L’enfance de Jésus

Question d'un lecteur : Est-ce que Marie pourrait nous fournir des détails sur l'enfance de Jésus (certains auteurs prétendent qu'il s'est rendu en Inde et qu'il était Essénien) ?

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Je suis né « autiste », même si c’était une forme de cette affection que vous ne connaissez pas tout à fait comme cela aujourd’hui. Je suis né ainsi car il fallait que je reçoive du ciel une éducation que je n’aurais pas pu recevoir aussi bien si j’avais été dans une conscience conventionnelle. Durant ce temps-là, j’ai reçu des informations des anges, des révélations sur la terre, sur son essence vraie, sur les secrets du ciel. Et parce que les autistes sont des témoins du Père, les autistes restent dans l’innocence, ils ne sont pas imprégnés du mal comme vous pouvez l’être en vivant une vie normale, j’ai été un jalon pour mon Père, qui lui a permis de jauger l’innocence du monde et ses péchés. Cela a duré jusqu’à mes onze ans. J’avais alors intégré une somme d’enseignements énorme, que j’ai oubliée en naissant à la conscience ordinaire, et qui m’est revenue lorsqu’il a été temps. Je n’avais jamais été un enfant comme les autres, et quand je le suis devenu, par la grâce de ma Mère, et selon la volonté de mon Père, j’en ai profité véritablement, c'est-à-dire que je me suis fondu dans la masse des autres enfants, que j’ai joué avec les autres enfants, et que j’ai été insouciant et farceur, joueur, parfois cruel comme tous les enfants. J’ai partagé cela aussi avec vous. J’étais souvent vêtu de blanc ou de grège, et me salissais diantrement, ce qui me valait les remontrances de certains membres de ma famille. Ma mère, qui avait choisi ces habits clairs pour que je sois dans la lumière, même en ce qui concernait les vêtements, en fut un peu dépitée, et me vêtit alors avec des couleurs. C’était mieux, car ainsi, j’étais moins repérable dans la multitude d’enfants. Mes parents n’avaient pas de peur car ils me protégeaient aussi bien spirituellement que pour le reste, ils savaient que rien ne m’arriverait en ce temps-là, mais je pus plus facilement me mêler à tous, entendre les mots de chacun, et vivre les joies et les peines qui m’entouraient. On vous dira qu’à cette époque, les habits étaient comme ceci ou comme cela, mais je vous le dis, j’allais ainsi vêtu, et les autres enfants aussi, et c’est ma tante Marie-Jacobé, qui ajouta des couleurs dans les tissus. Pourquoi raconté-je ces détails qui paraissent si banals ? Parce que je fus, à partir de onze ans, un enfant banal, pour qu’on ne me reconnaisse pas, et qu’on ne me cherche pas de noises. J’avais été caché jusqu’alors, et mon « affection » avait été un secret bien gardé.

Vers l’âge de 16 ans, j’eus la révélation de ce que j’étais, et cela me fut terriblement pénible d’apprendre que j’étais le fils direct du Père et de ce que vous appelez l’Esprit Saint. Et surtout, de connaître qui ils étaient. C’était un grand choc, pour un enfant qui avait appris comme les autres la possession, le travail (j’étais déjà apprenti charpentier depuis plusieurs années), et la vie suivant son cours comme si de rien n’était. Je sentais en moi une sensibilité que je ne trouvais pas chez les autres, notamment les garçons, mais je ne m’étais jamais expliqué pourquoi, ressentant naturellement telle ou telle chose, les autres enfants ne me comprenaient pas lorsque je leur en parlais. Je voyais la tristesse dans un passant, la maladie dans un poumon, la joie à venir dans un marchand qui allait faire fortune mais ne le savait pas encore, je voyais au travers des visages. Un jour, Jérôme, enfant de mon âge lorsque j’avais 15 ans, me croisa au matin et me trouva en pleine perplexité, et prostré. Il me demanda pourquoi.

Je lui montrai un scribe assis au bord de l’eau.

— Parce que je vois dans le visage de cet homme qu’il a volé du bien à sa famille, répondis-je.

— Comment peux-tu voir cela ? demanda Jérôme.

— Ne le vois-tu pas ?

Je constatai qu’effectivement, il ne voyait pas, alors que je pensais que cela crevait les yeux à tout le monde.

— Regarde ! insistai-je.

Mais malgré ses yeux, il était aveugle. Alors, je m’approchai de lui, touchai son front, et lui dis : « Vois, maintenant ».

Il ouvrit les yeux qu’il avait instinctivement fermés à l’approche de ma main, et fut soudain pétrifié. Il pouvait voir, maintenant, la même chose que moi. Cela l’effraya tant qu’il s’enfuit en courant et en criant. Je le rattrapai, pris sa main, et le délivrai de cette vision.

— Tu es sûr que je suis normal, maintenant ? me demanda-t-il en tremblant.

Je le rassurai sans savoir véritablement ce qui se passait, néanmoins, et il insista pour que cela ne se reproduise pas.

Beaucoup d’autres événements comme ceux-là eurent lieu, qui me déroutaient beaucoup, car plus je les vivais, plus je me disais que j’étais différent. Et plus je craignais de ne pas être accepté dans ce monde, de ne pas être aimé. De fait, ces phénomènes éloignèrent beaucoup de personnes qui m’avaient été proches, et on me voyait comme un doux fêlé, mais, dans ce cas, on n’osait pas m’approcher ou se moquer, car il y avait toujours quelque chose d’impressionnant dans ces manifestations, qui pourtant n’étaient pas à proprement parler des miracles.

Je demandai des explications à mes parents, qui me répondirent avec amour et douceur, et dans un sourire bienveillant : « Plus tard. »

Vers mes seize ans, donc, j’eus la première révélation, car l’ange me parla, et Marie me parla, je vis enfin ce qui me crevait les yeux à moi aussi, et que malgré mes étonnantes « facultés », je n’avais pas vu.

Quand j’eus absorbé le choc, et que je pus prendre la résolution de suivre ce que j’avais écrit sans m’en souvenir, puisque c’était avant ma naissance, alors, la deuxième révélation suivit, qui me rendit la mémoire de tout ce que j’avais appris lorsque j’étais autiste, et qui me venait du ciel.

Je ne tins plus en place, et fus heureux de prendre ce que vous appelleriez un bâton de pèlerin, pour arpenter les rues, les chemins, les villages, et regarder la lumière dans les gens. Je la trouvai si pauvre que j’en fus attristé, et que je reçus la troisième révélation, qui concernait la mission que je m’étais assignée : faire venir le feu sur la terre pour que les hommes l’éteignent et le remplacent par leur lumière.

J’avais fort à faire avec toutes ces prises de conscience, et, non, je ne suis pas allé en Inde, il fallait déjà que j’apprenne à marcher droit devant moi au milieu de toutes ces forces merveilleuses, que je les comprenne, les assimile, les voie dans mes contemporains, et cherche les moyens de les faire ressortir. Avant de m’occuper de ce qui était ailleurs, je devais m’occuper de ce qui était autour de moi, et le travail me paraissait tout simplement affolant au début.

Et puis, à 32 ans, lorsque je suis parti accomplir ma mission qui dura trois ans, j’ai lâché le bâton, parce que je n’en avais plus besoin, j’ai senti que je pouvais marcher sans aucune aide, parce que j’avais l’amour en moi, et que cela vaut plus que tous les bâtons du monde.

Jésus

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Jésus Essénien ?

Depuis que les hommes ont peur, c'est-à-dire depuis toujours, il faut qu’ils se créent des puissances supérieures qui les protègeraient, ce qui fait que depuis toujours, les hommes ne savent pas qu’il n’ont pas besoin d’avoir peur, ni de se protéger, car ce sont les peurs qui créent les horreurs, les luttes, les incompréhensions, les larmes et les guerres. Les hommes ne savent pas qu’ils ont, en eux-mêmes, cette puissance supérieure. Ils la sentent bien, mais ils la transforment d’une façon négative, à cause de la peur. Ils la transforment en armement, en cloisonnements, en groupements artificiels que sont les religions, et qui apportent elles-mêmes d’autres raisons d’avoir peur de ceux qui ne sont pas sous la même bannière. Je n’étais pas Essénien, ni juif, religieusement parlant. Je ne suis le représentant d'aucune religion, pas même chrétienne. Je ne suis pas venu créer une nouvelle religion, une nouvelle raison d’avoir peur, mais je suis venu apporter l’amour, et l’amour se trouve chez Allah, chez Bouddha... et dans toutes les religions importantes. Je n’avais et n’ai pas de religion, et ne vous demande surtout pas d’en avoir, je vous demande seulement d’avoir la bonne foi, c'est-à-dire de croire en vous.

Alors, lorsque vous ferez primer l’amour sur toute autre considération, vous comprendrez ce qu’est réellement une puissance supérieure. Et vous n’aurez plus peur. Et vous n’aurez plus besoin de vous protéger. Car votre prochain, comme vous, n’apportera que de l’amour.

Jésus

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J'ai une question à propos de Jésus, dans le texte que j'ai copié ici : Jésus dit « à 32 ans et ma mission qui dura trois ans. »

Mais il est dit que Jésus est mort à 33 ans ???

Pour continuer dans l'histoire, qu'est devenue Marie après le décès de Jésus ; on ne sait que très peu de choses sur Marie ??? Et encore moins sur Joseph ?

L

Ce que vous savez de moi et qui est relaté dans l’évangile a bien duré trois ans. Mais comme j’ai commencé mon cheminement, celui que vous appelez mon ministère, à 32 ans, je suis mort à 35 ans et non 33.

Joseph est mort bien avant que je commence mon cheminement (c’est ainsi que j’aime le nommer). Je parlais sans cesse de mon Père pour que vous compreniez que le Père était mon Père : en vérité, il s’était incarné dans Joseph. Il est parti pour créer le manque, car c’était indispensable pour que je puisse accomplir mon cheminement, et qu’il puisse facilement m’aider depuis le ciel, ce qui était beaucoup plus important et efficace que s’il était resté dans son corps. Il est donc mort, et j’allais souvent l’écouter dans le désert. Il me manquait effectivement tellement ! Mais il était tout de même là, d’une manière différente et essentielle pour ce que je devais faire. Il est ressuscité plusieurs fois, très souvent, même, puisqu’il venait voir ma mère chaque soir, en chair et en os. Il l’aimait bien trop pour la laisser seule dans son incarnation ! Quant à moi, c’était différent, c’était écrit ainsi, et fallait qu’il en soit ainsi. Je ne l’ai donc retrouvé qu’après ma mort sur la croix.

Mon père s’est incarné maintes fois depuis.

Ce qu’il est advenu de Marie ensuite est encore secret à ce jour. Vous n’êtes pas prêts à recevoir cela.

Jésus

Table des messanges