Nous ne vous jugeons pas mais…

Parlant il y a quelques semaines, en table ronde avec des visiteurs,
lors d’un salon du bien être, je transmettais Marie, qui me fit dire
à l’un d’eux qui lui avait dit quelque chose de sensé : « Je te félicite ».
Une des personnes présentes s’était indignée, probablement déçue parce
qu’elle avait cru jusqu’à présent à cette transmission, et ces mots de
Marie remettaient en cause, dans son esprit, la véracité de l’échange. Disant :

- Ah mais non, les anges ne jugent pas !

Il ne s’agissait pas d’un jugement de valeur de la personne, par Marie,
qui veut maintenant faire la lumière sur ce point. je lui laisse donc la parole :

Ce que j’ai dit à ce moment-là n’était pas un jugement de valeur sur une personne,
mais sur un fait. Or, s’il est vrai que nous ne vous jugeons pas, il est pourtant
vrai que nous jugeons les faits. Nous sommes, nous, les anges, comme des parents
pour vous, nous nous adressons à votre part d’enfant, car il n’y a qu’elle pour
nous entendre et réagir et car vous êtes des enfants pour nous. Sachant cela,
quel parent, disant par exemple à son enfant : « Je te félicite parce que sans
que je te l’aie demandé, tu as partagé ton dessert avec ta petite sœur » serait
coupable de le juger ? Il observe un fait sur lequel l’enfant a la confirmation
qu’il a bien agi. Si l’enfant n’a pas cette confirmation du parent, comment est-il
sûr d’avoir fait quelque chose de beau, qui lui permette ensuite de féliciter plus
tard ses propres enfants, qui lui permette aussi de se sentir chez lui dans sa
famille et dans le cercle humain ? L’enfant, qui a besoin d’un cadre pour savoir
dans quoi il évolue moralement, a autant besoin de connaitre les limites négatives
de ce cadre que le sens positif de ce qu’il fait, avec les conséquences de ces
choix dans ces deux pôles. Sans cela, il erre, indécis, et provoque de plus
en plus les parents parce qu’il est malheureux de ne pas savoir ce qu’il peut
faire ou ne pas faire.

Non, les anges ne vous jugent pas, ils vous laissent cette besogne, pour laquelle
vous êtes bien plus rigides que des juges lambdas même quand vous n’êtes coupables
de rien, ou au contraire, bien trop cléments quand vous devriez vous remettre en
question à juste titre et ne le faites pas.

Un ange, comme un bon parent, c’est-à-dire quelqu’un qui apprend a son enfant
à devenir autonome, vous félicitera si ça le chante, vous grondera aussi si
ça lui chante. L’ange est au-dessus de vous spirituellement, c’est pour cela
que vous l’avez choisi, pour vous élever à son niveau. Qui seriez-vous pour lui
dire « Ne me dis rien sur ce que je fais ! », vous qui lui avez demandé, avant
de naître, de vous conseiller comme un parent. Si vous agissez comme ça,
vous vous comportez comme un enfant qui ne veut pas qu’on l’élève.
Et donc, par cette façon de faire, vous êtes « mal élevé » par vous-mêmes.

Qui a intérêt à vous faire croire que vous pouvez faire cela, demander de
l’aide pour la refuser ? Ceux qui ne veulent pas que vous travailliez en
tandem avec votre ange à votre élévation. Les EBA…

Un ange a autant le droit que vous de juger les gens. Et il le peut.
Mais il ne le fait pas, parce qu’il est dans la connaissance globale et que cet
avantage lui confère une grande sagesse. Et le place de fait, au-dessus
de vous, lumineusement parlant.

Comme un père ou une mère ou un ami qui, pour votre bien, vous dirait,
parce que vous mangez trop : « Attention, tu prends du poids »,
jugeant un fait et non vous-même, un ange peut tout aussi bien vous
dire : « Attention, ce que tu fais là te fait prendre du poids, spirituellement
et va te donner plus de mal pour t’élever. ». Ou au contraire, si vous avez fait
quelque chose de beau : « En faisant ce que tu fais là, tu t’es allégé, tu as
posé tes poids, et ton amour a grandi ». Ce qui peut très bien se conclure
par : « Je te félicite ».

Le mieux, de toute évidence, est, de toute façon, de cesser d’attribuer aux
anges telle ou telle façon d’agir parce qu’on l’a lu dans un livre ou parce
que c’est une information qui circule. On ne peut en parler on l’écrire que
lorsqu’on en parle avec son ange, avec d’autres anges, en conscience,
et tout le monde peut le faire. En connaissance de cause.

En attendant, Si vous ne parlez pas avec votre ange, si vous ne l’avez pas
identifié vous-même sans le secours d’une tierce personne ou de quelque moyen
autre que votre esprit, ne préjugez pas de ce que les anges font ou pas.
Laissez-les vous le dire. Et ouvrez votre esprit à autre chose que les bruits
colportés ici ou là. Ne préjugez pas, ou alors, acceptez que les anges vous
préjugent et vous jugent. Dans ce cas, vos « anges » seront juste de beaux EBA.

Marie

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