Les religieuses au chocolat-4 décembre 2010

Les religieuses, les nonnes, sont des femmes pour la plupart admirables. Admirables d’abnégation, d’opiniâtreté, de sacrifice de soi. Mais quand donc cessera-t-on d’admirer le sacrifice de soi, quand donc comprendra-t-on qu’on peut se donner sans se perdre ?

Les religieuses (et les religieux) sont des personnes qui, en général, ont subi, en premier lieu, une éducation dans un cadre dogmatique, dans lequel les préceptes écrits par la religion sont plus importants que tout le reste. Et ce sont des personnes qui ont subi un manque d’amour, à cause de cette froideur de la lettre, du texte tapé dans le marbre, qui leur a fait croire que Jésus les jugeait sans cesse. Jésus relégué au rang de père fouettard. Et quand on est petit, ce Jésus-là, c’est aussi l’image des parents, que l’enfant colle immanquablement dessus, de l’autorité, de ce qui est « bien ». C’est la loi, mais une loi non expliquée, non étayée sur des faits, du vécu, une loi qui dit « c’est comme ça ». La loi de parents qui n’ont pas le temps de parler à leurs enfants, et qui assènent des choses pour avoir la paix. Et les parents qui inculquent cela sont le plus souvent des gens qui ne savent pas apporter des solutions à leurs enfants, et qui, inconsciemment, s’en veulent, alors, ils font l’autruche, et intiment l’ordre à leurs petits de faire aussi l’autruche. « Pourquoi ? » oserait demander l’enfant. « Parce que. Et tiens-toi comme il faut, mets bien ta tête dans le sable. » lui répondrait-on. « Pourquoi ? » dirait encore l’enfant, par nature heureux d’apprendre et de comprendre. « Mais tais-toi donc ! Comment oses-tu mettre en doute la parole sacrée ? Tu blasphèmes ! Honte sur toi ! Il faut t’exorciser ! » pourrait-on encore lui répondre. Et ce n’est pas si rare qu’on croit.

Ecrasées sous le poids de ce marbre massif, les futures religieuses se sont laissées étouffer. On leur a parlé des vertus de la souffrance méritoire. Elles l’ont pris comme une base de réflexion. Les religieuses (en disant cela, je n’écarte pas les hommes, mais mon sujet en en-tête met le mot au féminin) sont aussi des personnes extrêmement sensuelles, c’est en elle, et elles ne savent pas gérer cela, qui est un péché, soi-disant, elle s’en veulent tellement d’éprouver des pulsions sexuelles si fortes (lisez sœur Emmanuelle) qu’elle veulent à tout prix fermer la porte, et que cela a l’effet contraire : quand vous fermez la cocotte minute, la pression monte à l’intérieur. Et devient insupportable. Alors, comme il est hors de question de s’accorder le plaisir, on renonce à soi-même, et on cherche à donner son amour amputé du sexe à autrui. Sans se rendre compte que c’est sa sensualité qu’on donne aussi, en la déguisant. Les religieuses sont dans un acte de refus du plaisir, parce qu’elles pensent (partiellement consciemment) qu’en le mettant sous pression en elles, elles en auront plus à donner. C’est tout à leur honneur. Mais elles pourraient, en vérité, en donner tout autant, et même plus, en sachant de quoi elles parlent, c'est-à-dire d’amour. Les prêtres non mariables, c'est la même chose. Cela ne fait-il pas envisager un parallèle à priori scabreux avec les eunuques ? On émasculait des hommes pour pouvoir leur faire avoisiner les femmes dans les harems. Parce que, sans testicules, les hommes sont incapables d’éprouver de l’amour ? Bien sûr que non. Mais ils sont incapables de le réaliser. Ils peu capables d’être insoumis, et de faire des « bêtises ». Alors, la religion a trouvé le moyen d’asservir ses disciples, pour qu’ils ne fassent pas de bêtises, et qu’ils marchent dans les clous. Non pas en les émasculant, mais en leur refusant la vie commune, qui est une épreuve de l’amour, pourtant, et une expérience indispensable, un vécu qu’il faut avoir pour bien comprendre ceux qui viennent ensuite voir les religieux pour avoir des conseils sur la question de l’amour. Même s’ils n’osent pas les poser directement, ils viennent tous pour cela ! C’est toujours d’amour qu’il est question, vous savez. Je le vois bien, moi qui entends vos prières.

Si on n’émascule pas les prêtres, on ne mutile pas non plus les religieuses. Mais, à la base, on leur fait voir leur désir comme impropre à la consommation, même sacrilège. Ce qui revient au même.

Oui, les religieuses sont des femmes admirables, pour beaucoup. Mais pas parce qu’elles se sacrifient. Parce qu’elles ont en elles une puissance d’amour phénoménale, qui s’exprimerait encore mieux en liberté. Un oiseau n’est-il pas aussi joli en dehors de sa cage ? Et le monde n’est il pas peuplé d’oiseaux, aussi ? Sans les oiseaux, et tout ce qui se déplace, vivant, dans les airs, auriez-vous jamais eu l’audace de rêver de voler ? N’avez-vous pas eu cette audace parce que vous en avez vu l’exemple ? Et ne savez-vous pas voler parce que ce qui volait déjà vous a montré comment faire ?

Alors, je ne dis pas, religieuses de tous pays, unissez-vous, faites l’amour aux fidèles ! Mais je vais plus loin encore. Je dis, soyez en chocolat, pour vous-mêmes, goûtez le plaisir d’être délicieuses, à l’intérieur aussi, parce que la sexualité des femmes est à l’intérieur, pour mieux en ressortir, quand le moment vient où elles débordent de tendresse. Je vais plus loin, en disant, aimez, aimez pour vous, aimez pour eux. Vous aurez créé une dynamique, et, au lieu d’avoir donné le triste exemple de mettre l’amour en cage, vous aurez donné celui, évident, impérieux, qu’il peut voler !

Marie --------

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Question à Marie/Dolto :

Comme Marie le dit, souvent ces femmes ont eu une religion plutôt stricte depuis leur plus jeune âge, elles ont appris à aimer Jésus. Ne serait-il pas possible qu'elles aient pris pour modèle non leur père mais Jésus ?

Et que entrer dans la religion, en tant que religieuse ou non, serait finalement un moyen de « séduire » Jésus, peuvent-elles arriver à faire leur œdipe dans ces conditions ?

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En fait, les deux se mélangent. Papa et Jésus. C’est lorsque Jésus est présenté comme aussi important, et déformé, transformé pour remplir le rôle d’un père souvent défaillant affectivement. Ce que tu dis est exactement la conclusion que j’avais eue, dans mon livre La difficulté d’aimer. Et il est très difficile de dépasser le mur de l’Œdipe, quand il n’est pas clair, quand il se présente sous une forme pareille, c'est-à-dire avec un esprit qui n’est pas de chair. De la même façon qu’il est si dur de passer le mur du deuil avec des personnes disparues que vous ne laissez pas partir (difficile pour vous comme pour cette personne), il est impossible d’avoir une vie sexuelle « normale » si le père à séduire n’est pas matériel, et ne peut donc pas donner sa version personnelle de l’interdit de l’inceste. Et entraîner comme il se devrait la résolution de l’Œdipe. D’autant plus que religieuse ou pas, vous n’entendez que des prières récitées quand vous essayez de parler avec Jésus, la plupart du temps.

Cette déformation « professionnelle » des religieuses se manifeste dans une phrase bien connue : on dit qu’elles sont les épouses de Jésus. L’Église ajoutant, en cela, un quiproquo dans la relation d’épouse à Jésus, qui est impossible, au papa, à l’Œdipe, tout en embrouillant encore les choses en disant dans le même temps qu’il ne faut avoir qu’une seule épouse. Ce qui a permis, par la suite, aux rois, que la religion disait « choisis par Dieu » d’avoir plusieurs épouses, ou en tous cas plusieurs maîtresses, sans que cela choque personne, à part les femmes directement concernées, celles qui en souffraient. Et le roi également, qui, de ce fait, voyait sa relation amoureuse multiple l’insatisfaire totalement, et engendrer la « surconsommation » sexuelle, menant, à terme, à une vie de culpabilité, qu’on essaye à tout prix de racheter à coup de bigoterie, comme l’a fait Louis XIV à la fin de son règne, en s’entourant des fameux « dévots ».

Les religieuses ne sont pas les épouses de Jésus, il n’en a qu’une, ou alors, il les a toutes.

Les religieuses sont victimes de ne pas avoir pu dépasser leur Œdipe, effectivement, ou d’avoir mal dépassé ce cap. Si quelqu’un, qu’elles pourraient écouter, leur disait enfin : vous ne pouvez pas coucher avec Jésus, vous ne pouvez donc pas être leurs épouses, ce qui est la plus stricte vérité, impossible à contredire en restant logique et réaliste.

En comprenant cela, alors, elles feraient leur deuil de ce fait, et construiraient les choses comme le font toutes les personnes qui n’ont pas eu à endurer cela. Et elles structureraient leur apport au monde de bien meilleure façon. En prenant de l’amour, et en en donnant, ce qui est la seule vraie bonne manière de le faire circuler, croître et embellir.

Jésus n’a pas besoin de mille épouses. Sinon, cela voudrait dire qu’il serait en manque d’amour. Ou que son Père, sa Mère, auraient peur qu’il n’en ait pas assez. Alors qu’ils sont l’Amour par excellence, et qu’ils ont mis tout le leur en leur Fils. Si vous saviez, Jésus en est déjà environné au ciel, de cet Amour ! Il a seulement envie de le voir se répandre, s’échanger partout, en toutes, et en tous.

Dolto

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Autre question :

Merci pour cette réponse, en fait je pensais de manière plus générale que les religieuses, à toutes celles qui trouvent recours ou qui embrassent la religion sans forcément être religieuses.

Celles-là, vivent « normalement » ont souvent un mari et des enfants. Mais effectivement vivent mal leur sexualité puisqu’il n’y a pas si longtemps, pour l’église, l'acte d'amour était avant tout un acte de procréation. Si on considère qu'en plus, comme tu le dis, leur œdipe ne peut pas être correctement accompli et que quelque part, elles sont aussi maîtresses de Jésus et non ses épouses puisqu'elles ne sont pas religieuses... cela se complique vraiment pour elles !

Si elles pouvaient, enfin, rencontrer Jésus et l'accepter comme tel, cela serait un moyen de vivre et de faire leur œdipe, non ?

Mais un œdipe, si j'ai bien compris, fait aussi souffrir ?

Je veux dire séduire, plaire, faire ses « griffes » n'est pas vraiment une partie de plaisir même si c'est un passage indispensable.

Comment Jésus réincarné pourrait-il supporter tout cela si non pas une ou deux personnes venaient à le faire mais une multitude ?

Comment bien le vivre ?

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C’est une question intéressante mais il y a une petite faille dans ton raisonnement. Si une femme est mariée et a des enfants, c’est qu’elle a renoncé à séduire son père, chose qui se fait très jeune, et qui veut dire que cette femme a dépassé l’Œdipe. Maintenant, le monde est plein, malheureusement, de femmes qui ont mal dépassé l’Œdipe, et je vais donc considérer que tu parles de celles-là. En tous cas, elles ne se considèrent pas maîtresses de Jésus, car ce sont les religieuses qui sont censées l’être, pas celles qui n’ont pas fait ce vœu.

Si ces femmes pouvaient rencontrer Jésus aujourd’hui, elles auraient possiblement un élan passionnel vers lui, qu'elles réfréneraient de toutes leurs forces ou qu'elles laisseraient aller. Il pourrait dépasser en effet les bornes, mais mon Fils leur ferait clairement comprendre, alors, que les rapports sexuels ne sont pas envisageables. Pour qu’alors, elles puissent se construire une autre vision des choses, et commencer enfin à s’aimer, et à chercher à construire autour d’elles une vraie histoire d’amour, toute neuve, et fructueuse.

Oui, l’Œdipe fait souffrir, peu de temps, et pas assez fort pour qu’on s’en souvienne vraiment, la plupart du temps. Mais cela fait beaucoup moins souffrir que si on ne le dépasse pas, car alors, l’amour tourne en rond, et est irréalisable, ou avec des conséquences catastrophiques, pour peu qu’une jeune fille face à ce cap se trouve en face d’un père désaxé, par exemple. Qui la prenne au mot, ou qui réponde à ses appels du pied. Cela peut se passer avec le père, mais aussi avec un membre proche de la famille, auquel la petite fille associe la force, la position dominante, par exemple, un oncle, un cousin. Et cela n’est bon pour personne, à cause des tabous qui sont solidement ancrés en vous tous. Au ciel, tout le monde peut s’aimer, de toutes les façons, parce qu’il n’y a que l’amour. Je veux dire, mets deux lumières l’une en face de l’autre dans le noir, elles s’uniront pour faire plus de lumière, quoi qu’il arrive. C’est facile à prouver scientifiquement. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de barrières.

Mets deux personnes dans l’amour, l’une en face de l’autre sur la terre, il n’est pas du tout évident que ces lumières se fondent, à cause des multiples barrières qui sont là, à commencer par celles du corps, mais aussi en passant par celles de l’éducation, de la morale, de tonnes d’éléments qui sont là depuis des temps immémoriaux et s’accumulent. Et comme sur la terre, pour faire de la lumière, il faut de l’électricité, cela peut faire des gros courts-circuits ! Et même, couper le réseau de toute la maison, et de toute une ville.

Si Jésus incarné venait à rencontrer une multitude de femmes qui voudraient lui faire l’amour, eh bien, ma foi (tu me fais rire), il s’enverrait en l’air dans un avion, destination inconnue, pendant quelque temps, histoire de se faire oublier un peu. Et de donner le temps à toutes de comprendre le message qu'il n'aurait pas manqué de laisser, et qui serait très clair. Et qui, parfois, pourrait même être un oui, pour que la personne se rende compte par elle-même que ce oui n'est pas approprié. Mais rassure-toi, ce n’est pas ce qui peut arriver.

Dolto

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Une discussion s’ouvre, entre A-S et S, au sujet de ces personnes qui sont très ancrées dans la religion, et pour qui l’acte d’amour serait (ou non ?) lié automatiquement à la procréation. Est-ce toujours le cas, ou est-ce ancien ? Je pose la question à Marie de savoir ce qu’elle en dit.

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C’est toujours le cas chez certaines personnes, tu en as plusieurs exemples dans ta famille, Luc, dans la génération de tes oncles et tantes, et de tes grands-parents. Il ne faut pas en faire pour autant une généralité, mais cela existe. Il y a tellement de formes de frustrations, qui engendrent ce genre d’idées, que ceux qui les ont n’appliquent guère pour eux-mêmes d’ailleurs. Parce que s’ils les prennent pour leurs, c’est qu’ils bouillent intérieurement, dans leur cocotte minute intérieure, et alors, un jour ou l’autre, à force de boucher la soupape, il y a des dégâts ! Et quand ils ne sont pas directs, je veux dire, quand, par exemple, la personne effectivement respecte jusqu’au bout cette idée qu’il ne faut pas faire l’amour en dehors de la procréation, ce sont les enfants qui en pâtissent, puisque l’état de frustration de leur père ou mère les fait agir de travers sur bien des points, les transforme en dictateurs. Comme ces petits chefs, au travail, qui sont frustrés d’une autorité naturelle, et qui la remplacent par l’agressivité, laquelle est un paravent contre toute contestation. Et d’une un révélateur d’une peur d’être contesté.

La religion permet ce genre d’aberration, oui. Et même si ce n’est pas chez la majorité des gens, il est bon de le dire, parce que cela montrera à quoi on arrive par ce biais-là, et cela expliquera à bien des personnes étouffées par leurs parents pourquoi elles l’ont été, et, sachant que leurs parents auront été eux-mêmes victimes de croyances venues d’ailleurs, seront mieux à même de les pardonner, et donc, de finir de souffrir.

Marie-Dolto

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Oui. Je témoigne ici de ce qui est arrivé à un de mes oncles, poussé à l’intégrisme par sa mère (ma grand-mère). Un jour, le fils de mon oncle, vers l’âge de 10 ans, en avait vraiment assez de voir sa grand-mère, à chaque fois qu’il voyait son père. Il ne le voyait pas souvent, puisqu’il était divorcé. Ce qui, au passage, est interdit par la part intégriste de l’Église dont mon oncle se réclame. Et ce qui fait qu’après 20 ans de procédure non terminée, mon oncle, en voyant le bout du tunnel, en est venu à ne pas se pardonner, et pour ne pas en sortir, se lance dans une action auprès du pape pour demander l’annulation du mariage. Il y en a pour une éternité, maintenant... Donc, disais-je, un jour, son fils, plus qu’outré des sermons sempiternels de son père et de sa grand-mère conjugués, (il est pourtant resté croyant, si j’en crois ce qu’on m’a dit) en a eu assez, et a traité sa grand-mère de « grosse vache ». Aussitôt, mon oncle et sa grand-mère l’ont emmené chez un prêtre pour le faire exorciser. Ce dont, d’ailleurs, il garde un souvenir très douloureux, comme il me l’a confié. Et cela se comprend. Il existe donc encore aujourd’hui, des prêtres qui sont prêts à exorciser des enfants pour de tels motifs (voir ce que dit Marie sur l’exorcisme) et c'est une telle aberration qu’il faut le dire, et le souligner, même si heureusement, ce n’est pas le cas de tous. Du moins l’espéré-je, et si un prêtre voulait nous donner son opinion là-dessus, je serais heureux de le lire.

Puis, avec le fils de mon oncle, qui est donc mon cousin, et qui est adulte maintenant, nous avons parlé, et il m’a dit qu’il ne supportait plus son père. Chose que j’avais déjà vérifiée, puisque son père était venu m’en parler, et ne savait plus quoi faire à ce sujet. C’est pourquoi je suis allé poser des questions, pour tenter de faire quelque chose. Et j’ai eu la réponse, de la part de mon cousin, réponse que je n’ai pas pu transmettre à mon oncle, vous comprendrez pourquoi en la lisant. Il se trouve que mon cousin en voulait beaucoup à son père, non seulement pour cet exorcisme, mais ce n’était qu’un point de détail face à l’autre problème qui était le suivant : il m’a dit « je ne supporte pas tout ce qu’il m’a dit, imposé, au niveau de mes relations avec ma copine, que j’ai quittée à cause de lui, je ne supporte plus tout ce qu’il nous interdisait au nom de la morale, alors que lui, actuellement et depuis un bon moment, il a une copine qui a mon âge, et il couche avec elle. »

La soupape dont parle Marie avait été trop longtemps bouchée. Et celui qui dictait le comportement à avoir à ses enfants ne le suivait pas. Voilà où tout cela mène. Je suis conscient, bien sûr, que cet exemple est probablement marginal. Mais c’est au nom de la religion que cela a lieu, et c’est intolérable que pas un religieux digne de ce nom ne s’élève contre ce genre de choses, et même au risque de nier les faits.

Luc

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Oui, et il faut aussi parler, puisque nous sommes dans la sexualité, de ces prêtres qui font la une aujourd’hui, parce qu’ils ont abusé des enfants dont ils s’occupaient.

Cela illustre ce que je disais plus tôt. En étouffant sa sensualité lorsqu’on en a beaucoup, et justement parce qu’on en a beaucoup, il y a un risque que la cocotte minute explose. Cela n’a rien d’étonnant. Comme il n’y a rien d’étonnant au fait que des cas de pédophilie touchent les enseignants, en contact, justement avec les enfants. Ce qui est étonnant, c’est qu’il ait fallu tant d’années pour que les religieux soient mis devant le fait accompli pour dire, oui, ça a existé. Ce qui est insupportable, c’est que quand on dit qu’un danger est là, on le nie toujours, au plus haut niveau de la hiérarchie concernée. C’est la même chose pour le nucléaire, où rien n’est dangereux, où rien ne peut arriver, sauf quand il y a un accident et qu’il se sait. Ne parlons pas de ceux qui ne se sont pas sus. Pourtant, il y en a, mes amours, de graves accidents. Mais là, c’est la religion de l’argent qui est en cause.

Marie

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