Les femmes changeront le monde

Elles n’ont qu’une fausse idée, pour la plupart, des changements qu’elles vont apporter. Elles sont dans la lutte, dans la guerre, et croient se valoriser ainsi, alors que c’est dans l’amour qu’elles gagneront leur véritable combat. Il est beaucoup de femmes qui s’affirment en se conduisant aussi mal que les hommes qu’elles ont renversés pour leur tyrannie. Sans voir plus loin que le bout de leur nez, et donc sans réaliser qu’elles se mettent ainsi en danger de subir à leur tour le retour de bâton quand trop de pression les aura conduites à faire sauter la cocotte-minute. C’est justifier la continuation de la guerre, cela, et élargir encore et encore le fossé qui sépare les hommes des femmes. Pour quoi êtes-vous venus sur terre ? Pour l’amour ! Quoi d’autre ? Qu’est-ce que vous emporterez avec vous, dans votre cœur, au moment de faire le bilan, qu’est-ce qui sera vraiment important ? L’argent ? Votre position sociale ? L’orgueil ? Le gigantesque maquillage qui vous fait vous mentir à vous-même ? Non, vous emporterez vos actes d’amour comme autant d’étoiles dans le ciel de vos aspirations profondes. Et vous ne serez alors pas dans le noir. Oui, les femmes changeront le monde. Et les hommes les suivront avec délectation, une fois qu’il ne s’agira plus d’une guerre.

Certaines ont déjà commencé. Les exemples sont faciles à trouver, même si je ne vais parler ici que de celles qui sont en vue, alors que dans la cohorte de celles qui sont inconnues du public, il s’en trouve d’autres qui ont changé leur monde. Ce qui est le meilleur des débuts.

A l’heure où on encense les hommes qui font du cinéma, à l’heure ou un James Cameron est en haut de l’affiche avec des images qui heurtent, avec la violence, à l’heure où il n’y a pas d’histoire dans les James Bond mais un feu d’artifice d’explosions qui deviennent boueuses à force d’à force, il y a des femmes qui font des films passionnants, drôles, humains, devant lesquels on ne s’ennuie pas une minute, et où vous pouvez vous reconnaître. Je veux parler d’Isabelle Mergault, que je félicite de tout mon cœur, pour son Je vous trouve très beau et son Enfin veuve, joyaux d’intelligence et de tendresse, d’humour, d’acuité, de sensibilité. Et Coline Serreau, avec La belle verte, ce joli tableau tout proche du paradis, qui devrait vous donner matière à réflexion, pour Romuald et Juliette, aventure d’amour édifiante et pleine de charme.

Prenez-en de la graine, mesdames, il y a en vous toutes de quoi non seulement suivre ces exemples, mais aussi de quoi apporter le vôtre.

Marie

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