L'euthanasie

A propos de l’euthanasie : dans une situation qui oblige un individu à endurer des souffrances atroces ou à se voir perdre toute forme de dignité parce qu'il dépend entièrement de quelqu'un d'autre pour ses besoins les plus élémentaires, sachant de plus que l'issue de toute cette misère physique et morale est la mort, l'euthanasie ne se justifie-t-elle pas ?

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Si une personne souffre cela, c’est qu’elle l’a écrit. Elle l’a écrit pour des motifs que vous ne comprenez pas, et qu’elle-même ne comprend pas toujours d’une façon avérée. Mais cela sert à dépasser une épreuve, à compléter la mission sur terre. Pensez à ce journaliste qui était entièrement paralysé, mais dont les yeux pouvaient encore bouger, et qui a dicté, par un système de code, avec ses yeux, tout un livre avant d’aller au ciel. Sa mission terminée, il est parti naturellement. Cet exemple, c’est une souffrance atroce à voir et à imaginer. Au ciel, ce journaliste est une lumière tout à fait spéciale aujourd’hui, parce qu’il a montré sur terre que l’on pouvait aimer, que l’on pouvait continuer, même lorsque cela semble impossible. Mourir avant l’heure, c’est toujours ne pas tenir le challenge que vous vous êtes écrit pour vous-même, et c’est donc, à l’heure de passer dans l’autre monde, vous décevoir vous-même. Entourez ceux qui souffrent d’amour, ils vous le rendront au centuple s’ils prennent conscience de ce qu’ils sont venus faire sur la terre, apprendre à aimer au milieu du mal. Lorsque vous souffrez de la sorte, soyez des soldats contre votre propre désespoir, attaquez l’adversité avec ses propres armes, et les anges atténueront vos souffrances.

Évidemment, si vous prenez la décision d’abréger les souffrances de la personne parce qu’elle-même le souhaite, personne au ciel ne vous trouvera contraire au bon sens. Quand les souffrances sont trop vives et pas compensables par l’amour d’autrui et par la lumière qu’on peut faire soi-même, il faut même les faire cesser tout de suite.

Marie.

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8 mars 2018

Il est important de souligner aussi une chose : Quand un être qui souffre assez pour vouloir mourir n’a vraiment pas de moyen de s’exprimer, il faut tenter de capter ce que son J’aime dit. Car même lorsque la personne est inconsciente, même lorsqu’elle a l’air de n’être qu’une chose sans vie, il y a l’amour en elle. Il faut recevoir le message que cette personne donne forcément. Car c’est peut-être non pas seulement elle qui a une marche à monter dans l’escalier spirituel, dans cette situation, mais tout autant, vous, qui devez apprendre à entendre le J’aime. Le sien. Le vôtre. Celui des autres.

Un acte comme celui de tomber dans un coma, qu’il dure ou pas, est souvent un appel du J’aime de la personne vers les J’aime des personnes qui l’entourent. Un appel parce que la communication qui a eu lieu jusque-là n’a pas suffi, ou a carrément été catastrophiquement maigre pour la personne qui est dans le coma.

Ce peut aussi, pour cette personne, être un besoin momentané d’écouter son ange, les anges, comme on s’isolerait pendant un temps pour faire le point.

En tous cas, quand un message a réussi à passer malgré le coma, et quand ce coma ne cesse pas, il n’est pas utile ni bon de laisser le corps continuer à se raccrocher à la matière et à la vie. C’est, dans ce cas, un acte réflexe, que le J’aime ne parvient pas à contrôler. Libérer la personne qui a réussi à donner l’amour et le message qu’elle voulait faire passer, c’est évidemment un bienfait.

De même, quelqu’un qui souffre le martyr pendant des mois ou des années quand il n’y a pas de rémission possible, et pour qui il est visible qu’il a fait sa part d’amour dans la vie, doit être libéré.

Enfin, quelqu’un que les EBA maintiennent en vie dans un hôpital, dans la souffrance, ad vitam, parce qu’il a donné trop d’amour à leur goût, doit être libéré de ses souffrances dès que possible.

Il faut faire la part des choses. Il y a tant de cas possibles, et tant de causes qui mènent à souffrir à ce point qu’on ne le supporte plus. Il n’y a pas une loi assez fine et circonstanciée pour qu’elle puisse s’appliquer à toutes les exceptions. Parce qu’il y a des milliards de vies et des millions de milliards de souffrances.

Michel

Table des messanges