Le marketing

Une campagne de publicité dans le métro, dans la ville, dans les médias, et partout où vous pouvez la subir, c’est voir, en tous lieux, les mêmes photos, les mêmes produits vantés. N’est-ce pas, finalement, comme si quelqu’un, que vous ne connaissez pas, où que vous alliez, vous tirait par la manche, le coude, vous sifflait dans les oreilles, vous envoyait des flashes dans les yeux, harponnait l’attention en tous sens et autant de fois que possible dans la même journée, et jour après jour, parfois même, mois après mois, année après année, pour vous dire, « Eh, achète mon bidule ! » ?

En admettant que ce qu’il fait puisse être considéré comme utile, dans la mesure où cela créerait des métiers, des rentrées d’argent, des activités, ne vous rendez-vous pas compte que vous n’avez aucune possibilité de lui dire, à cette personne, que ça y est, c’est bon, vous avez compris, vous avez lu, vous avez vu et entendu le message ? Ne croyez-vous pas que ce qu’elle fait, ça n’a plus rien de noble ni aucun intérêt, que ce n’est, au final, et sans exagérer le moins du monde, qu’un harcèlement total ? Total, parce qu’étudié dans le plus petit détail, pour réussir à vous toucher là où vous êtes le plus susceptible d’entendre et d’enfin accepter d’acheter.

Trouvez-vous normal qu’aux Etats-Unis, qui sont toujours à l’avant-garde, et donc, préfigurent ce qui va se passer demain dans les autres pays, on puisse faire de la publicité dans les écoles, les sponsoriser en contrepartie d’un visionnage par les enfants de publicités ? Et que les écoles qui se rebellent se retrouvent en justice avec les chantres du marketing, qui finalement gagnent les procès, lesquels imposent à ces écoles de diffuser ces publicités ? Avez-vous envie de cela pour vos enfants ? Non ? Eh bien, on ne dirait pas !

Jetez vos télévisions, vos postes de radio, ou ne vous en servez que pour regarder/écouter des programmes sans publicité aucune, que vous aurez soigneusement choisis à l’avance. Enlevez les publicités des chariots des supermarchés. Refusez toutes les cartes de fidélité, qui ne sont là que pour vous appâter et vous pousser à n’acheter que ce qui est profitable aux marchands, et pour vous faire dépenser bien plus tout en vous disant que vous allez économiser tant. Refusez d’acheter des magazines avec de la publicité. Coupez la radio ou changez de station au moment de la pub, et faites-le savoir en écrivant aux chaînes. Refusez de chercher des promotions sur Internet ou ailleurs.

Utopie ?

Comme vous voulez. Mais alors, il faut se résoudre à trouver normal que nos enfants soient des outils de chantage pour que leurs parents dépensent, et surtout dans des jeux, des consoles, qui en plus d’être saturés de violence, enferment chacun dans une petite bulle, afin de diviser pour mieux régner. Une petite bulle dans laquelle en vérité rien n’est accompli au final, que l’apprentissage de la soumission muette et contemplative.

Il n’y a que vous pour sauver la situation. Personne ne le fera à votre place. Personne, dans la publicité, ne stoppera la machine, si vous ne lui montrez pas que vous pouvez enlever l’huile qui la fait fonctionner, et que c’est vous qui la faites marcher.

Si vous la faites marcher, vous pouvez l’arrêter. Vous seuls.

Marie

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30 mars 2004 Le marketing

Autrefois, vous vénériez les Dieux qui sont tombés dans l'oubli. Sur ce point, il n'y a rien à regretter. Ensuite, il y a eu les rois, qui ont disparu aussi, ou presque, et qui en tout cas n'ont plus le même prestige, et il n'y a rien non plus à regretter ici. Par la suite encore, vous avez donné la même importance aux hommes politiques, qui sont tombés en désamour depuis, et qui ont fait ce qu'il fallait pour mériter ce désamour. Ensuite, vous avez vénéré les artistes, les stars, les vedettes, celles du cinéma et de la chanson, qui arrivent en fin de course, et sont petit à petit éclipsés par leur successeur : maintenant, vous ouvrez toute grande la porte, sans vous en rendre compte, au marketing. Méfiez-vous comme de la peste de cette nouvelle propagande, de ces analyseurs d'arnaques aux petits oignons qui ne disent pas leur noms, qui ne se montrent pas au grand jour, et qui se font représenter par les plus beaux et les plus attirants d'entre vous. La politique l'a bien compris, qui tente de récupérer le marketing et ses techniques. Que vous dit le marketing : il vous apprend à ne pas penser par vous-mêmes. Il vous apprend à penser de la manière la plus profitable à ceux qui ont les moyens de le manipuler. L'exemple le plus flagrant en est la Star Academy et consort. Ne vous rendez-vous pas compte de ce qui s'y passe ? On fait passer pour les modèles d'aujourd'hui ceux qui copient le mieux possible les œuvres originales. Que vous ayez donné un prix ou une certaine importance à monsieur Eiffel parce qu'il a construit la tour qui porte son nom, c'est bien normal. Mais vous paraîtrait-il aussi normal que l'on offre la célébrité et un trésor en argent à celui qui en ferait des copies pour touristes, en plastique ? Même si la copie est magnifique, c'est tout à fait déplacé. Vous regardez sans réagir des émissions de télévision où de pauvres artistes abusés se croient investis de la responsabilité de trouver la « star de demain », en faisant pleurer les candidats pour se poser en juges tout

puissants, et pour faire augmenter les recettes publicitaires. Pourquoi, dans cette ligne-là, ne pas faire une émission qui récompenserait le plus habile faussaire, dans un match de contrefaçons, ou dans une compétition pour peindre le plus beau faux Van Gogh ? Je parle ici aussi au nom de ceux qui ne sont plus parmi vous, qui vous demandent de sortir de votre léthargie, de réagir, et de montrer que vous n'êtes pas de la « chair à télévision », je vous parle de la part de Jacques Brel, de Serge Gainsbourg, et de tant d'autres, qui vous demandent d'ouvrir les yeux : devant un tel jury, ni l'un ni l'autre des deux n'aurait eu sa chance d'être choisi, parce qu'ils n'étaient pas assez beaux, ils n'entraient pas dans le cadre, ils n'avaient pas ce vibrato sirupeux de rigueur, ils ne savaient pas se trémousser comme il faut pour être bien dans le moule. Un véritable artiste, celui qui vous emmène en voyage, c'est justement celui qui sort du cadre, et qui le fait en prenant des risques. Et que dire de ceux qui sont encore là ! Renaud, par exemple, n'aurait peut-être même pas osé se présenter. Serge Gainsbourg lance un appel aux artistes qui se fourvoient pour un peu (ou beaucoup) d'argent, en cautionnant cette émission, et en s'y rendant, et leur demande de « boycotter cette supercherie qui n'est que la sacralisation des rois du karaoké, et qui n'est pas plus que cela ». Serge Gainsbourg ajoute ces mots : « Laurent Voulzy, toi qui es un ange, mais qui ne le sais pas, ne descends pas en enfer ! Renaud, ne fais pas ce jeu-là, il est dangereux pour toi et pour tout le monde. Et vous autres, vous qui créez, ne vous laissez pas prendre au piège, c'est vous qui tomberiez les premiers. Si demain, les artistes, c'est ça, qui serez-vous, vous-mêmes, et qui créera ? Que créera-t-on ? Vous aurez pour vous succéder des ersatz de vous-mêmes. Pensez plutôt aux jeunes et à leur donner une vraie chance, ça vous rappellera le bon temps. »

Il est important que vous compreniez ces mécanismes du marketing, que vous ne vous laissiez pas faire, car si vous ne montrez pas que vous n'êtes pas les simples d'esprits qu'on cherche à faire de vous, pour finir par vous diriger dans tous les aspects de la vie, au profit de personnes qui travaillent dans le noir, vous laisserez arriver des catastrophes. Si aujourd'hui, on peut vous faire croire que les chanteurs de la Star Academy sont de vrais artistes parce qu'ils copient les autres, on vous fera croire des choses bien plus incroyables encore. Demain, les téléphones portables pourront faire des choses que vous n'imaginez pas, et, dans l'ombre, vous signerez un blanc-seing à des gens qui pourront tout connaître de vous, vos goûts, vos achats, ce que vous refusez, et ils auront alors les moyens de vous abuser d'une manière bien plus grave, sur une échelle que vous n'imaginez pas.

Refusez qu'on pense pour vous. Cela ne demande pas un bien grand effort, vous pensez à chaque instant, et si vous pensez à vous, alors, ne laissez pas les autres penser à votre place, ni vous demander de ne pas penser. Je parlerai encore de cela, car c'est une grande menace, bien plus que la bombe nucléaire, car ceux qui font le marketing ont le pouvoir, et ce sont les rois des menteurs. Tout et n'importe quoi peut découler de leurs actions si vous les laissez faire.

Marie

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Une question :

En ce qui concerne le marketing, n'est-il pas le reflet de notre époque où quasiment tout est à vendre, à consommer et à jeter, et où la notion d'intimité est devenue caduque ? C'est tout à fait vrai qu'il faut résister à ce raz-de-marée du factice et du paraître, mais encore faut-il avoir la force d'accepter de passer pour quelqu'un qui est hors-jeu et hors époque, et de cheminer avec pour seule compagne la solitude. Mais c'est un choix qu'il faut assumer ; l'essentiel est d'être vrai envers soi-même d'abord, ne pensez-vous pas ?

Il n’est pas question d’être hors-jeu et hors époque, ni de cheminer dans la solitude, bien au contraire. C’est être au fait de son époque que de combattre pour qu’elle soit meilleure, et nombreux sont ceux qui marcheraient à vos côtés si vous leur montriez la lumière, car au fond de vos âmes, vous avez tous déjà préconçu cela, et, consciemment ou non, entraperçu les conséquences néfastes en question. Le tout est d’éveiller la conscience, à un endroit de l’esprit où la vérité se trouve déjà ; il suffit de l’éclairer sous un angle qui permette enfin de la voir. Rejeter le marketing, ce n’est pas rejeter le monde, c’est rejeter ceux qui veulent faire ce qu’ils veulent du monde. Vous avez rejeté la religion, parce que vous vous êtes rendu compte que la religion avait été créée, dans ses rites et ses obligations, c’est-à-dire dans ce qu’elle a de plus vil, par des têtes pensantes qui voulaient prendre l’ascendant sur les individus. Vous avez mis des siècles pour comprendre que la religion tournée au profit de quelques-uns était un attrape-nigaud. Les cadres de la religion catholique ne sont plus beaucoup mis en avant, à part par ceux qui ont peur de penser par eux-mêmes, et qui préfèrent qu’on leur montre un faux bateau chamarré d’or plutôt que la petite barque sur laquelle ils voguent, et qui ne peut satisfaire leur appétit de bonheur conventionnel.

Mettrez-vous aussi des siècles à voir que ces gens qui sont des cadres, en France, existent toujours, et même s’ils ne sont plus du tout religieux, ils adorent un dieu qui s’appelle l’argent, ils sont de la même engeance, et ont trouvé une façon moderne de vous mentir ? Il ne faut pas avoir peur d’être isolé. Car c’est la menace habilement brandie par ce système, c’est la mode, dictée par les sociétés qui vendent, et donc par le marketing, auquel ces sociétés font appel, qui créent le mouvement de masse, et sortir de cette « norme » paraîtrait honteux et dangereux. Voyez donc à quel point cette stratégie fonctionne, à quel point elle est aboutie, réfléchie, à quel point vous êtes conditionnés, pour craindre de ne pas obéir à ceux qui vous prennent pour des simples d’esprits. Quand vous irez au ciel, il n’y aura plus de norme, plus de mode, plus de convenances telles qu’elles sont établies sur terre. Il n’y aura que l’amour. Ayez-en un peu pour vous-mêmes, assez en tous cas pour savoir que vous pouvez décider du chemin à parcourir, de la façon que vous souhaitez. Le marketing ne doit pas être une loi, et pourtant tel est déjà le cas, parce que vous laissez faire les choses, parce que vous croyez ce qu’on vous dit, parce que la télévision sacralise des objets inutiles. Pensez à ces mentions « vu à la télé » collées dans les magasins sur les objets les plus variés et les moins indispensables. Ce « vu à la télé », beaucoup le perçoivent comme un indice de qualité. Ils en déduisent que si c’est un objet présenté à la télévision, cela veut dire qu’il est fiable et digne d’intérêt, parce qu’on ne présente à la télévision que les objets qui en valent la peine. Mais cela, purement dans les faits, veut simplement dire que quelqu’un a payé pour que ce logo apparaisse sur son produit. S’il a payé, c’est qu'il pense que vous allez l'acheter. Et si vous achetez, c’est vous qui payez le logo.

Le logo, le prix payé, servent à vous faire croire à une qualité et à un intérêt qui sont aux antipodes de vos besoins réels, qui sont également très loin d’être prouvés, et celui qui a eu l’idée de ce petit logo fluo, c’est une personne qui travaille dans le marketing.

Marie

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(Luc : message datant des environs de 2004, quand j'avais posté cela sur un site plus ancien, dont la présentation était différente.) Il y a quelques jours, Marie m’a fait changer l’organisation des premières pages de mon site, et m’a dit de remplacer la première page en écrivant simplement « Et si c’était vrai ? » à la place des explications qui s’y trouvaient. J’ai trouvé cela limpide, comme d’habitude, mais je ne m’attendais pas au résultat : les visites sur le site se sont multipliées brusquement, au point d’être 20 fois supérieures ! Peu après, Marie m’a fait changer l’intitulé d’une autre page, le nouveau titre étant Les post it de Marie. Je ne serais donc pas surpris que cela augmente encore les recherches que vous effectuez, et le nombre de pages visitées.

Aujourd’hui, Marie, dont le cheval de bataille est actuellement le marketing, qu’elle nous annonce comme le plus grand fléau, me demande de retranscrire ceci :

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Les changements de ces derniers jours sur le site sont du pur marketing. C’est un pied de nez pour vous montrer comment cela fonctionne. Aujourd’hui, à cause d’une simple question, posée au tout début, votre curiosité est attisée, et vous ouvrez beaucoup de pages. C’est une réaction à un stimulus, auquel vous répondez comme par un réflexe de Pavlov. Il n’y a pas de jugement dans ce que je dis là, seulement une étude des faits, aussi froide que le sont les études de marché. Il y a des gens qui ont poussé à ce qu’ils considèrent comme le sommet leurs études de l’humain, et qui, par des recherches minutieuses et scientifiques, savent comment vous toucher, juste en choisissant le bon mot. Cela ne veut pas dire que le contenu de leur message soit intéressant, c’est seulement la manière qui compte, comme le prouve ma démarche de ces derniers jours. Le contenu de ce site n’a pas changé, et pourtant, la fréquentation augmente considérablement juste à cause de cette petite phrase : « Et si c’était vrai ? ». Aimez-vous être étudiés au microscope, quant à vos façons d’accepter ou de refuser un message ? Cela ne ressemble-t-il pas à une sorte d’écoute téléphonique de ce qui se passe dans votre façon de penser ? Peut-on mesurer un sentiment en unités de réactivité humaine ? Quand vous répondez à un sondage sur un produit, ne vous rendez-vous pas compte que l’analyse qui en découlera permettra à ceux qui les font de mieux vous toucher, mieux vous faire acheter ce qu’ils veulent que vous achetiez ? Avez-vous besoin de ce qu’on vous propose ? N’est-ce pas là un moyen, pour eux, de savoir comment créer ce besoin qui n’existe pas au départ, et qui, en fin de compte, ne vous donnera rien d’enrichissant spirituellement, et si peu, sinon rien, matériellement ? Ne voyez-vous pas qu’en donnant vos réponses en toute bonne foi, vous donnez à ceux qui vous interrogent les moyens de créer le besoin chez une multitude d’autres personnes ?

Pourquoi, bien souvent, vous paie-t-on pour cela ? Pour vous récompenser du temps passé à répondre ? Non, on vous paie parce que c’est un investissement, qui est censé rapporter l’argent que vous allez dépenser. A quoi allez-vous dépenser cet argent ? Si l’on prend les choses globalement sur un « échantillon représentatif de personnes », vous allez le dépenser, entre autres, en achetant un produit comme celui qui vous a été présenté dans le sondage en question. A la fin du compte, le réseau qui initie le sondage ou son équivalent récupérera ce que vous avez « gagné » en répondant.

Vous aurez donc permis, pour rien, qu’on vienne chercher dans votre cœur, dans votre tête, dans votre esprit, quelque chose qui vous est personnel, une clé qui permettra d’entrer comme dans un moulin dans vos désirs, vos rêves, et d’influer sur votre façon de les concevoir, sans que vous le réalisiez, le tout en pensant y avoir gagné quelque chose…

Ouvrez les yeux, ne laissez pas entrer n’importe qui dans vos rêves et vos aspirations, de la même façon que vous ne laisseriez pas entrer n’importe qui dans votre maison.

Oui, j’ai fait du marketing, ici même. « Mea culpa », comme on dit. Cela dit, il n’y a rien à vendre ici, et même si je suis heureuse de vous voir venir près de moi, peu m’importe qu’il y ait mille visiteurs ou un seul. Ce qui compte, c’est que ce visiteur soit celui qui a quelque « chose », spirituellement, à y trouver, sans pour autant que cela crée une façon unique de penser. Au contraire, ce que je souhaite, c’est que vous parveniez à penser par vous-mêmes, indépendamment de toute influence, y compris la mienne. Alors, vous verrez que l’étude de marketing, venant de celui qui veut en tirer mauvais profit, est le premier acte d’une tragédie qui commence dans la distraction, la rétribution, le sourire et la légèreté, mais qui finit au mieux dans le néant, au pire dans la catastrophe.

Cela ne veut pas dire que toute annonce, toute publicité soit mauvaise. Mais avant de savoir en conscience laquelle vous pouvez entendre sans avoir à en payer les conséquences, que ce soit individuellement, ou dans la multitude, il faut dans un premier temps que vous appreniez à vous méfier de toutes.

En définitive, puisqu'en face de ceux qui cherchent à nuire, il faut utiliser d'abord l'arme de l'humour, je vous suggère de répondre si vous êtes sondés. Mais en donnant tout le contraire de votre vérité. Vous pouvez même passer un bon moment de détente en répondant des âneries, ceux qui vous interrogent finiront peut-être par comprendre qu'en réalité, et malgré les apparences, le plus imbécile des deux n'est pas celui qui donne les réponses.

Je vous donne les ficelles, ne soyez pas des pantins.

Marie

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Luc : Ce qui est amusant, c’est qu’une partie de mon métier se situe dans le marketing. Que Marie fasse passer ce message par moi n’a rien d’étonnant, je pense qu’elle préfère le faire via quelqu’un qui sait comment cela fonctionne. Evidemment, le fait de passer ce message pourrait m’être préjudiciable vis-à-vis de la profession. Mais le plus important pour moi, bien au-dessus du profit matériel, c’est ce que dit Marie, et, connaissant bien le milieu, la façon qu’ont les professionnels de travailler, je suis en plein accord avec elle. Je fais cela pour vivre, mais je refuse de travailler pour ce qui me semble abusif. Je fais donc une sélection, mais je ne sais pas si ma sélection est correcte. Je pense que Marie nous en dira plus dans ce sens, si nous réagissons. Et ma première réaction, en l'entendant, est de jubiler ! J'aime ce langage clair, et qui donne un coup de boutoir dans nos idées reçues, qui en ont sacrément besoin !

Voir le sujet : Les génies introuvables

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Luc : Marie nous pose des questions

Elle nous demande donc de réfléchir sur ce thème :

Le marketing : pourquoi donc un fléau ? Quelles conséquences néfastes ? Comment combattre sa réussite ?

Marie vous donne des points de départ possibles à notre réflexion : les exportations chinoises de tissus, qui menacent les emplois dans le textile en Europe, la phrase « les grands deviendront petits, et les petits deviendront grands » et celle-ci :

Ceux qui créent ouvriront la porte, s'ils en savent garder la clé.

Marie

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5 juin 2005 Réaction de Laure :

A propos du marketing, Marie vient au bon moment !

Mais où sont les solutions ? Le marketing est une dictature sur tous les plans ! Et conditionne les cerveaux à un point terrifiant : Conditionne la pensée, les sensations, et donc la façon d'agir !! C'est très grave !! Ce matin j'ai parlé avec Roger de cela, car c'est pareil avec les « gourous ».

Comment trouver un moyen de faire de la pédagogie, pour transmettre ces messages dans la sérénité ?

L'échange d'idées est sûrement un point de départ très positif, mais ce n'est pas suffisant ! Merci à toi Luc et à Roger.

A bientôt

Laure

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7 juin 2005 Réflexion de Claire

Bonjour Luc,

Je réagis à un point sensible qu'a traité Marie concernant le marketing. Cette année est celle de multiples prises de conscience me concernant, et entre autres sur l'inutilité des achats « inutiles », des consommations influencées et pas trop choisies. Un découvert fabuleux m'a obligée au départ de minimiser extrêmement mes dépenses, puis (bien que je n'y suis pas encore totalement) petit à petit, réfléchir à la pulsion d'un achat qui aurait aussi bien fait de partir à la poubelle.

Et comme Marie, je suis exaspérée de constater à quel point on nous conditionne à des besoins nouveaux, même si c'est un produit ou un aliment « placebo », et à nous faire croire quand même qu'on en reprendra. Que cette crème amincissante nous fera devenir comme la fille à la télé qui se dandine au soleil, sur une belle plage avec sa plastique qui n'en a absolument pas besoin (chez nous, c'est dans la salle de bains, le plus souvent en équilibre entre deux chevilles, pour un corps qui aurait plutôt besoin d'arrêter le coca et les crèmes glacées !). Le pire : tout le monde SAIT que c'est du mensonge, et on préfère y croire, mais quelle naïveté !

Alors, que faire ? Nous regarder absolument tous dans les yeux et nous trouver beaux, ainsi bye complexes, et bye artifices, bye marketing ! C'est si simple mais si compliqué, nous sommes un amalgame de timides, frustrés et peureux... Donnons envie alors à nos enfants de le faire…

Amitiés,

Claire

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10 juin 2005 Réponse de Laure

C'est génial de réagir ensemble ! Peut-être que nous pourrions penser que la vraie vie commence à la source : aller boire l'eau à une source, la terre et le ciel nous l'offrent, la terre est bonne, et on le dit au voisin, « allez boire cette eau à sa source, comme elle est bonne », et ainsi de suite, une sorte de guérison peut s'opérer par un élément simple et essentiel et se transmettre les uns aux autres, et il faut respecter cette source et l'aimer. C'est un peu beaucoup poétique et philosophique, mais j'aimerais dire que l'espoir est en nous et entre nous, et l'humanisme doit nous aider à trouver le « bien-être ». Non à la corruption ! De quel ordre que ce soit ! Et oui à la vie, au désir, au partage des bonnes choses, et je réponds à Claire que nous sommes tous beaux quand on peut se regarder dans les yeux.

Je vous embrasse.

Laure

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15 août 2005 Une réflexion de Laure :

Parlons de ce marketing ! Fléau de notre bêtise, fléau de cette société ! Et nous, artistiquement, nous sommes noyés littéralement, mais l'autre jour j'ai rencontré un ingénieur du son qui travaille à l' INA, et qui propose de faire des enregistrements, dans un premier temps entre nous, et après si c'est bon, le commercialiser, A cela j'ai réfléchi que pour contrer le fléau, il fallait continuer notre activité, même si cela paraît tout petit, avec une qualité extrême !

St Augustin a dit « l'infiniment grand ne peut exister sans l'infiniment petit et vice versa ». On peut peut-être prendre conscience d'un état d'être très simple, s'ouvrir pour que la lumière nous envahisse, et elle devient si forte qu'elle communique l'essentiel, et on devient si heureux de cet équilibre qu'on n'a plus le désir du superficiel, et encore moins d'accepter la « merde » qui nous environne sur tous les plans. Aussi pour cela il faut accepter sa solitude, car chacun a la sienne, et en général cette solitude ouvre à la générosité, à l'humanisme, il n'y a que ça qui nous sauvera !

Au fait, l'histoire de ne plus acheter l'essence chez Esso, ça doit commencer à marcher, car dans mon coin il y a une station Esso qui vient de fermer... Quand Marie nous dit qu'elle nous aime, c'est aussi de nous aimer tous les uns les autres !

Rien ne se fait sans amour ni sans souffrance !

Mais continuons à grimper, comme tu le dis.

Laure

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Réagissez à votre tour, pensons de nous-mêmes, et trouvons ensemble les solutions.

Luc

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C'est bon de parler, et de commencer par le début, c'est-à-dire par faire un constat, qui vous amène à voir que vous souffrez, bien plus que vous oseriez le dire en public, des conséquences du marketing, c'est bon de dire ses souffrances, et passée cette première étape, on peut commencer à savoir comment ça marche, connaître les rouages intérieurs, les mécanismes qui vous influencent, et par là même, vous apprendrez à les contrecarrer. Courage, c'est la bonne voie. Si vous ne réagissez pas maintenant à ce qui paraît si anodin, mais qui permet toutes les horreurs présentes, passées (voir la propagande allemande) et future, tous les abus, vous aurez plus tard le sentiment amer de ne pas avoir agi à temps. Claire parle des enfants. Si vous pensez qu'il est important de leur apprendre à lire, et tout le reste, n'omettez pas de leur apprendre à ne pas lire n'importe quoi en le gobant. Si vous voulez apprendre le violon à votre enfant, il ne suffit pas de lui donner un violon, et de le laisser s'amuser avec, il faut lui expliquer comment on s'en sert. Peu de gens jouent du violon. Des milliards de gens voient des publicités, et ne savent pas comment l'appréhender. Ce n'est pas difficile d'ouvrir les yeux des enfants, il suffit de les ouvrir soi-même d'abord.

Merci de vos mots, et de toutes vos pensées que j'entends. Je voudrais alléger vos souffrances, mais si vous ne faites pas le premier pas vers le haut, vous êtes trop loin pour que je vous montre comment faire.

Merci.

Je vous aime, ne l'oubliez jamais.

Marie

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Novembre 2007 Les enfants et le marketing

Vos enfants sont des fleurs, ils poussent sur un terreau si riche, que vous devriez vous émerveiller comme des enfants, justement, de ce que peuvent apprendre et comprendre vos propres enfants.

Ils peuvent tout comprendre, même dans le ventre de maman, ils savent vos émotions, ils savent et comprennent sans les mots tout ce qui vous arrive. N’apprenez pas à vos enfants à pousser sur un mauvais fumier, comme la publicité. Vous les laissez face au danger, dans la pire des positions, c'est-à-dire dans la passivité de l’éponge devant un écran et des haut-parleurs qui leur transmettent les pires inepties. Vos enfants, influençables par excellence, boivent vos paroles, ils boiront pareillement celles des autres, surtout si elles sont magnifiées par les médias. Pourquoi les arroser, les abreuver de mensonges, de faux rêves ?

Vous pouvez beaucoup pour les protéger :

Vous pouvez :

- leur montrer les petits stickers collés sur les produits dans les supermarchés, disant « vu à la télé » et leur expliquer que ce n’est pas parce que ce produit a été montré à la télé qu’il est de bonne qualité et qu’il faut l’acheter, mais que tout simplement, un monsieur (ou une dame ) a payé pour que son produit soit montré à la télévision, parce qu’il (ou elle) voulait qu’on le lui achète. Votre enfant a-t-il envie de faire spécialement plaisir à cet(te) inconnu(e) ?

- verrouiller l’accès à la télévision, au début de l’apprentissage, lorsqu’on diffuse des publicités, et parfois, prendre le temps, lorsqu’il se braque contre ce blocage, de regarder quelques publicités avec lui, de les analyser avec lui, en les enregistrant si besoin, pour bien lui montrer tout ce qui est faux, tout ce clinquant qui ne vise qu’à toucher les gens pour les amener à acheter certaines choses. Demandez-lui ensuite de réfléchir, dans l’étape suivante, et de dire lui-même ce qu’il peut trouver de faux, faites-en un jeu d’intelligence, créez cette complicité entre vous, qui brisera le mur du silence que plante la télévision ; il sera fier de trouver de lui-même ce qui cloche. Apprenez-lui à penser par lui-même, à être intelligent. Ce qui fascine les enfants et les adultes dans la publicité, c’est la puissance du rêve et l’attrait vers la conformité, vers le mouvement d’ensemble, pour se sentir dans le groupe humain. Faites-le rêver avec d’autres choses, racontez-lui des histoires, apprenez-lui à rêver tout seul, et pour se conformer aux autres, portez-le dans les lieux où il trouvera ses semblables, et non seul devant un écran, en lui faisant comprendre que les autres sont vivants autour de lui, et non pas dans une boîte à images qui ne contient que des circuits imprimés.

- laisser la télévision ouverte par la suite, quand il a compris, et grandi, et discuter avec lui, de temps en temps, lui montrer qu’avoir le même blouson ou les mêmes chaussures que les camarades de classe ne lui donne pas toute possibilité d’être lui-même, et l’enferme dans une mode, qui est une dictature absurde. Dites-lui que c’est quelqu’un, qui, derrière, caché, vend ce blouson et ces chaussures, et qu’il veut que tout le monde lui donne de l’argent, et demandez-lui s’il a envie de donner de l’argent à quelqu’un qui est si intelligent, qui se cache, et qui est déjà si riche.

Dites-lui que vous, vous ne souhaitez pas donner de l’argent à cette personne-là, et que vous ne pouvez donc pas payer.

- lui montrer que ce refus de suivre le flux des moutons ne le prive que d’un morceau de tissu, d’un morceau de cuir, et qu’avec l’argent qui aurait été gaspillé ainsi, vous pouvez par exemple lui offrir une super soirée avec des copains ; il verra que rien ne vaut la communion d’amis. Dites-lui que quand il sera grand, il se souviendra de cette soirée, mais pas de ses baskets.

- lui faire comprendre qu’une publicité, c’est un moyen, qui coûte des millions, pour certaines personnes, de dicter ce qu’il faut ou non acheter, de dicter ce qu’il y a à faire pour être soi-disant quelqu’un de bien dans la vie, alors que seul votre enfant peut savoir, et comprendre avec le temps, ce qui fait réellement de lui quelqu’un de bien ou non.

Marie

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Je voulais vous mettre en garde, et tous ceux qui me lisent, contre les GPS, téléphones, tablettes pour enfants qui font « führer » aujourd'hui. Le terme n'est pas innocent. Car non contents de vous avoir par les sentiments, en jouant sur votre peur de voir vos enfants hors de votre contrôle, et en créant de fait une situation inacceptable pour le psychisme de vos petits, ceux qui inventent cet instrument vous préparent à faire les mêmes instruments pour les adultes. La carte bleue, les téléphones portables, sont déjà des armes contre vous, souvent à votre insu. Bientôt, avec la nano électronique, cela dépassera des limites imaginables aujourd'hui, au profit du marketing pour commencer, puis de la surveillance de votre vie, et de vos réflexes qui seront conditionnés, d'abord dans les achats, puis évidemment dans vos choix de vie. Vos enfants doivent en être absolument protégés. Il faut jeter aux orties tous ces outils qui, sous couvert de progrès, vous feront régresser au rang de prisonniers et d'animaux de laboratoire.

Marie

Réponse d’une lectrice :

Ma chère Marie, si tu savais comme c'est dur d'être maman ici, si tu savais comme c'est dur de résister à toutes les sollicitations, à construire son chemin tout en étant attentif à son enfant. Quand je te lisais, j'approuvais tout le contenu mais je voyais toute la distance entre ces sages paroles et notre réalité. Car vous qui nous observez, regardez dans quel état nous sommes, combien nous sommes victimes, combien nous pouvons comprendre mais être fatiguées de cette lutte permanente, au jour le jour que nous menons pour essayer d'éveiller les enfants au merveilleux. Et nous sommes dans la lutte pour notre pitance, avec les factures qui tombent par-ci, par-là, l'argent qui circule mal et les angoisses que cette société véhicule qui nous rentrent comme du poison. Alors on a envie de se coucher sur une natte et de ne plus réagir, se laisser aller, laisser la télévision allumée, lui laisser jouer sur son jeu de play-station ses jeux de guerre. Les enfants fragilisés par la moindre épreuve matérielle qui paniquent quand ils s'aperçoivent qu'ils n'ont pas ce qu'ils veulent. On reprend le chemin du dialogue intelligent, on entoure de ses bras après un gros chagrin même un grand garçon, mais franchement c'est difficile. Quand je lisais ton long texte avec l'exercice je disais oui c'est vrai mais à chaque fois que je remettais dans ma réalité je me disais « Oh la t'es pas encore au point ». Et puis je me suis dit, Marie, je fais comme je peux... Je t'embrasse

Je sais et entends tout cela à chaque instant venant de la terre. je ne peux y apporter que quelques clés que vous pouvez vous-mêmes tourner dans la serrure de cette porte blindée que tout doucement, insidieusement, des gens comme vous ont construite en croyant que cela vous protègerait, en toute bonne foi le plus souvent.

Faut-il être sur un piédestal pour entendre cela ? Non, il faut être au milieu de vous, et je suis au milieu de vous. C'est un petit morceau de l'enfer que je traverse avec vous, et je sais que je suis au ciel, et que je ne souffre plus quand je vais à Dieu, reprendre un peu de lumière pour en donner, encore et encore. Vos enfants ont besoin de connaître le monde, de se conformer d'abord à vos règles, puis à celles du monde extérieur, mais fatigués que vous êtes, comme je vous comprends, vous ne savez pas toujours dire stop, vous ne savez pas toujours les aider à faire la part des choses, et es enfants se jettent dans leur besoin d'apprendre, d'ingurgiter, d'accepter pour être accepté, donc de faire comme les autres. Prenez un instant, montrez-leur qu’ils peuvent d'abord s'accepter eux-mêmes, avant d'attendre d'être acceptés par les autres, et que le jugement des autres n'est pas celui qui compte le plus. Combien, parmi vous, offrent un téléviseur à leur enfant, pour le mettre dans leur chambre, pour faire un cadeau, parce qu'il faut, et pour, comme tu le dis si justement, avoir la paix ? Combien, en faisant cela, ne s'aperçoivent pas que c'est LE cadeau empoisonné, car c'est la coupure avec ce qu'il peut apprendre de bon de votre part, et c'est la drogue de la violence, de la publicité à satiété, et justement, il n'y a jamais de satiété. Voyez comme les enfants qui sont dans ce cas ont une surcharge pondérale, parce qu'on leur apprend à manger des cochonneries, pour rester polie, aussi bien physiquement que moralement.

Je comprends ta peine, et je la porte pour toi un instant, pour te montrer que tu peux venir près de moi. Il suffit d'y croire, et de t'y autoriser de temps en temps, vraiment, pour te sentir plus légère, et avoir enfin le recul qui te manque et que tu appelles de tes vœux, afin de prendre les bonnes décisions.

Oui, je vous comprends, et tout particulièrement les femmes, qui avez voulu votre indépendance. Vous avez bien souvent cette indépendance en Europe, mais vous en payez le prix, car elle n'est pas idyllique. Vous avez chassé, sans le vouloir vraiment ni profondément, les hommes de leur place sécurisante. Vous l'avez fait pour de bonnes raisons, car vous étiez moins que rien, et vous êtes tellement en vérité. Mais ne serait-il pas temps de rappeler les hommes, en leur redonnant leur place, mais en leur faisant comprendre que vous savez être libres, que vous ne tolérez pas qu'on vous piétine, ou même seulement qu'on ne vous sourie pas avec amour et reconnaissance. Vous pourriez alors reprendre votre place de femme, et de maman, celle-là qui est en vous parce que Dieu l'a mise en vous, pour que vous la fassiez fleurir. Cette affirmation de vous-mêmes, que vous pouvez appuyer sur votre lutte victorieuse, permettra de vous débarrasser enfin des machos, source de votre révolte, mais qui perdurent encore et toujours, et qui sont les premiers dans les bras desquels vous vous jetez lorsque vous n'en pouvez plus d'avoir peur, de supporter l’angoisse de l'argent, de la sécurité qui manque. Femmes, vous aimez-vous assez pour vous faire respecter et aimer en même temps ?

Marie

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Noël, fête marketing

La fête de Noël… Quelle tristesse que cette fête en carton ! Fêter la naissance de mon Fils en faisant exactement le contraire de tout ce qu’il a essayé de vous faire comprendre, quel non-sens, et je le redis avec Cécile (une lectrice du site), quelle « connerie »…

Voilà la danse que nous voyons, et la chanson que nous entendons, entre autres, venant de la terre, quand vous pensez à Noël :

« Jésus est né, alléluia, bouffons, engrossons-nous de grasses volailles, de rares confits, de caviar, que coule le foie gras dans nos gosiers champagnisés, remplissons nos panses au lieu de remplir nos âmes, et ayons une pensée pour ceux dont la maigreur fait peur, pour nous donner bonne conscience ! A la tienne, Etienne ! »

Jésus est né dans la pauvreté. Nous ne voulons pas que vos soyez pauvres au point de manquer, mais s’il est né dans la simplicité, c’était pour vous montrer que la joie et l’amour existent au plus haut point dans la plus humble des masures.

Le bonheur, ce n’est pas la frugalité forcée qu’évoquent les religions en se trompant complètement dans leur interprétation, ce n’est pas l’idée de s’appauvrir volontairement, de donner l’exemple en souffrant. C’est d’être soi, originalement, et de se satisfaire de ce que l’on a, en travaillant pour le voir durer dans le bon sens.

Noël, ce que vous faites de Noël, c’est la dégradation et la négation de tout cela, en disant que pour être heureux, il faut avoir des cadeaux matériels, avoir plus que ce que vous avez, et de préférence quelque chose que les riches peuvent acheter, quelque chose que le plus grand nombre finit par avoir.

Où est votre originalité ? Où est votre bonheur, puisque juste après, il faudra encore rêver d’une autre chose que vous n’avez pas, et qui vous rendra jaloux ou envieux, qui vous fera ressentir le sentiment de manque, et donc l’opposé du bonheur ?

Noël, partant de ce constat, c’est la dictature d’un tout petit nombre, qui vous draine dans un fleuve, vous voit comme des alevins, que de plus gros poissons poussent dans la fuite en avant vers le Rien, ces plus gros poissons finissant dans les mâchoires de plus gros prédateurs encore.

Pourrez-vous enfin regarder les choses telles qu’elles sont, et voir, et non pas survoler du regard, le fait qu’on vous oblige, par les sentiments (qui seriez-vous pour ne pas faire un cadeau à votre enfant le jour de Noël ???), à acheter ce qu’on veut vous faire acheter, quand vous n’avez pas de maison à vous, quand vous empruntez pour être, quand vous mangez des choses dangereuses pour la santé, vendues par les mêmes personnages, dans des lieux semblables ?

Mêêêê, mêêêêê, diront, certains, comme des moutons qu’ils veulent bien être, et ne comprenant rien au fait qu’on veuille leur montrer comment échapper au loup…

Et à ce concert, se joindront, amplifiés par des millions de haut-parleurs, les protestations indignées de ceux qui profitent de cette gabegie. De ce gâchis de vos capacités d’amour et de réflexion personnelle.

Mes amours, voici un endroit neuf où construire votre forêt de Sherwood. Je vous l’ai dit, vous pouvez ne pas donner aux riches, pour donner aux pauvres. Vous pouvez ne rien donner pour Noël, ne pas suivre les sirènes et les projecteurs, les publicités, qui vous disent comment être et qui être, vous pouvez refuser de consommer tout ce que l’on vous propose. Mais alors, la fête ? Eh bien, mes amis, faites-moi plaisir, faites la fête le vrai jour de l’anniversaire de mon Fils, le 14 décembre (il est né à minuit dix). Mais surtout, que cette fête se fasse avec vos productions. Plantez, dans vos jardins, vos légumes et vos fruits, élevez vos canards et vos poules, et si vous n’avez pas de terrain, que ceux qui comprennent ce que je dis là, et qui disposent de ce qu’il faut apportent ce qu’ils peuvent, ils seront remboursés au centuple. Et préparez bien votre fête, pour qu’elle vous nourrisse bien plus spirituellement que physiquement. Faites une vraie communion d’esprits. Combien de fois avez-vous participé à des fêtes de ripailles comme celle-là, et vous êtes-vous profondément ennuyés, malgré la munificence des plats, et les décorations ? De vos soirées, gardez-vous plutôt des souvenirs de celles qui vous font vibrer, parce qu’elles sont impromptues et vraies dans les cœurs, ou de celles qui se répètent chaque année parce qu’il semble qu’il faut qu’elles se répètent ?

Mes enfants, vous pouvez me comprendre, alors, soyez sans craintes, vos enfants peuvent comprendre aussi. Dans les cris d’indignation dont je parlais tout à l’heure, vous en entendrez particulièrement un, qui ne peut vous arrêter, et qui vous dira « oui, mais il faut bien faire rêver les enfants ! ». Repoussez cette miette d’idée de la paume et faites-la tomber de la table ; vous pouvez faire rêver vos enfants, avec ce qui vient de vous, et leur apprendre à forger leurs propres rêves, pour qu’ils n’aient plus besoin de ceux des autres pour se réaliser. Trouvez votre chemin, votre propre chemin, et pour cela, il faut bannir Noël tel qu’il est actuellement, il faut, si vous faites des cadeaux, les fabriquer vous-mêmes, et qu’ils soient tout simples, parce qu’on se souvient de ce qui est simple, on le comprend, et cela aide à réfléchir. Et tout cet argent que vous n’utiliserez pas selon les prescriptions « médicales » de la publicité, il vous restera dans les mains, vous pourrez, en ne l’ayant pas donné aux riches, le donner aux pauvres, c’est-à-dire à vous-mêmes, pour faire d’autres fêtes communions de qualité, bâtir vos maison, élever vos enfants, et offrir à plus pauvre que vous ce que vous avez en trop, et dont vous n’avez pas besoin, puisque le bonheur c’est savoir se satisfaire de ce que l’on a. Vous verrez que vous en serez récompensés, surtout si vous le faites sans chercher à en être récompensés.

Parlez entre vous de cela, mes amis, et je suis près de vous pour aller plus loin encore.

Je vous aime.

Marie

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Je voudrais apporter quelques prolongements à ce que je vous ai dit hier à propos de Noël. Il est certain que vous n’êtes que très peu aujourd’hui à pouvoir envisager cette idée de passer outre Noël tel qu’il est aujourd’hui, et qu’il est à parier qu’il faudra beaucoup de temps pour que vous parveniez à cela et à tout ce qui gravite autour. Vous avez votre libre arbitre, c’est pourquoi l’issue ne peut être datée, même si c’est une chose qui a déjà été prévue par d’innombrables esprits, en dormant, ou en étant éveillés. Pour beaucoup, aussi, zapper Noël représente une barrière, liée à la culture, aux coutumes, et à votre bon fond, qui peut vous faire assimiler cet abandon de la tradition comme un manquement à votre souhait de don souverain. Or, il n’est pas souverain, votre don, il est conditionné. Mais avant que cela soit clair pour la multitude, il faudra du temps. Néanmoins, vous avez, ici, à votre « toute petite » échelle, officialisé cette opportunité qui se présente à vous. Cela fait partie de ce que tant de gens perçoivent tout bas et ressentent comme la vérité, mais ils se sentent trop petits pour changer les choses. Il n’est jamais trop tard ni impossible, pourtant, de changer les choses, et tout peut être changé, quand on a foi en soi si petit soit-on. Le passage de Noël à autre chose, aussi, a de quoi bousculer, effrayer même, et faire se cabrer bien des gens qui pourtant n’ont aucun intérêt à ce que cette stupide tradition perdure. Car, comment faire, comment dire à mon enfant qu’il ne fête pas Noël quand les autres le fêtent, comment ne pas risquer, lorsqu’il parlera de ce point de vue de ses parents à ses copains, de le faire passer pour un asocial, comment éviter qu’on le montre du doigt et qu’il en soit malheureux, brimé, même, par la masse de ceux qui n’auront pas encore compris ?

Comme tout changement, il vaut mieux qu’il soit graduel si ce risque-là existe. Vous pouvez partir du postulat que le père Noël n’existe pas (il y a bien d’autres moyens de le faire rêver), que c’est vous qui lui faites des cadeaux, lui montrer, si besoin pour preuve, tous ces pères Noël dans les rues, tout en disant à votre enfant que vous l’aimez, et que donc, vous n’avez pas envie de lui mentir comme tant de gens le font avec d’autres enfants. Lui expliquer que si les gens mentent à leurs enfants, c’est parce qu’ils croient qu’il faut leur mentir, parce que tout le monde a été habitué à le faire depuis très très longtemps. C’est une bête habitude. Il comprendra alors ensuite ce que vous lui direz encore : qu’il ne faut pas dire aux autres enfants que le père Noël n’existe pas, car comme leurs parents leur ont menti, ils croient vraiment qu’il existe, presque tous, et ils se moqueront de lui. Dites-lui que ce petit secret est entre vous, un petit jeu, et qu’il vaut mieux, dans la vie, savoir ce qui est vrai, et savoir pourquoi les gens peuvent mentir. Votre enfant ne pourra, cependant, accepter votre point de vue pleinement et le comprendre profondément qu’en vivant l’expérience de Noël, et en prenant du recul par rapport à cette supercherie. Pour cela, comme lorsque je vous parlais de la publicité, en vous disant qu’il ne suffit pas d’interdire, mais qu’il faut regarder ensemble et aider à réfléchir, il faut qu’il puisse vivre Noël presque comme les autres. Et vous pouvez y parvenir en vous concertant entre parents d’abord, pour définir vos rôles respectifs, et faire ensuite cette explication à l’enfant : maman et papa sont d’accord sur plein de choses, mais parfois, ils ont des idées un peu différentes ; c’est bien d’avoir des idées différentes, surtout quand on ne se fâche pas. Papa et maman ne sont pas fâchés, mais maman aime bien Noël, et elle veut que tu aies des cadeaux comme les autres enfants. Papa, lui, a envie aussi de te faire des cadeaux, parce qu’il t’aime aussi, mais il pense que Noël, c’est juste un moyen, pour certaines grandes personnes, de nous forcer à acheter des choses souvent inutiles, à un moment que la grande personne décide. Papa préfère décider de quand il te fera le cadeau, et il va chercher un cadeau vraiment utile pour toi. C’est pour ça que Maman fera une fête, un Noël normal pour toi, pour que tu puisses en parler normalement avec tes copains. Et c’est pour ça que papa attendra un autre moment, pour te faire une surprise, sans l’avoir décidé à l’avance ; comme ça, ce sera une surprise pour tout le monde et ce sera très amusant. Quand tu seras plus grand, tu choisiras toi-même de fêter Noël à ta façon, et ce sera facile de choisir parce que tu auras eu les deux.

Evidemment, il faut que l’enfant ait déjà quelques années pour comprendre cela, mais vous verrez, si vous appliquez cette idée sans la lui expliquer au départ, tout simplement parce qu’il est trop jeune, il y sera déjà habitué, et point ne sera besoin de tous ces mots pour qu’il comprenne et sourie de son originalité, de celle de sa famille, sans que cela le fasse passer pour un drôle d’énergumène en classe.

De la douceur, mes amours, de la patience, rien ne se fait en quelques secondes, et il faut imaginer un autre monde, il se construira d’abord par les enfants, car vouloir le changer d’un coup sur tous les plans est illusoire, et créerait le chaos.

Marie

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Les cartes de fidélité

Avant même de vous endetter, et de donner aux rois du marketing la possibilité de vous suivre à la trace, d'analyser vos réflexes, les cartes de fidélité ont été créées dans un seul but : créer un canal d'achat, un courant quasi irrésistible, c'est-à-dire vous dicter ce qu'il faut acheter, et vous dire quand l'acheter, et donc quand et comment remplir des caisses déjà pleines. L’endettement n'en est qu'une conséquence.

Imaginez que je dirige une chaîne de grande distribution, et que je comprenne que les bénéfices que je fais sur les produits de consommation courante (beurre, lait, farine, sucre...) ne me rapportent pas assez. Imaginez que je trouve des fournisseurs qui me proposent des produits sur lesquels je vais pouvoir faire des marges énormes, comparativement à ce que me rapportent les produits du quotidien. Evidemment, je vais mettre tout mon potentiel de marketing sur ces produits-là. Mais comment vendre des choses qui ne concernent pas forcément la vie courante ? En en parlant, en les présentant, en leur inventant des vertus qu'elles n'ont pas, et surtout, en les mettant juste sous le nez de mes clients, en lettres aussi énormes que les bénéfices que j'escompte. Malheureusement, ce n'est pas parce que je vais mettre un grand panneau pour un produit de mauvaise qualité et sans réel intérêt, que mes clients vont se précipiter sur leur porte-monnaie, l'impact ne sera pas très grand, et mes efforts doivent être mieux récompensés… Alors, je réfléchis, et je pense aux poissons. Comment pêche-t-on des poissons ? Il faut les appâter pour les prendre à l'hameçon. Je vais donc les appâter, et leur faire croire qu'en achetant ces produits, mes clients vont faire des économies alors qu'en réalité, ils vont dépenser plus, et c'est donc moi qui vais faire des économies sur leur dos. Mon appât sera des promotions, principalement sur ce que je n'arriverais pas bien à vendre en temps normal, et sur ces produits qui me rapportent le plus. Ils auront le sentiment d'y gagner quelque chose, et pour couronner le tout, je vais leur offrir des points, comme à la maternelle, pour gagner des images, toujours comme à la maternelle, c'est-à-dire des produits qui me sont offerts par mes fournisseurs, et qui n'auront pas d'autre avantage que de donner à mon client l'impression d'avoir gagné quelque chose, dont il ne verra pas la chiche valeur, puisque du moment que cela brille, c'est beau !

N’est-ce pas que c'est beau, tout ça ?

Je ferai également des soldes, avec une majorité de produits de basse qualité, créés uniquement pour cela, et je plébisciterai la mode, si chère à mon cœur, parce qu'elle me permet tout simplement de diriger sans opposition les achats de mes clients, et en attire de nouveaux.

Mes amis, quand vous prenez une carte de fidélité, vous remplissez mes caisses de président directeur général en goguette dans des paradis fiscaux, vous vous faites avoir 99 fois sur cent. Alors, je vous le dis, si vous voulez être des Robin des Bois, ne prenez pas de carte de fidélité, bannissez-les TOUTES de votre horizon et de votre portefeuille.

Si vous voulez, par ailleurs, que l'on sache que vous êtes un Robin des Bois, faites comme Gandhi, sans prendre les mêmes risques que lui, qui brûlait publiquement les papiers officiels de son gouvernement, et rendez simplement et fièrement toutes vos cartes de fidélité à leurs propriétaires, pour faire comprendre que vous n'êtes pas dupe.

Cela vous donnera le sourire, vous verrez, et vous dînerez de bien meilleur appétit, d'aliments de meilleure qualité, que vous paierez un peu plus cher, certes, si vous ne les fabriquez pas encore vous-mêmes, mais selon votre système, qui ne génèrera pas d'achats subtilement forcés, même si vous avez l'impression d'un gain, et d'agir de votre plein gré.

Vous gagnerez ainsi votre indépendance, et continuerez à construire légalement votre forêt de Sherwood.

Marie

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Marie nous demande si Jésus aurait accepté, lorsqu'il faisait des miracles, d'arborer sur son tee-shirt une marque de sponsoring.

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Jésus n'aurait pas accepté de porter le moindre insigne sur sa tunique, quand il faisait des miracles. Mais aujourd'hui, si nous pouvions transférer la scène de la crucifixion à votre époque, il se trouverait sans doute aucun quelqu'un pour poser sur le torse de mon enfant une marque commerciale. On se battrait même avec cynisme pour trouver le meilleur slogan, et encore une fois sans aucun doute, un chef d'agence de com’ trouverait le concept qui tue : on finirait par voir la marque « Esprit » en bandoulière sur lui, par un comble de l'horreur. Pour ne pas voir cela, je me battrai toujours. Pour répondre, œil pour œil, dent pour dent cette fois car à la fin de la lutte, quand tout est désespéré, cela s'impose, j'utiliserais leur bête arme, je monterais moi-même près de son visage, et poserai, avec un dernier baiser, tout en haut, clouée sur le bois, la bannière du journal La Croix, pour dénoncer ceux qui croient, au prix de la vie et de l'amour, ceux qui disent, il faut croire, et qui ne croient que ce qu'on veut bien leur dire, et ce qui les met en état de ne pas avoir besoin de penser eux-mêmes. Contre tout cela je me battrai, je me battrai encore et encore, et grâce à vous, mes amours, je sais que cela pourra durer tout le temps qu'il faudra, au-delà du temps d'une seule vie, et pour les générations à venir.

Contre toux ceux-là, je me battrai, mais cela ne m'empêchera pas de les aimer.

Marie

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Sur la publicité

(via Moutouta, lectrice du site)

La publicité arrive par flots mais elle inonde vos esprits de besoins inutiles. Elle est toxique pour les enfants car elle ne leur fait pas prendre conscience du rêve de la vie. Elle submerge nos vies, elle les appauvrit, elle rend petit ce qui est grand et grand ce qui est petit.

Marie

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La communication/marketing

(via Moutouta)

La communication est un échange entre lumières, c’est accepter que l’autre a une autre couleur que la tienne et c’est ressentir l’intensité de sa lumière. La communication intelligente est toujours un échange d’amour, autrement dit de lumière. Si l’autre est dans le néant, dans la non-lumière, tu ne peux communiquer, seulement lui montrer l’intensité de ta lumière pour qu’il prenne conscience de sa propre lumière et qu’il accepte de la ranimer

Et quand tu n’as personne avec qui communiquer relie-toi aux anges, ils en ont, des sujets à te transmettre ! Allez, commence l’espoir puisque tu as envie d’espoir ! L’espoir est l’intensité de ta lumière qui se projette dans le ciel. C’est un amour que tu projettes au ciel. Accroche-toi à cette lumière, ne la lâche pas, entretiens-la, caresse-la jusqu’à ce qu’elle se matérialise à toi. Que crois-tu, mon enfant, que c’est, le miracle ? Ce n’est pas autre chose qu’une matérialisation de ton espoir. Ne sème aucun doute dans cet espoir car le doute est baisse d’intensité qui peut parvenir à non-lumière. Prends même la lumière des autres pour donner de l’intensité à cette lumière car la lumière se donne, s’échange, circule indéfiniment. L’espoir est la création d’un paradis sur terre. La multiplication des paradis est un grand vent qui empêche les nuages de s’agglutiner au ciel, c’est le soleil qui rayonne.

Marie

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via Luc

En l’espace de très peu de temps (comparativement à l'histoire de l'univers), vous êtes passés des hiéroglyphes et des mots écrits sur le marbre à l’imprimerie, puis à la machine à écrire, au téléphone, puis à l’ordinateur, qui offre des possibilités de communication exponentielles. On se dit, quel bonheur et quel miracle ! Des gens qui ne pouvaient pas communiquer avant vont enfin pouvoir le faire, les Lapons vont pouvoir joindre les Sud-Africains, et les Islandais vont envoyer leur image en direct aux Israéliens.

Mais les Israéliens aux Palestiniens ? Ceux qui sont tout près de vous, d’un coup, perdent de leur intérêt, et au lieu de régler les problèmes qui vous entourent immédiatement, vous allez chercher ce qui vous fait croire à des échanges riches, alors qu’ils vous appauvrissent terriblement. Voyez ces sites de rencontre, où les célibataires ou les dragueurs(euses) font leur marché, où ils s’imaginent pouvoir confondre marchandage et histoire d’amour. L’espace de communication est tellement grand, infini, inépuisable même, et surtout, il est si bien achalandé, qu’on pense avoir le droit d’être exigeant comme lorsqu'on cherche un aspirateur.

Ecoutez écrire cette femme :

« Je veux un homme qui fait ça, ça, ça, et ça. Tiens, salut, toi, tu me plais bien. Ah non, tu as dit un mot qui me gêne, tu as signé « bien à toi » au lieu de « à bientôt », non, non, je ne veux pas être avec un homme comme ça. »

Si je suis cette femme, je surfe alors sur un autre homme, et un autre, et un autre, jusqu’à m’épuiser les pupilles, et si je choisis, si je m’arrête sur l'un d'eux, j’aurai toujours, tout de même, le regret que passe demain ou après-demain, une meilleure affaire.

Ecoutez cet homme fureter :

« Attends, qu’est-ce qu’il y a comme promo en ce moment ? Et la qualité ? Pas terrible, pas très frais, tout ça, et pis, un peu trop grasse... »

Dites-moi, combien coûte le kilo d’homme, mesdames, et vous messieurs, le filet de demoiselle, n'est-ce pas un peu trop cher ?

Vous avez un outil que vous utilisez comme on vous apprend à le faire, c’est-à-dire comme des enfants à qui on fait semblant de ne donner que le meilleur, parce qu’on nomme ce qu’on vend comme cela. Dites-moi encore, qu’est-ce qu’un enfant à qui l’on ne donne que le meilleur ? Parfaitement, un enfant gâté. Gâté, cela veut dire abîmé. Comme vous n’êtes pas abîmés physiquement par ce que vous faites là, la moisissure est à l’intérieur, dans l’esprit. Comment pouvez-vous laisser de tierces personnes pourrir ce qui est dans votre esprit, ce qui est profondément à vous ? L’amour, mes amis, l’amour d’une rencontre, ce sont des yeux qui se croisent sur les rayons d’une âme. Peu importent le cadre, les corps, la couleur des cheveux, les canons de beauté, ce qui compte, c’est cette explosion nucléaire, dans le sens du noyau de l’âme, et le corps la ressent dans tout ce qu’il est, et il vous fait vibrer à l’unisson. Ne pensez-vous pas qu’en posant des critères de sélection draconiens, vous raréfiez les chances de l’homme ou de la femme de votre vie de venir produire cette explosion ? Car il se peut qu’elle ne soit pas blonde, car il se peut qu’il ait dix ans de moins que ce que vous recherchez. Ne pensez-vous pas que dans l’apparence, vous avez certes une petite chance de trouver, mais de ne trouver, pour toute fin de non-recevoir, qu’un bonheur d’apparence ?

La communication explose, elle aussi, mais c’est une explosion nucléaire dirigée scientifiquement, et donc aussi néfaste que la bombe. Que pensez-vous de cela : il y a à peine deux décennies, quand vous envoyiez un CV sur papier, vous aviez un bon pourcentage de réponses, même négatives. Aujourd’hui, alors que vous avez multiplié vos possibilités de contact par mille, combien d’employeurs se donnent même la peine de répondre, même par une réponse négative ? Un ou deux sur mille.

Le pire de la communication, mes amours, c’est la non-réponse, c’est le silence. Le silence, c’est le néant. Et quand vous ne répondez pas alors qu’on vous sollicite dans le bon sens, vous créez le néant, en dessous de vous. Pour nous, il est visible, c’est comme un ballon de baudruche noir qui se remplit de rien, qui va imploser comme un trou noir. Et vous sombrez dans la dépression qu'est ce trou noir. Avoir tant à dire, tant à partager, tous les outils pour cela, et ne pas avoir de réponse, quel trou noir !

Lors des rencontres organisées, on vous apprend à être difficile, à choisir comme un enfant mal élevé, alors que vous pourriez utiliser ce formidable outil pour multiplier vos échanges au lieu de les diviser, et ce dans la tolérance, ou dans l’opposition, mais toujours dans l’amour et le respect de l’adversaire s’il existe. Avez-vous pensé comme il est ridicule et affligeant de voir ces rencontres de flirt, où on met face à face pendant un temps limité deux personnes, qui doivent réussir à se séduire, sur des critères identiques à ceux d’un marché, quand il devrait s’agir d’un moment d’amour apporté par le destin, parce que vous l’avez écrit pour vous avant de venir sur terre ? Ne frissonnez-vous pas en vous disant qu'en « prenant » celui-là ou celle-là qui correspond aux critères sociétaux, vous risquez de passer à côté de celui ou celle qui vous attend vraiment ? Si l’on ne réussit pas l’un de ces lamentables exercices, alors, on sent que pour faire partie de la société, il faut se remettre en question, coller au moule, être maigre, même trop maigre, quand on est une femme, cela commence même chez la petite fille, avoir une belle voiture quand on est un homme, pouvoir en imposer. Pour l'homme et la femme, ne surtout pas avoir telle ou telle envie, qui fait déplacé. Réfréner ce que l’on est pour être ce que l’autre voudrait, ou ce qu'il faut être. Où est la communication véritable, là-dedans ? Cette communication-là, que vous vivez, c'est celle qui pousse à se travestir à ses propres yeux, qu’on ferme sur soi-même pour ne pas voir ce qui doit faire honte, alors qu'en définitive, vous cachez ce qui fait votre vérité, ce qui fait que celui ou celle qui vous attend peut véritablement vous aimer. La communication est faussée, par tous les standards du « bien penser », de la correcte supercherie.

Réfléchissez bien. Qui a intérêt à cela ? Pas vous. Pas celui ou celle que vous rencontrez, que ce soit une histoire d’amour potentielle ou de simples rapports humains. Alors qui ?

Ceux qui modèlent le monde pour subvenir à leurs besoins financiers, en créant des réflexes conditionnés, en régissant vos sentiments comme ils le font pour vos réflexes d’achat.

Voyez le monde d’un autre angle, mes amours, voyez-le depuis votre cœur à vous, et non depuis une plateforme informatique. Ne laissez pas de silence sauf pour vous défendre quand seul le silence reste une bombe nucléaire efficace. Ne laissez pas s'installer le silence quand vous parlez à ceux avec qui vous échangez de l’amour. Offrez votre son à ceux qui sont dans le silence. Et vous qui avez le pouvoir de réponse, répondez, ce que vous voulez, mais répondez.

Ne prenez pas des vessies pour des lanternes. Une vessie n’a jamais éclairé personne, et ce n’est pas parce que vous voyez de la lumière qu’il y en a vraiment là où quelque chose de primaire semble irrésistiblement vous emmener.

Alors, me direz-vous, pourquoi parler de la communication, quand le thème ici est la « bataille de Marie », c’est-à-dire tous ces petits « trucs » de tous les jours que je vous donne pour construire votre forêt de Sherwood ? Pourquoi parler ici spécialement des sites de rencontres, quand le sujet est la communication ? Parce que la communication est LE point de rencontre, et parce que, même si l’inscription sur les sites de rencontre est bien souvent gratuite, ces sites rapportent beaucoup d’argent, le plus souvent, par le biais de la publicité qui les finance. C’est-à-dire, ceux qui dictent vos envies, qui les planifient, les étudient pour savoir comment vous prendre par les sentiments. Ceux qui vous disent qu’on peut trouver le grand amour comme on peut acheter un poisson. Ne vous laissez pas prendre à l'hameçon.

Oui, les sites de rencontre m’ont paru tout à fait indiqués pour vous parler de ceux qui vous prennent par les sentiments. Mais il en existe quantité d’autres, sous des bannières différentes. Apprenez à les repérer, et à ne pas croire que, parce que c’est gratuit, on n’a pas quelque chose à y gagner sur votre dos et sur votre façon de penser.

Je sais que sur ce forum (note de Luc : ce message est paru sur le forum qui avait été créé pour Marie), il y a, comble de l’ironie, des publicités affichées en haut de page, et souvent même pour des consultations de soi-disant médiums. Ne vous êtes-vous pas demandé pourquoi, alors que c’est le contraire de ce que vous faites ici ? Tout simplement parce que quelque part, un homme a été payé pour concevoir un robot, qui sache vous proposer à la vente des services et des objets en rapport avec ce dont vous parlez, même si ce que vous dites est à l’opposé de ce qui est à vendre. Je sais que vous ne pouvez enlever ce bandeau. Je sais, et ceux qui vous lisent aussi, lorsqu’ils prennent un peu de temps avec bonne foi, que ce forum et le site qui y est lié ne sont pas là pour vendre ni imposer quoi que ce soit. Je suis là, bien au contraire, pour vous aider à voir que vous pouvez réfléchir par vous-mêmes. Et c’est ce qui a commencé déjà, puisque Luc n’a plus l’exclusivité de mes retransmissions, puisque vous pouvez commencer, également, à faire la différence entre ce que vous pensez et ce que vous recevez d’ailleurs.

Je vous aime.

Marie

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via Moutouta

Etre un mannequin, c'est être sous les projecteurs des autres au lieu d'être sous le projecteur de sa propre lumière, celle qu'on ne voit pas mais qui existe. C'est devenir un objet et c'est projeter une idée artificielle de la beauté de la femme. C'est un monde extrêmement violent sous l'apparence de la magnificence et du beau ; la violence est cachée par les projecteurs. La création, c'est quelque chose de magnifique, les grands couturiers sont des créateurs ; les mannequins qui défilent pour ces créations artistiques devraient être remplies de lumière intérieure pour défiler en harmonie avec ces lumières qu'elles portent sur elles. Mais elles sont souvent trop jeunes pour comprendre l'importance de cela, séduites par l'apparence du beau qui cache la misère de l'âme...

Saint Augustin

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La communication/marketing

(via Moutouta)

La communication est un échange entre lumières, c’est accepter que l’autre a une autre couleur que la tienne et c’est ressentir l’intensité de sa lumière. La communication intelligente est toujours un échange d’amour, autrement dit de lumière. Si l’autre est dans le néant, dans la non-lumière, tu ne peux communiquer, seulement lui montrer l’intensité de ta lumière pour qu’il prenne conscience de sa propre lumière et qu’il accepte de la ranimer

Et quand tu n’as personne avec qui communiquer relie-toi aux anges, ils en ont, des sujets à te transmettre ! Allez, commence l’espoir puisque tu as envie d’espoir ! L’espoir est l’intensité de ta lumière qui se projette dans le ciel. C’est un amour que tu projettes au ciel. Accroche-toi à cette lumière, ne la lâche pas, entretiens-la, caresse-la jusqu’à ce qu’elle se matérialise à toi. Que crois-tu, mon enfant, que c’est, le miracle ? Ce n’est pas autre chose qu’une matérialisation de ton espoir. Ne sème aucun doute dans cet espoir car le doute est baisse d’intensité qui peut parvenir à non-lumière. Prends même la lumière des autres pour donner de l’intensité à cette lumière car la lumière se donne, s’échange, circule indéfiniment. L’espoir est la création d’un paradis sur terre. La multiplication des paradis est un grand vent qui empêche les nuages de s’agglutiner au ciel, c’est le soleil qui rayonne.

Marie

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Luc : Je demandais à Marie :

Marie, tu nous parles de réduire nos achats en supermarchés, de ne pas nous faire avoir, nous faire prendre dans un canal d'achat, et je trouve cela formidable. Mais pourtant, je ne peux ôter l'ombre au tableau que cela représente : si nous faisons cela, nombre de personnes employées dans ces magasins, faute de revenus pour ceux qui dirigent ces sociétés, risquent de perdre leur emploi. Que faire contre cela ?

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C'est une procédure que vous laissez déjà faire aujourd'hui, et qui ne se voit pas, qui ne heurte pas, ou si peu, car tant que cela est fait dans le sens où les super richesses le veulent et le présentent pour que vous ne le voyiez pas, c'est-à-dire en jouant sur vos points faibles ou vos sentiments, cela reste dans l'air du temps, donc « acceptable ».

Voyez les caisses express, sans personne pour vous accueillir, et où vous faites vous-mêmes le travail des caissières. Ce sont autant d'emplois en moins, que vous comprenez parce que vous pensez y gagner, parce qu'on vous fait croire tout à coup que vous êtes maître des choses, et on vous présente cela comme un confort bénéfique en somme, puisque vous attendez moins aux caisses. Vous attendez moins, mais pendant ce temps-là, s'il y a quatre caisses express, au moins deux personnes attendent indéfiniment dans les bureaux de l'ANPE pour trouver du travail. Idem pour les guichets d'autoroute, où l'on ne cesse de vous vanter les mérites de la carte liber-T, qui laisse effectivement en liberté dans la nature un certain nombre de personnes. Les exemples de ce type sont légions, mais c'en sont deux, ici, qui crèvent les yeux.

Si vous refusez, quand vous le pouvez, d'utiliser ces caisses express et cette carte, vous montrez que vous êtes solidaires avec les employés, et que n'est pas né celui qui vous gouvernera en tout. Vous pouvez penser que tout ce qui est fioriture dans un supermarché, inutile, peut disparaître, sans faire disparaître les supermarchés. Les fourmis ont-elles besoin de micro brouettes électroniques pour transporter leur œufs ou de mini téléphone pour communiquer entre elles ? Cela leur apporterait-il vraiment quelque chose ? En supposant qu'on les leur vende, ne plus avoir ces ustensiles fera-t-il que la fourmilière, soudain, cessera de travailler, d'exister en paix ?

Mes amis, en limitant les revenus injustifiés de certains abuseurs, vous les ferez fuir, et vous pourrez vous mettre à leur place (ou leur faire comprendre qu'ils peuvent changer), et employer qui bon vous semblera, avec amour, et dans la considération de l'humain.

Vous pouvez, en attendant ce changement, constituer un pactole, avec les économies réalisées, qui servira, non pas à maintenir les employés ayant perdu leur travail dans l'inactivité, mais à leur offrir des travaux gratifiants, utiles, et qui feront sourire ceux qui viendront les rencontrer.

Mille possibilités s'offrent à vous. Réfléchissez-y.

Je vous aime.

Marie

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Le commerce abusif

Pensez à ces gens qui sont proxénètes, et qui mettent dans la rue des femmes accompagnées d'enfants qu'ils louent à d'autres femmes, pour inspirer la pitié auprès des passants. Si la femme ne rapporte pas d'argent, elle est battue. Vous pouvez battre cet homme à votre tour en ne laissant pas la place à la pitié dans votre cœur, et en refusant ce système, en disant que vous n'êtes pas dupes. Après, viendra la pitié et l'aide véritable, car en donnant en voyant la femme et l'enfant, vous n'aidez pas la femme et l'enfant, vous aidez celui qui les torture à continuer. Dans un magasin, ce n'est pas le même drame qui se joue, mais il fonctionne selon le même schéma, et il finit par plonger tout le monde dans la pauvreté, dans la dépendance inutile, dans l'ignorance et dans l'obéissance aveugle, ce qui n'est pas beaucoup mieux que d'être cette prostituée avec son maquereau.

Saint Michel

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A vous de réfléchir maintenant comment vous pouvez vivre décemment, sans donner trop aux riches, et en apprenant à vos enfants comment faire, à vous qui n'êtes que si peu aujourd'hui, d'éprouver la méthode, et de la transmettre à la multitude pour être mes Robins des Bois, donner le minimum, et réaliser votre indépendance. Soyez votre propre forêt de Sherwood.

Marie

Table des messanges