Les autistes-non daté, débuts du site.

Dans Rain Man, Dustin Hoffman, autiste, voit tomber toute une boîte d’allumettes sur le sol. D’un clin d’œil, il est capable de savoir leur nombre. C’est parce qu’il a accès à une part de la connaissance globale. Même si nous sommes là dans un film, les autistes, en réalité, sont capables d’acuités inexpliquées.

Un autiste est une âme à moitié dans un corps et à moitié au ciel. Il a accès parallèlement à une partie de la connaissance globale, c’est pour cela que tout en ayant l’air absent et incapable de communiquer, il fait parfois des choses incroyables ou incompréhensibles pour vous.

Ils sont très utiles à Dieu, car ils communiquent malgré les apparences, d’une façon que vous ne connaissez pas. Ils sont les témoins, les étalons de l’innocence, même si ce peut être malgré eux.

C’est pourquoi :

Les guérir ne vous est pas encore donné.

Marie

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23 septembre 2010

Je viens de relire la lumière sur l'autisme. La dernière phrase me chatouille un peu :

« Les guérir ne vous est pas encore donné. »

Un autiste n'est pas malade, il est différent. Alors pourquoi parler de les « guérir », et surtout pourquoi vouloir le faire, s'ils ont accès à une partie de la connaissance globale, sont utiles à Dieu et communiquent d'une façon que nous ne connaissons pas ? Je veux dire, ça reviendrait à quoi, précisément, les guérir ?

Les forcer à adopter notre mode de communication, nos conventions sociales ? Est-ce que cela ne revient pas à vouloir leur couper ce lien privilégié qu'ils ont avec le Ciel, afin de faire rendre dominant le lien avec les autres hommes ?

Plutôt que de vouloir à tout prix, à n'importe quel prix, les faire entrer dans notre monde, ne vaudrait-il pas bien mieux entrer, nous, dans le leur ?

Anne-Sophie

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Excellente question, je me demandais si quelqu’un voudrait approfondir ce point.

Enfin, des tapis soulevés, et de la poussière qu’on ne met pas dessous !

J’ai dit « guérir », parce que pour vous, les autistes sont malades. Cette lumière est venue d’une question d’une personne dont le jeune fils était autiste, et qui me demandait s’il y avait moyen de le guérir. Alors, je suis partie de ce point de départ.

Non, vous ne pouvez pas les « guérir » maintenant, vous ne pouvez pas les faire entrer dans la normalité. Ils sont nés ainsi, parce que leurs âmes, avant de venir dans un corps sur la terre, ont choisi d’être ce qu’ils sont, c'est-à-dire des esprits communiquant différemment, capables cependant, pour certains, d’avoir aussi un lien avec la société qui s’approche de la norme, en écrivant des livres par exemple, et en témoignant de ce qu’ils vivent. Ils sont un lien entre ce que Dieu pose dans le vivant (que vous n’arrivez pas à voir simplement), et la complexité comportementale due à votre incarnation. Le jour où vous saurez tous aimer, beaucoup d’autistes seront en première ligne pour vous aider à communiquer avec les archives de Dieu, avec la connaissance de l’ensemble, et vous en aurez besoin pour avancer plus vite.

Oui, entrer dans leur monde, dans l’idéal, tout en restant dans le vôtre, serait une bonne chose. Mais pour cela, il faut que vous soyez prêts, que vous alliez de vous-mêmes poser de bonnes questions comme celles-là aux autistes.

Pourquoi, par exemple, n’y a-t-il pas d’étude sérieuse et compréhensible par le commun des vivants, qui fasse des recherches dans ce que vivent les autistes ? Parce que ce sont des études médicales qui sont faites, alors qu’elles ne devraient pas se cantonner à ce domaine, mais faire l’objet de travaux menés par des psychologues, des philosophes (censés et accessibles à tous dans leurs écrits), des écrivains, des réalisateurs de films, aussi. Car s’ils allaient dans le vécu de ces personnes, ils verraient qu’il y a, en elles, une telle foule de renseignements, d’idées, de connaissances, qu’ils pourraient complètement renouveler le cinéma, et donner un angle de vue nouveau sur l’art en général, par exemple et non exhaustivement, ce dont vous avez bien besoin aujourd’hui. Pour sortir de la violence, notamment. De la violence gratuite mais pourtant payante à l’entrée.

Les scientifiques trouveraient en eux des réponses à leurs questions les plus inabordables, qu’aucun mathématicien, aucun ordinateur, ne sait résoudre. Mais dites à un mathématicien que un plus un égalent un que multiplie l’infini, dites-lui qu’il est possible d’inclure l’amour dans une équation, et il vous rira au nez, si même il prend le temps de poser le regard sur vous. Pourtant, loin de cet orgueil imbécile qui traitait d’hérétiques des savants qui se posaient correctement les bonnes questions, et donc, trouvaient les réponses (voir Galilée et la terre ronde, par exemple) on peut très bien comprendre ces deux affirmations que je fais là, et qui sont le B.A. BA pour les anges.

Pourquoi un mathématicien n’a-t-il pas l’idée d’aller trouver l’autiste qui l’aidera à trouver les solutions à ses problèmes ? Parce que chaque autiste a une mission particulière, comme vous, et que chacun a accès à une part spécifique de la connaissance globale, et que même s’il y a un noyau commun, auquel tous les autistes ont accès, chercher celui qui apportera les réponses, c’est chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais aussi et surtout, parce que l’orgueil est une paire de lunettes de soleil que beaucoup posent sur leur nez quand ils sont dans le noir.

N’avez-vous jamais eu cette impression, d’avoir donné, au moins une fois, et sans le faire exprès, la réponse parfaite et imparable à une personne, qui d’ailleurs ne vous posait même pas forcément la question qu’il avait en tête ?

Si ? Alors, vous aussi, vous avez accès à un petit bout de la connaissance globale, mais pas autant qu’un autiste.

Pas de la même manière.

Allez vers leur façon de voir ? Vous le faites quand vous parlez avec votre ange. Cela dit, c’est pour vous quelque chose de conscient, si vous faites cette démarche. Pour l’autiste, c’est juste une évidence. Mais pas forcément en conscience. Il est attaché à entendre ou ressentir des choses qui sont en prison à l’intérieur de lui, parce que les dire (ou même se les dire à soi) serait passer pour un fou (aux yeux d’autrui et à leurs propres yeux), et justement, ils ne sont pas fous ! C’est trop énorme. C’est trop grand pour eux, et pour vous, ce qu’ils ressentent parfois, et ils souffrent d’un mal que vous connaissez bien aussi : l’inhibition. Mais ils y sont plus sujets, encore, que vous.

Parvenez à établir une communication nouvelle, avec ceux qui justement ont tant de mal à communiquer, et leurs inhibitions tomberont. Mais il faut du temps, pour cela, il faut que vous soyez assez curieux et ouverts pour aller demander sans rejeter les réponses, aussi saugrenues qu’elles semblent, car elles ont un sens. Même si vous ne les comprenez pas. Il faut que vous soyez assez pleins d’amour pour croire en eux, et le leur montrer. Pas tout bêtement en voulant, comme tu dis si bien, les faire marcher droit, mais en écoutant, en vous disant que peut-être, derrière ces barreaux, cette fenêtre au verre dépoli qui est un terrible paravent, posé entre vous et un autiste, il y a une somme de vérités impressionnante !

Alors, vous vous rejoindrez. L’autiste guérira de sa prison. Et vous guérirez de votre orgueil, qui vous empêche de croire ce que vous voyez pourtant, et qui est juste sur le bout de votre nez.

Marie

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Autistes sans paroles- 16 novembre 2010

Suite à sa réponse sur le sujet « ceux qui parlent tout seuls », (sur un autre tome de cet ouvrage), Marie développe le sujet, qui a un parallèle avec les autistes.

S’installer dans l’autisme, c’est aussi s’installer entre des miroirs noirs qui ne laissent pas d’issue, mais ceux-ci sont posés par les eba dans des circonstances particulières. Et ce sont des miroirs particuliers, ce sont les miroirs noirs du silence. Le silence qui vient du manque de paroles reçues des parents, de l’entourage. Ou de paroles reçues qui ne sont pas porteuses d’amour, de paroles qui ne permettent pas à l’enfant de se sentir lui-même investi du « pouvoir » de la parole. Suit alors une introspection, qui est la seule voie de salut, comme un enfant sauvage qui serait élevé par les loups, et, une fois adulte, ne pourrait jamais apprendre la parole.

Les anges viennent alors en aide aux autistes, en leur apportant un dialogue, mais qui n’est pas formulé par les cordes vocales, et qui ne peut être qu’un pis-aller pour la communication entre êtres humains. Les anges font encore quelque chose, pour les autistes, en les instaurant témoins de l’innocence, ils sont investis alors d’une utilité qui leur donne une force hors normes. Ils peuvent, depuis leur cercle fermé, accéder à une grande partie de la connaissance globale, ce qui crée des échanges de ressentis, et ce qui donne à l’autiste un recul moins pénible, et tout à fait étonnant parfois pour ceux qui les côtoient. Il faut parler avec un autiste. Même si les clés du dialogue sont introuvables, il faut se tenir derrière la porte, et parler, pour donner envie à l’autiste de les chercher, pour qu’il comprenne qu’elles existent, et à quoi elles servent. Il faut parler. D’une manière générale, vous ne parlez pas assez, ou alors, vous pérorez, sur des sujets généraux, sans profondeur, sur des apparences, des masques, des miroirs. Il est alors très facile pour les eba de manipuler ces miroirs pour vous faire croire que vous voyez bien ce qu’il faut, que vous êtes à votre place alors que vous n’y êtes pas. Il leur est très facile de remplacer ces miroirs par des miroirs noirs. Brisez les miroirs noirs. Avec votre lumière vraie, avec votre amour, et, pour les autistes, avec votre parole.

Marie.

Table des messanges