L'instinct de conservation-7 octobre 2009

Vous dites souvent que vous avez en vous, ou que Dieu vous a donné « l'instinct de conservation ».

Qu'est-ce que cela ? L'envie, qui serait indépendante de vous, ou plus forte que vous, de rester en vie ? Ce ressenti, c'est bien le Dieu d'Amour qui vous l'a donné, et ce n'est pas, si simplement que cela, l'impérieuse envie de rester vivant. Car au moment de mourir, vous n'avez pas peur de ne plus rien être. Quand il est vraiment l'heure, quelque chose vous dit que ce n'est pas fini. Et un autre concept prend le pas, alors, sur votre crainte de ne plus être rien. Quelque chose que vous avez peine à définir, parce que la peur brouille les ondes de votre réflexion, et met le comble à vos soucis. Quelque chose donc, dont vous ne pouvez parler comme je vais le faire.

Ce qui vous attire irrésistiblement vers la vie, ce n'est pas tant le désir de la continuer, car, pour peu que vous ayez suffisamment vécu, vous la savez pleine de difficultés et de souffrances. Ce n'est pas l'idée d'enfin gagner au loto, ni celle de déguster encore du homard non plus.

Qu'est-ce qui vous retient de partir ?

C'est le fait de sentir, sans toujours pouvoir l'exprimer ni même le comprendre en conscience, tout ce que vous pourriez encore accomplir dans cette vie pour la beauté de la lumière de votre âme, et que vous n'avez pas encore fait. Comme si on voulait, avant le dénouement, vous évincer d'un film, où vous joueriez le premier rôle. Vous n'avez pas assez fait ou dit « je t'aime ». Vous n'avez pas fini de gagner l'estime de vous-même, parce que vous avez reculé devant tel obstacle. Vous n'avez pas dit telle chose à telle personne, ce qui lui aurait donné une clé pour réussir. A cause de cela, vous empêchez cette personne de progresser comme vous le voudriez, là, maintenant, pour vous, à ce moment précis du départ. Parce qu'une acuité nouvelle commence à vous montrer la vérité telle qu'elle est. Tout à l'heure, loin de paraître devant un juge qui vous a créé, vous allez être nu devant vous-même, tel que vous avez été. Votre âme le dit à votre esprit qui le sent confusément. Et vous savez que ce jugement, que vous auriez refusé d'un autre, vous allez le prendre, parce qu'il viendra de vous-même, et qu'il sera enfin impartial.

Ce qui vous retient, c'est tout ce que vous n'avez pas fait, et qui aurait dû être fait. Ce n'est pas la matière, le luxe de la vie, ce n'est pas votre maison, ce n'est pas votre fortune ni vos trois francs six sous.

L'instinct de conservation, pour mieux le nommer, serait la vision de la construction accomplie et de la construction manquée. Une prise de conscience des progrès faits et à faire, pour atteindre le but que vous vous étiez fixé spirituellement.

A ce moment-là, vous vous demanderez si vous avez réussi votre quête, celle qui sert à atteindre « l'inaccessible étoile » dont parle Jacques Brel.

Tout au long de votre vie, faites ce pour quoi vous êtes fait. Pour votre vérité, celle qui ne s'embarrasse pas des cadres factices. Alors, quand viendra le temps du départ, vous serez serein. Car vous aurez fait tellement ! Et vous le verrez dans la vérité.

Vous serez comme le voyageur qui part confiant, parce qu'il sait qu'il n'a rien oublié dans ses bagages.

Jésus

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4 septembre 2011

L’instinct de conservation

Qu’est-ce que c’est donc que cette chose-là, l’instinct de conservation ? Cette espèce de pulsion, plus forte que vous, qui vous pousse à avoir le réflexe qui sauve, lorsque votre vie est en danger ? Les scientifiques vous diront que c’est une belle mécanique. Mécanique… Mon œil !

L’instinct de conversation, c’est la force impérieuse, toute puissante, de l’amour qui se manifeste dans l’urgence. A vous de l’écouter ou non, mais dans ce dernier cas-là, elle crie.

Cet instinct-là, c’est celui qui vous dit de rester en vie quand vous croyez que vous n’en avez plus la force, alors que vous l’avez, et qu’il suffit de la regarder, de la puiser en vous.

L’instinct de conservation, c’est votre envie de faire ce que vous êtes venu faire, d’être ce que vous êtes, c'est-à-dire part de l’Amour. Envie qui se révèle en vous, parfois très violemment, dans les moments où vous perdez pied, ou dans les moments où vous risquez de ne pas pouvoir accomplir ce que votre âme a décidé d’accomplir.

Qui n’a pas ressenti cela ? Cette force ? Ne serait-ce qu’en glissant sur le parquet ?

Si vous l’avez ressenti, vous avez été touché par votre part de Dieu. Et vous pouvez donc dire que vous la connaissez.

Quand vous voulez mourir avant l’heure, votre part de Dieu qui vous dit non. Votre âme. Alors, vous pouvez toujours la braver, et jouer à celui ou celle qui est plus fort ou plus forte que son âme. Vous pouvez lui clouer le bec en mourant quand même. Mais sitôt sorti de votre corps, vous la retrouverez face à vous. Et croyez-moi, en face d’elle, au ciel, vous ne faites pas le poids, dans votre conscience incarnée !

L’instinct de conservation c’est « moi » (c'est-à-dire vous), dans la plus simple expression de son amour. Et c’est cela qui vous pousse et vous aide à faire des miracles.

Et puis, l’heure véritable de passer dans l’autre monde arrivant, dans les temps, vous ne la percevrez plus dans ce qu’elle a de stressant, de despotique, même, parfois, mais vous la verrez dans toute sa grandeur et sa lumière, et vous verrez que c’est vous, vous profondément, vous réellement. Et tout ce que vous aurez aimé, dans votre vie, vous transportera de joie !

Marie

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