Le plaisir solitaire-19 novembre 2012

Ce monde dans lequel vous vivez, et que vous avez malencontreusement laissé bâtir, connait, avec une incroyable constance, un terrible fléau : le non-Amour de vous-même. Attention, ne confondez pas l’Amour de vous-même avec l’amour propre ou encore moins l’orgueil. Je parle, chronologiquement, de se connaitre, de s’accepter, puis de se vivre soi-même tel que l’on est. Trois actes successifs, qui, réunis en un seul, forment ce que j’appelle l’Amour de soi-même, et qui est une expression très belle et toute simple de votre part d’Amour, donc de votre part de Dieu.

Donc, ce fléau du non-amour de soi-même touche l’immense majorité des êtres humains sur terre. Si bien que non seulement vous jalousez les biens matériels des riches lorsque vous êtes pauvres, cela, vous pouvez facilement vous le représenter, mais aussi, vous jalousez, sans vous en rendre compte le moins du monde, ceux qui s’Aiment eux-mêmes selon ce que j’ai énoncé plus haut.

Le Père vous a donné un sexe, avec tout ce qu’il faut pour que vous atteigniez grâce à lui un plaisir exclusif et très puissant. Ce n’est pas pour que vous n’y touchiez pas, pour que vous soyez le héros qui aurai pu être heureux, même momentanément, et qui ne l’a pas été, au nom d’une hypothétique et improbable médaille d’honneur de la souffrance, à épingler, pourquoi pas, à même la peau, pour que ça fasse méritoirement plus mal.

Dieu n’est pas sado masochiste. Je le répète, pour l’avoir dit déjà ici, Il ne se réjouit pas de vos souffrances, ne vous admire pas d’en vivre, et voudrait vous aider, au contraire, à vous en débarrasser, et, lorsque vous ne le voulez pas, il a prévu pour vous des compensations pour que vous puissiez poursuivre tout de même votre chemin vers l’Amour.

Ainsi, le plaisir solitaire est un tout petit mais très puissant moyen de commencer à vous Aimer vous-même, en vous connaissant, en vous acceptant, et en vous vivant tel que vous êtes.

Mais au lieu d’envisager les choses simplement, vous nommer ce plaisir solitaire par un nom très laid, repoussant : Masturbation. Vous écrivez pendant des années et des années que c’est un acte maudit. Vous reniez le plaisir de la chair, vous grimacez devant tout ce qui peut vous aider à vous Aimer vous-même. Et lorsque vous accédez à un poste qui peut influer sur les autres en la matière, vous condamnez cet acte, vous le présentez comme terriblement pervers, comme un péché. Pourquoi ? Par pruderie ? Pas seulement, la pruderie n’est qu’un paravent. En fait, parce que vous ne savez pas vous aimer autrement que par amour propre ou que par orgueil, vous le refusez aux autres. Vous êtes jaloux par avance de ceux qui pourraient prendre ce chemin tout simple pour se connaitre, s’accepter et se vivre.

Car voyez l’évidence : en rejetant le plaisir solitaire, et en le maudissant, vous refusez : 1 de vous connaitre, en ne voulant pas entériner le fait que votre corps a été fait avec cela, pour vous. Pourtant, c’est une lapalissade. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure. Alors, pour détourner l’attention de ce qu’autrui voit si bien s’il ne se pose pas de question malsaine, vous mêlez la religion à tout cela, vous lancez un anathème sur ce que Dieu vous a donné, vous parlez de punition Divine ( qui vous y autorise ? Et qu’est ce qui vous fait croire que Dieu, qui est Amour, punit ? ) pour qui ouvrirait les yeux, et allez jusqu’à exciser sauvagement les filles dans certaines contrées. Au nom de votre peur de ne pas savoir vous aimer, et de votre peur de voir d’autres personnes y parvenir. Vous refusez, 2, de vous accepter, en niant que vous soyiez un humain nanti de ce qu’il faut pour trouver en soi l’Amour et ainsi pouvoir le donner aux autres, par extension, sans pour autant passer par la sexualité, mais en étendant cet Amour à Tout et à tous. Vous refusez, 3, de vivre ce que vous êtes, affamé d’amour et bouffi d’orgueil, de principes, de jugements erronés, le tout dans la plus « savante » des ignorances.

Une fois que vous avez refusé tout cela, dites, de quelle merveilleuse résistance à l’ennemi ne pourrez-vous pas vous féliciter ?

Mais en y réfléchissant juste un peu, qui est l’ennemi de qui, dans cette affaire ? Si vous avez soif d’Amour, quelles que soient les circonstances, c’est que vous ne prenez pas la part d’Amour qui vous revient. N’accusez pas ceux qui la prennent de le faire, car tout œuvre d’Amour, même mystérieuse, même incompréhensible, est l’œuvre de Dieu. A quoi bon cracher dessus, surtout si vous vous dites marchant sur Sa voie ?

Après des siècles d’obscurantisme, ne serait-il pas temps de faire un peu de lumière ? Par rapport au siècle dernier, vous avez un peu avancé sur ce point, tout de même. C’est une bonne chose. Mais n’y aurait-il pas d’autres tabous à vaincre pour être vraiment modernes ?

Un tabou, le plus souvent, c’est ce par quoi vous avez peur de prendre de l’amour.

Evidemment, je ne veux pas glorifier les parties fines, et toutes les pratiques qui sont plus techniques qu’autre chose. Je vous parle des actes d’amour faits avec Amour entres personnes qui s’aiment. Mais qui ne savent pas encore nécessairement comment s’Aimer elles-mêmes.

Marie

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