L’orgasme est un joujou

(Messange de Michel)

18 mai 2018

Lorsque, adulte, vous avez suffisamment avancé dans la vie pour être autonome, vous connaissez bien ce ressenti, qui vous prend par la douceur, comme une maman parlant à un petit enfant, et qui justement, vous ramène à votre enfance. Cette vague de nostalgie qui vous pousse à revenir au temps où vous n’aviez pas besoin de décider, de trancher, d’être péremptoire, ce temps où vous n’aviez pas ces responsabilités, ces papiers à remplir…

Cette vague, elle vous emmène jusqu’à un objet familier de ce temps-là, une babiole, une peluche, une poupée, une gomme, une craie, la « perle rare » que vous aviez dans votre jeune âge ou que vous n’aviez jamais pu vous offrir à cette époque, mais dont vous rêviez tout éveillé. Vous la cherchez, par un véritable travail de fourmi, et l’achetez d’occasion sur Internet, pour l’ajouter à votre collection. La collection de ce qui fait qu’il y a encore un cercle qui s’appelle « enfance » en vous. Cette collection n’est pas durablement assouvissante puisqu’il vous faudra encore un joujou, et encore un autre, et ainsi de suite. Mais elle fait que vous pouvez vous reposer un moment du poids de devoir être adulte.

Me suiviez-vous bien dans cette évocation ?

Oui, vous dites-vous, mais pourquoi Michel me parle-t-il de ça, quel rapport avec le sujet de ce messange, et qu’est ce que c’est que ce titre trop bizarre « L’orgasme est un joujou » ?

Je voulais, avec cette image, vous apporter sur un plateau de quoi comprendre quelque chose que l’on vit quand on est dans l’autre monde, qu’on soit ange ou pas. C’est valable uniquement quand on monte, pas quand on est bloqué entre le ciel et la terre.

Quand on est incarné, on fait grand cas de l’orgasme (et on a raison puisque c'est un des paroxysmes du plaisir qu’on peut atteindre), mais on ne sait pas qu’il y a beaucoup mieux. Un mieux qui est indicible puisqu’inintelligible lorsqu’on est incarné : il manque une dimension, une part de conscience pour que cela puisse être compris. Mais justement, ce messange tente de vous donner un aperçu de la distance, de la différence de hauteur qui existe entre l’orgasme dans l’incarnation et un orgasme pour un esprit désincarné : Quand, une fois au ciel, vous évoquez un ou des orgasmes que vous avez eus dans votre précédente incarnation, quand vous le comparez avec un orgasme que vous pouvez avoir au ciel, vous avez un ressenti proche de celui que je décrivais devant votre joujou d’enfance à retrouver et à collectionner. C’est beau, c’est émouvant, c’est trop mignon, mais vous ne joueriez plus avec. Vous avez trouvé mieux depuis.

Est-ce que cela vous parle ?

Michel

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