Le message de Bruce Lee enfin décrypté

Vous pouvez, en regardant cet excellent documentaire : Bruce Lee, Itinéraire d’Un Combattant, vous rendre compte de l’extraordinaire personne qu’était Bruce Lee et voir que sa mission n’était pas de faire comme il le disait moqueusement «un défilé de torgnoles», mais de faire passer un message, qu’il a laissé volontairement dans le flou pour que vous fassiez le voyage de pensée qu’il faut pour le comprendre. Pour que vous soyez fiers d’avoir compris. C’était la manière de faire de Jésus, quand il utilisait les paraboles pour que vous fassiez le chemin de comprendre vous-mêmes, que vous en soyez fiers, et que vous teniez ainsi vos avancées spirituelles pour des acquis. Jésus ne faisait pas de jeet kun do, ni de karaté, mais c’était aussi un combattant. Ses adversaires ne s’y sont pas trompés, qui l’ont crucifié parce qu’il était un combattant. Bruce Lee pouvait casser une porte d’un revers de main. Jésus défonçait vos barrières intellectuelles avec une phrase.

Mais ni pour Jésus, ni pour Bruce Lee, cela n’a marché, car le plus important de leur message, qui se rejoignent en vérité, n’a jamais été mis au jour.

Je vais le faire aujourd’hui pour Bruce Lee car ne pas le dire, ce serait devoir attendre deux mille ans et plus, et ce serait gâcher tout le travail énorme de sa vie si courte mais si admirablement remplie !

Quels sont les deux idées phares de Bruce Lee, celle qu’il va falloir décrypter maintenant ? Celles-ci : il disait :

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Suivez la voie de la non voie.

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Et

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Vide ton esprit, sois informe. Informe, comme l’eau. Si tu mets de l’eau dans une tasse, elle devient la tasse. Tu mets de l’eau dans une bouteille et elle devient la bouteille. Tu la mets dans une théière, elle devient la théière. Maintenant, l’eau peut couler ou elle peut s’écraser. Sois de l’eau, mon ami.

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Ce sont là ses deux idées maitresses, les piliers de sa réflexion spirituelle et psychologique.

Prenons la première phrase. Linda Lee Caldwell, la femme de Bruce Lee, explique qu’elle pense que les gens se sont trompés et ont compris que cette phrase voulait dire « Tout ce que je fais est bien ». Mais le vrai sens n’est pas ici. Sinon, il n’y aurait plus ni bien ni mal. Or, il y a bien et mal.

Le vrai sens, c’est que Bruce Lee, à force d’étudier et de pratiquer des techniques différentes d’arts martiaux, avait compris que ce ne sont pas ces techniques qui assurent la réussite, mais le fait de ne pas avoir de technique, c'est-à-dire de trouver toujours en soi de quoi réagir à sa façon, et non pas celles déjà établies, sinon, on ne peut pas surprendre quelqu’un d’aguerri, et on ne peut pas gagner. Ce que voulait dire Bruce Lee ici, c’est ne suis pas la voie toute tracée. Trace la tienne, sors des sentiers battus, sois toi. N’imite pas, parce que celui qui imite est limité par ce qu’il imite. C’est d’ailleurs un concept que Dolto a développé dans son œuvre, en disant qu’il ne fallait pas imiter mais être soi. Alors, bien sûr, on ne parle pas ici des imitateurs qui sont là pour rire de tel ou tel travers d’une personnalité qu’il est nécessaire d’« aider » à se remettre en question. Cela, c’est utile et très intéressant.

Non, on parle de ne pas avoir besoin de modèle pour avancer, ou plutôt, une fois qu’on en a bien fait le tour, de savoir s’en libérer pour faire son propre chemin.

Et cette petite phrase de Bruce Lee rejoint la suivante à propos de l’eau. Bruce vous a dit d’être vous-mêmes, oui, mais la question que vous pouvez vous poser alors, c’est « Qui suis-je ? », « Que puis-je être ».

Bruce répond qu’il faut être comme l’eau. Et il fait ici allusion à l’âme, au J’aime. Car il explique que le J’aime est comme l’eau. Le J’aime prend la forme de votre corps. Celle de vos émotions, de votre amour. Lorsque vous mourez, le J’aime est toujours là. L’eau, lorsque vous la faire bouillir, disparait en vapeur. Et dans la nature, elle s’évapore de la mer, des lacs, des plans d’eau, pour devenir nuages et revenir sous forme d’eau sur la terre. L’eau montre comment le J’aime se réincarne. Et Bruce Lee nous mène à cette réflexion. Que, si vous l’aviez faite de son vivant, il aurait pu prolonger en disant « L’eau est source de toute vie, il n’y a pas de vie possible sans eau ». Il vous aurait aidé à pousser votre compréhension plus loin et à comprendre que l’eau/le J’aime sont source de vie, qu’il n’y en a pas d’autre et que vous avez une partie de la source en vous. La source étant l’Amour. Donc, que vous avez une part de l’Amour/Dieu en vous.

Il vous explique aussi quelque chose des très important par ses termes : « Vide ton esprit, sois informe. Informe, comme l’eau.» Vider son esprit pour arriver au J’aime, cela veut dire, « Détourne-toi de ton conscient et de ses barrières, tu trouveras le J’aime ».

Il aurait pu poursuivre encore en vous disant : « L’eau, quand elle s’évapore, va partout. Elle représente le tout et l’individuel, elle est dans le ciel et dans votre verre. Elle est dans l’air et dans une de vos larmes. »

En ceci, vous auriez pu comprendre que le J’aime est au ciel et sur la terre, dans votre corps, tout à la fois. Qu’il est partout autour de vous et dans vos émotions à vous. Que, de la même manière que l’eau peut être vapeur, solide, en suspension, composer en grande partie un corps et en même temps tous les corps, le J’aime peut être seul dans un corps, mais aussi qu’il peut y avoir plusieurs J’aime dans un seul corps, et un J’aime pour plusieurs corps !

Est-ce que cela n’ouvre pas des perspectives nouvelles ? Réfléchissez-y, puisque Bruce Lee avait compris tout cela et voulait vous aider à trouver votre propre voie, votre propre réflexion, et à magnifier votre propre J’aime ainsi que le grand J’aime commun.

Marie

Table des messanges