« Mes souffrances sont plus belles que les vôtres »- 25 janvier 2010

Ne serait-ce pas là un très beau titre de roman ? N’attirerait-il pas les lecteurs en masse, comme un accident fait ralentir le trafic sur la route, parce qu’on se penche aux vitres pour voir les dégâts ? « La gloire de mon mal » ne serait pas loin de représenter, non plus, un appel compréhensible par la cible des éditeurs avides de parts de marché.

Quelle est cette cape dont on se pare, cette cape de douleur ? Pourquoi faut-il que quelqu’un souffre pour que cela éveille votre compassion ? Pourquoi faut-il que les médias en parlent pour que vous vous mobilisiez ?

N’avez-vous pas la compassion en vous, et, en faisant les choses dans l’ordre, n’en avez-vous pas pour vous ? Cette compassion de tous les jours, ne pouvez-vous pas commencer à vous l’octroyer, pour enfin en arriver à la donner autour de vous, même à ceux qui n’ont pas de souffrances magnifiées ? Vous le savez bien, que tout le monde souffre de quelque chose. Y a-t-il des souffrances merveilleuses ?

L’une de vos principales souffrances, c’est vous qui vous la donnez : vous êtes si dur(e) avec vous-même ! Pourquoi ? En vous faisant souffrir, vous communiquez ce mal être à autrui. Vous êtes votre propre victime et vous en faites d’autres.

Sans parler de larmoyer, de vous prendre en pitié, de vous apitoyer, ne serait-il pas bon de vous attendrir sur vous-même ?

Avoir juste une pensée tendre pour vous, au réveil, et au cours de la journée ; de temps en temps, imaginez que vous vous prenez dans vos bras, par exemple, l’espace d’un instant. Imaginez que vous avez un autre vous-même près de vous, qui vous aime, s’attendrit sur vous. Alors, vous aurez ainsi établi un dialogue avec votre âme/votre J’aime.

Vous pouvez aussi faire l’amour avec cette manifestation de votre âme. Vous verrez que si vous vous laissez faire par cette idée, bien souvent, vous vous « imaginerez » dans cette situation avec votre autre vous, et que ce vous sera bien jeune. A une époque où vous aurez expérimenté vos premières souffrances, comme par « hasard ». Si vous pouvez ainsi soigner votre enfant intérieur, l’aimer, le consoler, lui apporter du réconfort, lui donner votre compassion, vous recevrez cela en miroir de votre âme. Quand, dans ce que vous n’appelez pour l’instant que vos rêves, votre âme vous « apparaîtra » telle que vous êtes aujourd’hui, c’est que vous aurez fait un grand pas pour l’entendre en vrai, communiquer avec elle.

Ne perdez pas le fil !

Aujourd’hui, les anges vont très peu dans les églises, car ils entendent sans cesse et à chaque fois, dans les mots prononcés en rituels, et dans les esprits aussi, « Seigneur, prends pitié de nous ». Comme si c’était le Seigneur qui pourrait tout soulager, alors que personne ne le peut si vous ne préparez pas le terrain, si vous vous y refusez, parce que vos souffrances sont plus belles que celles des autres. On ne peut pas guérir celui qui ne le veut pas, et vous êtes si nombreux à appeler au secours en le refusant finalement.

Je me réjouirai, le jour, où, entrant de mon vivant dans une église, je sentirai que les gens ont enfin compris. En disant plutôt et nouvellement, à la place de ces vieilles phrases sans issues : « Je m’aime » et « Je m’attendris sur moi ».

Et « Je m’attendris sur toi, je m’attendris sur Nous. »

En le pensant, en le faisant, et non en le récitant, Vous aurez parlé d’amour, Vous aurez fait parler votre part de Dieu, et Vous verrez que Vous pouvez Tout pour vous aider vous-même, que vous n’avez pas besoin de souffrir, ni de la pitié des autres, pour vous aimer et pour aimer autrui.

Vous aurez commencé la grande œuvre de Dieu.

Jésus

Table des messanges