Les secrets de la foi-3 septembre 2008

Votre frère que vous aimez commet un jour une erreur envers vous, qui vous blesse profondément. Vous souffrez, tout en continuant à l’aimer. Vous avez fait acte de foi en l’autre, puisque malgré la noirceur de l’acte commis, votre amour persiste, parce que vous savez que votre frère mérite, sur d’autres points, votre amour. Son acte ne remet pas en question le fait qu’il soit comme vous un être aimant, ou capable d’amour.

Vous avez foi en cette part de lui qui est amour, parce que vous la connaissez, vous l’avez déjà rencontrée à de nombreuses reprises. Vous avez foi en sa part de Dieu, qui reste immuablement l’amour.

Ayant repoussé loin de vous la haine qui paraissait pourtant inévitable, vous éteignez votre souffrance personnelle, et vous prenez confiance en vous pour l’avenir face à des situations comparables. Ce que vous avez fait pour votre frère, vous pouvez le faire pour d’autres, même des inconnus, non pas parce que ce serait un acte héroïque, mais parce qu’en aimant l’inconnu qui vous fait souffrir, vous faites cesser la souffrance, en n’y participant plus.

Vous faites donc, en cela, un acte de foi en vous, vous vous aimez davantage pour un acte d’amour qui, par le passé, ne vous aurait pas paru évident à accomplir.

Le secret de la foi en soi passe par la foi en l’autre.

Maintenant, si votre frère refuse de comprendre votre douleur, s’il s’acharne sur ce qui vous a fait mal, repensez à vos erreurs passées personnelles, et vous verrez que vous aussi, vous avez eu de mauvaises réactions, que vous vous êtes déjà enferré dans un faux raisonnement, même et surtout en sachant que vous aviez tort. Vous vous êtes enferré davantage, pour ne pas perdre la face, que ce soit devant les autres ou vous-même. Si vous avez déjà vécu cela, et il n’est pas un homme ou une femme incarnée pendant une petite dizaine d’années qui ne traverse un tel épisode dans sa vie, vous pouvez aller chercher en vous la compassion que vous avez eue pour vous-même à ce moment d’errance, et l’offrir à votre frère. Car vous comprenez que l’envie de votre frère n’est pas de vous enfoncer, de vous humilier directement, mais bien évidemment de ne pas perdre la face. En allant chercher votre compassion, pour la donner à l’autre, même quand cela paraît improbable, vous faites acte de foi en vous, puisque c’est en vous que se trouvent les réponses aux agressions d’autrui. Dans votre vécu comparable et votre aptitude immense, donc, à pardonner.

C’est en croyant en soi que l’on croit en l’autre, car il traverse un jour ou l’autre les mêmes épreuves que vous.

Le secret de la foi en l’autre passe par la foi en soi.

Ayez donc foi les uns en les autres.

Jésus

Table des messanges