Le purgatoire-15 décembre 2008

Le purgatoire tel qu'il est mentionné dans les livres est une invention de la religion. Il n’existe pas plus que le beurre en branche !

Quelle triste salle d’attente, mes amours, dans laquelle vous seriez bien en peine d’agir pour réparer ce que vous avez éventuellement à réparer.

Pourquoi Dieu vous mettrait-il au placard, alors qu’il vous aime tellement qu’il veut vous voir près de lui, à tout prix, sauf qu’il ne peut vous faire venir de force puisque c’est vous qui voulez mériter d’être dans sa gloire. Et que pour cela, vous avez besoin de votre libre arbitre.

Pourquoi le Père ne vous donnerait-il pas une chance, puis une autre, puis encore une autre, de vous illustrer à vos propres yeux ? Et cette chance, mes amours, c’est dans la vie qu’elle se trouve. Parce que c’est facile d’aimer quand on est au paradis. C’est inutile quand on est seul dans un purgatoire imaginaire, parce qu’alors, on n’a que soi à aimer, il n’y a pas de flux d’échange. C’est difficile d’aimer dans la vie, si difficile, alors, quand on y arrive, et qu’on en prend conscience arrivé au ciel, quelle merveilleuse réussite !

Le purgatoire. Cela fait penser à des toilettes, ou à une séance de balnéothérapie ! Pardonnez-moi d’utiliser des comparaisons qui peuvent rendre chatouilleux les plus purs esprits religieux, en parlant de latrines (je châtie mon mot, pour qu’il paraisse plus noble, mais c’est la même idée), c’est pourtant bien de cela que je veux parler.

Si vous êtes « bon » pour le paradis, il n’y a pas de demi-mesure, vous y accédez ; et si vous ne vous estimez pas « mûr », alors, vous redescendez, dans un corps, vous vous réincarnez, afin de réaliser quelque chose qui vous épate vous-même.

Cette histoire de purgatoire est pernicieuse, et c’est pour cela que j’utilise des mots forts. Pourquoi ? Parce que cela permet à la religion de vous faire croire que la réincarnation n’existe pas. Vous dire : « vous avez une seule vie pour réussir », c’est un peu abrupt, n’est-ce pas, de la part d’un Dieu d’amour, qui vous parle de vous jeter dans des souffrances atroces et éternelles pour peu que vous trouviez beau quelqu’un qui n’est pas forcément votre mari, mesdames, et que vous fantasmiez sur une jolie fille qui n’est pas forcément votre femme, messieurs. C'est un peu difficile à accepter, tant d'intransigeance de la part d'un Dieu du bonheur promis.

Dieu vous a fait beaux pour que vous vous trouviez beaux les uns les autres, et que vous aimiez. Vous y réussissez parfois assez bien. Maintenant, ce que Dieu voudrait, c’est que vous voyiez, comme disait Serge Gainsbourg, que la beauté des laids se voit sans délai. Et cela, vous le réussissez moins bien pour le moment. Croyez-vous Dieu assez sadique pour vous mettre en présence d’une personne dont vous voyez la beauté, plastique ou spirituelle, et exiger de vous que vous stoppiez tout ce que la nature lance en vous ? La nature, c’est ce qui est, et c’est aussi Dieu. Donc, Dieu, qui est en chacun de vous, se priverait du bonheur de la beauté et de l’amour ? Mais c’est ajouter le masochisme au sadisme, cela !

Dieu vous a faits pour que vous vous aimiez, de toutes les façons, et de toutes vos forces. Oui, de toutes vos forces. Pas pour posséder, oh, non, pas pour ajouter des succès à votre tableau de chasse, pas pour satisfaire vos glandes juste parce que ça fait du bien. Non, il vous a faits pour que vous aimiez. Le redis-je assez fort ?

Tout cela, c’est loin de la jalousie.

Alors, pourquoi la notion de purgatoire aide-t-elle à refuser celle de la réincarnation ? Parce que vous acceptez cette proposition erronée, qui dit « une seule vie pour réussir », simplement en vous disant « oui, mais si je rate, il reste le purgatoire. »

Une chance au tirage, une seconde chance au grattage ?

Dites-moi, sérieusement, ce purgatoire ne va-t-il pas, justement contre ce commandement de chasteté, et contre nombre d’autres commandements ? Oui, car cette deuxième chance, factuellement, permet de faire des écarts, en se disant, « Bof, j’ai toujours le purgatoire ». Mais dites donc, c’est une honte, cela, car si ce prétendu Dieu d'amour dit non, il dit non, point final ! Théoriquement, il dit bien non, n’est-ce pas ? Alors, pourquoi être si intransigeant et tout de même permettre de glisser un peu, beaucoup, passionnément ? Pourquoi promettre l’enfer si vous fautez, tout en vous laissant le faire, et en vous disant que ce n’est pas grave, si vous vous repentez ? Dieu a deux vitesses, alors ? Comment s’y retrouver dans cette sombre logique ? Il est fou, Dieu, dites…

Et alors, il y a autre chose qui ne va pas, n’est-ce pas, c’est le fait que c’est lorsque vous êtes dans un corps que vous êtes tentés de commettre l’adultère. Une fois sans corps, au purgatoire, comment montrerez-vous patte blanche avec votre vertu, si vous ne pouvez la mettre réellement à l’épreuve ?

Tout cela, résolument, ne tient pas debout. Un Dieu qui vous laisserait une seule chance, ce ne serait pas un père aimant.

Mais je vais vous parler d’un autre purgatoire, qui existe, celui-là, bien malgré nous. C’est celui dans lequel vous vous trouvez lorsque, une fois de l’autre côté, vous ne voyez pas la lumière, vous êtes trop attaché à la matière, et vous restez coincé entre la terre et nous. Les esprits de basse ascension vous y attirent, en vous montrant ce que vous avez envie de voir, comme vous y avez été si bien habitués sur la terre. Ils se font passer pour votre ange gardien, tout bien comme il faut, selon vos croyances, que vous soyez musulman, catholique, ou autre.

Et ils bloquent votre montée vers votre ange gardien réel, qui lui vous montrerait le chemin.

Alors, vous attendez, vous ne recevez aucun bonheur réel, aucun paradis, et permettez-moi de vous le dire, au bout de ce que vous appelez peu de temps sur la terre, vous êtes terriblement déçus !

Cela, c’est un purgatoire, oui, mes enfants, et nous ne l’aimons pas, ce purgatoire, nous ne l’avons pas fait. Nous sommes des lumières, mais vous ne nous voyez pas plus au ciel, que sur terre, au début. Pourquoi ? Parce que vous n’avez pas appris à voir la lumière sur la terre, et que vous ne voulez pas apprendre.

Je viens vous parler souvent ici pour vous dire que cette lumière existe, et que si vous vouliez bien ouvrir les yeux, vous commenceriez enfin à la voir en vous.

Et ce serait le début de la fin du purgatoire, des errances et de l’enfer, et ce serait en même temps le début des premières lucioles du paradis sur terre.

Marie

Table des messanges