Le fossé entre les hommes et les femmes, puis l’anorexie.

Luc : Depuis plusieurs années, j’ai reçu divers messages de la part de plusieurs anges, puis de la part de Marie, concernant les difficultés que rencontrent les hommes et les femmes d’aujourd’hui à vivre ensemble, à se comprendre et à s’accepter.

Cette théorie, dans son ensemble, offre un point de vue nouveau et passionnant, d’où découle une explication de Marie à propos de l’anorexie.

Pour ne pas multiplier les sources et rester simple, je réunirai tous ces messages que j’ai eus en une seule progression, car ils m’ont été donnés au fur et à mesure, et j’y ai ajouté un travail personnel, car si ces révélations ont été progressives, c’était pour que je fasse le cheminement moi-même d’une idée à une autre, que j’établisse les liens entre les idées et que je trouve l’ordre dans lequel les mettre en place.

ci s’arrête mon intervention, je ne fais que monter le puzzle.

Marie précise, et je transmets donc, que

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Cette explication ne concerne pas les rapports entre hommes et femmes qui existent dans certaines banlieues françaises, et dans certains pays, dans lesquels la femme est traitée comme avant, c'est-à-dire comme un être à faire taire, et à écraser, ce qui est bien sûr à proscrire.

Marie

Luc : Le point de départ est la libération des femmes. Elle est bien sûr la bienvenue, après des siècles d’écrasement et de domination masculine. Cependant, dans le début de cette libération, il y a eu beaucoup de débordements, car qui dit « liberté » dit également « n’importe quoi ». Et de ces débordements viennent beaucoup de nos maux. C’est bien naturel de se laisser aller à tout lorsqu’on a été privé de tant de choses, pendant si longtemps.

Cela dit, il serait temps que les hommes et les femmes trouvent le juste milieu et une harmonie, car ils sont faits pour vivre ensemble, pas pour lutter les uns contre les autres.

Il faut commencer par le début, c'est-à-dire revenir à cette libération de la femme, et donc à la génération de nos parents, à nous qui avons la trentaine ou la quarantaine en l’an 2000. L’éducation que nous avons reçue a été, à cette période, très commune, et s’est scindée en deux : une éducation pour les jeunes garçons, une éducation pour les jeunes filles, à cause de cette lutte, à cause de la juste cause contre les machos.

Nous avons donc été éduqués en deux camps, quoiqu’on en dise, et même s’il y a eu des exceptions.

Il faut donc observer séparément ces deux écoles.

La petite fille

La mère est pour elle l’image de la femme donc le modèle, et la mère, s’étant battue pour gagner le droit d’exister à part entière, a voulu préserver les acquis de cette lutte, en faisant comprendre à sa petite fille qu’elle en serait la garante à l’avenir. La mère, sur la défensive, a transmis à sa fille de multiples sentiments de rancœur vis-à-vis des hommes, et lui a dit ou fait comprendre : « ne te laisse pas faire », « je me suis battue pour toi, ne me déçois pas, ni moi, ni les autres femmes qui t’ont aménagé une vie meilleure ». Bien sûr, toutes les mères n’ont pas été féministes, mais l’exemple des femmes en général a suffi à ancrer cela dans l’éducation des jeunes filles.

Les femmes voulaient à juste titre être les égales des hommes, mais elles ont commis une première erreur en posant sur les épaules de leurs petites filles la charge de la responsabilité de faire durer le combat. Faut-il rappeler qu’il ne s’agissait que de petites filles, et qu’elles étaient bien trop jeunes pour porter un tel fardeau ? Un enfant doit être un enfant, il ne faut pas lui donner des travaux d’adulte avant l’heure, sinon, il en souffre beaucoup, plus tard, car il lui manquera une part plus ou moins importante de son enfance, de ses rêves, de sa liberté, et finalement de sa personnalité propre.

Les mères ont donc mis en position défensive celles qui devaient porter leur drapeau à leur suite, et sans s’en rendre compte, au lieu de leur donner une porte ouverte sur le monde, elles l’ont ainsi fermée, en les coupant des expériences dont, justement, elles auraient pu s’enrichir grâce à cette liberté nouvelle. La petite fille se trouvait guerrière potentielle, on lui parlait des hommes comme des êtres à contrer, mal intentionnés, des hommes qui voudraient l’écraser. Que cela soit vrai ou non, cela ne faisait que renforcer l’image d’un homme fort par le passé, et vaincu maintenant, qu’il ne faille pas laisser dominer, et qui avait de sales idées derrière la tête. L’image de l’homme, du père, de, l’ami, de l’amant, du mari, en a donc pris un sacré coup, et voilà que la petite fille se trouvait à même de le battre, de l’humilier, et c’est même, dans le discours des ultra féministes, implicite.

La colère est mauvaise conseillère, car dans la plus grande partie des cas, la femme ne peut pas vivre épanouie sans l’homme (et vice versa), et le fait que la femme ait mis en avant l’idée qu’elle seule pouvait faire un bébé, montre la partialité de cette vue des choses, puisqu’il faut un homme et une femme pour faire un enfant, que ce soit naturellement ou avec l’aide de la procréation artificielle. La femme n’a pas le monopole de la venue d’un enfant, mais elle s’est servie de cette idée comme d’une arme pour manifester une colère, encore une fois, légitime. La colère est légitime, mais vient un moment où il faut laisser tomber les armes, quand on a vaincu.

Voilà donc la petite fille croyant qu’elle peut tenir la dragée haute à l’homme en lui disant qu’elle seule peut être l’auteur des jours des enfants, et par là même, faisant savoir que si un homme est né sur la terre, il le doit à une femme.

La petite fille devient vindicative, elle se surprotège, se prépare à soupçonner l’homme avant les faits, et se prive de voir en un homme quelqu’un qui pourrait la protéger puisqu’il a été vaincu par une femme.

Marie ne condamne rien de tout cela, elle ne juge pas, elle nous montre les choses sous un angle dont nous n’avons pas l’habitude, car nous nous regardons le nombril.

Et Marie dit que les mères ont commis une deuxième erreur, en établissant leurs positions stratégiques sur celles des hommes, comme on gagne une guerre en humiliant l’ennemi. Au lieu de faire leurs propres places dans le monde, ce pour quoi les hommes auraient été admiratifs et auraient enfin reconnu et respecté les femmes, elles ont pris la place des hommes, en soulignant que les femmes pouvaient faire aussi bien que les hommes, sinon mieux. C’était tout à fait vrai, mais en croyant le prouver, elles ont fait le contraire : elles ont choisi la facilité, c'est-à-dire qu’elles ont pris la place déjà existante des hommes au lieu d’en créer une, de créer leurs propres emplois, leurs qualifications spécifiques. Cela, par ailleurs, les aurait rendues rares, et aurait permis d’avoir les mêmes prétentions que les hommes, sinon mieux.

Je vais dire ici quelque chose qui a le don de faire enrager les jeunes filles, mais c’est un fait : à de rares exceptions près, l’homme peut plus facilement porter un sac de ciment qu’une femme, et la femme sait plus efficacement décorer la maison que l’homme aura construite. C’est la nature qui est ainsi, c’est Dieu qui nous a faits ainsi. Cela ne veut pas dire que porter un sac de ciment soit plus glorieux que de coudre, l’un n’est pas meilleur que l’autre, mais les deux sont nécessaires, et si les deux membres d’un couple ne font que coudre, ou ne font que porter du ciment, rien de complet ni d’agréable ne peut se bâtir.

L’homme ne peut se croire supérieur à la femme parce qu’il accomplit un travail de force, son corps est fait pour cela. La femme ne peut s’enorgueillir outre mesure de faire de jolies choses, elle est jolie, elle sait faire à son image. C’est dans la nature, et c’est dans ce sens qu’il faut creuser, et non dans une rivalité. Dans la différence, et les richesses que cela engendre.

L’homme a une grande peur : qu’on lui dise que son sexe est trop petit, car à ses propres yeux, il manquerait alors de force et de capacité à rassurer une femme. Une femme, elle, a la crainte de n’être pas jolie, et qu’on le lui fasse sentir. Et cette crainte est d’autant renforcée quand une femme est vraiment jolie. Voyez les magazines féminins, et vous verrez que c’est dans la nature. On voit peu de femmes qui craignent d’avoir un petit vagin, et peu d'hommes qui s’abonnent à des magazines de mode.

L’un n’est pas supérieur à l’autre, c’est ainsi.

Donc, il ne faut pas en conter à la petite fille qui commence dans la vie, elle ne se laissera pas faire, et il ferait beau voir qu’un homme la supplante ! De plus, sa mère, ou celles qui se sont battues, la regardent, veillent à ce qu’elle ne laisse rien perdre de cette victoire méritée. Elle ne doit pas gâcher l’âpre lutte de sa mère, et elle doit accessoirement venger les générations passées de femmes qui ont vécu sous le joug de l’homme. Chacun son tour ! C’est un cheminement bien humain et compréhensible, mais il aurait été meilleur de dire « je prends MA place ! », plutôt que « je prends TA place ! ».

Le petit garçon

Pour lui, quasiment rien n’a changé. Les mères n’osent pas informer leur petit garçon de ce changement, car elles les aiment, et veulent aussi les préserver. On leur annonce bien quelques changements, quelques couleurs nouvelles, mais on continue de leur faire leur lit, de leur faire à manger, de les aimer comme une vraie maman, et on donne au garçon une image de la femme très attentive, prête à beaucoup (tout ?) pour lui. Une femme qui l’aime, quoi de plus normal ? Il grandit un peu, et il voit dans les pubs, dans les magazines, à la télé, des femmes nues, très faciles à « obtenir » soi-disant, mais pas d’homme nu. Pourquoi ? Papa s’est déjà « déculotté » devant les femmes, il ne va pas le faire à la télé, et en plus, le sexe d’un homme c’est un peu trop éloquent, il ne faut pas qu’un homme puisse montrer ce qui fait sa force, et puis, papa ne dit rien non plus à son fiston, il a été battu, ce n’est pas un bon exemple pour son fils, alors, il se rattrape comme il peut. Il protège son fils en ne lui disant rien, car papa a peur, et plus tard, le petit garçon aura peur aussi, puisqu’il a vu que c’était naturel d’avoir peur et de ne pas trop en dire, chez l’homme, chez l’image qu’il a de l’homme, chez son père.

Parce que la soupape explose quand même de temps en temps et qu’il ne sait pas encore la suite, le petit garçon frime, avec ses copains, il joue à la guerre, il fait du sport, il se bâtit mais il a parfois du mal à se sentir fort, car déjà, à l’école, les filles ne veulent pas trop qu’il joue les gros bras, sauf pour les protéger.

Parce que les filles ont besoin d'être protégées, il le sent bien, alors, il voudrait être fort. C’est dans sa nature.

Il commence, un peu plus tard, à trouver les filles jolies, et il prolonge dans l’idée qu’il a d’elles la tendresse qu’il connaît de sa mère.

Le petit garçon et la petite fille grandissent. Ils finissent par se rencontrer. Et voilà le choc ! L’incompréhension règne, et même si l’amour est vraiment là, la suspicion, la compétition prennent souvent le pas sur le reste, ce qui amène à tant de divorces.

L’attirance entre homme et femme ne suffit pas à faire tomber les barrières. L’homme désire la femme parce qu’il la trouve jolie, même s’il a évidemment aussi d’autres considérations, et la femme ne s’avoue pas qu'elle a besoin d’un homme fort, ne serait-ce que pour être séduite, mais surtout pour se sentir en sécurité, car avouer cela serait renier tous les efforts de sa mère et les souffrances des femmes qui l’ont précédée. Et puisqu’elle ne se l’avoue pas, puisque qu’elle se le cache même carrément, le résultat factuel est qu’elle se prive tout simplement de l’homme de ses rêves, de ses aspirations profondes, même s'il est à ses côtés.

L’homme, lui, n’ose pas prendre des décisions, car il peur qu’elles passent pour arbitraires, il a peur de passer pour un macho, il marche souvent sur des œufs, et doit se contenter d’un ersatz de place, quand il en trouve une. Parfois, il n’a pas de travail, parce qu’une femme occupe celui qu’il pourrait avoir. Il n’ose pas dire qu’il existe des métiers de femme, des métiers d’hommes, qu’aucun n’est supérieur à l’autre, que tous sont nécessaires, et que la femme pourrait créer des métiers nouveaux, des métiers de femme, et l’homme laisser la place à la femme lorsque c’est un travail qu’elle sait mieux faire que lui.

La femme qui vit avec un homme qui ne travaille pas, qui n’est pas fort, qui ne peut donc la protéger, s’ennuie, sans se rendre compte que cela vient de tout cela, que ce comportement est hérité, qu’elle n’en est donc pas responsable au départ, et qu’au lieu de s’y tenir « mordicus », elle pourrait elle-même faire une nouvelle révolution pour s’assumer en tant que femme, et s’autoriser un peu d’amour propre, en pensant enfin à elle, et non aux convenances, et s’autoriser à un peu d’indulgence envers l’homme, et envers elle-même. Ce n’est pas une faible femme, elle travaille, elle ne se pardonne rien, elle ne pardonne rien, mais elle se punit sans le savoir, en se privant du bien-être de créer un monde où chacun aurait sa place, pour cesser de se regarder en chiens de faïence, entre hommes et femmes, pour s’aimer enfin.

Les femmes ont un énorme besoin d’un homme qu’elles trouveraient fort, comme l’homme a un énorme besoin de trouver sa compagne charmante. La femme en a un tel besoin qu’elle se surprend à tomber dans le piège des machos qui restent, à tomber dans les bras de ces hommes qui ont décidé de faire comme leurs ancêtres, d’agir en dominateurs. Malgré elles, les femmes vont vers ces hommes parce qu’ils sont attirants grâce au fait qu’ils ne se posent pas de question existentielle, et qu’ils demeurent égaux à eux-mêmes, quelle qu’ait été la tempête. C’est rassurant, ça donne du sel à la vie quand on vit d’ordinaire avec un homme qui s’est laissé ternir par l’appréhension de déplaire aux femmes, et qui ne brille plus assez.

C’est plus fort qu’elles, la plupart des femmes vont vers des hommes qui donnent une grande impression de force. Regardez Schwarzenegger. Les femmes sont nombreuses qui disent ne pas aimer les muscles comme les siens. Mais pourquoi a-t-il du succès ? Parce que beaucoup hommes s’identifient à lui, comme dans un rêve irréalisable, parce que l’homme rêve d’être fort mais n’en a pas vraiment le droit. La femme repoussera souvent cette vision de l’homme puissant, car l’avouer, encore une fois, serait trahir le combat passé des autres femmes, elles n’osent pas s’avouer leur penchant pour la force, ce ne serait pas convenable, comme de voir une pub avec un sexe d'homme pour vendre une savonnette, parce que c’est trop évident, c’est trop masculin, et il faut fermer cette porte pour pouvoir exister « décemment ». Mais combien de femmes se sentent bien lorsqu’un homme les porte dans ses bras, sans effort apparent ? Combien de femmes aiment poser leur main sur le torse d’un homme fort ? L’homme est direct, sa sexualité, son apparence physique, la façon dont il fait l’amour, le fait que naturellement, il fasse le premier pas, tout cela témoigne d’un esprit décidé et volontaire, propre à rassurer la femme, car si l’homme assure la situation, la femme est en confiance. Elle peut ensuite s’installer dans le « nid », et faire des enfants.

La femme aime dire « non » mais penser « oui », et c’est aussi ce qui plaît à l’homme, parce que c’est un challenge pour lui que d’essayer d’obtenir tout de même le oui. .

Ce que l’homme a appris, avec la libération des femmes, c’est que la femme peut vraiment dire non. Et c’est un bienfait. Mais dire non suffit, faut-il, pour autant, se hérisser de défenses et se priver de rapports humains sains ?

Il ne faut pas perdre de vue le fait que s’entredéchirer alors qu’on n’est pas fait pour vivre seul n’est pas une bonne solution, il vaut mieux essayer de comprendre, réparer si on le peut encore, ou sinon, refaire sa vie sans répéter les mêmes erreurs.

De plus, cette situation de la femme, portant sur ses épaules la responsabilité du combat de leurs mères, mène à

L’anorexie

Je regardais un reportage à ce sujet, une jeune femme qui ne se nourrissait que par boulimie et se faisait vomir ensuite. Le point d’interrogation que cela pose est énorme, et nous cache une réflexion simple et claire. C’est donc Marie qui me l’a donnée, quand la jeune femme en question, filmée en train de parler avec ses amis dans une scène de la vie courante, a éclaté en sanglots. Le sujet de la discussion tournait autour des parents, et l’évocation de sa mère avait fait surgir les larmes, bien qu’elle aimât beaucoup sa mère. Elle disait en pleurant « je ne serai jamais aussi bien que ma mère ! »

Ses amis ne savaient comment réagir, et le journaliste n’a pas relevé cette phrase pourtant lourde de sens. A cet instant du reportage, Marie a « allumé la lumière », et j’ai compris, car j’ai ressenti ce que cette jeune femme ressentait, et si vous voulez la comprendre, il faut que vous pensiez à sa place (ces pensées sont un ensemble, ce n’est pas cette foule de questions qu’elle se posait à cet instant précis, c’est l’amalgame, le contenu entier de sa pensée résumée) :

« Comment vivre, si ma mère peut un jour juger que j’en arrive à être faible si j’ai seulement l’air de remettre en question la liberté qu’elle a gagnée pour moi ? Je lui dois de suivre son exemple sinon, je ne serai pas digne d’être la fille de celle que j’admire. Elle a tant fait pour moi, je dois me priver pour elle, tant pis si je dois fermer la porte, je dois me priver d’amour, je dois me priver de vivre par moi-même car je n’ose pas le dire en grand, mais j’ai envie d’amour, de tout prendre, de tout donner, mais ce serait la trahir, car il faut se méfier, car il ne faut pas se laisser faire. Un homme vraiment bien, ça n’existe pas ! Comment vivre, si je dois être vigilante au point de me priver de croire en l’amour avec un homme ? Comment vivre si c’est perdu d’avance ?

Et puis, comment accepter de grossir si l’exemple, le canon de beauté de la femme, est celui des magazines ? Pourquoi être belle, si les hommes ne me méritent pas ? Je commence par me priver de manger, et peut-être viendra-t-on à mon secours ? »

La mère de la jeune femme, qui avait « réussi », c'est-à-dire qui collait à la description de la femme moderne que vous avez lue plus haut, avait écrasé sans le vouloir sa fille sous le poids de la responsabilité de maintenir l’acquis. Sa fille voulait montrer que son sacrifice était tel qu’il la mettait en danger de mort, et si sa mère et les autres ne le voyaient pas, si elle-même n’arrivait pas à s’en avouer la raison puisqu’il lui était impossible de remettre sa mère en cause, il ne restait pas d’autre solution que de ne pas être.

Pourtant, la vie était la plus forte, et cela la maintenant sur le fil, sur la frontière entre la vie et la mort, elle jouait l’équilibriste, et il y avait bien une raison pour quelle fasse cela, c’était pour attirer l’attention, pour qu’on vienne la chercher, et qu’on lui montre un autre chemin.

Ce chemin existe, mais il est difficile, car il faut avoir le courage de s’assumer, de quitter l’adolescence, pour se construire, malgré cette erreur des mères. En voulant protéger leurs filles, elles les ont enfermées dans leur exemple, un exemple qui mène souvent à la débâcle, puisque en reniant l’homme et ce qu’il est profondément, en s’en méfiant trop, en prenant sa place, et donc, en ne lui en laissant pas ou peu, la femme se retrouve seule. Et

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Vivre seul(e) n’est pas une vision d’avenir.

Marie

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Luc : Sur dix personnes, l’anorexie touche un garçon et neuf filles. C’est ce que j’ai appris suite à un contact avec une de mes consultantes, qui a guéri de l’anorexie, et qui a corroboré les dires de Marie, après les avoir lus sur mon site.

Pour l’anorexie des garçons, Marie dit que c’est aussi l’illustration de ce que j’ai précédemment expliqué : un homme anorexique a peur de passer pour une fille, accorde beaucoup d’importance à la place de l’homme, et se prive de nourriture pour protester inconsciemment contre la situation que j’ai évoquée. Les hommes anorexiques, visiblement, semblent plus dans un combat et une colère intérieure, car ils se sentent floués par ce terrible manque à gagner de l’amour. L’image de leur père, qui a perdu le combat, leur donne une piètre image d’eux-mêmes, et le ressenti que le statut d’homme à part entière est devenu inaccessible. Cependant, moins d’hommes sont sujets à l’anorexie car leur carapace morale interne est plus résistante sur ce point que celle des femmes.

La maladie de la Tourette est aussi, selon Marie, la conséquence de ce problème. J’ai vu à la télévision une jeune femme atteinte de ce mal, elle avait des crises de cris, incontrôlables, comme des appels au secours, justement, et elle ne pouvait pas maîtriser cette expression de son angoisse, sans comprendre pourtant d’où elle venait.

Une autre conséquence de ce problème, c’est le sacrifice des mères. Bien souvent, elles regardent avec émotion leurs filles jouir de leur nouvelle « liberté » apparente, mais se gardent bien de s’autoriser à cette liberté, car elle savent bien qu’elle est impossible sous cette forme, et car elles appuient encore plus fort sur le point qui leur est sensible : être à l’origine de l’acquis.

C’est comme si la mère disait à sa fille :

« Si je peux ne pas profiter de cette liberté que j’ai gagnée pour toi, ma chérie, c’est parce que les hommes de mon temps (ton père) ne comprendraient pas le revirement, je suis donc obligée de faire comme avant, j’ai déjà obéi, je ne peux pas changer maintenant, il est trop tard, mais toi, surtout, ne subis pas cela, vois comme je souffre en me laissant faire, je suis le contre-exemple, je fais ce qu’il ne faut pas faire, car j’y ai été obligée par les hommes machos. Regarde mon sacrifice, et qu’il te serve à ne pas le faire toi-même, jamais, qu’il te donne le courage de ne pas vivre la même chose. »

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Ainsi, c’est la mère qui s’oblige à ce sacrifice plus fréquent qu’on croit, parce qu’elle n’est pas de la bonne génération, mais cependant, elle n’est pas maudite, elle aussi peut trouver, créer sa place. Les mères ont gagné la liberté, pourtant, elles sentent bien qu’elles ne peuvent la vivre comme cela, qu’il y a un grain de sable dans l’engrenage. Elles ne savent pas quoi faire pour réparer le mécanisme, et avant tout, elles ne souhaitent évidemment pas le voir s’arrêter. Elles se sentent coupables, donc elles se sacrifient, sans se rendre compte qu’elles sacrifient aussi une part de bonheur possible de leurs filles, qui ne s’autorisent pas plus à aimer un homme, puisqu’il est si mauvais. Il est mauvais au point d’avoir ancré en la mère une servitude irrémédiable !

Finalement, le père n’a plus son mot à dire, et la femme se tait sur l’essentiel, laissant à sa fille le soin de rester stoïque face à la souffrance que crée ce manque d’échanges, de compréhension, et en fin de compte, d’amour.

Marie

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Voici des solutions selon Marie :

Les mères devraient faire comprendre à leurs filles qu’elles ne sont pas si infaillibles que cela. Marie

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luc : Puisqu’elles ont commis les erreurs bien humaines décrites plus haut, et puisque, dans leur colère, elles en sont venues implicitement, à dire que l’homme ne valait pas la peine.

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Elles devraient dire à leurs filles que vivre avec un homme, c’est possible, c’est parfois merveilleux, et c’est normal qu’elles le souhaitent.

Marie

luc : Elles devraient dire que la place des femmes est à creuser, qu’il n’y a pas de places supérieures les unes aux autres, mais des objectivités de carrière.

Elles devraient, pour guérir tout cela :

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Donner enfin de l’espoir à leurs filles.

Marie

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Luc : Car se méfier n’était qu’une étape, il faut maintenant construire autre chose tout en se faisant respecter, et :

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Cela viendra tout naturellement.

Les mères qui se sacrifient croient faire un geste méritant, se montrer en exemple et en contre-exemple en même temps, mais elles créent une situation difficile pour leurs filles, parce qu’elles les empêchent d’avoir leur libre arbitre.

Les filles ont pour exemple quelqu’un qui touche du doigt quelque chose de bien, mais qui ne le fait pas. Alors, elles ne savent pas comment faire, car le monde devient bien compliqué. Les mères vivent encore à l’ancienne, les filles se refusent à vivre la même chose, à vivre ce sacrifice, et pourtant elles finissent par le faire, en se coupant plus tard si souvent du bonheur, d’une autre façon, sous le regard de leurs mamans qui veillent. C’est pour cela qu’elles ont des réactions aussi épidermiques, comme celles d’adolescentes, même à un âge très mûr.

Il faut que la mère s’autorise à donner enfin le bon exemple à sa fille, c’est-à-dire qu’elle s‘autorise à vivre d’une façon réellement positive ce qu’elle décrit comme positif. Montrer à son enfant qu’on est une personne qui souffre, et qui, à cause de cela, mérite la considération, est lui donner le pire exemple d’éducation qui soit. Montrer à son enfant l’exemple d’une situation riante, lumineuse, à chaque fois que c’est la vérité, et construire sa vie pour que cela arrive le plus souvent possible, voilà le chemin. Mais pour cela, il faut que les mères s’autorisent à leur nouveau bonheur, qu’elles le créent de leurs mains, au lieu de chercher illusoirement à le prendre aux hommes dans un esprit de revanche. Il faut qu’elles se fassent leurs places au soleil, et les hommes les respecteront et les aimeront pour cela, car elles savent faire tout ce que les hommes ne savent pas faire, et ils en ont besoin, comme les femmes ont besoin que les hommes fassent ce pour quoi ils sont faits.

Il faut arrêter les chichis des mamans devant les possibilités d’être heureuses, il faut chercher ce bonheur, le planter dans la terre, l’arroser, et créer une fleur nouvelle, si belle qu’elle éblouira tout le monde, et que personne n’osera en piétiner ne serait-ce que les racines.

Marie

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Luc : Pour les garçons, les pères devraient :

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dire à leurs fils qu’ils ont abdiqué, mais qu’il faut maintenant aussi prendre sa place, la créer, car c’est ce que les femmes attendent, même si elles s’en défendent encore pour quelque temps.

Il faut leur dire de ne pas avoir peur, mais aller de l’avant.

Marie

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Luc : Voici un mail de Vittoria, anciennement anorexique, qui, après avoir lu les explications de Marie à ce sujet, me dit ce qui suit, puis pose d’autres questions.

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Bravo Luc et Marie pour votre page sur le fossé entre les hommes et les femmes.

Je me retrouve aussi dans votre description. Je suis de la génération de l'adolescence en pleine période du féminisme. Or il est vrai qu’entre le modèle... pas très maternel de ma propre mère, le modèle latin de ma famille paternelle espagnole, et le nouveau modèle que l'on me proposait, j'ai eu beaucoup de mal à trouver mes propres références. Dans un monde où l'on prône l'efficacité, la performance et la course au matériel, il est très difficile de se laisser aller, de s'écouter et de montrer sa sensibilité (sous peine notamment de paraître faible). Alors je vous dis bravo Luc pour toute cette sensibilité... surtout de la part d'un homme. C'est tout simplement génial !

Je sens que la prochaine génération (celle de nos enfants comme les indigos) n'aura plus les mêmes critères. Nos enfants auront une nouvelle conscience où chaque être humain aura autant d'importance (quelque soit le sexe, le milieu social, l'appartenance ethnique, l'âge, etc.).

Bonne continuation,

Vittoria

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Luc : Une réaction d'Octavia, à propos de ce chapitre

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Merci Luc,

Mais là quand tu parles de l'homme, tu exagères. Pourquoi ils ne font pas l'effort de prendre leur place et c'est encore la femme qui doit tout faire. Peut-être devraient-ils être un peu responsables et travailler un peu ?

Facile de rejeter ses erreurs sur la femme !!!

J'ai deux enfants que j'élève seule, très bien même, et jusqu'à présent, je n'ai pas rencontré d'homme qui s'en sortait aussi bien que moi dans ce rôle.

Désolée d'être franche, je parle par expérience.

Tu aurais dû dire que la plupart des hommes sont lâches aussi... Je n'ai pas encore rencontré le contraire.

Mais rassure-toi, pour le reste, j'aime... vraiment beaucoup.

D'ailleurs, je constate que nous sommes venus à la spiritualité de la même manière.

Mais, contrairement à toi, j'ai encore beaucoup à apprendre.

Bravo Luc, ton site est vraiment vraiment chouette !!!

Octavia

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Bonjour Octavia.

Tout d'abord, à part pour la question des hommes et des femmes, où ce sont plusieurs anges qui m'ont parlé, et où j'ai fait une récapitulation de tout ce que j'ai entendu à divers moments, à part aussi ce que dit Serge Gainsbourg, à part, enfin, la partie intitulée Mon témoignage sur la médiumnité, tout ce que tu peux lire émane de Marie. Je ne fais que retranscrire. Comme tu réagis sur cette partie où j'ai regroupé les dires de plusieurs anges, et qui concerne le fossé entre les hommes et les femmes, si je ne m'abuse, je voudrais te dire qu'il n'y a là qu'une partie de l'analyse, et qu'elle ne fait pas le tour entier de la vérité. Bien sûr, le comportement imbécile des hommes, au temps où ils avaient la « suprématie » a entraîné ce qui a suivi, et ils ont payé, pour la plupart, mais ce qui n'est pas juste, c'est que les hommes d'aujourd'hui continuent à payer pour ce qu'ils n'ont pas fait, et qu'ils soient soupçonnés d'avoir des idées pernicieuses. Ce que je dis ne veut pas dire : « c'est aux femmes de tout faire », mais si tu lis bien le texte, cela veut dire, c'est aux femmes de prendre leur place, et non pas celles des hommes, car du coup, elles se privent elles-mêmes d'avoir un homme à leurs côtés, car l'homme n'a plus de place, ou s'il est là, il n'ose plus agir, prendre des décisions, même concertées, et finalement, les femmes s'ennuient, parce qu'elles rêvent d'un homme fort et brillant, de la même façon que les hommes rêvent d'une femme qu'ils trouveraient belle et douce. C'est la nature de la vie, même si ça paraît un peu simpliste. Et les femmes qui se défendent par avance comme cela finissent parfois par vivre seules, dans la peur, dans l'incompréhension, et dans la douleur. Ce que je dis là ne veut pas dire du tout « bien fait pour les femmes ! », bien au contraire, ce que je retranscris de ce que me disent les anges, c'est quelque chose qui veut dire qu'il serait temps pour les femmes de trouver leur vraie place, de l'inventer, et que nous, les hommes, nous les admirerions et les aimerions pour cela. Qu'il serait temps, pour les hommes comme pour les femmes, de trouver un juste milieu. C'est un encouragement, ce n'est pas une sentence ni un jugement des femmes. C'est une analyse d'une situation où les femmes sont sur la défensive avant même que l'homme ait pu agir, et où les hommes sont dans la crainte, parce qu'ils n'osent plus faire ce pour quoi ils sont faits, et qu'on attend pourtant secrètement d'eux.

Ce n'est pas la faute des uns ni des autres, il ne s'agit pas de cela, et si tu vois ce type de jugement là-dedans, c'est que tu ne vois que le premier degré, et à travers ta façon de voir les choses, c'est-à-dire sur la défensive, encore une fois, et c'est bien normal, quand on est dans la situation que tu me décris, où tu as dû te faire toute seule une famille, et donc, tu prends le rôle de défenseur, qui n'est, à de rares exceptions près, pas celui d'une femme, mais bien celui d'un homme.

Les femmes n'ont pas mal agi, les anges ne les jugent pas, et ne jugent pas non plus les hommes, ils nous donnent un point de vue différent, pour que nous puissions prendre du recul, et observer, pour une fois, sans haine, sans colère, sans sentiment de blessure. La blessure est encore vive en toi, je le comprends, et en disant cela, je ne te nargue pas, je ne cherche pas à prendre l'ascendant sur toi, je voudrais mettre le doigt sur un point sensible, pour te montrer qu'il fausse le chemin de ta pensée, parce que tu pars sur une réaction épidermique, quand il ne s'agit que d'essayer de comprendre, de parler le même langage, alors que nous n'en sommes pas toujours capables entre hommes et femmes même si nous utilisons les mêmes mots.

Les hommes aussi vivent tout seuls, bien souvent, et je trouve cela très dommage, car nous ne sommes pas faits pour la solitude, et nous sommes faits pour nous comprendre, et vivre ensemble, pour sublimer l'amour de la terre, pour qu'il ressemble à celui du ciel.

Ne prends pas ce texte pour un jugement de ton comportement, car tel n'est pas du tout le cas. Nous faisons tous des erreurs, toi comme moi, et c'est ce qui nous apprend à grandir, en trouvant des moyens de ne plus les faire. Ce n'est pas en disant « et les hommes, alors, ce serait pas un peu à eux de bosser » que tu te feras mieux comprendre d'eux, mais en disant plutôt quelque chose comme : « voilà ce que je ne comprends pas chez les hommes, expliquez-moi ». Parce que si tu dis à un homme, « et alors, tu ne fais rien, toi ? », tu le mets dans une impasse, puisque l'homme, depuis la libération de la femme, hésite beaucoup à « faire », puisqu'il sait qu'il sera souvent mal jugé, mal préjugé, et il se trouve donc face à un mur qu'on lui demande en même temps de franchir, et en même temps de ne pas toucher. L’homme sera donc encore plus bloqué, et encore plus mal à l'aise, et ce n'est pas parce que tu auras élevé tes enfants toute seule qu'il t'admirera plus. Il t'admirera et t'aimera donc plus parce que tu auras réussi à le faire avec lui, en cherchant à comprendre, à dialoguer, à ouvrir des portes, même sur ce qui te paraît intouchable aujourd'hui, parce que l'évolution des femmes le considère comme intouchable, sinon, on semble mettre en péril des acquis. C'est le discours d'une lutte, cela, alors que ce qui doit animer les hommes comme les femmes, encore une fois, c'est l'amour. La liberté est une bonne chose pour tout le monde, et nous devons tous, hommes et femmes, faire des efforts, des concessions, mais pas de sacrifices, ni les uns ni les autres, car les sacrifice, c'est la négation de soi, c'est le non amour de soi, c'est donc, par conséquent, le non amour des autres et pour les autres. Ce n'est pas pour tes sacrifices que les hommes, et Dieu, et les autres femmes, t'aimeront. Et tu ne t'aimeras pas plus pour cela non plus. C'est pour ce que tu es toi, c'est parce que tu auras réussi à faire ce que tu es venue faire sur cette terre comprendre et aimer.

Les hommes n'osent plus FAIRE parce qu'ils n'ont plus voix au chapitre, les femmes s'en fâchent, parce qu'elles ne comprennent pas d'où vient le fait que les hommes se laissent dériver dans le fleuve qu'elles ont lancé. Les hommes aiment les femmes, les hommes ne veulent pas faire de mal aux femmes, à part les gros machos qui sévissent toujours, et c'est encore évidemment eux qui ont le plus de conquêtes, parce qu'ils continuent à s’imposer, et que l'image de la force attirera toujours les femmes, c'est dans la nature de la vie, ce n'est pas un jugement, mais bien une réalité.

Si tu cesses de le voir comme une attaque, mais comme une vérité simple de la vie, alors, tu pourras avancer sur ce chemin. Car sachant cette vérité, tu chercheras la force, ou ce dont tu as besoin, dans un homme, et il sera tout surpris et heureux de pouvoir te donner cela, ce sera une grande délivrance pour lui, et il répondra présent, il aura envie de te rendre ce bonheur, de chercher à anticiper tes désirs, et de te voir t'accomplir. Car ce qui reste de plus basique chez l'homme, et je te parle, à mon tour, d'expérience, c'est que son plus grand plaisir, ce n'est pas tant de jouir de la femme, c'est surtout de savoir que la femme est heureuse par lui, et de se rendre compte que cela se voit, à l'intérieur du couple, de la famille, et aussi à l'extérieur.

Mais si tu es derrière la porte avec la méfiance qui est la maladie à la mode de ce temps, alors, le miroir ne te renverra que l'impuissance, et l'impuissance, ce n'est sûrement pas d'un homme. As-tu besoin de voir un homme dans l'impuissance, ou de le voir pouvoir te combler, essayer de le faire ? Si c'est, comme je le pense, la deuxième solution, donne-lui les moyens, que les femmes donnent les moyens aux hommes d'être ce qu'ils sont, ni plus, ni moins, à égalité avec les femmes, avec les différences. Dieu veut nous apprendre la tolérance, il a donc mis des différences sur notre chemin, pour que nous nous amusions à les comprendre et à les dépasser, pas pour que nous nous battions pour savoir qui a raison.

Je me moque de savoir qui a raison, pace que je subodore que personne n'a « raison », mais je ne me moque pas de savoir qu'on peut s'amuser à se comprendre.

A bientôt.

Luc

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Merci Luc. Je vais relire attentivement et essayer de comprendre...ton point de vue... Pas facile quand on regarde le monde et qu'on écoute ailleurs.

Mais bon, l'espoir n'est pas encore mort. Somme toute suis-je trop exigeante, mais je n'aime pas les demi-mesures.

Merci pour ta réponse et pour ton site. Tu devrais davantage parler des rêves prémonitoires, ça m'intéresse beaucoup.

Octavia

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Oui, Octavia, c'est dur, quand on a des blessures, d'ouvrir les yeux autrement, car on a peur de rouvrir aussi les blessures.

Pour ce qui est des rêves prémonitoires, tu devrais poser la question à Marie, parce que moi, je ne suis pas spécialiste.

A bientôt

Luc

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