Le suicide

On imagine qu’il faut beaucoup de courage pour se donner la mort, mais c’est en fait du courage en négatif, de l’anti-courage, voilà pourquoi, lorsqu’on passe par cette extrémité, on le regrette plus qu’amèrement dans l’autre monde.

Si quelqu’un s’est suicidé, soufflez sur la flamme pour ranimer son âme.

Marie

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Lorsque Marie m’a dit cette phrase, j’ai eu l’image d’un charbon de bois où ne subsistait qu’un petit millimètre carré de braise rougeoyante, sur laquelle il fallait souffler.

Luc

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Message de Jésus, suite à une lettre de R. expliquant qu'elle a perdu une amie, qui s'est suicidée, et qu'elle s'en sent responsable, parce qu'elle n'était pas là au bon moment. R. dit qu'elle culpabilise, et se sent assaillie d'éternelles questions.

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Lorsque quelqu'un se suicide, il y a celui qui part, et il y a les survivants.

Car si l'être disparu était aimé (et il l 'a toujours été), c'est une véritable survie qu'il faut mettre en place pour passer cette terrible épreuve, pour ceux qui restent là. Comme dans un repas, quelqu'un qui vomirait donnerait facilement la nausée aux autres convives, un suicidé peut donner aux autres l'envie de vomir la vie.

Pourquoi se suicide-t-on ?

Les causes sont multiples, mais on en vient toujours à la même ignorance, oui IGNORANCE, qui est de croire qu'une fois mort, on n'existera plus, donc qu'on n'entendra plus dans sa tête résonner les tourments qui s'enfoncent comme autant de clous dans l'âme. Je vous prends par la main, mes enfants, pour vous dire cette petite chose qui va résonner en vous d'une façon que vous serez peut-être bien en peine d'expliquer. Comme si tout à coup, passant à côté d'un puits, on y jetait un mensonge pour en voir ressortir la vérité ! Je vous prends par la main, pour vous rappeler que vous avez tous écrit, dans ses grandes lignes, la vie que vous êtes en train de vivre, avec ses moment de calme, ses temps de réflexion (que vous ne prenez pas assez parce qu'on vous apprend à être impatient), ses désarrois, ses incompréhensions, ses impressions de reculer, d'être dans le désert, mais aussi ses inattendus bonheurs, ses révélations lumineuses, ses montagnes et volcans de tendresses.

Pourquoi avoir écrit des malheurs pour soi-même ?

Pourquoi dessiner des précipices quand on pourrait laisser courir le crayon sur une belle ligne droite ?

Pour les dépasser.

Alors, la vie, ce serait une espèce d' « Intervilles », une compétition contre soi-même, aussi stupide d'une course en sac, pour finir acclamé par un public abreuvé d'anisette ?

Non, mes enfants, vous avez dans vos vies passées raté certaines choses et réussi d'autres, comme c'est le cas dans votre vie actuelle. Vous êtes sur Terre, comme vous l'a dit Marie, pour devenir des saints. Alors me direz-vous, faut-il faire un parcours sans faute pour être un saint ?

Non pas, il suffit de faire au mieux ce que vous êtes venus faire, et ensuite, lors de votre passage au ciel, de vous aimer assez pour vous appeler vous même un saint, en voyant, dans tout ce que vous avez accompli de bon, assez de lumière pour vous autoriser à demeurer au ciel. Comme nous vous aimons éperdument et complètement, vous comprenez maintenant pourquoi nous souhaitons tant vous voir rester près de nous, sans que vous ayez besoin de vous réincarner pour corriger vos petits défauts et vos grandes erreurs.

Pensez à cette phrase de Coluche, qui interrogé sur cette question a dit ceci : « quand on a envie de se suicider c'est qu'on s'en veut. Moi, je ne m'en veux pas alors je n'ai pas envie de me suicider ». Si vous cessiez de vous en vouloir, si enfin vous vous aimiez et voyiez la lumière qui est en vous, qui peut tout éclairer même les pires noirceurs, il n'y aurait plus de suicidé. Lorsqu'un suicidé passe dans l'autre monde, il se rend compte avec terreur, puisque sa conscience, loin de s'altérer pour disparaître et faire cesser les souffrances, s'agrandit au point de tout connaître du monde, de soi, et des autres, de toute l'étendue de son erreur, et de l'inutilité totale de son geste. Du complet gâchis qu'il représente. Et dans cette conscience nouvelle, il ferme les portes à tout ce qui pourrait être lumière, car il se recroqueville dans la souffrance comme la chair grillant sur la braise. Vous avons beau l'appeler, l'éclairer, il n'y a que vos souffles d'amour à vous qui puissent le faire monter vers nous puisque, ainsi recroquevillée, son âme ne peut voir que vers le bas, et donc vers la Terre. Seulement, tout à votre souffrance, au lieu, en pensant à lui, de lui dire « envole-toi, va vers le ciel », vous souffrez pour lui et vous augmentez sa culpabilité, vous culpabilisez vous-mêmes de n'avoir peut-être pas été là quand il le fallait, et vous rendez ainsi, sans le vouloir, son travail d'auto-rédemption impossible. C'est pourquoi, lorsque parmi vos proches, il y a un suicidé, il faut l'inonder de joie et d'amour, se pardonner soi-même de ne pas avoir été là, le pardonner lui des souffrances qu'il engendre, et lui dire qu'il existe un ciel où il pourra enfin comprendre, réparer, et s'aimer. C'est un tour de force, je le sais, que de se dire une telle chose.

Comment envoyer la joie à celui que l'on a perdu et qui était si cher ?

C'est ainsi que vous trouverez en vous la part de lumière, la part de Dieu, en réussissant cet exploit, en faisant le miracle d'apporter la lumière là où il n'y en a pas. Les braises où souffre le disparu sont de sombres braises, et en soufflant dessus, aussi contradictoire que cela puisse paraître, en suivant le conseil de Marie, vous extirperez du noir du charbon et du rouge de la haine la lumière blanche qui se trouve à la base de toute âme créée par mon Père.

N'oubliez pas que le vrai courage est toujours récompensé, et que la récompense vient de soi. Or, le vrai courage est de faire ce qui est juste, et se donner la mort n'est jamais ce qui est juste, sauf par exemple en temps de guerre, quand on ne veut pas livrer ses compagnons à des tortionnaires. Ne soyez pas votre propre tortionnaire, et rappelez-vous ce que je vous ai dit : « ce qui semble insurmontable sur votre chemin s'y trouve pour que vous le dépassiez. Vous l'avez écrit au ciel dans un état de conscience supérieur en sachant que vous avez en vous la force qu'il faut pour vaincre cette montagne là ».

Jésus

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note de Luc : Je demandais à Marie ce qu'il en était pour cette femme qui souffrait d'une maladie incurable et qui est morte dernièrement, après avoir demandé à être euthanasiée à cause de ses souffrances. Si elle s'est suicidée, souffre-t-elle comme Jésus l'a décrit plus haut ?

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Non, bien sûr, car c'est un cas particulier. Au ciel, les choses ne sont pas rigides et figées comme sur la terre. Pourtant, toute souffrance est écrite dès le départ, avant la vie, sauf celles que vous vous inventez vous-mêmes parce que vous croyez qu'il est bon de souffrir pour mériter l'estime des « bien-pensants ». Elle est venue sur la terre pour que son exemple fasse avancer les choses en ce qui concerne l'euthanasie, et bien sûr, ici avec nous, elle ne souffre plus. Cela faisait partie de la mission qu'elle avait décidé pour ceux qui souffrent, et qu'on laisse brûler vifs dans l'endroit où vous êtes incarnés.

Marie

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Question d'Imane :

Une âme qui s'est déjà suicidée dans une vie antérieure est plus à risque qu'une âme qui ne l'a jamais fait ?

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Oui, bien sûr, non parce qu’elle serait plus fragile (au contraire, elle serait plutôt plus forte si elle a réussi à remonter du néant. Lieu où l’on se retrouve quand on se suicide. Sortir du néant est le signe d’une grande force, accrue par rapport au passé) mais parce qu’elle a déjà été une cible privilégiée pour les EBA, ce qui veut dire qu’elle a une mission dangereuse pour eux. Elle va donc être à nouveau une cible, mais à valeur augmentée. Et tout de même avec plus de capacité à répondre et à se défendre. Et un accompagnement plus serré des anges. (Note de Luc : Lesquels ne nous protègent pas, je le rappelle-voir la page qui en parle sur ce site-sauf quand nous n’arrivons plus à nous défendre contre les EBA et que nous appelons un ange à l’aide).

Pour cette raison, il est rarissime qu’un J’aime aille deux fois de suite au suicide. Mais quand cela arrive, c’est que la personne ainsi visée par l’EBA ignore qu’elle peut appeler à l’aide (appeler un ange ou un ami incarné par qui l’ange pourrait passer même à son insu), refuse d’appeler un ange ou refuse même son aide quand il en est conscient et qu’elle lui est proposée). A cause du libre-arbitre, l’ange ne peut aider celui qui ne le veut pas.

Michel

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Note de Luc : j’ai rencontré dans ma vie un exemple d’une personne qui s’est suicidé dans deux vies successives. J’en ai parlé dans mon livre J’avais l’intuition sans le savoir, il s’agit d’Alain, celui par qui j’ai commencé mon chemin sur la voie de la médiumnité. Je n’ai pas raconté, cependant, ce qui va suivre :

Souvent, Alain, après sa mort, et indépendamment des visites nécessaires à mon enseignement sur la médiumnité, est revenu quand je cuisinais. Pour me donner des conseils, lesquels étaient surprenants et inventifs, et donnaient de merveilleux résultats. Je ne vois pas pourquoi j’écris au passé car il le fait toujours…

Je n’ai, pendant plusieurs années, même pas trouvé cela bizarre : il était là et il avait toujours raison, mes invités me le confirmaient sans que je leur en parle. Pourtant, Alain, dans sa dernière vie, n’était pas du tout adepte de la cuisine ni même connaisseur. Cela ne m’avait pas mis la moindre petite puce à l’oreille. Je crois que c’est parce qu’il ne voulait pas que je sache tout de suite. Un suicide, on n’en est pas fier. C’est toujours quelque chose de difficile à évoquer. J’ai su bien plus tard, en regardant le film Vatel. Vatel, grand cuisinier de Fouquet, que Louis XIV voulait arracher à Fouquet s’est suicidé, parce que la pèche du jour avait du retard et il ne pouvait par conséquent pas servir les poissons à temps pour le repas du roi.

C’est là qu’Alain m’a dit qu’il avait été Vatel.

Et que ç'avait été sa dernière incarnation.

J’en avais évidemment éprouvé un choc. Deux fois suicidé coup sur coup ! Comme je le savais tout juste réincarné, au moment de cette révélation qu’il m’avait faite, j’ai craint pour lui que cela recommence. Mais Marie m’a rassuré. Alain, qui qu’il soit dans sa nouvelle vie, n’est plus intéressant pour les EBA, qui ont d’autres chats à fouetter : il a réussi sa mission, malgré son suicide. Ce qui est un joli tour de force, dont je sais que son J’aime est à juste titre, très fier.

Et puis, il a maintenant un ange gardien de choc, et il l'écoute.

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Imane :

J'ai lu pour le suicide. Trop bien.

Quand Michel dit que l'âme refuse l'aide de l'ange dans son conscient. C'est que la personne est tellement dans le noir qu'elle ne voit pas la lumière? Où que son j'aime tourne le dos?? Mais un j'aime peux tourner le dos ?

Narcissiquement, pour moi plus jeune même si je souffrais et que je voulais disparaître je ne voulais pas me faire du mal. Est ce que je voyais la lumière sans en prendre conscience?

Ce qui se passe : L’EBA met des œillères au conscient de la personne. Et fait tout pour que son égo devienne prépondérant, même énorme. Ainsi tournée vers elle-même, sa victime se trouve finalement dans une bulle où elle ne voit qu’elle et ses souffrances. Comme elle ne sait pas comment sortir de la bulle et que les souffrances deviennent insupportable, l’EBA fait croire qu’il ne reste plus qu’un solution : tout éteindre : mourir.

Tu sais, c’est comme quand on a une maladie qui tape sur le système. Que ça fatigue énormément, et qu’on ne supporte plus rien de l’extérieur. On rejette toux ceux qui viennent nous parler, surtout si c’est avec douceur et gentillesse, parce que là, on se sent encore capable d’avoir le dessus quelque part, et c’est sur le visiteur tout doux et attentif.

Ce sont des explosions de douleurs internes qui entrent en éruption sur le voisinage. Un peu comme quand on passe un examen important, qu’on a peur de rater, peur de soi, pas confiance en soi, et qu’on se met aussi dans une bulle. Gare à celui qui la touche, alors !

C’est « Je me trompe ? Ok, mais ça ne regarde que moi, j’irai seul au bout de mon erreur pour ne pas y entrainer mon entourage et, accessoirement, pour qu’on trouve mon sacrifice courageux, voire méritoire. »

Et là, l’EBA en rajoute une louche en lui disant que pour se tuer, il faut beaucoup de courage, et qu’au moins, on lui reconnaitrait ça. Que c'est une façon sûre de marquer les esprits, de rester dans les mémoire, bref, de réacquérir un peu de l’estime de soi qui nous manque au point que nous ne voyons plus l’intérêt de continuer à exister.

Le J’aime, pendant ce temps là, bien sûr, ne tourne pas le dos. Il s’escrime, s’il n’a pas déjà abandonné. Mais l’EBA a tellement pris place dans le conscient qu’il a pris quasiment toute la place. Toute l’attention, toutes les forces vives de la victime sont monopolisées par ce qui se joue. Parce qu’elle sent bien où elle va, elle sent bien qu’on l’emporte, mais là encore, c’est si fort, si puissant, que c’est encore avoir de l’importance pour quelqu’un, même si ce quelqu’un est un EBA à l’intérieur de son esprit, même s’il s’est invité, c’est encore celui qui s’occupe de soi.

L’EBA tient la victime par sa peur. Comme quelqu’un qui te mettrait un bandeau sur les yeux, et qui et l’enlèverait subitement, en t’ayant placée juste au dessus d’un insondable précipice. La peur du vide, c’est fascinant, c’est hypnotisant au point que ça pompe, ça appelle, ça travaille sur la dépression déjà profondément installée pour que le conscient continue le mouvement. La peur, ainsi grossie et trafiquée par l’EBA, c’est un gigantesque appel d’air pour tomber.

Et l’EBA fait croire qu’il faut être un héros pour tomber.

Tu comprends ?

Alors, pour toi, ce qui s’est passé, c’est que ton J’aime parlait plus fort que l’EBA qui te harcelait en passant par les personnes qui te faisait souffrir, et aussi, tu n’as jamais cessé de l’écouter, ton J’aime. Même si tu ne comprenais pas qu’il était là et les mots qu’il disait.

Non, le J’aime ne tourne jamais le dos. C’est le conscient qui peut tourner le dos au J’aime.

Michel.

Table des messanges