Les robots

Imane : Je voudrais bien savoir pourquoi l'homme court à la création de robots. Quel en est le but ? Parce que la société actuelle ne marche pas, alors pourquoi créer des robots ?

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Réponse de Marie, transmise par Imane :

Alors ma chérie, la création de Robots n’est qu’un des multiples fantasmes de l’homme. Il veut devenir plus que Dieu alors qu’il ne voit pas qu’il l’est déjà en partie.

Cette course est là pour satisfaire son besoin de création, de faire sortir du néant quelque chose de nouveaux et de révolutionnaire.

Marie

Imane : Mais qu’en est-il de la société ? Ils (les scientifiques) ne sont pas stupides, quand même ?

Ils voient surtout les avancées de la science, des programmes, des possibilités. Mais pour eux, ce ne sont que des inventeurs. S’ils n’inventent pas, d’autre prendront leur place, leurs inventions. Alors ils préfèrent faire partie de ce changement que de refuser de le concevoir.

Pour les scientifiques, ce n’est pas à eux de régler les problèmes de la société dans le sens où ils créent les solutions mais c’est aux politiciens de créer, d’agencer le système pour que les hommes et les machines vivent correctement.

Et puis, les hommes se disent que certaines machines pourraient apporter à l’homme ce qu’il n’a pas été capable de faire par lui-même vu qu’une machine est juste, n’a pas de ressentis telle que la jalousie, l’appât du gain. La machine pourrait peut-être aider l’homme à créer une certaine justice. Mais ce raisonnement montre que vous cherchez encore des solutions chez les autres en oubliant que vous pouvez faire la différence.

Marie

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Luc : très intéressant. Mais ce passage-là me pose question :

"Pour les scientifiques, ce n’est pas à eux de régler les problèmes de la société dans le sens où ils créent les solutions mais c’est aux politiciens de créer, d’agencer le système pour que les hommes et les machines vivent correctement."

Les politiciens ? Ils ont la solution ? C’est bizarre que Marie dise que ce sont eux qui doivent faire les choses. En général, elle dit que c'est nous. Et si les politiciens font partie de ce "nous", sont-ils ceux qui doivent nous apprendre à attendre la solution d'eux, d'autres personnes ?

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Imane :

Alors je pensais au chômage qui allait monter. Comme pour la révolution industrielle, on était heureux, ça a ouvert une nouvelle opportunité. Mais en même temps certaines personnes vivent dans la misère.

Voilà comment je l'ai compris. L'inventeur crée et offre une ouverture, du changement dans notre environnement. Les politiciens, avec les lois, l'ajustement, cherchent à créer une réelle et meilleure cohésion. Par exemple, trouver un équilibre pour que des hommes puissent avoir une vie correcte même si les robots sont capables d'être infirmiers, réceptionnistes.

La solution vient d’eux dans le sens où ils font les lois pour que chacun puisse vivre au mieux. Mais la population agis aussi. Par ses choix économiques.

Par exemples : on a un premier président qui décide de remplacer tous les animateurs par des robots. Et que ces personnes deviennent sans emploi. Une partie pourra se reconvertir dans la maintenance mais le reste chômage.

On a un autre président qui fera que les robots vont s'associer à l'homme. Meilleure ambiance de travail et moins de charges. Imaginez, chaque infirmière avec son petit robot qui pourrait surveiller les autres patients pendant qu’elle à une urgence ou autre.

Cela permettrait d'alléger le facteur stress sans avoir besoin de mettre des personnes au chômage.

A l'heure actuelle nos politiques voient l'apport financier le gain. Et donc cette invention va chercher l'apport financier, le rendement.

Mais si nos politiques cherchaient plutôt l'épanouissement de le population au complet, il y aurait des lois qui empêcheraient l'évasion fiscale, la délocalisation.

Tu vois ce que je veux dire?

Seuls, nous pouvons, mais à plusieurs, c'est mieux ;)

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Réponse de Marie, transmise par Luc :

Les robots, c'est apprendre à ne plus faire.

Je te le disais, c'est apprendre à ce que les solutions viennent d'ailleurs que soi. C'est apprendre aux humains à penser comme des robots en croyant apprendre aux robots à penser comme les humains.

Les robots c'est se retrouver dans des abimes d'ennuis parce qu'on n'est plus dans le faire mais dans le laisser faire, dans le subir aussi.

Dis-moi, les robots, au paradis, ce serait un progrès ?

Marie.

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Imane : Ça y est, j'ai compris même si ça m'a pris un peu de temps ;)

Chacun se dédouane de sa responsabilité en disant que c'est à l'autre de la faire.

Alors que non, chacun a sa part.

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Les humains ont tellement peur d’eux-mêmes, donc, de ce qu’ils sont en train de créer ! Comme les robots. La preuve en est ces films, ces livres, dans lesquels on voit les robots devenir « pensants par-eux-mêmes », et, devenant plus qu’humains (les robots, peuvent faire un certain nombre de choses mieux que les humains), ils multiplieraient la sauvagerie humaine pour la sublimer dans une violence toute puissante. La destruction par un Dieu électronique, duquel on ne pourrait attendre aucune pitié. On le voit dans Terminator, par exemple, où c’est même une caricature des défauts de l’être humain.

L’humain a raison d’avoir peur des robots qu’il crée. Mais pas tant parce que les robots pourraient s’amuser à détruire la terre. En cela, ils ne seraient nullement supérieurs aux humains, puisque ces derniers peuvent déjà le faire. Et même, pour certains, ont peine à réfréner leur curiosité de voir ce que cela ferait.

Non, ils ont raison d’avoir peur, parce que ce que font les robots et qui est déjà effrayant est que ceux qui donnent l’argent pour les créer ont depuis longtemps commencé à vous apprendre à exister en laissant autre chose réfléchir à votre place.

Et de « l’autre chose qui pense à votre place », à « l’autre personne qui pense à votre place », il n’y a qu’un pas, qu'il est extrêmement facile de franchir pour celui qui manipule tout cela.

Qui est, qui sont ces personnes qui vous disent : « Ne vous mettez pas martel en tête, la solution, c’est nous qui allons vous l’apporter. Vous le méritez bien !

Pour vous en remercier, on a réduit l’effort à un tout petit rien : Il vous suffit d’appuyer sur un bouton.

Et quand vous aurez vu comme c’est fatigant d’appuyer sur un bouton, nous vous rappellerons que vous pouvez juste dire le mot de votre choix. Ça marche aussi. Les robots ordinateurs savent faire ça depuis bien longtemps.

Rassurez-vous, nous avons déjà pensé à la suite.

Quand vous verrez comme c’est fatigant de dire le mot, et même de le choisir, alors, nous ferons ce travail à votre place. Nous choisirons pour vous !

Mais si, c’est possible !

Nous avons déjà commencé, vous savez, et vous nous le demandez tous les jours, de plus en plus, et de plus en plus nombreux.

Nous sommes LA solution. Nous sommes déjà dans vos mains, nous sommes votre console de jeu, votre ordinateur, votre GPS, votre téléphone portable, et dans un lendemain que nous espérons proche, la puce électronique qui, greffée sous votre peau en cadeau de naissance, vous fera savoir toute chose, vous informera, dans la rue, sur les boutiques qui font des soldes, et vous dira de quoi avoir peur, pour qui vous battre, pour qui voter ou ne pas voter, comme la télévision sait déjà le faire.

Oui, nous savons faire.

Ne vous donnez donc plus la peine d’y penser.

Vous savez, penser, finalement, c’est très surfait ! »

Michel

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Anne-Sophie réagit : par rapport à ce que dit Imane :

"Mais si nos politiques cherchaient plutôt l'épanouissement de la population au complet, il y aurait des lois qui empêcheraient l'évasion fiscale, la délocalisation."

Mais... non. La loi n'est jamais qu'un "règlement" écrit, pour tous. Ca n'empêche rien en soi. Ce n'est pas parce que la loi interdit de dépasser telle ou telle vitesse que les automobilistes ne la dépassent pas. Ce n'est pas parce qu'une loi interdit l'évasion fiscale que ça empêche les gens de se barrer. Et en plus, l'épanouissement de la population n'est pas lié à l'évasion fiscale ni à la délocalisation. Quel rapport ?

En plus, débattre de ce que devraient faire les hommes politiques pour que la population soit épanouie, je ne trouve pas que ça ait sa place dans les messanges. Un homme politique, c'est d'abord animé par une volonté de pouvoir et de profit. Autrement dit, ça se laisse manipuler à fond par les EBA. Et ça, c'est pas vraiment le scoop de l'année, hein. Dire "ils devraient faire ceci, ou cela, ou encore ça..." c'est bon pour une conversation de comptoir au bar PMU du coin pas au milieu des messages de Marie ou Michel (on ne mélange pas les torchons et les anges).

Cela dit, s'il y a une question éventuelle à soulever, c'est plutôt celle-ci : c'est quoi, précisément, l'épanouissement de la population ?

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Très bonnes remarques, Anne Sophie. J’ai laissé passer un EBA, (ou plus exactement, je me suis mise à jouer les EBA) auprès d’Imane, parce que c’est la seule vraie bonne façon d’apprendre à les reconnaitre. A voir, à la teneur du propos, que ce n’est pas plus élevé que ce qu’on entend tous les jours partout, dans les médias. Et je n’ai rien dit jusqu’à maintenant parce que j’attendais que quelqu’un, ou Imane, soulève ces questions que tu te poses à bon escient. Luc en a soulevé une, toi, une autre. Maintenant, Imane, vois que si un ange ne fait que dire ce que disent les médias sans rien apporter de neuf, sans un angle différent, qui permette de vraiment commencer à comprendre comment avancer, ce n’est pas digne d’un ange. Il faut que tu réfléchisses toi-même, Imane, à ce que tu voudrais comprendre, avant d’attendre que la solution te soit donnée. Donc, je t’ai parlé comme je l’aurais fait normalement, puis, j’ai joué les EBA. Jai transmis ce qui aurait très bien pu être leur discours.

Le changement a eu lieu a partir de la phrase : « Pour les scientifiques, ce n’est pas à eux de régler les problèmes de la société dans le sens où ils créent les solutions mais c’est aux politiciens de créer… » jusqu'à la fin de cette intervention.

Il ne faut pas que tu gobes tout ce qui se présente. Il faut que tu fasses jouer ton esprit critique, aussi, il n’y a que comme ça que tu apprendras à être toi-même.

Je te donnerai d’autres occasions de travailler cela. Tu te tromperas encore. Mais de moins en moins. Et un beau jour, tu ne te laisseras plus prendre à rien qui ne soit pas parole d’ange ou de J’aime.

Je t’embrasse et je t’aime.

Marie

Table des messanges