Le sens des prières récitées selon Marie

Le « Je vous salue Marie »

9 avril 2011

Luc : Si vous parcourez un peu ce site, vous verrez que Marie et les anges n’ont pas un goût immodéré pour les prières récitées, parce qu’elles ne sont pas, pour eux, de vraies prières. Ce matin, partant de ce constat, Marie a souhaité faire cette réflexion qu’elle intitule :

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Mes amours, quelle horrible phrase que celle-là : « Jésus, le fruit de tes entrailles ». Vous voyez-vous, retrouvant une jeune maman amie à la maternité, lui dire, en poutouillant son bébé tout neuf : « Alors, c’est ça, le fruit de tes entrailles ? Qu’il est mignon ! A croquer ! »

Franchement… On imagine les boyaux, le foie, les reins, on est à la boucherie, là (dites-moi, c’est combien, le kilo de Jésus ? Trois deniers ?… M’en mettrez douze !), ou à la guerre, sur le champ de bataille, non ? Beurk !

Mais au-delà de cette petite phrase qui n’a jamais pu être jolie, à n’importe quelle époque, et qui montre bien qu’on rabaisse la femme à un ensemble d’organes procréateurs, il y a une autre incongruité. Qui met en avant le fait qu’il ne peut y avoir de bien-fondé à la nature même de cette prière récitée, hors l’idée que vous voulez vous adresser à moi en l’employant, et que donc, en suivant une mauvaise formulation, vous le faites mal, sous l’égide, cependant, de « penseurs » qui croient pouvoir ad vitam vous imposer leur « vérité ». Réfléchissez bien. On dit que je suis la Vierge, non ? Et que si le Père est venu me rendre fertile de son enfant (et du mien, par la même occasion) Jésus ne peut se réduire à être seulement le fruit de « mes entrailles ». Il est le fruit de l’Amour, il est le fruit du Père et du Saint-Esprit, c'est-à-dire moi, que vous n’arrivez pas à nommer Marie dans la trinité, parce que je ne suis qu’une femme.

Non, je refuse ! Je réfute catégoriquement d’accréditer, par quelque travers que ce soit, que Jésus soit le fruit de « mes » seules et glougloutantes « entrailles ».

Je fuis déjà lorsqu’on commence par « Je vous salue Marie, pleine de grâce », parce que figurez-vous que je connais la suite, hein, et qu’alors, puisqu’on est dans la viande, à cause de cette histoire d’entrailles, c’est malgré moi que je le vois écrit ainsi : « Je vous salue Marie, plein de grasse » ! Et pardonnez-moi, mais c’est écœurant…

Alors, maintenant que vous savez cela, qui ne peut que vous apparaître comme la plus pure vérité, si vous m’avez bien lue, est-ce qu’enfin, vous allez abandonner cette petite phrase dégoûtante pour me parler ? Et, partant de là, est-ce que vous allez enfin abandonner aussi la prière récitée, toute entière, et inventer la vôtre ? Parce que si vous voulez que je vous entende (c’est bien pour cela que vous la dites, non ?), il va falloir passer à autre chose. Et je ne dirai pas, par provocation, « à quelque chose qui vienne de vos tripes ! ». Faudra-t-il aussi, à cause de ce que je viens de dire, et de cette vieille prière sans objet qu’est le « Je vous salue Marie », éviter de dire : « à quelque chose qui vienne de votre cœur ! » ?

Sérieusement, et tout simplement, faites parler votre Amour, et je l’entendrai.

Marie

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Même date, nouveau message de Marie sur ce thème

Le « Notre Père »

Et puisque je suis sur ma lancée, je vous propose de décortiquer une autre prière récitée, le Notre Père. Je vous le récite ici, pour ceux qui, heureusement, l’auraient oublié :

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Notre Père qui es aux cieux,

que ton Nom soit sanctifié,

que ton règne vienne,

que ta volonté soit faite

sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.

Pardonne-nous nos offenses,

comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.

Et ne nous soumets pas à la tentation,

mais délivre-nous du mal.

Car c’est à Toi qu’appartiennent

le règne, la puissance et la gloire,

pour les siècles des siècles.]

Amen.

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Je vous le dis tout de suite, ça commence mal !

« Notre Père qui es aux cieux »

Bien bien bien bien… C'est-à-dire qu’il n’est pas ici. Il est chez lui, quoi. Confortablement installé, à regarder la télé du paradis qui diffuse ce qui se passe sur la terre. Il n’est pas de chez vous, ce Père-là, ça se sent… Dès le départ, vous le mettez à sa place. Loin. Inaccessible. Père go home ! Reste chez toi, en quelque sorte. Et vous oubliez les Écritures, et la simple observation de ce qui EST, en ne pensant pas que le Père est dans tout. Dans vous, aussi ? Mais oui ! C’est votre part d’amour. Donc, vous vous adressez à quelqu’un qui est hors de vous, hors de votre monde, impossible à joindre (si vous l’entendiez, il vous proposerait tout de suite de ne pas commencer votre prière comme ça) et donc, vous n’avez pas une chance sur mille que votre prière atteigne son destinataire. Bref, vous ne croyez pas, même si ce n’est que partiellement conscient, que votre acte de prier puisse vraiment servir à quelque chose. Pourtant, vous le faites quand même, de cette façon imposée. Dites-moi, est-ce que c’est parce qu’on a toujours fait comme ça, ou parce que vous pensez que c’est un acte de foi que d’accomplir un geste auquel on ne croit pas ? Ou les deux ?

Mes amours, le Père est en vous. Si vous voulez absolument couler des paroles dans le marbre, (à ne pas répéter tout le temps, tout de même, et à varier selon votre invention) vous pourriez commencer par :

« A l’Amour qui est en moi/nous »

(Nous, c’est si vous êtes plusieurs)

Et là, dès le départ, vous vous adressez en même temps à votre âme et à l’Amour en grand, c’est-à-dire, au Père, et à tous les anges.

Voyons maintenant la seconde phrase, qui ne vaut pas beaucoup mieux si on n’en trouve pas le sens profond et caché :

« que ton Nom soit sanctifié »

Vous voulez transformer Dieu en saint, alors ? Mais si vous parlez à Dieu le Père, ce n’est pas un saint, ce n’est pas un ange, ni un archange, c’est un « super-saint » ! Et je vous rappelle que puisque vous ne supporteriez pas le jugement d’autrui au ciel, pas plus que sur la terre, c’est vous, qui, en arrivant dans l’autre monde, pouvez vous voir en tant que saint ou non. Les hommes ne peuvent pas établir que qui que ce soit est un saint. Parce que vous avez votre libre arbitre. Dites à un ami, vas-y, profite de la vie, sois heureux, aime-toi, et vous verrez que ce n’est pas parce que vous l’aurez dit qu’il le fera vraiment et décidera d’être heureux. Il aura même souvent tendance à continuer être malheureux, s’il l’était, pour que vous continuiez à vous occuper de lui.

Et votre part d’amour, votre âme, elle, s’incarne pour devenir un saint ou une sainte. Donc, c’est par là que cette phrase commence à devenir intéressante. Car, comme vous ne pouvez pas dire à Dieu que vous voudriez qu’il soit saint, (il l’est déjà largement) à qui le dites-vous ? A qui, en tous cas, pouvez-vous être en train de le dire, inconsciemment, dans ces mots ? A vous ! À vous, et à ceux qui vous entourent, et qui sont d’autres parts de Dieu. Vous priez votre âme, donc, pour qu’elle s’élève, et qu’elle ait une chance de se nommer sainte en se voyant arriver au ciel, sans miroir déformant, et dans la vérité pure.

Alors, ça, c’est très bien. Mais au lieu de prier votre âme, que ne faites-vous, vous-même, dans votre incarnation, ce qu’il faut pour devenir un saint ? Pour être sanctifié ?

A la place de cette seconde phrase, vous feriez donc mieux de dire quelque chose comme :

« Je veux fondre ma lumière en la tienne, et celles de toutes les âmes. »

Car vouloir se mêler à la lumière de Dieu/Amour, c’est vouloir devenir saint.

Voyons maintenant la troisième phrase :

« que ton règne vienne »

Cela part d’une bonne intention, notez, mais qui priez-vous là, exactement ? Qui, à part vous, peut exaucer ce vœu pieux ? Demander cela à Dieu, cela voudrait dire qu’il n’y a que Lui pour décider de cela ? Est-ce un appel ? Un appel à qui ? A un autre Dieu, qui pourrait réaliser le miracle que Dieu, enfin, décide de régner ? Mais si Dieu décidait cela tout seul, mes amours, vous seriez si nombreux à le rejeter, à vous rire de lui, à lui jeter des pierres ! Dieu ne peut régner que si vous comprenez ce que cela veut dire, si vous l’acceptez, si vous le désirez profondément. Il a déjà essayé, il y a deux mille ans, en faisant naître son Fils sur la terre… Et il vous aime tellement qu’il n’a pas réussi, même s’il l’avait promis, à se fâcher parce que vous tuiez ou laissiez mourir celui qui était venu pour vous aider à vivre dans l’amour ! Vous attendez cela de Lui ? Allons donc, c’est de vous qu’il faut l’attendre, c’est vous qui devez retrousser vos manches, hardiment, pour cela ! Et c’est aussi pour cela que je vous dis que lorsque vous priez, vous vous adressez d’abord à votre âme, pour puiser en elle l’amour qui peut vous offrir la chance de réussir l’amour sur terre.

Barrons cette phrase, si vous voulez bien. Et inventons-en une autre, du genre de :

« C’est moi qui dois œuvrer pour que ton règne vienne »

Et là, vous aurez dit une vérité tout simple. Si vous acceptez de la prononcer, c’est aussi un engagement que vous prenez vis-à-vis de vous-mêmes, et aussi, de ceux qui vous écoutent.

Phrase suivante :

« que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »

Nous sommes dans la même idée, ce n’est pas Dieu, ou un Dieu au-dessus de Dieu, qui pourrait permettre que sa volonté soit faite, c’est vous. Mais un point de « détail » me titille, ici. Si vous estimez que la volonté de Dieu est faite au ciel, et si vous voulez que ce soit la même chose sur la terre, qu’attendez-vous pour la mettre en pratique ? Qu’on vous dise comment faire ? Est-ce que vous avez besoin que quelqu’un vous explique ce que vous ressentez quand vous avez faim, pour reconnaître cette sensation ? Quand vous aimez ? Quand vous mangez, avez-vous besoin de quelqu’un qui vous dise « Tu es en train de manger » ? Je veux dire, vous pouvez ressentir ce qu’est la volonté de Dieu. Sans qu’on l’interprète, sans vous dire ce que c’est. Elle est d’aimer. Si vous voulez faire sur terre la volonté de Dieu, aimez. Pourquoi faire plus compliqué ?

Ainsi, vous pourriez dire plutôt :

« Inspire-moi, illumine moi pour trouver comment aimer plus fort, plus grand, et je le ferai. »

De cette façon, vous aurez fait sur la terre la volonté de Dieu, exactement de la même façon que cela se fait au ciel.

Phrase suivante :

« Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. »

Aujourd’hui… De ce jour ??? Ouh là, tout ça ? Mais, dites-moi, n’y a-t-il pas là-dedans un très beau spécimen de pléonasme, qu’on aurait laissé passer, et que des millions de fidèles répètent sans le voir ? Est-ce possible, deux mille ans et plus, sans voir une faute dans une phrase autant ressassée ? Comme dirait l’autre, je suis surprise d’être étonnée ! Les gens répéteraient-ils ce qu’on leur dit sans réfléchir ?

Bon, passons sur la coquille, et voyons… Si vous voulez demander à Dieu, donc à votre âme, de gagner de quoi manger, ce n’est pas pour aujourd’hui seulement qu’il faut s’en occuper. Vous dites toujours à vos enfants, étudie pour ton avenir ! Que diriez-vous si votre enfant ne travaillait toujours pas, alors qu’il le pourrait, à quarante ans, et qu’il vienne vous voir tous les jours en vous demandant de lui donner à manger, juste pour le repas de midi ? Vous vrilleriez vos tempes droites avec vos index, mes chers amours ! Et vous auriez raison ! Attendre que tout vienne d’ailleurs, quand on peut faire les choses, ce n’est pas une bonne éducation, car une bonne éducation, c’est permettre à un enfant d’arriver à se débrouiller seul dans la vie, le moment venu.

Et vous voudriez que Dieu vous éduque à cela ? Mais, mes amours, c’est aussi pour cela qu’il ne fait pas tout ce que vous voulez. Qu’il vous laisse faire ce qu’il faut, pour que vous vous éleviez, d’abord spirituellement. Quand Dieu ne fait pas les choses pour vous, vous le lui reprochez, et vous l’insultez, même, souvent. Ne serait-ce pas mal élevé ? Non ? Alors, l’accepteriez-vous de votre enfant ? Regardez-vous dans le miroir. Non déformant, de préférence…

De plus, dans cette phrase, vous ne prêchez que pour votre paroisse. Vous pensez à votre pain à vous. Mais pourquoi Dieu vous donnerait-il du caviar quand d’autres meurent de faim, surtout si vous n’avez pas, vous aussi, en lui donnant un bon travail, par exemple, aidé quelqu’un qui a besoin de se nourrir ?

A la place de cette phrase, vous pouvez plutôt dire :

« J’aime assez pour savoir gagner mon pain. Aide-moi à trouver le courage de donner mon foie gras à celui qui n’a que la peau sur les os, pour qu’enfin je sois heureux de le voir bien portant. Et instruis-nous tous de ceux qui proposent du poison à manger. »

En vous aimant assez, vous êtes assez proche de votre âme pour qu’elle vous place devant des solutions à vos problèmes de subsistance. Et en démasquant les pièges de la consommation, vous pouvez vous affranchir des dangers qui en découlent. Dieu aime vous chuchoter de bonnes idées. Ecoutez-le !

La suite :

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »

Alors là, de qui se moque-t-on ? Vous voulez le pardon, vous voulez un blanc-seing, le droit de faire tout ce que vous voulez, en termes d’erreurs, parce que vous affirmez ici que vous pardonnez ? Mais quand pardonnez-vous ? Vous ne pardonnez déjà pas souvent quand c’est pardonnable, mais alors, quand c’est impardonnable… Et vous êtes le premier que vous ne pardonnez pas. Vous vous pardonnez vos petits caprices. Mais pas ce que vous considérez comme vos lourdes erreurs. C’est pourquoi, n’ayant pas pardonné, vous ne réparez pas. Ni pour vous, ni pour autrui. Pardonnez, si vous voulez être pardonné. Pardonnez, si vous ne voulez plus souffrir, et si vous voulez guérir les souffrances de toutes les personnes en cause.

Quand vous vous mettrez vraiment au vrai pardon, global, alors, oui, cette phrase aura un sens. En attendant, elle n’a que celui de demander à votre âme de vous accorder le droit de vous pardonner vous-mêmes quand vous n’arrivez pas à le faire.

Il aurait mieux valu dire :

« Je veux pardonner tous ceux qui engendrent la souffrance, moi compris, et je veux réparer mes fautes et même, si je le peux, celles des autres. »

Car en réparant la faute d’un autre, surtout s’il s’agit d’un ennemi, vous aurez montré l’exemple. Et de ce fait, vous ne serez plus dans l’arène, vous ne souffrirez plus, vous pourrez tourner la page, et vous ne vous vengerez, inconsciemment ou consciemment, auprès de personne. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut cesser de combattre ceux qui font du mal. Mais il faut les combattre avec l’amour. Il n’y a pas d’arme aussi ou plus puissante.

Voyons la suite

« Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. »

Dieu ne vous soumet aucunement à la tentation. C’est vous qui l’appelez, et qui la créez. Ne serait-ce qu’en acceptant de regarder la publicité. En la trouvant normale. En suivant la mode. En plébiscitant Noël, et en éduquant vos enfants à l’addiction qui vous afflige. En désirant avoir des choses alors que vous avez besoin d’avoirs, oui, mais d’avoirs spirituels. C’est, de très loin, ce dont vous êtes le plus démunis. Vous vivez, sur la terre, en haillons, de ce côté-là. Vous êtes dans la plus grande pauvreté. Le mal, c’est l’argent qui le crée, dans l’immense majorité des cas. Vous rendez-vous compte que vous êtes en train de demander à Dieu, entre autres « monstruosités », de vous délivrer de l’argent ?

Dites plutôt :

« Eclaire la force qui est en moi, pour que j’apprenne à dire oui ou non quand c’est juste et bon, et pousse le monde à jeter l’argent par les fenêtres de l’univers, à tout jamais. »

Ainsi, vous aurez trouvé en vous le moyen de vous débarrasser de votre pire ennemi.

La dernière :

Car c’est à Toi qu’appartiennent

le règne, la puissance et la gloire,

pour les siècles des siècles.

C’est un peu décousu, cette conclusion, et contradictoire avec le sens sous-jacent de ce qui a déjà été dit avant, dans la prière. Cela vient un peu comme un cheveu sur la soupe. Pourtant, oui, pour une fois, c’est vrai. Mais seulement au paradis ! Qu’attendez-vous pour laisser votre part de Dieu le faire sur terre ?

Oui, ce règne, cette puissance et cette gloire, elles sont à Dieu. C'est-à-dire aussi à vous.

Moi, devant le Père, je n’aurais pas dit cela, parce qu’il le sait déjà, et il n’aime pas qu’on s’agenouille devant lui, car alors, on est moins proche de lui. Et il veut au contraire que vous vous leviez. Je crois que j’aurais tout simplement terminé par :

« Je t’aime »

Si vous reconstituez ma « prière », elle fera un peu bric-à-brac. Mais au moins, elle voudra dire quelque chose. C’est ce bric-à-brac qui me fait dire, entre autres raisons, qu’il n’y a pas Une prière récitée possible. Il y a sa prière à soi, toute neuve, à chaque fois.

Marie

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Luc : Voici la prière de Marie reconstituée :

A l’Amour qui est en moi/nous :

Je veux fondre ma lumière en la tienne, et celles de toutes les âmes.

C’est moi qui dois œuvrer pour que ton règne vienne.

Inspire-moi, illumine moi pour trouver comment aimer plus fort, plus grand, et je le ferai.

J’aime assez pour savoir gagner mon pain. Aide-moi à trouver le courage de donner mon foie gras à celui qui n’a que la peau sur les os, pour qu’enfin je sois heureux de le voir bien portant. Et instruis-nous tous de ceux qui proposent du poison à manger.

Je veux pardonner tous ceux qui engendrent la souffrance, moi compris, et je veux réparer mes fautes et même, si je le peux, celles des autres.

Eclaire la force qui est en moi, pour que j’apprenne à dire oui ou non quand c’est juste et bon, et pousse le monde à jeter l’argent par les fenêtres de l’univers, à tout jamais.

Je t’aime.

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Remarque d’Anne-Sophie

Ca y est, j'ai lu la lumière sur le notre père. En fait, à la base, c'est un texte en grec, traduit en latin, puis en français, puis modifié. Là, ce que les cathos récitent datent du concile Vatican II ; c'est très proche de ce qui était récité avant, néanmoins, les modifs qui ont été adoptées à ce moment-là n'ont en réalité pas complètement fait l'unanimité, et ceux qui disaient le notre Père sans forcément le réciter bêtement, c'est-à-dire en s'attachant à comprendre et croire ce qu'ils disaient (même si c'est de toute façon contestable) finissaient par revenir au texte latin ou à un texte en français plus proche, côté traduction, du texte latin.

Sinon, pourquoi le « donne-nous le pain de CE jour » (avant, c'était « quotidien ») ?

Hé bien, certains n'hésitent pas à le dire (à un prêtre qui a la bouche pleine, c'est plus jouissif) : parce que le pain de la veille... est rassis !!!

Table des messanges