Mort à Jésus !-3 octobre 2009

J'en appelle à votre logique.

Est-il une religion qui ait mis par écrit, par des citations originales des anges, des prophètes qui ont initié les croyances, ou par la parole d'un quelconque Dieu : « Mort à Allah », ou « Mort à Jésus » ? Lisez-vous cela dans la Bible ou dans le Coran ?

Non.

Pourtant, vous l'entendez ou le voyez tous les jours, et cela est brandi comme le principal postulat de l'une ou l'autre religion.

Alors, puisque ce n'est pas dans les mots et les idées d'origine, puisque ce n'est pas dans le marbre, puisque ce n'est pas davantage dans ce que disent les anges et les bons esprits aujourd'hui lorsque vous les entendez, vous ne pouvez en déduire qu'une chose : tout cela n'est qu'interprétation.

Et ceux qui interprètent ainsi ne peuvent trouver dans les écrits de quoi corroborer le non-sens venu de cette interprétation, qui a tant de conséquences tragiques. Personne ne peut ajouter ni trouver cela sur le papier original, car alors, d'évidence, la contradiction entre cet appel à la mort et celui à l'amour, qui vient de tous les Dieux et de leurs envoyés, sauterait aux yeux de tous !

Ceux que vous appelez Dieux parlent d'amour, et l'érigent au sommet de tout. Comment pourraient-ils en venir à demander la mort d'un autre Dieu ?

Cela ne vous a pas frappé, que les Dieux entre eux ne se traitent pas d'infidèles ? Alors, pourquoi le feriez-vous, vous ? A partir de quelle fantaisie déséquilibrée ? Au nom de quoi ?

Ce qui est écrit dans le marbre est une pierre d'angle inaltérable de l'histoire des croyances. On ne peut pas l'enlever, sous peine de voir s'écrouler l'édifice. Seuls, les hommes s'abaissent verbalement, et dans leurs actes, à combiner ces deux concepts, l'amour et la haine, par un raisonnement qui ne tient pas debout.

Allah et mon Père sont deux entités différentes, mais complémentaires. Et comme ils sont Amours, et seulement Amours, vous pouvez en déduire qu'ils s'aiment. Et il ne s'agit pas d'amour propre.

Il faudrait inverser le sens de l'expression « amour propre ». Car l'amour propre, lorsqu'il mène à s'opposer à un autre amour est en vérité l'amour sale. L’amour retourné, dénaturé, souillé. L'amour réellement propre est celui qui donne irrésistiblement envie de se retrouver, d'être avec autrui, et non contre lui. Le Père a irrésistiblement envie d'être avec Allah, et c'est réciproque.

Au nom de quelle ineptie croiriez-vous pouvoir changer cet ordre des choses ? Il est immuable. Au nom de quelle crainte n'osez-vous pas voir cet état de fait, cette simplicité vraie qui existe au ciel et qui n'a aucune raison sérieuse de ne pas exister sur la terre ?

Alors, comment en venez-vous à interpréter, comment en arrivez-vous à vous laisser berner de la sorte ? C'est la peur, qu'on nourrit, qu'on grossit, la peur qu'on ne vous accepte pas tels que vous êtes, qu'on ne vous aime pas pour ce que vous êtes, qui vous fait prendre les paroles des « fous de Dieu », qu'ils soient d'un bord ou d’un autre, pour la vérité. Il n'y a rien de plus contagieux que la folie engendrée par la peur.

Alors, pour commencer à faire cesser la peur, prenez-la à la source, et acceptez-vous, aimez-vous déjà vous-même tel que vous êtes. Vous en êtes si loin ! Pour cela, il faut redevenir, de son vivant, un petit enfant. Relevez-vous le défi ?

Quel Dieu dirait : « Aimez-vous les uns les autres... Oui, mais pas untel ou untel. » ?

Aimez-vous les uns les autres ne veut rien dire d'autre qu'aimez-vous les uns les autres, c'est-à-dire, chronologiquement, aimez-vous vous-même, d'un amour qui soit vraiment propre, et ensuite, fort de cet exemple que vous aurez expérimenté et enrichi, sachez aimer autrui comme il est. Il n'y a pas là-dedans de place pour une quelconque exception.

Quand cesserez-vous de sous-titrer les paroles écrites avec l'encre de la peur bleue ?

Il y a ceux qui disent : « j'ai une part d'ombre » et qui la mettent en avant. Qui pensent que c'est une chose inévitable.

Alors que vous avez une part de lumière, et que la lumière est ce qui se fait de mieux pour effacer totalement l'ombre.

Occupez-vous de votre manque de lumière à vous, avant de vous occuper de l'ombre d'autrui.

Et allez à l'essentiel, c'est-à-dire à l'amour.

Jésus

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