Les enfants qui sont en nous.

Il y à quelque deux mille ans et plus, je suis venu vous voir sur la terre, et je vous ai donné des paraboles, des images, des idées, pour que vous vous en nourrissiez spirituellement et que vous vous réjouissiez à en trouver le sens et les bienfaits que vous pourriez faire naitre à partir de là. Mais deux mille ans et plus après, la plupart de ces paraboles de ces images, et même de ces petites phrases n’ont pas été comprises parce que pas vues dans leur simplicité, mais rendues complexes par le dogme, les peurs, les barrières du conscient.

Et parmi ces petites phrases, il en est une qui est passée à peu près inaperçue mais qui est pourtant primordiale : « Faites venir à moi les petits enfants ». Quand j’ai dit cela, ce n’est pas seulement parce que j’étais las et que j’avais envie de fraicheur, de sourire. Oui, j’en avais besoin mais le vrai sens, celui que je vous donnais à méditer par là, était tout autre. Vous veniez me voir pour guérir, pour que je fasse des miracles, et c’était une réponse à votre demande, non seulement pour le temps de ma venue, mais pour vous, ensuite, quand je ne serais plus là. En vérité, je voulais vous faire comprendre que c'était VOTRE part de petit enfant que j’appelais. Car votre part de petit enfant, et j’insiste sur le « petit », c’est le lien avec votre J’aime. C’est encore le temps, quand on est petit, où l’on peut parler avec son J’aime sans difficulté ou presque. Et quand on peut parler avec son J’aime, on peut soi-même faire des miracles ! Ceux que vous me demandiez de faire, vous pouviez commencer à les faire vous-mêmes… Pour vous et pour autrui.

Demandez à un petit enfant ce qu’est l'amour. Vous serez émerveillé par la justesse de ses propos, par la révélation de ce qu’est réellement l’amour, vous serez stupéfait de voir comme c'est lumineux, si simple, dans le petit enfant qui est en soi.

Si j’avais voulu être plus clair, j’aurais dit « Faites venir à moi votre petit enfant, ou le petit enfant ». Et vous m’auriez alors demandé ce que je voulais dire, si vous n’aviez pas eu d’enfant. Ou si vous vous étiez demandé lequel.

Mais où aurait été le sport, si je vous avais tout servi sur un plateau ? De quoi auriez-vous été fiers, si vous n’aviez rien eu à penser, à trouver par vous-même ? De quoi, au final, auriez-vous souri avec moi ?

Faites venir à vous le petit enfant. Celui qui est dans votre voisin qui souffre. Celui qui est en vous, et que vous ne voyez pas dans le miroir.

Faites-le sortir de vous, et vous verrez comme c’est bon et facile et grisant et guérissant tout à la fois de laisser surgir son J’aime, de le laisser être avant toute autre part de soi, vous verrez comme les solutions aux problèmes vous sauteront aux yeux !

Et comme vous saurez enfin ce que vous êtes venus faire sur la terre.

Jésus.

Table des messanges