Les enfants du divorce

Une question d’Anne :

Bonjour Luc,

Je me suis demandée si j'avais des questions à poser à Marie et dans quel domaine. Pendant quelques heures, j'y ai réfléchi et je ne voyais pas. (Puisque je demande à mon guide tous les jours pour ma vie personnelle et j'entends ou plutôt je vois des mots s'inscrire en moi en guise de réponse). Et puis, ce soir, ça a fusé droit. Il y a tellement de gens séparés et divorcés actuellement. Ces gens ont des enfants. Ceux-ci vivent soit chez l'un ou l'autre et certains sont en garde alternée (une semaine chez l'un et une semaine chez l'autre). Quels conseils peut nous donner Marie à ce sujet et quelle est la meilleure manière d'agir avec ces petits bouts qui n'ont rien demandé et qui vivent très souvent une situation déchirante. J'ai mon avis sur la question mais je serais heureuse de savoir ce que le ciel pense de tout cela. Je récapitule : la question des divorces, la cause des enfants de divorcés, et enfin la reconsidération complète de la famille et des familles recomposées... Vaste sujet.

(J’ai pris connaissance des lumières de Marie au sujet des « conflits » entre hommes et femmes actuellement, car une partie de la réponse se trouve là aussi)

Anne

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Lorsque nous allons naître, nous sommes simplement des esprits. Et nous choisissons nos parents, notre vie, selon ce que nous estimons avoir le droit de choisir, en étant dans un état de conscience très différent d’ici, sur la terre, puisque nous avons alors accès à la connaissance globale, et nous pouvons nous juger d’une façon absolument objective. D’ailleurs, nous sommes les seuls à nous juger, personne ne le fait pour nous, sinon, nous ne pourrions accepter un jugement extérieur, vînt-il de Dieu lui-même. Si nous le pouvions, nous le ferions déjà ici-bas. En écrivant, donc, notre future vie, Nous mettons aussi sur notre chemin les obstacles que nous devrons franchir pour nous élever, et qui correspondent à des choses que nous avons ratées dans notre vie passée. Marie ajoute que par ailleurs,

C’est déjà assez difficile comme cela, et il ne faut pas en rajouter.

Ce qui veut dire que la religion peut vouloir récupérer cela en disant que nous devons souffrir pour mériter Dieu ; ce n’est pas comme cela que ça marche, point n’est besoin d’en rajouter, nous souffrons assez avec ce que nous avons écrit pour nous-mêmes avant de vivre, et Dieu ne nous admirera pas plus parce que nous chargeons le baudet. Il nous aimera comme nous le méritons si nous faisons ce que nous avons pris la résolution de faire, la barre est déjà assez haute.

Donc, pour les enfants, si vous pouvez choisir des parents difficiles, pour vous élever plus haut, vous pouvez aussi choisir des parents qui s’acheminent vers le divorce.

Mais il y a toujours quelque chose à apprendre, même de parents difficiles, et même si on s’en rend compte des années plus tard.

Reconnaître devant son enfant qu’on peut s’être trompé en vivant avec une personne, c’est montrer aux enfants qu’on peut se tromper, donc qu’on est humain, et donc tout proche d’eux.

Il ne faut pas faire culpabiliser un enfant, ce n’est pas sa faute si ses parents se séparent : c’est que ses parents se sont trompés. Si l’enfant voit que les adultes font des erreurs, il s’autorisera des erreurs à lui-même, et ne se sentira pas obligé de porter le poids de la séparation. Il faut, si c’est le cas pourtant, lui répéter que ce n’est pas sa faute, ni celle de ses parents, qu’on peut se tromper, et qu’une erreur, c’est utile, notamment pour ne pas la recommencer. Vous parlerez ainsi le langage de l’enfant, car c’est ainsi qu’il vit, en cherchant sans cesse les limites, en faisant des erreurs, pour apprendre qu’il ne faut pas les faire. (Par exemple, se brûler sur quelque chose de chaud, note de Luc).

Il faut tirer du divorce une force plutôt qu’une chute dans un abîme, pour les parents comme pour les enfants.

Le choix du divorce, c’est le choix de la vérité, et Dieu vous aide, lorsque vous faites ce qui est juste.

Il ne faut pas attiser la haine contre l’autre parent, ne pas dire à l’enfant que l’enseignement de l’autre parent n’est pas bon, il jugera lui-même plus tard. Il vaut mieux lui enseigner le respect des différences.

Il faut œuvrer pour la paix dans le cœur de l’enfant, œuvrer pour la paix dans le ménage, même si le ménage n’existe plus.

Lorsqu’on se rencontre, les deux parents et le ou les enfants, en dehors du couple, après une séparation, on sait qu’on n’arrivera pas à l’harmonie d’avant, mais il faut

Montrer l’exemple en laissant de côté les rancœurs, pour que l’enfant voie que des personnes adultes peuvent toujours dialoguer, ou simplement être ensemble dans la tranquillité, même si elle ne s’aiment plus comme avant. Cela démontrera que même si elles sont susceptibles de se tromper, les grandes personnes méritent qu’on suive leur exemple, puisqu’elles peuvent réussir quelque chose de beau malgré les difficultés, et l’enfant se sentira fort, parce qu’il sera en grande partie la cause de cette harmonie voulue et réussie, même si elle ne dure que le temps d’un rendez-vous. L’enfant mesurera aussi l’amour que lui portent ses parents, puisqu’il verra que cette ouverture est faite aussi pour qu’il se sente bien.

Plus un parent pardonne, et manifeste une capacité à instaurer un dialogue sain, plus il s’attire l’amour et l’admiration de son enfant.

Un parent ne doit pas empêcher l’autre de voir son enfant. Les jugements de tribunaux ne sont pas opérants aux yeux du ciel. Cependant, si l’un des parents est un danger réel, de l’avis de personnes intègres, il ne faut pas exposer l’enfant, c’est en cela, et en cela seulement, que le jugement des hommes peut être utile.

Est-il besoin de dire que l’enfant de divorcés doit recevoir encore plus d’amour qu’un autre ? On peut lui faire des cadeaux, mais pas acheter son amour, ce serait une grande preuve de faiblesse, car cela serait chercher à compenser au lieu de prendre et de donner l’amour là où il est, c'est-à-dire dans les cœurs, ce qui est largement suffisant, parfaitement adapté, et loin de tous les artifices. Faire trop de cadeaux, c’est s’excuser d’avoir divorcé, alors que c’est un choix, et un bon choix. Comment l’enfant pourrait-il comprendre un choix que l’adulte regretterait ? Cela ferait que l’enfant attiserait son rêve de voir se reformer le couple, et lui donnerait de cruelles illusions, qui reculeraient la cicatrisation de ses peines. Ce serait donc faire du mal à l’enfant.

Lorsque vous faites un cadeau à votre enfant, dites-lui que c’est pour lui faire plaisir, et non pour lui demander pardon, et non parce que vous ne le voyez pas souvent. Et ne le faites que lorsque vous pensez réellement cela. L’amour n’est pas un cadeau, l’amour est en nous-mêmes et s’offre gratuitement.

Il faut dire à l’enfant qu’il vaut mieux avoir deux parents qui sont heureux chacun de leur côté, plutôt que des parents qui se fâchent l’un contre l’autre.

Il ne faut pas demander à l’enfant de faire un choix d’ordre affectif, définitif et dramatique, entre les deux parents.

On ne peut forcer des enfants à l’amour, ni leur inculquer des valeurs d’amour factice, qui ne seraient pas durables et se retourneraient contre le parent falsificateur plus tard. Il faut les laisser décider, ils sont assez grands pour décider, mais vous, vous êtes assez grands pour déchiffrer leurs décisions dans leurs yeux, sans mentir, sans vous mentir.

Cependant, même si on ne doit pas mettre l’enfant devant un choix draconien sans un peu d’expérience, il faut doucement apprendre aux enfants à prendre une décision, même s’ils sont tout petits.

Pour que le petit enfant décide en paix d’aller voir son père ou sa mère un week-end, par exemple, il faut lui donner les moyens de savoir ce qu’il a vraiment envie de faire, et lui faire confiance, vous lui apprendrez ainsi qu’il peut se faire confiance à lui-même.

Mais pour cela, il faut lui montrer l’exemple pour qu’il se rende compte qu’il peut s’aimer assez lui-même pour prendre une décision.

Il faut lui apprendre à réfléchir par lui-même, à avoir sa propre opinion, en commençant par des points simples, et qui ne portent pas à conséquence.

Et ce pour des enfants de parents divorcés ou non.

Quand on est ballotté entre deux parents qui se battent ou qui sont en désaccord, il est d’autant plus difficile de prendre une décision, voilà pourquoi il faut le leur apprendre plus qu’aux enfants qui sont dans des situations harmonieuses, pour qu’ils puissent s’affirmer.

Cependant, avant de dire à l’enfant, « as-tu envie de voir papa ou de rester vers maman ? », il faut :

Faire des exercices, et rapprocher cette question de quelque chose qui porte moins à conséquence. Par exemple, lui dire : papa n’aime pas la confiture de fraise. Maman aime la confiture de fraise. Mais toi, est-ce que tu aimes ça ? Ensuite, aider l’enfant à en déduire qu’il peut faire son propre choix dans d’autres domaines qui semblent pourtant plus difficiles.

Il ne faut pas forcer cette décision, ne surtout pas stresser l’enfant, et s’il n’arrive pas à décider, le laisser être là où il se sent le plus en sécurité, et attendre patiemment.

Si cependant, au début d’une séparation, on ne sait pas où l’enfant est le plus en sécurité, il faut la prendre malgré lui, doucement, mais fermement, le mettre devant le fait accompli d’un choix d’adultes, il appréciera au fond cette démonstration de force, et cela lui donnera un point de repère, cela le rassurera, car il se sentira encadré, et donc, il recouvrera un sentiment de sécurité.

Apprendre à un enfant à prendre une décision, c’est aussi être ferme. Par exemple : Si l’enfant choisit d’abord, verbalement, au téléphone de rester un week-end chez sa mère, si vous, son père, vous êtes assuré bien affirmativement de ce choix auprès de l’enfant, puis, s’il change d’avis en faveur de vous, l’échéance approchant, il ne faut pas fléchir, et s’en tenir à la décision première, malgré la difficulté de cette attitude. Ainsi, l’enfant saura ce qu’est réellement une décision. Il faut évidemment motiver votre attitude en faisant état de tout l’amour que vous lui portez, et justement lui dire qu’une décision ne peut être réellement sécurisante que si c’est une vraie décision, et que si son père prend une décision, il faut que lui, son enfant, y croie, pour croire en son papa, et il faut lui donner rendez-vous un autre jour, aussitôt que possible.

Cette méthode paraît barbare mais elle n’est difficile qu’un instant, car sur le long terme, vous forgez un être qui sait que vous ne mentez pas, et que vous faites ce que vous dites. Vous lui donnez tout l’amour qu’il faut puisqu’il sait aussi que cela vous pèse beaucoup. Vous êtes donc, malgré les apparences, un parent sur qui il peut compter.

Agir dans le sens contraire est une faiblesse qui ne rassure pas l’enfant, il sentira son parent ballotté par les événements, incapable d’assurer la sécurité, ni de mener la barque, et il deviendra un enfant instable, sachant que vous ne respectez pas ses décisions. De plus, la situation se répètera sans cesse. Pour lui, il faut savoir avoir cette force.

Il faut laisser leur enfance aux enfants, c'est-à-dire ne pas répondre à toutes leurs questions, leur laisser une part de rêve et de découverte personnelle, que l’on soit des parents divorcés ou non.

Les enfants de divorcés sont plus enclins à développer des dons, parce qu’ils sont plus forts, ils ont une richesse particulière, s’ils ont suivi cet enseignement. Il faut donc exacerber les dons. Les enfants qui suivent cet enseignement-là s’élèveront plus que les autres.

Il ne faut pas laisser tout faire à des enfants de parents divorcés, mais leur donner les limites, comme à des enfants de parents qui vivent ensemble.

Ne vous en veuillez pas, si vous divorcez, de sembler mettre vos enfants dans une situation difficile. Si vous avez fait ce qui était juste, vous avez fait le bon choix pour vous prémunir et prémunir vos enfants contre une vie impossible et avilissante. Vous êtes vous-même dans une situation difficile, et vous avez besoin de vous pardonner vous-même. Dieu vous pardonne avant que vous le fassiez. Utilisez plutôt toute votre force à combattre les difficultés, vous n’en êtes pas coupable, si vous tirez de tout cela la volonté affirmée de ne pas faire la même erreur. Les parents qui agissent dans cet état d’esprit commencent dès lors à effacer les douleurs et les peines, pour eux comme pour leurs enfants.

Cherchez la paix en vous, ne vous la cachez plus, elle s’y trouve.

Marie

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Réponse d’Anne :

Bonjour Luc,

Juste un petit mot pour vous dire que les lumières de Marie sont toujours aussi belles et pleines de sens et de vérité pour moi. Cela réinvente et remet sur les rails tout notre système de croyances établi depuis des siècles et des générations. Pouvez-vous dire un très grand merci à Marie de ma part elle comprendra. Merci aussi Luc pour votre courage. A bientôt

Anne

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Chère Anne

Vous pouvez passer directement votre message à Marie, elle vous entend, puisque que vous lui parlez simplement et avec le cœur.

Luc

Table des messanges