Les anges ne vont pas avec les bondieuseries

Luc :

Après tout, vous pouvez réagir sur ce site, mais moi aussi, je peux être celui qui pose des questions à Marie.

En fait de question, c'est un rêve qu'elle m'a fait faire qui m'a réveillé cette nuit, à la suite de quoi Marie m'a parlé d'un sujet qui n'avait rien à voir avec le rêve en question, et la discussion qui a suivi était d'un grand intérêt. J'avais vu, le jour même dans un supermarché, un livre traitant du fait de parler avec les anges, et retournant ce livre, j'avais lu l'auteur s'exprimant sur son idée : pour cet auteur, il fallait absolument recréer le lien entre les anges et la religion, car il était dangereux (je résume) de voir tous ceux qui, comme sur ce site, disent qu'on peut s'adresser aux anges sans passer par les rites et le dogme.

Évidemment, je ne pouvais adhérer à ce point de vue, étant donné que tout ce que Marie nous a dit, sur la simplicité qu'elle souhaite voir naître entre nous, est opposé aux textes récités et cérémonieux.

Marie a voulu apporter la précision suivante :

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Puisqu'on parle de religion, il faut expliquer combien elle est souvent mal interprétée, prise au premier degré, et donc sujette à caution. Je voudrais parler de mon fils Jésus, et de ce que vous avez cru comprendre de lui, de ce qu'il fallait comprendre en vérité. Tout au long de sa si douloureuse passion, Jésus a subi tout cela (soi-disant) pour racheter les péchés du monde. Mais vous ne vous êtes pas demandé de quelle manière, et vous vous êtes dit que c'était lui qui les rachetait, alors que c'était à vous de le faire, et c'est toujours à vous de le faire. Jésus, en souffrant, ne l'a pas fait pour montrer l'exemple de la souffrance, ni pour qu'on le plaigne, ni pour que vous regrettiez toujours qu'il ait subi tout cela ; à chaque blessure de l'âme et du corps, à chaque mot cinglant, à chaque coup sanglant, Jésus pensait : « Malgré toute votre haine, malgré toute votre incompréhension, malgré toute votre colère, passée et à venir, je vous aime.

Il ne demandait pas quoi que ce soit, il aimait, malgré tout, et c'est cela, l'exemple qu'il voulait donner, et que je vous ai donné ici aussi. Et vous avez pris cela pour l'exemple de la souffrance, toute la civilisation chrétienne repose aujourd'hui sur ce brinqueballant édifice qui dit, incroyable erreur, que lorsqu'on souffre, on est méritant. Et beaucoup de vos peines viennent de ces souffrances que vous ajoutez à celles qui existent déjà, parce que si vous souffrez, si vous supportez la souffrance stoïquement ou non, vous paraissez soi-disant digne d'intérêt. Jésus n'a jamais voulu vous faire croire qu'il était bon de souffrir, qu'il vous en aimerait mieux pour cela, que vous gagneriez votre place au paradis pour avoir bien souffert. Jésus voulait vous dire d'aimer, tout simplement, envers et contre tout, parce que cela ne lui plaît absolument pas de vous voir souffrir, puisqu'il vous aime, et parce que lorsque vous irez au ciel, vos cicatrices seront autant de médailles militaires, qui disparaîtront avec vos corps : les médailles militaires n'ont pas cours au ciel.

Seul, au ciel, comptera votre AMOUR.

La religion, de la passion de Jésus, a pris le premier degré, dans son infinie non clairvoyance, et s'est servie de cela pour vous faire croire qu'il est légitime de souffrir, et donc, pour vous faire accepter avec une sorte de joie bizarre, réciproque et sadique, ce qu'elle voulait ensuite vous faire porter et supporter, pour ses intérêts et pour ceux de personnes particulières.

Il n'est pas difficile, pourtant, ni à vous, ni à personne, de comprendre la passion sous son véritable sens, puisque la passion, cela veut dire aimer, et non souffrir.

Jésus n'a pas racheté vos péchés, c'est à vous de le faire, en comprenant son message, et en aimant, aussi fort que lui, c'est cela qu'il vous a montré, et que vous n'avez pas vu. On ne peut pas racheter les péchés des autres, mais on peut le faire pour soi-même. C'est donc à vous de le faire à vos propres yeux, mais pas à Jésus. Car Dieu ne vous juge pas, et donc, il n'y a rien à racheter auprès de Lui.

Jésus a dit ensuite, sur la croix, « Père, pourquoi m'avez-vous abandonné ? », parce qu'à ce moment précis, les anges, ceux que vous appelez Dieu, avaient tous tourné les talons devant l'immense peine que cela a été pour eux de voir que vous ne compreniez pas cet exemple si simple, que vous n'entendiez pas cet amour qui est en vous aussi, et dont vous êtes capables. Et pendant un court instant, ils ont fui la douleur. Jésus était seul pour la première fois, il n'a pu supporter cette solitude, les anges lui ont alors répondu et l'ont repris, mais il ne vous l'a pas dit, car il était lui même abasourdi par votre incompréhension de son ultime message, auquel il vous avait pourtant tellement préparé. Dire et redire, pour rien, finalement, quel gâchis ! Mais aujourd'hui, nous continuons, et je continue à vous dire que je vous aime, et qu'il faut que vous aimiez aussi, que vous fassiez ce qu'il faut, pour racheter ce qu'il y a à racheter, c'est-à-dire tout simplement un manque d'amour, envers les autres et envers vous-même. Personne ne vous juge pour cela, à part vous-même, et vous ne comprenez pas que si vous souffrez tant, si souvent, c'est parce que vous n'arrivez pas à donner l'amour qui est en vous, envers et contre tout. Aimez, aimez à n'en plus pouvoir, « même trop, même mal », comme dit Jacques Brel, aimez, « pour atteindre l'inaccessible étoile. »

Marie

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Une lectrice, réagit :

Je remercie Marie pour cette précision très importante sur la passion du Christ. Je pense que c'est très important de le savoir et seule Marie pouvait nous éclairer.

Merci à toi aussi Luc.

Hélène

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Oui, en effet, ce que Marie vient de dire, c'est frappant. J'ai reçu cela en pleine nuit, et tu sais comme on est quand on se promène en chaussons, au radar, mais tout cela est resté profondément ancré, et est ressorti très clairement quand il a fait jour. Je trouve cela vraiment très fort. Je crois que si on pouvait essayer d'aimer comme ça, on ferait un grand pas.

C'est effectivement très important, et si nous pouvions réapprendre à lire, à redécouvrir cette histoire et toutes celles que la religion a récupérées, mais avec l'angle sous lequel Marie nous les explique, ce serait tellement plus simple et clair.

Luc

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Marie ajoute ceci :

Ne pas être un martyr, être un amour

Jésus n'est pas venu sur la terre pour racheter les péchés des hommes, car ce n'est pas chose possible. S'il avait accompli ce miracle, l'instant d'après sa mort, d'autres fautes auraient été commises. Il aurait fallu qu'il revienne et revienne sans fin pour recommencer. Il n'y a pas au ciel de service de nettoyage « Dieu Incorporated Cleaning Company », qui enverrait des anges faire à votre place ce que vous êtes venus faire sur la terre. Il serait beau, ce paradis, où vous attendriez « pour les siècles et les siècles » que les autres fassent pour vous ce que vous ne penseriez pas à faire pour les autres. Aimez d'abord pour vous-mêmes, vous verrez que vous pourrez aimer ailleurs.

J'ai dit que Jésus était venu racheter les péchés du monde, pour citer la religion, ce qu'il vous en reste, ce que vous en avez retenu, ce que l'on a sélectionné pour vous. Il faut que vous appreniez à comprendre en profondeur et en simplicité ce que nous avons dit et ce que nous disons, ce que nous dirons. C'est facile lorsqu'on se donne pour seule et unique base le mot amour. Cherchez toujours cette signification profonde dans ce que vous lisez ou entendez de nous, et si vous ne le trouvez pas, cherchez encore : c'est là, sous vos yeux. Toute autre signification est illusoire et usurpatrice de notre volonté d'expression. Jésus est venu jusqu'à vous pour vous montrer comment faire pour effacer vous-mêmes vos fautes personnelles, il est venu pour vous donner l'exemple de l'amour au beau milieu de la haine, de la sauvagerie, de la folie, de l'enfer. Il vous a montré qu'il pouvait faire des miracles pour que vous compreniez que vous pouvez en faire aussi. Il appartient à ceux qui commettent les fautes de les réparer. Vous ne pouvez pas réparer le mal que les autres font, même si vous pouvez en adoucir les conséquences. Et si vous accomplissez le miracle de racheter les péchés du monde, c'est-à-dire les vôtres, la terre rejoindra le paradis.

Jésus est venu jusqu'à vous, et cela n'a servi à rien, jusqu'à maintenant. Mais nous savons que notre patience ne sera pas déçue. C'est à vous de nous montrer que vous avez enfin compris le message de mon fils, à vous de nous montrer que nous ne vous espérons pas en vain. Car tant que vous n'aurez pas la certitude de tout ce que vous pouvez faire de bien, tant que vous ne ressentirez pas la formidable et inaliénable force d'amour qui est en vous, vous ne vous sentirez pas dignes d'aller vers nous, dans nous, une fois dans l'autre monde. C'est-à-dire que vous reculerez, alors que nous vous attendons. Pourquoi vous attendre ? Parce que vous êtes comme nous des petites étoiles, des petits morceaux de Dieu, et plus on est nombreux, plus on brille d'amour, plus Dieu grandit, et inspire, et nous remplit. Nous vous attendons, et nous n'attendons rien d'autre. Si vous saviez toute la lumière d'amour que l'on peut faire, lorsqu'on est plusieurs à ne pas En douter, à Le connaître, et à Le savoir en Soi. Sachez-Le, voyez-Le en vous, car cet Amour, c'est Dieu.

Marie

Table des messanges