Le couple et l’ami, éternels

Si vous cherchez à comprendre les différences qui existent entre l’amour et l’amitié, vous vous rendez rapidement compte qu’une des caractéristiques premières du couple est qu’en lui, le désir apparaît, qui mène à la sexualité, et à la fusion de deux êtres. En amitié, l’irrésistible envie d’être avec l’autre peut être aussi une vérité, mais elle ne va pas jusqu’à cette fusion-là.

Il y a pourtant une force parallèle et cousine, dans une amitié et dans un amour. L’amour du couple est lumineux, comme l’amitié, mais ces lumières ne sont pas de la même couleur. L’amitié et l’amour sont un livre de vie, mais les pages que l’on tourne en amitié ne sont pas les mêmes que celles qu’on tourne en amour. L’amitié, c’est comme un livre écrit par tous. Et l’amour, un livre, partant de celui de l’amitié, donc le même, mais auquel il y aurait une suite très spéciale, écrite à deux, qui serait l’amour de deux personnes. Dans l’amitié, le livre rejoint un groupe, on peut être dix amis, ou beaucoup plus. On est dans un ensemble, même si cette amitié conserve son originalité et sa particularité.

L’amitié, c’est la forêt en mouvement fertile, c’est pourquoi l’amitié est si prompte à se répandre comme une traînée de poudre (voyez une foule en liesse !). L’amour de couple, c’est, dans cette forêt, la fleur rare qui rencontre l’autre fleur rare. Mais tout cela participe de l’amour global. Comme tout être est une part d’amour, tout en étant unique.

L’amour de couple, ce sont deux arbres qui poussent ensemble, même là où l’on ne les attend pas, même sur un terrain infertile. Et cela se passe sous le coucher ou le lever de soleil, qui eux, sont l’amitié. Quand le soleil a fini de se lever ou de se coucher, que donc, les couleurs extraordinaires et jamais semblables d’un jour à l’autre ont disparu, les deux arbres restent. Mais le soleil se lèvera et se couchera de nouveau, pour éclairer les arbres de rose et d’or.

Quand vous croirez qu’il faut attendre le lever ou le coucher, pour retrouver la grande amitié, rappelez-vous que le soleil brille en plein, dans la journée, entre son lever et son coucher. Et que c’est cette amitié solaire qui continue de vous illuminer sans que vous y pensiez. Quand vous avez peur de la nuit, regardez les étoiles, qui sont aussi des soleils levés pour vous, et repensez-y : le soleil ne part jamais très longtemps, et il revient toujours !

Que vous soyez sur terre ou que vous soyez au ciel, le soleil brillera toujours, se lèvera, se couchera, et il y aura toujours des arbres, ou en tous cas la vie, un couple d’oiseaux, d’humains ou de poissons, ou de plantes, qui naîtra là où cela ne semblait pas possible. Là où on ne l’attend pas. Et c’est l’amour global, l’amour de l’amitié, qui continuera à les éclairer. Vous pouvez laisser les scientifiques vous dire que le soleil mourra un jour, cela n’empêchera ni les étoiles de briller, ni les étoiles neuves à venir, ni les havres de vie.

C’est ainsi, l’éternité de l’amour, son éternelle existence. C’est ainsi que vous êtes. Vous êtes éternels, et éternellement en renouveau. L’amour est en expansion exponentielle, même si vous êtes tant coincés dans vos idées noires que vous ne le voyez pas encore.

Dieu, c'est-à-dire l’Amour, en créant ce qui EST, après s’être créé lui même au milieu du Rien, vous a donné des signes que vous étudiez sous toutes les coutures, mais vous n’êtes pas fichus d’en concevoir le seul sens valide : une fleur, qui meurt, qui fane à l’hiver, et qui revient au printemps, un lever du soleil, qui revient le lendemain, une vague, qui vient s’éteindre à vos pieds mais qui n’arrêtera jamais les autres vagues, un dinosaure qui disparaît, mais dont sont issus les oiseaux que vous connaissez aujourd’hui, un poisson qui oublie ses nageoires pour avoir des pattes, puis des jambes, à l’issue de centaines de milliers d’années ; tout ces signes et des milliers d’autres ont un sens : celui de vous dire que vous êtes éternels, en éternels recommencement et évolution, et que quand vous croyez mourir et totalement disparaître, vous revoilà surgissant de nulle part, revenant, à votre tour, du rien. Et revenant pour faire mieux qu’avant. Celui qui n’y voit pas non plus l’évidence, c'est-à-dire l’existence de la réincarnation, et donc, la possibilité sans limite de construire et réparer, de grandir et d’aimer à l’infini croissant, ne crois pas à ce qu’il voit, à ce qui est là, sous ses yeux et sous son microscope, et est mille fois plus ignorant que moi, saint Thomas, je l’ai été.

C’est ainsi, à la lumière de cette explication, que vous pouvez comprendre que l’amour et l’amitié, participant du même flux, sont éternels. Qu’une fois qu’une amitié ou qu’un amour sont nés, ils Sont Là pour toujours. Même si dans la vie, vous en venez à vous haïr, à divorcer, à vous battre avec vos « anciens amis ». Rien ne peut briser cela.

Quand l’Église dit, « ce que Dieu a uni, nul ne peut le séparer », on croit que cela a un sens de loi dictée par un Dieu ne supportant pas qu’on le contredise, et punissant ceux qui transgresseraient ses ordres. Sans nous expliquer pourquoi. Quel drôle de Dieu, d’ailleurs, celui qui préférerait nous voir mentir et souffrir en étant ensemble sans amour, c'est-à-dire sans Lui, plutôt que de nous voir nous libérer pour mieux exprimer notre amour et aplanir les douleurs des uns et des autres ! Mais cette phrase, « Ce que Dieu a uni… », ce n’est pas du tout cela. Le sens en est tout simplement que rien ne peut faire disparaître l’amour une fois qu’il est là, pas plus qu’on ne peut enlever la lune du ciel, même si les nuages la cachent.

Personne au ciel ne vous punira si vous divorcez, personne ne vous jugera si vous vous fâchez avec vos amis, à part vous-même si vous êtes en tort. Et personne ne vous y poussera non plus si vous avez une chance de reconstruire ce lien précieux. Mais si vous vous séparez, c’est votre choix, et il n’y a pas de sentence prononçable contre vous ni pour vous. Seulement, vous croirez que cette amitié, ou que cet amour sont morts, et vous vivrez votre vie en conséquence de cela. Mais nulle amitié, nul amour ne meurt jamais. Et nul ne peut, c’est vrai, le désunir. Surtout pas les autorités religieuses, qui, si elles peuvent affirmer un jour officiellement qu’elles entérinent la fin d’un mariage, ou la fin d’un amour, montrent par là même qu’elles ne savent absolument pas ce qu’elles font, alors que c’est censé être leur métier et leur vocation profonde : elles ne se rendent pas compte qu’en agissant ainsi, elles nient l’éternité de l’amour, donc, l’éternité de Dieu !

Prêtres, évêques, papes, qui avez pu laisser cela se faire, comprenez maintenant votre méprise, car sinon, il faudra le faire en passant dans l’autre monde et avant d’aller au ciel, et réparer les erreurs, ce qui sera plus difficile. A ceux qui sont dans la religion, et qui viennent vous demander le droit de divorcer aux yeux de Dieu, dites seulement quelque chose comme : « Par le simple fait de le dire, ou même de le penser ensemble, vous avez accompli votre séparation dans votre présente vie incarnée. Vous n’avez besoin de nulle autorité pour le confirmer, puisque cet état de séparation existe déjà. Prétendre le contraire ne serait que simagrées, et souffrances dans la longueur du temps. Chose que les anges n’ont jamais demandée à personne. Dieu ne vous juge pas, Dieu ne vous punit pas, puisqu’il est amour et qu’il est en vous, et que vous êtes part de lui. Sachez simplement que votre amour ou votre amitié ne mourront jamais, et que vous les retrouverez intacts et purs comme au premier jour, au moment de rejoindre le Père. Et que si vous avez aimé profondément, d’amour ou d’amitié, plusieurs personnes, en réparant les erreurs commises, vous n’en ferez qu’une plus grande lumière.

Si vous savez cela, peut-être, alors, vous sera-t-il plus facile de vous pardonner, de cimenter entre vous un lien nouveau, qui vous permettra de ne pas ou plus vous tourmenter l’un l’autre, ni votre entourage. Ainsi, infailliblement, vous aurez montré que même vu autrement par vous, le lien subsiste, et qu’il ne peut être qu’enrichissant. »

Saint Augustin et Saint Thomas PS : Je précise que Marie m'a expliqué que quand on a des messages d'anges qui signent sous leurs nom de saints, comme ici Augustin et Thomas, il ne s'agit pas forcément des saints reconnus sous ces noms par l'église. mais bien des saints reconnus par eux-mêmes et par les anges. Car saints, pour eux, veut dire anges. et ce n'est pas l'église qui fait les anges.

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