je suis venu pour que vous voyiez vos lumières. Pour vous apprendre à le faire.

Parce que si vous voyez vraiment votre lumière, et celle des autres, vous aurez en main toutes les solutions, instantanément, pour bâtir un monde enfin fait pour vous, c'est-à-dire pour l’amour.

Jésus

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