Les maladies incurables

Je demandais à Marie pourquoi certaines personnes ont des maladies incurables.

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Découvrir que l’on a une maladie incurable fait saigner le cœur, et celui des proches aussi. Mais au-delà de l’épreuve terrible que cela représente, il y a un enrichissement, même s’il paraît inconcevable dans un premier temps. Si cette maladie représente un compte à rebours vers l’autre monde, après le choc que cela représente, il semble étonnant de noter combien de personnes s’appuient sur cette si mauvaise nouvelle pour faire ce qu’elles ont à faire avec plus d’urgence, de compréhension envers les autres, et d’amour. Pourtant, ce n’est pas étonnant, car cette annonce de la fin, c’est vous qui l’avez écrite pour vous avant de naître, c’est vous qui l’avez inscrite dans le plan de votre vie, pour vous donner une impulsion, une occasion d’accélérer votre élévation spirituelle. Bien sûr, il y a les souffrances, mais il y la puissance de l’âme qui monte, multipliée par cette souffrance, à moins que l’idée de la mort, au lieu de vous pousser vers votre réalisation, vous arrête sur le bord du chemin. Regardez alors les souffrances des autres, il y en a toujours de plus grandes, même si la vôtre est immense, et vous vous soulèverez vous-mêmes, et vous souffrirez moins, et nous vous aiderons à porter le fardeau.

Marie.

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Question d'Anne-Sophie

Ici, j'ai l'impression que Marie parle surtout des adultes. L'enrichissement dont elle parle, comment se traduit-il quand la maladie se déclare non chez un adulte, mais chez un enfant ? Il est surtout pour l'entourage de l'enfant ?

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Non, je ne me limitais pas aux adultes. Et l'enrichissement est aussi pour l'enfant. Il vaut mieux une vie d'un jour, pleine d'amour qu'une vie de cent ans, pleine de haine. Parfois, avant de naître, vous n'écrivez qu'une courte période de vie. Ce qui compte, ce n'est pas la longueur, mais la valeur de ce qui est fait.

Il y a plusieurs cas de figure. Quand une âme hésite à s'incarner, par exemple, parce qu'elle ne part pas du ciel, mais de l'espace vide qui se situe entre le paradis et l'incarnation sur terre, et qu'elle ne se sent pas assez forte pour aimer comme elle le voudrait, alors, elle plonge tout de même. Mais elle revient en arrière, pour trouver l'élan qu'il faut, et qu'elle n'a pas eu. Un peu comme vous, si vous étiez au bout d'un plongeoir beaucoup trop haut pour vous, et si vous faisiez le premier mouvement pour sauter, mais vous reprendriez l'équilibre pour, finalement, ne pas faire le grand pas.

Les âmes se réincarnent, la plupart du temps, à partir du ciel, où elles rencontrent Dieu/l'Amour. Ensuite, et selon un laps de temps qui varie d'une personne à l'autre, elles retournent dans un corps pour donner encore plus d'amour que dans leur première vie. Mais il arrive qu'une âme, trop attachée au matériel, n'ait pas pu voir le ciel, ni Dieu/Amour, mais cependant, écoute son courage et sa force d'aimer, pour tenter le plongeon tout de même, sans avoir reçu la lumière qu'il faut pour cela. C'est un grand exploit, qui, de lui-même, grandit la personne. Car, incarnée enfant, bébé, même, et repartant de suite par vertige, elle pourra voir, en revenant dans l'autre côté, qu'elle a fait preuve de courage, et qu'elle peut aller encore plus loin. De plus, à chaque fois que vous sortez de votre corps, une chance de plus vous est donnée de voir le ciel, de voir Dieu, et donc, d'y être irrésistiblement attiré. Et donc, en touchant Dieu du doigt, on repart avec la lumière qu'il faut pour s'incarner convenablement. C'est donc un acte de courage que de venir dans un corps, même si on a manqué un instant, apparemment, de ce courage, on a initié quelque chose pour soi et pour la grande Œuvre de Dieu/Amour. Bien sûr, en tant que parent, on vit cela avec une grand tristesse, mais si vous savez que pour l'âme qui a voulu venir près de vous, qui vous aime, et que vous aimez aussi, donc, au moins d'une façon spirituelle, ce n'était que reculer pour mieux sauter, peut-être pourrez-vous commencer à vous réjouir, car l'âme de cet enfant retentera, et mieux armée, sa venue vers vous, dans votre prochain bébé.

Alors, me direz-vous, oui, il y a les bébés, mais les enfants, ceux qui partent alors qu'ils sont jeunes enfants, ou adolescents ? Pourquoi partent-ils ?

C'est souvent le même cas de figure. Ne vous est-il jamais arrivé, après avoir sauté plusieurs fois d'un plongeoir, de soudain le trouver trop haut, et de ne pas comprendre, comment, plus jeune, il a pu vous paraître si facile ? Ne vous est-il jamais arrivé, en faisant du ski, de faire une piste difficile, et, tout à coup, de prendre le vertige en face d'une plus facile, alors que rien ne vous laissait le présupposer ?

Ces enfants qui partent trop tôt ont souvent un caractère bien trempé, se font remarquer, sortent du rang, ou ont une sensibilité particulière. C'est parce que leurs sens sont aux aguets, et qu'ils sont arrivés sur terre avec une partie du bagage d'Amour manquant. Ce qu'il faut vous dire, c'est qu'en repartant de l'autre côté, en allant au ciel, ils reviendront mieux armés, et avec tous leurs bagages.

Ce qu'il faut vous dire, aussi, pour éviter cela, c'est peut-être que si vous vous aimiez un peu plus, si vous étiez moins accrochés à la matière, si vous aidiez ceux qui sont partis à monter, au lieu de les retenir (que ce soit par vos larmes ou par colère contre « le Bon Dieu » qui ne peut rien contre le libre-arbitre auquel vous tenez tant), alors, il n'y aurait finalement plus personne qui serait bloqué entre la terre et le ciel, et toutes les âmes monteraient. Et il n'y aurait plus de bébés ou d'enfants partant avec un trou dans leur valise. Et ils resteraient sur la terre, le temps d'accomplir jusqu'au bout la mission qu'ils se seront donnée.

Et puis, il y a un autre cas de figure, encore. Il y a celui qui a touché Dieu, qui a tout son bagage, mais qui part très vite. C'est parce qu'il avait un acte d'amour à accomplir (non accompli dans sa vie précédente alors que cela faisait partie de ses plans de vie, écrits depuis le ciel avant son incarnation), et que sa naissance était cet acte, ou que sa courte venue l'était aussi. Alors, il repart, et ce faisant, il crée en autrui, aussi, l'Amour naissant. Car l'Amour, c'est entre autres l'irrésistible envie d'être avec autrui.

Marie

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