Offrir sa souffrance ?

Question d’A. (femme) :

Est-ce qu'on est obligé de tant souffrir, comme on dit dans la religion catholique, il faut "offrir" sa souffrance pour que ça serve aux autres ? J'ose à peine y croire.

Ce concept d’offrir ses souffrances est complètement idiot. Demande à des parents s'ils ont envie que leurs enfants leur offrent leur souffrances, ou les offrent à qui que ce soit, et tu comprendras ce que ça fait aux anges d'entendre ça, puisque, pour eux, nous sommes leurs enfants. Des anges aimeraient nous voir souffrir ? Si oui, alors, il faudrait que nous aimions voir souffrir les nôtres ! Heureusement, nous sommes peu à être dans ce cas-là !

Ce genre d'ineptie fait qu'il y a des gens qui cherchent à souffrir pour être plus méritants et pour donner plus de souffrances. A quoi ressemblera leur bilan, à la fin de leur vie ? A un bouquet de souffrances ? Et ils l’emmèneront au paradis ? Pour en faire cadeau à qui ? Aux anges ? Aux autres gens ? Mais alors, pourquoi imaginent-ils le paradis sans souffrance ? Le paradis des gens qui croient ça est le haut lieu des souffrances, si on suit cette idée. Le paradis de ces gens-là, il est sur terre, et dans la tête des gens qui colportent cette horreur.

Demande encore à un parent s'il est bon que son enfant souffre plus que ce qu’il souffre déjà au départ. Et tu auras, par analogie, la réponse des anges.

Offrir sa souffrance, ça ne veut strictement rien dire. Qui voudrait d'un tel cadeau ?

Aussi, en quoi la souffrance d'une personne servirait à une autre ? Tout ça ne sert qu'à faire circuler la souffrance, et c'est évidemment tout à fait contraire à ce que veulent les anges, qui veulent que nous fassions, à la place, circuler l'amour. Quand nous ferons, quand le monde fera d'abord circuler l'amour, plutôt que la souffrance, il commencera enfin à aller mieux.

Qui pourrait dire sérieusement, sans perdre la raison, que faire circuler la souffrance fera grandir l'amour ?

Marie

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Anne-Sophie me parle de ce que dit la religion sur ce point, qu’offrir sa souffrance à quelqu’un sert à ce qu’il souffre moins, comme Thérèse de Lisieux, qui s’imposait des souffrances pour que quelqu’un, ailleurs, soit moins fatigué. Marie réagit :

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Mes amours, j’ai juste une question : quand vous êtes souffrant, êtes-vous plus en forme que quand vous êtes en pleine santé ? Si vous voulez aider quelqu’un, vous pourrez mieux l’aider si vous êtes en pleine forme que si vous êtes affaibli par la souffrance. Or il est bien question d’aider quelqu’un, là, si je ne m’abuse… Vous voulez aider quelqu’un qui est de l’autre côté de la terre ? Pensez à lui, envoyez-lui votre amour. Téléphonez-lui, écrivez-lui, aussi, si vous le pouvez. Mais ne raréfiez pas vos forces pour celui qui a besoin de vous et qui est juste là.

Marie

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Ne laissez pas les EBA vous épuiser en face de ceux qui sont proches de vous, et que vous pouvez aider le plus efficacement. Car c’est cela que cherche l’EBA, en vous faisant croire à ces stupidités sans fond. Vous écoutez le ciel ? Très bien ! Alors, ne mélangez pas ce qu’il vous envoie avec ce que vous racontent les EBA. Ne vous dites pas, « Ah oui, c’est bien, c’est beau de souffrir ! ». Non, ce n’est jamais beau et demandez-vous à qui ça peut faire plaisir.

A votre avis, c’est quoi, un enfer réussi ? Un endroit où on vous écrase sous le feu éternel ? Ou un endroit où on vous hypnotise assez bien pour que vous alliez vous jeter vous-même dans la souffrance parce que ce serait « la bonne voie » ? Le vrai enfer est pernicieux, sournois. Il n’est pas toujours facile à voir, pas facile à comprendre, pas facile à combattre. Il est dans ce que les EBA arrivent à vous faire penser, en osmose avec eux, il est dans le fait que c’est vous qui êtes amené, qui en venez à faire le mal. Et qui reprochez à Dieu de vous avoir laissé faire, alors que, dans le même temps, vous feriez la guerre aux anges pour pouvoir garder le libre-arbitre qui vous mène à cette situation. L’enfer, le vrai, c’est celui qui est si bien fait qu’il vous donne envie d’y rester ! Et c’est celui dans lequel vous êtes, celui que vous connaissez. Celui dans lequel vous êtes venus, non parce que vous êtes punis, mais pour éteindre les flammes de la haine avec la lumière de votre amour.

L’enfer, le vrai, c’est celui qui vous dit, lorsque les anges énoncent « tu ne tueras pas », que vous pouvez quand même le faire avec les infidèles, avec les étrangers, avec ceux qui ceci, ceux qui cela… L’enfer, c’est celui qui vous fait tuer au nom de Dieu.

Vous êtes en enfer et vous le savez bien, au fond de vous-même. Donc vous souffrez déjà. Car l’enfer sans souffrance, ce ne serait pas l’enfer. Et cet enfer-là réussit le tour de force de vous faire penser qu’il faut souffrir davantage pour mériter un « paradis », dans lequel chacun trouvera juste d’offrir ses souffrances. En bref, il cherche à se rendre éternel et à vous faire passer l’enfer pour le paradis, même et surtout lorsque vous serez passé de vie à trépas. Cet enfer-là vous dit : « Souffre dans la joie et pour la joie du Seigneur. Au nom du Seigneur ». Il vous dit cela pour qu’au moment de passer de l’autre côté et de rencontrer l’âme du Seigneur, vous le fuyiez en le voyant, parce qu’il vous dira qu’il ne veut pas de votre offrande de souffrance. Que vous avez passé votre vie à accumuler des souffrances supplémentaires, pour rien !

Et au moment où il ouvrira ses bras pour vous dire qu’il a tant d’amour à vous donner, vous le fuirez parce que ce sera trop simple, et vous ne reconnaîtrez pas, vous ne comprendrez pas celui qui vous accueillera sans vous demander des comptes de vos souffrances. Vous n’aurez soudain plus de médaille du mérite de la souffrance à arborer, fièrement. Ou alors, vous vous rendrez compte qu’elle est en toc. Qu’elle l’a toujours été, même si elle sort des usines officielles de la religion. En toc, comme ces médailles de la sainte vierge, qui ne sont pas plus elle qu’un billet de 5 euros n’est le bonheur. Vous fuirez cette vérité, qui vous jettera en pleine figure l’inutilité et la futilité des actes religieux et rituels, qui auront, que vous en soyez conscients ou non, régi bien des actes de votre vie, personnelle et collective. En passant devant Jésus au ciel, vous verrez soudain, sans erreur possible, l’inutilité de tant d’actes où Lui ne verra pas une once de bravoure, mais des tonnes, pesantes, de moutonnade servile, irréfléchie, d’asservissement au contraire de ce qui Est. Et il vous faudra beaucoup de force, de grandeur d’âme, pour vous dire que vous remettre en question, et remettre aussi en question ces croyances, est la seule vraie bonne solution. Il vous en faudra, du discernement, pour ne pas en vouloir au Seigneur, mais aux véritables responsables de toute cette glorification de la souffrance, transmise de père en fils, de famille en famille, de tribu en tribu, de mégapole en mégapole, de pays en pays ! Jusqu’à prendre le risque de faire exploser la terre !

Ne devenez pas un haut couturier de la souffrance ajoutée. Et comprenez que si cela a été la mode pendant tant de siècles, il est grand temps, justement, de changer de mode.

Michel

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