Marie chante avec les loups.

20 décembre 2017

Nous avions, mon élève Imane et moi, demandé à Marie s’il y avait eu, comme pour les hommes, un premier animal, un créateur du monde animal, puisque, Marie nous l’a dit, il existe un paradis des animaux, qui rencontre celui des autres créatures. Elle nous avait répondu que oui, et que ce premier animal était un chien.

Je n’avais pas posé d’autre question sur le coup, mais je me suis demandé comment c’était possible. Puisque la première manifestation de la vie, selon les scientifique, semble être juste une multiplication de cellules, puis des amibes… Donc, je ne comprenais pas pourquoi le premier animal était né si complexe, en chien.

Marie me donne aujourd’hui l’explication :

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Tout ce qui vit a un plan. Les scientifiques le voient déjà avec évidence, quand ils constatent l’existence de l’ADN, qui est un plan de construction. Le bébé humain de construit selon ce plan, et si les EBA ne le distraient pas, il est pour l’essentiel conforme, à l’arrivée, à ce plan. Lequel est en évolution (pour que le vivant puisse s’adapter) et est sujet à modifications, à compléments, améliorations perpétuelles. L’être qui s’incarne suit le plan, mais il ne le termine pas. Il y a une suite, qui est dans le plan, et qui n’est pas dévoilée.

Si bien que les cellules, les amibes, tout ce qui est si petit et grandi a un plan, qui est distinct selon chaque espèce mais aussi chaque individu. Cela dit, il est facile de comprendre que les cellules d’un bébé humain donneront un bébé humain. Elle y est destinée, parce que son J’aime est un J’aime d’humain.

Et c’est pourquoi c’est bien un chien (une cellule mais aussi un J’aime destinés à être chien) qui a créé tant d’animaux, même si au départ, le Père et moi en avions déjà créés avant la naissance du premier chien. J’ai créé l’hippocampe, par exemple et j’en suis assez contente, c’est joli, non ? N’est ce pas là une création pertinemment, définitivement, évidemment, de femme ? N’est ce pas aussi beau et attirant qu’un bijou ?

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Je posai alors à Marie une autre question. Pourquoi Darlington, mon chien qui est maintenant au paradis des animaux, près du premier chien créateur, avait cette envie de monter sur mon lit mais en descendait au bout de trois minutes, ne voulait pas y rester quand j’y étais, alors que quand j’étais absent, il y montait souvent et n’avait pas de question existentielle, il y restait longtemps.

Marie a répondu :

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C’est le parallèle à ce qui se passe avec bien trop d’humains. Dans cette fameuse phrase incluse dans la prière, et qui dit « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir… ».

Le maitre est vu par le chien comme un Seigneur. Et face à lui, il ne peut pas prendre toute la lumière qu'il voit là. C’est trop. En revanche, quand le maitre n’est pas là, sa lumière non plus. Alors, on peut monter sur le lit et ne pas s’en aller tout de suite, parce que le manque du maitre fait qu’on a des audaces différentes et qu’on s’autorise plus de choses.

Regarde les loups et la lune, par exemple. Les loups et les chiens sont assez proches pour qu’on les compare. Le loup hurle à la lune. Il voit la lune comme le Grand J’aime. C'est-à-dire, comme ce chien qui a créé tant d’animaux. Car le chien, le loup, et beaucoup d’animaux, de la même façon que les bébés humains, voient le J’aime. Une sphère de lumière qui est la part d’amour de l’être vivant. Quand le loup hurle à la lune, il voit ce qu’il croit être un J’aime, très loin, très haut dans le ciel. Il prie ce qu’il appelle le Grand J’aime. C’est sa religion. Et ce n’est pas parce que c’est un loup qu’il a raison. Mais il dit à ce Grand J’aime qu’il l’aime, et en cela, il est avisé. En même temps, il se dit, comme pour toi sur ton lit, qu’il n’est pas digne de la recevoir. Il lui dit, donc, qu’il l’admire, mais il le supplie, aussi, de rester à sa place. Car il se dit que si toute cette lumière venait à lui toucher, il n’en serait pas digne. Les animaux ont peur du feu. Pourquoi à ton avis ? Parce que pour eux, c’est le J’aime d’un autre, ou le Grand J’aime qui vient risquer de les toucher, qui vient aussi risquer de perdre sa pureté en le touchant, et pour punir l’animal de s’être laissé faire, il y a la douleur de la flamme ! C’est inscrit dans la mémoire collective des loups, cela, et de tous les animaux qui ont été créés par le Chien créateur.

Quand le loup hurle à la lune, il dit « Je t’aime et t’admire ». Mais en même temps, « Je te crains, reste à ta place ». C’est ce mélange de vénération et de retenue, de joie et de peur, cette contradiction parfaitement équilibrée, qui fait que, la sentant dans ce cri, les humains sont si fascinés et en même temps glacés par les hurlements des loups. C’est cette peur transmise, que l’homme ne comprend pas, qui le fait chasser le loup et vouloir le détruire, car c'est le reflet de son refus de l’amour du Tout, et du non sens de ce refus.

Dites à votre animal qui a peur des éclairs, de la lune, des lumières trop vives, qu’il est digne de recevoir la lumière, qu’il peut la prendre, et qu’il doit dominer ses craintes.

Et dites-vous, à vous-même, lorsque vous ne vous sentez pas dignes de prendre la lumière de ce qui est, de votre Grand J’aime humain, que, comme les loups, vous devenez une proie. Une proie facile pour les EBA.

Marie

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22 décembre 2017 : Message d’Imane :

Bonjour.

Suite à la lecture de ce meszsange, j'ai eu des questions qui me sont venues :

Comment se fait il que les animaux doivent aussi s'apprendre à s'aimer. Je pensais que pour eux, ils s'aimaient déjà pleinement et ils n’étaient là que pour nous aider à faire grandir l'amour en nous?

Il y a des animaux, comme pour les humains, qui n'ont pas besoin de se réincarner ?

Est ce que la terre peut refuser certain animaux ?

Qu'en est-il de l'extinction des espèces ? Vu que l'âme existe pour toujours, pourquoi certains animaux décident-ils de ne plus venir sur Terre ?

Merci beaucoup.

Avec tout mon amour.

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Les animaux sont face aux mêmes challenges que les humains. Et ils descendent sur terre pour la même raison et la même cause : apporter de l’amour là où il n’y en a pas, faire de la lumière dans le noir. Dans leurs conscients, ils ont accès à d’autres aspects de la vie que les humains, c’est ce qui fait que les hommes ont tendance à se dire que les animaux ont quelque chose de plus qu’eux. Tout en se disant, en même temps, qu’ils ont quelques de moins. Ce quelque chose en plus, c’est l’ouïe, par exemple, la vision de certains insectes, l’intuition, celle de savoir quand va avoir lieu un tremblement de terre, par exemple. Ou se comprendre sans connaitre les sens des mots, ce que traversent, en peines et en joies, les humains qu’ils approchent. Cette magie apparente n’est que le fait de conscients animaux différents de celui des humains. Mais si les animaux ont un conscient, ils ont un J’aime aussi, que les humains leur ont refusé depuis toujours en disant « les animaux n’ont pas d’âme ». Or, l’âme, c’est le J’aime. Comment peut-on dire sérieusement qu’un chien n’aime pas ? On ne peut le dire, mes amours, que quand l’orgueil entre en jeu et qu’on a peur de ce qu’on ne connait pas, de ce qu’on ne veut pas connaitre. Et on se sert de cette peur chez les humains comme des œillères pour les chevaux.

Même si les humains trouvent normal et très intelligent de les abaisser à l’esclavage, les animaux ne sont pas venus pour être au service des humains. Demandez donc à un lion s’il est venu pour servir l’homme dont il aura réussi à faire sa proie. Et demandez à l’escargot, cuit dans son beurre persillé, s’il est né pour aider les humains à faire grandir l’amour en eux ?

Les animaux sont dans la même galère que les humains.

Ils peuvent, cependant, s’apprendre mutuellement tant de choses ! Ils peuvent s’entraider, faire ce qu’ils peuvent, les uns les autres, pour créer un mode de communication. Le problème étant que dans la plupart des cas, on demande à l’animal de comprendre les mots des humains parce qu’ils sont des ordres.

Si les animaux avaient été créés pour apprendre aux humains à faire grandir l’amour en eux, alors, les humains, qui sont si intelligents, parait-il, auraient depuis très longtemps dû profiter de leur enseignement, à commencer par ne plus traiter les animaux comme des êtres inférieurs et incapables d’aimer.

Mais, mes amours, de quoi avez-vous besoin, pour vous reproduire ? Le plus souvent, vous avez besoin de vous aimer ! Comment font les animaux, eux qui ne savent pas ce qu’est l’amour, pour se reproduire, et souvent bien mieux et plus vite que vous ?

Alors, oui, les animaux sont venus donner l’exemple de leur amour pour que vous fassiez grandir le vôtre. Mais les humains aussi, sont venus donner leur exemple, pour que les animaux fassent grandir leur amour. Et même, parce qu’ils ont en eux un plus grand potentiel d’intelligence, pour faire grandir l’amour des autres humains. Et qu’ainsi la boucle soit bouclée et que l’amour global, animal, humains, vivant, en sorte grandi. Pour accomplir l’œuvre de l’Amour, l’œuvre de Dieu.

Et puis, entre animaux, comme entre être humains, il y a quelque chose que les EBA adorent interposer pour qu’ils ne s’aiment pas. Les animaux, pour survivre, doivent manger d’autres animaux. C’est une sacrée barrière à l’amour, et ça s’appelle l’instinct de survie, qui passe par de multiples peurs, lesquelles font des évolutions physiques continuelles, aussi bien pour les prédateurs que pour les proies.

Pour les humains, ce sont les mêmes leviers, utilisés par les EBA, pour que les hommes s’affrontent avant de s’aimer.

En ce moment, c’est l’escalade entre les USA et la Corée du Nord. La réponse du président américain, c’est «les USA vont investir sept cent milliards de dollars dans leur défense. Jamais les usa n’auront été aussi puissants ! » Ce qui a l’air d’être une preuve de grande force, mais en réalité un aveu de faiblesse, car ce monceau d’argent, c’est la preuve d’une peur terrible, viscérale.

C’est comme si une famille française moyenne disait : « cette année, nous allons mettre deux millions d’euros dans des caméras de surveillance ! Les voleurs sont prévenus ! »

Qui jubile pendant ce temps-là ? Les voleurs, qui trouveront toujours le moyen de voler, et les vendeurs de systèmes d’alarme.

Pour en revenir à ta question sur les animaux, Imane, non, les animaux ne sont pas plus innocents, gentils et serviables que vous. Ils ont les mêmes poids et la même envie d’être que vous. Leur férocité vous saute aux yeux, parce que vous ne voyez pas la vôtre, alors qu’elle est omniprésente, dans les informations télévisées, dans les jaquettes de DVD, dans les boites de jeux pour que vos enfants apprennent à demander leur dose de violence quotidienne, répandue dans des consoles et des téléphones, qu’en bons parents aimants, vous leur offrez pour vous réjouir de voir dans leurs yeux la magie de Noël.

Les animaux ont une supériorité évidente sur vous : ils ne connaissent pas Noël. Et, miroir de vous, ils vous donnent une chance d’ouvrir les yeux sur votre férocité à vous, et de la faire cesser.

Comment ? Marie est alarmiste ? Marie exagère ?

Prenez vos livres d’histoire, mes amours… c’est trop difficile à lire ? Pardon, alors, feuilletez la série de bandes dessinées Larousse sur l’histoire de France. A chaque page ou presque, c’est un ramassis d’armures, de Montjoie Saint Denis, de batailles sanglantes, d’horreurs parfaites et continuelles, bref, un interminable tas, un gigantesque amas de peurs ou les héros qui tuent restent dans les mémoires et où les rarissimes héros qui aiment font seulement joli dans le paysage.

Pour ta seconde question, les animaux qui n’auraient pas besoin de se réincarner : mais bien sûr ! Il y a des anges animaux aussi. Et quand on est ange, on n’a plus besoin de s’incarner. Mais souvent, les anges le font quand même, parce qu’ils ne supportent plus de voir cette grande misère d’amour qui est sur terre.

Pour ta troisième question : La terre n’a pas vocation à refuser telle ou telle incarnation. Elle est berceau, ce qui veut y naitre y nait.

Pour ta quatrième question :

Il y a deux causes possibles à l’extinction des espèces. L’une, c’est l’évolution, l’autre, c’est la destruction qui peut être faite d’une espèce par une autre espèce, y compris humaine.

L’évolution : Un dinosaure, aujourd’hui, ne serait plus tellement à sa place sur la terre. Son utilité physique, son gigantisme, ne seraient plus adaptés à ce qui se passe dans l’évolution générale. C’est pourquoi on assiste à un rapetissement des espèces dans beaucoup de cas. Plus on veut être nombreux, moins il faut tenir de place, et moins on veut être chassé, moins il faut être visible. Tout en gardant tout de même assez de taille pour impressionner les prédateurs.

Les dinosaures ont disparu, mais leurs âmes se sont incarnées dans de nouvelles espèces.

De même, quand une race animale est décimée par une autre race vivante, elle vit dans des corps différents de ceux de sa race d’origine. Elle peut aussi décider de s’incarner dans une race existante, et pourquoi pas dans celle qui l’a faite disparaitre.

Mais les animaux restent animaux, et les humains, humains. Cependant, quand une race humaine disparait, elle peut aussi se réincarner dans une race existante.

Marie

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Imane :

Je me demande, si quand on sera de l'autre coté, on devra s'excuser pour les animaux qu'on aura mangé (honnêtement, je ne trouve pas ça logique vu que c'est notre société et notre éducation qui veux ça) ou juste pour nos animaux domestique si on les a mal traitée ? (mais pour les animaux domestiques, je trouve ça normal vu qu'on a décidé de s'en charger.)

Non, il ne sera pas besoin de faire des excuses aux animaux, sauf si on les a gâchés, tués pour rien. Ou si on a participé à un massacre juste pour que ça profite énormément et financièrement à quelques assoiffés de pognon. Par exemple, le caviar, où il s’agit d’éventrer un esturgeon pour lui prendre ses œufs. Ou le foie gras, pour lequel il s’agit de faire souffrir un animal pour que son foie réponde à des exigences commerciales. Ou des ailerons de requin, quand on les tue juste pour ça. Finalement, oui, il y aura pas mal de cas dans lequel il faudra demander pardon, parce que s’excuser tout seul ne marche pas, et il faudra ensuite réparer. Mais quand il s’agit de se nourrir tout simplement, c’est comme ça sur la terre, et dire «Moi, je m’en fiche, je suis une personne meilleure parce que je mange végétarien », ça ne change rien à la question, parce qu’un végétal peut souffrir aussi. Et un humain peut très bien le faire souffrir.

Et ce n’est pas parce que la société et l’éducation veulent quelque chose que c’est un bien, et qu’il ne faut pas tenter au moins de faire autrement, de faire les choses comme il faut.

Sinon, la société et l’éducation poussent à la guerre, à la violence, bon, alors, si ce sont eux qui le disent, c’est que c’est logique, il faut l’accepter…

Certains indiens avaient une bonne façon de faire, qui s’est perdue, et qui consistaient, une fois qu’ils avaient chassé une proie, (Ils tuaient les bisons pour manger, par pour autre chose) à s’adresser à elle, en la remerciant et en lui expliquant pourquoi il avait fallu la chasser. Vous pouvez le faire vous aussi, même avec un animal que vous n’avez pas tué. De temps en temps. Y penser. Penser à la vie de cet animal et lui expliquer mentalement.

Pour les animaux domestiques… Ai-je bien lu ? Bien sûr qu’il faut demander pardon aux animaux domestiques quand on les maltraite ! Et il faut commencer par ne pas les maltraiter. Heureusement, dis donc ! Parce qu’alors, quand tu dis que c’est normal quand on a décidé de t’en charger, ça voudrait dire aussi que si une mère maltraite sa fille, il faudrait trouver ça normal, vu qu’elle a décidé de s’en charger.

Les animaux pensent. Différemment de vous, mais parfois vos idées se rencontrent. Ils ressentent tout. Souvent, de façon beaucoup plus aigue que vous, même. Il faut revoir les schémas de pensée pour comprendre ça.

Mais si, dans ta phrase, tu as voulu dire qu’il faut effectivement demander pardon aux animaux qu'on a maltraités, et que c’est normal de leur demander pardon parce qu’on a décidé de s’en charger, alors, nous sommes tout à fait d’accord.

Je pense que c’est la seconde solution que tu as voulu présenter, mais comme on peut le prendre à l’envers, je suis d’abord allée au bout de l’idée, dans le mauvais sens.

Marie.

Table des messanges