Les rencontres d'amour avec Dolto-1er novembre 2010

Ayant découvert les écrits de Françoise Dolto, je me les procure tous, et je suis en train de lire, en ce moment, La difficulté de vivre. Ce titre, qui peut paraître rébarbatif, comme d’autres, tel La solitude, n’est en fait pas plein de tristesse, mais de joie, ou d’espoirs, et de réflexions majeures sur nos vies à tous, et spécialement, puisque c’était le cheval de bataille de Dolto, celle des enfants, qu’elle soignait. Autant certains de ses livres comme La sexualité féminine ont des passages complexes pour qui n’est pas versé dans la psychanalyse, (mais il suffit d’écouter Dolto aujourd’hui depuis le ciel pour qu’elle vous fournisse les explications que vous pourrez demander), autant La difficulté de vivre s’adresse à tous, exposant des cas rencontrés par elle, comme sous forme d’anecdotes. Et Dolto nous donne à chaque fois la solution qu’elle a pu proposer. C’est un délice à lire, même si parfois, les parents des enfants qui venaient la voir n’ont pas correctement suivi ce qu’elle préconisait, et donc, l’enfant ne s’est trouvé que partiellement soigné. Car, bien évidemment, les maux des enfants mettent en lumière ceux des parents, et guérir un enfant passe par une remise en question, et une nouvelle façon de voir les choses, des parents.

Ce que j’appellerai ces rencontres d’amour sont délicieuses, et nous touchent tous, même s’il nous semble, avant de lire le livre, que les cas cliniques les plus graves que Dolto a traités ne sont pas en rapport avec ceux des gens qui ne vivent pas des situations extrêmes. C’est-à-dire, la plupart du temps, nous. Pourtant, c’est bien le contraire, que nous montre Dolto, puisque les comportements extrêmes d’enfants, qui poussent leurs parents à la consulter, sont de petits « travers » que nous pouvons tous avoir, mais qui sont amplifiés par des circonstances particulières. En bref, nous pouvons souffrir, et donc guérir, de petites blessures, puisque c’est possible aussi pour ceux qui sont gravement blessés. Je retrouve dans cette lecture beaucoup d’approches similaires à celles de Marie, ou parallèles, qui visent, en nous parlant de ce que nous visons, au jour le jour, à nous aider à comprendre que les souffrances sont là pour que nous les dépassions, et pour que nous nous affirmions en tant qu’êtres humains aimants et aimés.

J’ai lu et vu sur le net que des anti Dolto pointent leur nez. Evidemment, il faut bien que les eba cherchent à détruire cet édifice de pensée claire et aidante...

Dans l’école de l’amour que Marie préconise, il faut absolument que l’œuvre de Dolto soit présentée, non pas comme ces études rébarbatives d’écrits qui vous « guérissent » définitivement de l’envie de les lire une fois adultes, mais comme un jeu, avec une interactivité, car il ne sera pas, en la lisant, de personne qui ne se reconnaîtra pas, ou qui n’aura pas envie de réagir, d’apporter son témoignage, sa propre rencontre d’amour. Et l’édifice grandira. Nous sommes tous capables de penser. Dolto le faisait d’une manière exponentielle, mais au lieu d’être arrêtés par cela, sachons que, consciemment ou non, Dolto parlait avec ses anges, et avec son âme, pour arriver à ce qu’elle nous donnait, et que nous pouvons tous le faire. Comme tous ceux qui sont des pionniers de l’amour, et Dolto ne parle que de cela, finalement, elle nous a offert, sur un plateau, ses découvertes scientifiques majeures, tout en allant les chercher là où nous le pouvons aussi, sans microscope, sans matériel coûteux, sans cartable même. Il faut que Dolto soit enseignée, d’une façon intelligente, comme elle, et ludique aussi, et ouverte. Car les bénéfices que nous en tirerons, nous et nos descendants, seront considérables.

Non, ce qu’elle écrit n’est pas inaccessible, non, ce n’est pas de la jovialité inconditionnelle vis-à-vis des enfants et l’incitation à ce que nous en fassions des enfants gâtés. C’est une invitation à se comprendre, à s’affirmer, à se lier d’amour les uns aux autres, dans la paix.

Il faut que Dolto soit enseignée dans les églises. Puisqu’elles sont là, il faut bien qu’enfin, elles servent à quelque chose de vraiment utile. Non pas avec un prêtre qui la réciterait comme une litanie religieuse, mais avec un prêtre ou une personne qui l’aurait lue, sans l’apprendre bêtement par cœur, et qui l’aurait vraiment comprise, et qui, par là même, saurait la rendre encore plus facile à comprendre. Un enseignement positif, inventé dans la même optique d’interactivité, d’action personnelle et groupée, pour l’amour. Il faut que Dolto, qui aimait tant les enfants, et qui nous aimait (et nous aime toujours) tant, « fasse des petits », comme on dit. Crée des vocations. Alors, nous deviendrons grands. C’est-à-dire que nous saurons enfin marcher tout seuls, à côté d’autres êtres aimants, et sans besoin qu’on nous tienne la main pour que nous osions faire nos propres pas. Cela, à coup sûr, nous mènera à la lumière.

Cela me fait penser à dire une chose qui vous paraîtra peut-être bizarre. Depuis que je transmets Marie et écris sur ce site, j’ai reçu des messages de beaucoup de personnes qui sont de l’autre côté. Mais je me suis aperçu que de ce fait, je n’avais pas, à proprement parler d’ange gardien attitré. Ce qui fait que lorsque j’ai besoin de lumières sur ce que je traverse, les conseils de Marie sont toujours là, ainsi que ceux d’autres anges. Et ce ne sont pas les moindres. Cependant, avec l’expérience, j’ai compris que si les personnes incarnées avec qui je parle, et qui souhaitent que je leur donne un enseignement, ont des anges gardiens particuliers, ces derniers sont beaucoup plus à même d’agir pour les aider à les élever que je peux l’être moi, par plusieurs anges non attitrés. Je veux dire, pour être clair, que parfois, traversant des passages difficiles, j’ai demandé à Marie, par exemple, de m’aider, non pas en résolvant le problème, mais en m’expliquant comment faire pour que le poids soit moins lourd. Et parfois, je ne suis pas arrivé à recevoir ce que je demandais, probablement parce qu’inconsciemment, je ne me l’autorisais pas. Comme quelqu’un qui prie sans croire à sa prière. Une amie, apprenant mes difficultés, m’a envoyé ses anges à elle (elle en a deux attitrés) lesquels m’ont immédiatement apporté une solution. C’était même parfois trop, car ils réglaient le problème, alors que j’aurais voulu m’en sortir tout seul, mais je n’en trouvais pas la force.

Les attaques d’EBA ayant été très fortes depuis longtemps, elles ont des effets. Je ne peux plus voir un film assez violent, par exemple, alors qu’avant de pratiquer les échanges avec les anges, je les regardais comme presque tout le monde, sans sourciller. J’ai ressenti hier le besoin de pouvoir en regarder un et de le supporter, juste pour voir si j’avais surmonté des douleurs personnelles, pour voir si je pouvais m’en sortir tout seul, justement. Etre un quidam devant un écran.

J’ai regardé Ennemis rapprochés, et j’en suis sorti sombre comme le film, et affligé de tant de noirceur. Vague à l’âme. J’ai lu quelques pages de Dolto, ensuite, et emporté par son élan, je me suis trouvé tout à coup léger, totalement libéré de ce sentiment triste. Alors, j’ai compris que Dolto était celle qui saurait me donner la force de recouvrer la dynamique de la joie. Et je lui ai demandé d’être mon ange gardien attitré. Elle a accepté, ce qui m’a fait un immense plaisir !

Elle me dit maintenant que c’est une étape très importante pour moi, avant que j’accepte que Marie et le Père soient vraiment mes anges gardiens personnels. Car cela ne s’accepte pas facilement, d’avoir de tels anges gardiens (hihi, mettez-vous à ma place !). Dolto me dit que, aussi que d’une certaine façon, et à plusieurs reprise, cela m’a apporté des traumatismes, dont il faut que je guérisse, avant de pouvoir monter la dernière marche.

Je remercie beaucoup Françoise Dolto d’être mon ange gardien, et je vais faire de mon mieux pour être digne de tout cet amour, et pour le donner à ceux qui en voudront.

Je sais que cette confidence que je vous fais là pourra sembler puérile, ou anecdotique à ceux qui me lisent. Mais Marie et moi avons pour habitude de vous parler de ces petites choses, comme de ces grandes choses, qui font la vie, et cela pourra vous servir, à vous, si un jour vous changez d’ange gardien (nous en changeons de toute façon lorsque nous nous élevons spirituellement, dès lors que nous montons des marches, un autre ange gardien nous attend plus haut) de savoir que vous pourrez nouer des relations tout aussi particulières avec lui que moi avec Dolto.

Luc

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