Sur un site Internet traitant du cathéchisme, j'ai trouvé une définition d' l'extrème onction, que Marie commente point par point ci-dessous :

-----

le site : "Qu’est-ce que le sacrement d’Extrême-onction ?

L’Extrême-onction est le sacrement institué pour le soulagement spirituel et même corporel des malades en danger de mort.

-----

Marie : le soulagement spirituel ne peut se faire que si celui qui en a besoin est accompagné par une personne qui lui parle positivement, de ce qu’elle a accompli de bon, qui arrive même à la faire sourire ou rire, et non pas qui passe en revue ses péchés, car ils ne font qu’assombrir l’horizon spirituel, à l’orée de la frontière qu’il faut passer vers l’autre monde.

-----

le site : Quels effets produit le sacrement d’Extrême-onction ?

Le sacrement d’Extrême-onction produit les effets suivants :

1. il augmente la grâce sanctifiante

-----

Marie : Ce qui est sanctifiant, c’est ce qui permet à l’âme d’accepter ou non sa part de Dieu, et donc de se savoir, soit tendant vers la sainteté (comme tout être vivant), soit d’y être parvenu. Ce qu’elle seule peut reconnaître pour elle-même une fois dans l’autre monde. L’extrême-onction, en tant que rite ou cérémonie n’a donc pas d’action, comme en aurait un médicament, sur l’idée de se rapprocher de ce qui est saint ou non.

-----

Le site : 2. il efface les péchés véniels et même les péchés mortels que le malade repentant ne pourrait plus confesser ;

-----

Marie : Les péchés ne s’effacent pas par la volonté d’un prêtre, d’une tierce personne, ni même par sa propre volonté, ils ne s’effacent qu’en en réparant les conséquences, ce qui peut se faire de deux manières : soit par un travail depuis le ciel sur ceux qui ont souffert, ou sur d’autres personnes, soit en se réincarnant pour apporter l’amour là où on en manque cruellement. Personne ne peut prétendre effacer les fautes (les siennes propres ou celles d’autrui) par un sacrement quelconque. Dieu ne punit pas, mais il n’efface pas les fautes, car de quoi serions-nous heureux, si nous ne les comprenons pas, et si nous ne réparons pas ce qu’elles ont engendré ?

-----

Le site : 3. il enlève cette faiblesse et cette langueur pour le bien qui restent même après avoir obtenu le pardon des péchés ;

-----

Marie : Si vous êtes très attaché à la matière (le bien, l’objet), personne ne peut vous enlever cet attachement, ni par la parole, ni par magie, ni rituellement. C’est vous seul qui pouvez vous en affranchir.

-----

Le site : 4. il donne la force de supporter le mal avec patience, de résister aux tentations et de mourir saintement ;

-----

Marie : Lorsque vous êtes mourant, vous ne pouvez que supporter le mal avec patience. Puisque c’est ce que vous êtes en train de faire. Donc, ce n’est pas l’extrême-onction qui y peut quelque chose. Les tentations, lorsqu’on est mourant, ne peuvent se réaliser, pour la plupart. Mourir saintement ne veut rien dire. Il s’agit simplement de mourir. Mourir saintement serait plutôt d’enfin voir sa part de lumière, et celle de l’accompagnant, cela, c’est voir la part de Dieu, et donc accepter sa part de sainteté. Nul besoin d’un geste sacramentel pour cela. Il suffit d’y penser, et de s’aimer un peu, juste ce qu’il faut. Accompagnez donc les mourants avec de l’amour, cela suffira amplement.

-----

le site : 5. il aide à recouvrer la santé du corps, si c’est utile au salut de l’âme.

-----

Marie : L’âme seule décide si elle doit rester, soigner son corps ou non. Ce n’est, encore une fois, pas un geste rituel qui va « la ramener à la raison » car l’âme sait exactement ce qu’elle fait. On ne peut prétendre qu’on donne de la lumière à l’âme, car c’est elle qui la donne.

Donner à une personne une nouvelle raison de vivre, en revanche, c’est lui montrer que si la situation change, l’âme a peut-être des raisons de revoir ce qu’elle a écrit. Et c’est souvent pour cela qu’une âme part trop tôt, quand une situation est très difficile, et que son entourage en est responsable, par son manque d’amour, de considération, de reconnaissance. Alors, l’âme, quelquefois, n’a que ce moyen, partir, pour rétablir la balance des égards et des sentiments entre ceux qui restent. Si on la regrette, on s’aperçoit de sa valeur, donc, aussi, de la sienne propre, et de ce qu’on pourrait faire, et qu’on n’a pas fait, pour améliorer la situation. Le départ d’une âme peut aussi avoir été écrit pour débloquer des impasses entre ceux qui restent.

-----

Le site :A quel moment doit-on recevoir l’Extrême-onction ?

On doit recevoir l’Extrême-onction quand la maladie est dangereuse et que le malade a reçu, si c’est possible, les sacrements de Pénitence et d’Eucharistie ; même il est bon de la recevoir quand on est encore en pleine connaissance et qu’on garde quelque espoir de vie.

Pourquoi est-il bon de recevoir l’Extrême-onction quand on est en pleine connaissance et avec quelque espoir de vie ?

Il est bon de recevoir l’Extrême-onction quand on est encore en pleine connaissance et avec quelque espoir de vie, parce que, en la recevant avec de meilleures dispositions on peut en retirer plus de fruits, et encore parce que si, pour le bien de l’âme, ce sacrement rend la santé du corps, c’est en secondant les forces de la nature et qu’il ne faut donc pas attendre que tout espoir soit perdu.

-----

Marie : Si l’extrême-onction est un don d’amour, de joie, de compassion, de compréhension, d’une personne vers une autre, alors, il faut la donner et la recevoir tous les jours. Si c’est un geste répétitif, ou des paroles récitées, pour obtenir le pardon d’une personne qui ne se pardonne pas, ou pour régler des problèmes dont elle n’est pas à l’origine, alors, l’extrême-onction n’a aucune raison d’être.

Faire un acte d’amour et de joie alors qu’on est en pleine forme, c'est aussi bien que quand on n’est pas en pleine forme. C’est seulement plus facile dans le second cas, parce qu’on se dit qu’on devrait peut être enfin y penser !

-----

Le site : Avec quelles dispositions doit-on recevoir l’Extrême-onction ?

Les principales dispositions pour recevoir l’Extrême-onction sont :

- être en état de grâce,

-----

Marie : Donc, si l’on n’est pas en état de grâce, on n’a pas droit à l’amour ? Qui est en état de grâce juste avant de mourir ? Quel pourcentage de la population cela représente-t-il ? A qui, monsieur le curé, oseriez-vous dire : « vous n’êtes pas en état de grâce, je ne peux rien faire pour vous ? »

Cela ne ressemble-t-il pas à un formulaire administratif, ou à un service de support informatique, qui vous dit qu’il n’a pas de solution, après que vous ayez tout essayé ? Heureusement qu’au ciel, il n’y a ni document administratif, ni ordinateur !

-----

Le site : - avoir confiance dans l’efficacité du sacrement et à la miséricorde divine,

- et se résigner à la volonté de Dieu.

-----

Marie : Donc, pour celui qui demanderait l’extrême-onction, l’évidence de son utilité ne lui sauterait pas aux yeux ? Au point qu’il faille lui rappeler de le faire en ayant confiance ? Cela ne ressemblerait-il pas à un jeu, au loto, ou vous avez une chance au tirage ? Est-ce cela, la foi ? Et Dieu, dans tout cela, n’éprouverait-il pas autre chose que de la miséricorde, pour une fois ? Si Dieu a de la miséricorde pour celui qui va mourir, il le guérit, l’empêche de mourir. Mais il ne le fait pas, car il sait que l’âme a décidé et écrit de partir, que c’est l’heure, et il se réjouit, car il sait aussi que cette âme, si elle part, le fait pour rejoindre Dieu, justement. Et comme Dieu est aimant, par-dessus tout, et qu’il nous veut tous près de lui, il éprouve autre chose que de la miséricorde. Cela s’appelle, tout simplement, l’amour. Dire cela à quelqu’un qui part, « Dieu t’aime et t’attend avec joie », n’est-ce pas mieux que de se résigner ?

Dieu nous veut tous près de lui, que nous soyons vivants sur la terre ou non. Alors, qu’attendons-nous, pour répondre à son amour, pour aimer, aimer, aimer, bon sang, dans notre corps aussi, afin que tout cela se rejoigne, fusionne, et qu’il ne soit plus besoin de descendre sur la terre pour surmonter l’épreuve, pour que l’amour triomphe. Nous attendons tous que Dieu le fasse à notre place, mais Dieu, c’est nous, c’est donc à nous de faire tout cela ! Ici et maintenant, sur la terre comme au ciel.

-----

Le site : Quels sentiments doit éprouver le malade à la vue du prêtre ?

A la vue du prêtre, le malade doit éprouver des sentiments de reconnaissance envers Dieu pour le lui avoir envoyé ; il doit le recevoir volontiers et demander de lui-même, s’il le peut, les secours de la religion.

-----

Marie : Si le prêtre est souriant, et lui apporte de l’amour, de la joie, quoi de plus facile que de bien l’accueillir ? Si, au contraire, il est sentencieux, parle de se repentir, des péchés seulement, et non pas de ce qui a été bien accompli, s’il parle de se soumettre, de pleurer, de ne plus commettre des fautes que de toute façon il ne pourra plus commettre, et pour cause (il ne pourra donc plus se prouver à lui-même qu’il pourra ne plus les faire), c’est beaucoup plus compliqué. Et donc difficile de partir en regardant vers le ciel. Partir tête baissée n’a jamais offert de grandes chances de regarder vers le ciel. Or, c’est par là que tout se passe.

La religion ne peut rien pour aider le mourant, sinon à le conforter dans cette idée qu’il faut baisser les yeux.

L’amour, lui, peut tout.

-----

Une réaction de V, lectrice des messanges de Marie :

J'ai lu la suite de l'extrême-onction que tu as reprise point par point, je suis tout à fait d'accord avec toi, cet acte d'extrême-onction m'a toujours dérangée, et encore plus depuis que je sais comment se passe le passage. C'est pour moi comme si on croyait que l'on pouvait tout effacer des actions (surtout les mauvaises) de la personne avant qu'elle parte, alors que si c'était possible, à quoi bon avoir vécu si c'est pour n'en retenir aucune leçon ; c'est sûr, c'est facile pour moi aujourd'hui de dire ça, mais quand est-ce qu'on aura compris que, de la naissance au départ, la seule chose qui puisse nous « soulager » l'âme comme la conscience n'est que le « parler amour », n'est que la joie qui va avec cet amour et que tout le reste doit venir de nous, surtout notre pardon ?

C'est ma façon de voir les choses…

Table des messanges