Le pape et les homosexuels

11 septembre 2018

Récemment, le pape a été taclé pour avoir dit que les parents qui ont des enfants se tournant vers l’homosexualité devraient les emmener voir des psychologues. J’écoutais a la radio trois psychologues à qui on parlait de cela. Leurs réactions, unanimes, m’ont beaucoup surpris. Ils riaient de façon narquoise en disant qu’il y avait du mal de fait, que le pape avait dit ça dans un avion et que c’était la préssurisation qui avait dû lâcher pour qu’il se laisse aller comme ça, qu’il avait lu ça chez Freud, et que c’était très grave.

Si on parcourt ce site, on saura très vite que je ne suis pas du tout dans la religion, que j’y suis même opposé et que je n’ai pas dans l’idée de voler au secours du pape. Mais quand j’ai entendu ces réactions, dignes de la maternelle pour adultes, quand j’ai senti toute cette gausserie qui n’est là que parce qu’elle est dans l’air du temps et qu’on ne risque rien à les cracher dans les médias puisque les médias les relaient de plus en plus fort, quand j’ai entendu cela, disais-je, j’ai été choqué. Ces airs supérieurs qu’ils se donnaient, ce gens qui ont l’air d’avoir tout compris mais qui n’apportent aucune explication alternative à l’homosexualité, aucune analyse, aucun argument, pour nous faire comprendre leur attiitude, c’était vraiment mesquin. Et totalement dépourvu de la moindre compassion.

Marie a son mot à dire là-dessus :

Pour commencer : Quand vous êtes enfant et que vous avez des pulsions étonnantes, incompréhensibles, pas conformes à ce que vous imaginiez ou à ce qui est admis par autrui, c’est questionnant et ça devient très fréquemment angoissant. Il n’y a donc pas de mal à aller en parler à un professionnel de la psychologie. Toute personne qui est angoissée, ou même qui a des questionnements, peut parler à un psy de ses questions de ses difficultés, de ses incompréhensions, de ce qui lui es inconnu, ça n’a rien de déplacé.

Si, aujourd’hui, l’homosexualité était un fait accepté unanimement et partout, il suffirait d’en parler avec ses parents. Mais ce n’est pas du tout le cas, il suffit de voir dans les école ces affiches qui disent aux enfants de cesser de dire du mal des homosexuels pour comprendre que ces affichent tentent de contrer une des actes qui ne sont pas près d’être étrangers aux us et coutumes des petits comme des grands. Il suffit de comprendre que parler de ces choses là aux parents n’est pas une chose facile, ni même possible, dans la plupart des cas, pour voir que la porte des psys devrait être grande ouverte et qu’ils devraient ranger ignares leurs sarcasmes dans leurs placards !

Et pour finir, oui, l’homosexualité est la résultante d’une souffrance. Ce n’est pas mal d’être homosexuel. Ce n’est pas anormal. C’est la logique suite d’une souffrance, qu’elle ait eu lieu dans la vie actuelle d’une personne, ou qu’elle soit issue d’une souffrance venant de générations passées.

Depuis quand dénicher les souffrances pour les éradiquer n’est-il pas le domaine des psys ?

Marie

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Merci, Marie, ça fait du bien

Luc

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De rien mon chouchou.

Marie

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Il serait bon de relever aussi ceci : tu dis au début de cette intervention que tu n’as pas vocation à défendre le pape. Que fait-il, ce pape ? Où est son courage ? Quand les medias réagissent et lui rentrent dedans sur ces propos sur les homosexuels, propos absolument pas dénués de sens comme je viens de le démontrer, il fait rectifier, par personne interposée. Ce qu’il a dit, il arrondit les angles, tergiverse, alors que c'est lui, en tant que chef de l’église et donc chef d’une pensée qui soit aller dans le sens de l’ouverture, de la réflexion, de la lumière, qui a pour vocation de tenir bon quand on le contredit et qu’il est dans la vérité. Qui est ce pape qui se ramollit devant les loups ? Assurément une personne qui n’a pas son mot à dire, comme le montrent les faits.

Marie

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