Les réticences-19 juillet 2009

Qu'est-ce qui vous empêche d'avancer dans la vie ? Le manque de confiance en vous.

Qu'est-ce que vous empêche de prendre confiance en vous ? Ce sont vos réticences.

Les réticences sont différentes des blocages, car les blocages sont ces barrières que vous ne franchissez pas. Les réticences, ce sont ces scrupules qui transforment l'aventure de la vie en calvaire ou en baroud de déshonneur. Il n'est pas meilleur d'avoir des réticences que des blocages, ou vice-versa. L'un et l'autre sont des plaies lorsque cela inhibe votre ascension spirituelle.

Avec des réticences, vous franchissez la barrière, certes, mais armé, hérissé de questions qui sont braquées, finalement, contre vous. Et l'enseignement que vous avez écrit pour vous, de fait, se trouve appauvri. Vécu au dixième de ce qu'il aurait pu vous apporter.

Quelles sont vos réticences ?

La susceptibilité en est une, et de taille. La susceptibilité, c'est votre crainte d'être mal jugé. Vous jugez tellement autrui que vous trouvez tout naturel qu'on vous juge à tout bout de champ. Cessez de juger, et vous verrez qu'on vous jugera de moins en moins, ou que cela ne vous touchera plus.

Et vous vivrez mieux.

Vos réticences, ce sont les pas que vous faites à reculons quand vous dites que vous suivez le chemin. Quand Michael Jackson dansait de la sorte, c'était très joli à regarder, mais une telle marche, spirituellement, c'est le cas de la dire, n'avance à rien.

Une autre de vos réticences, c'est la peur qu'on vous prenne par la main quand pourtant vous le demandez. Parce que vous avez peur qu'on vous dirige trop.

Alors, vous préférez vous enfuir, sans vous rendre compte que votre fuite vous ramène aux sentiers battus, c'est-à-dire dans la moutonnade, c'est-à-dire dans ce que vous avez toujours vécu sans le comprendre : un esclavage qui ne sait pas son nom. Une soumission à un ordre archi établi, qui vous évite le travail de réfléchir, et qui vous force à vivre dans la peine et la dépression grandissante.

Si vous décidez d'avancer, alors, faites fi de vos réticences. Et ne vous retournez pas sur elles. Elles vous regarderaient dans les yeux, et comme elles portent en elles le vide infini, vous attraperiez le vertige.

Voyez vos réticences, analysez-les, puis, lorsque vous faites le premier pas, sachez d'avance que vous ferez immédiatement le second, et ainsi de suite. C'est ainsi que vous sortirez de la moutonnade.

Marie

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