Le J’aime est un doudou

J’écoutais les excellentes émissions qui avaient été enregistrées et diffusées à la radio quand Dolto répondait aux questions des auditeurs. Elle racontait comment, lorsqu’un petit enfant est peureux, il cesse de l’être dès lors qu’on lui dit : « Protège ton doudou ». Ou ta poupée. Dolto a ensuite ajouté que quand un enfant porte son doudou dans ses bras, il est beaucoup moins timide et craintif.

Aussitôt, Marie attire mon attention sur ce point et me fait savoir qu’on peut étendre ce concept aux adolescents et aux adultes. Je lui demande comment.

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Qu’est-ce que le doudou pour l’enfant ? Une chose qu’il aime, oui, qui porte des odeurs qui font qu’il se sent chez lui dès qu’il le tient. Mais pas seulement. C’est une représentation de lui, plus exactement, d’une part de lui. Cela ne te rappelle rien, dans tout ce que je t’ai enseigné ? Une part de soi qu’on aime. Bien sûr, le doudou est une personnification, une matérialisation du J’aime. Le jeune enfant porte son doudou sur son cœur, et plus exactement, un peu plus haut, bien souvent. Plus haut, c’est le plexus et c’est là que se situe le J’aime. L’enfant porte son amour dans ses bras. Si on lui demande de le protéger, alors, il se poste, dans son conscient, en position dominante par rapport au J’aime. Alors qu’avant, il se passait le contraire : un enfant sait que son J’aime est la part la plus importante de lui, un adolescent et un adulte l’ont oublié. Le conscient est plein de barrières et les EBA, qui travaillent uniquement sur le conscient, lui font prendre des collines pour des montagnes. Pour peu que l’enfant ait vécu des événements plus ou moins traumatisants, il sera stoppé dans ses entreprises par les barrières de son conscient. Si vous remettez les choses à leur place, c'est-à-dire, si vous replacez le J’aime en avant, lui redonnez sa valeur première, et si vous redonnez aussi au conscient sa valeur première, en le redéfinissant comme à l’origine de la naissance : un outil pour le J’aime, alors, l’enfant se rééquilibre. Il affronte enfin les situations parce qu’il utilise à nouveau son conscient comme une force positive agissant pour le J’aime. Il redonne au conscient son utilité réelle et ainsi galvanisé par la possibilité nouvelle qu’il ressent soudain d’être assez fort pour protéger « quelque chose », il n’a plus peur.

D’ailleurs, un J’aime n’a pas peur, sauf quand il voit que spirituellement, il n’avance pas. C’est seulement le conscient qui véhicule et laisse l’EBA amplifier la peur. Et quand le conscient se met à protéger le doudou/J’aime, c’est L’EBA qui s’en est allé, parce que la lumière du J’aime est redevenue la plus importante. L’ombre n’a plus prise, et l’enfant s’est remis à voir les collines comme de simples efforts à faire et non des obstacles infranchissables.

Et cette merveilleuse idée qui a fonctionné, qui pourra fonctionner autant qu’on voudrait, s’arrêterait à l’adolescence ? Allons donc !

Vous n’avez pas fini d’avoir peur parce que vous grandissez. Et vous pouvez procéder d’une manière parallèle à celle de l’enfant et de son doudou, pour vous affranchir des barrières de votre conscient, qui vous aveugle, vous fait reculer ou tourner en rond.

Comment ? C’est tout simple. En comprenant que vous avez un J’aime. En le considérant comme vous considériez votre doudou étant enfant. Mais si, vous le pouvez, ce n’est pas si difficile que ça, et ce n’est pas ridicule puisque cela va vous guérir de vos reculades ! Prenez votre J’aime dans vos bras, mentalement, et dites-vous, avec la voix de votre maman ou de votre papa quand vous étiez petit : « Protège ton J’aime ».

C’est trop abstrait ? Alors, prenez quelque chose, un objet qui a un sens positif pour vous, une peluche, une fleur, un dessin, un Playmobil… ce que vous voudrez… qui vous devienne cher et qui soit de préférence un peu fragile. Et dites-vous que c’est votre J’aime. Matérialisez-le d’une façon qui vous parle.

Puis, prenez-le dans vos bras, sur votre plexus. Et dites-lui : « Maintenant, je te protège. »

Vous verrez comme cela fera fuir l’EBA, comme la lumière reviendra, et comme vous aurez là un merveilleux outil pour aller mieux !

Marie.

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