Le coma

Question d’un lecteur :

Je connais à peu près l'explication que la science donne au phénomène du coma, mais j'aimerais en comprendre la signification spirituelle. Quelle est la meilleure décision dans ce cas-là : attendre dans l'espoir que la personne se réveille ou tout arrêter ?

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Une personne dans le coma, c’est une âme qui se trouve dans ce transit dont j’ai parlé, entre deux mondes. Cela se passe avant la rencontre avec l’ange gardien, et avant l’évocation de la vie passée, avant d’être dans l’état de connaissance globale. L’âme, dans cette phase, juge au lieu de voir, puisqu’elle ne peut être dans la vérité objective que procure l’arrivée complète dans l’autre monde.

Plusieurs cas sont alors possibles.

L’âme, à cause d’un manquement, d’une trop grande violence dans sa vie, d’un trop grand attachement à la matière, d’une impression de travail non accompli, peut refuser de partir, au point de ne pas voir, pour certains, la lumière du ciel, qui les attirerait alors d’une façon très forte.

L’âme, dans un autre cas, peut hésiter, si, par exemple, ses enfants ou ses proches l’appellent très fort à la vie, elle peut se sentir coupable, même en ayant vu la lumière, car elle voit dans cette lumière un point de non retour (ce qui n’est pas vrai, car on peut revenir spirituellement), et elle culpabilise de partir ainsi, apparemment égoïstement, vers quelque chose de visiblement très beau, vers une expression de l’amour inconnue et merveilleuse, en laissant ceux qu’elle aime dans la souffrance.

L’âme peut aussi avoir détruit son corps dans un suicide, et le regrettant beaucoup, cherche de toutes ses forces à y retourner, mais il est trop tard, le corps est inutilisable. Quelquefois, devant cette terrible souffrance, un ange accomplit un miracle, et remet le corps en marche, car pour les suicidés, ce retour vers le corps s’opère souvent après avoir vu l’ange gardien, après avoir compris, et il se crée alors parfois une formidable volonté de réparer, de rattraper, qui fait agir les anges.

C’est pourquoi il faut toujours attendre quelques jours lorsque l’âme s’accroche ainsi, mais la laisser des semaines, des mois, dans cet état, c’est la laisser dans le noir, dans l’errance, dans l’ignorance, et dans sa souffrance. C’est une chose que vous ne souhaiteriez à personne. La médecine a beaucoup de bons côtés, mais lorsqu’elle se mêle à l’administratif, ou lorsqu’elle se heurte à l’inconnu, elle n’agit pas toujours dans le bon sens.

N’appelez pas trop fort à vous ceux qui partent, ils ont fait leur temps, avec vous, laissez-les partir, offrez-leur cela, vous souffrirez moins, et vous les sentirez le plus souvent revenir, dans un corps ou spirituellement, plus tard, lorsqu’ils sauront, lorsqu’ils se seront reposés au ciel. Vous leur permettrez de quitter l’enfer, de travailler au ciel à leur propre élévation, et à la vôtre, même si vous ne vous en rendez pas compte. Pourtant, vous vous en rendez compte, malgré votre refus d’y croire. Combien de personnes, athées, sans croyance particulière, extrêmement cartésiennes, ont dialogué avec leurs proches disparus dans les jours suivant immédiatement leurs décès, sans se demander si c’était ridicule, alors qu’ils auraient bien mal jugé leurs contemporains s’ils les avaient entendus dire qu’ils dialoguaient avec leurs morts, ou avec les morts ? Ces personnes « cartésiennes » mettent ce dialogue sur le compte de leur peine, qui les autorise pour une fois à sortir du cadre, parce qu’elles ont pitié d’elles-mêmes, de leurs propres souffrances, elles mettent cela ensuite sur le compte de leur imagination, mais sur le moment, elles touchent du doigt le fait qu’elles ne rêvent pas, qu’elles échangent réellement quelque chose avec un disparu, alors que c’est totalement anormal à première vue. Elles s’autorisent une folie passagère ? Non, elles reçoivent, elles disent adieu, elles disent « A Dieu ». Ensuite, seulement, pour la plupart, leur incurable soif de normalité leur fera rejoindre le « cartésianisme » ignorant, qui veut qu’on ne cherche pas à comprendre. La souffrance de la mort d’autrui existera dans ces tristes dimensions tant que vous n’aurez pas compris qu’il se passe quelque chose dans l’autre monde, tant que cela ne sera pas avéré pour vous, et tant que vous n’aurez pas compris que vous êtes sur la terre pour devenir des saints/des anges. Lorsque vous aurez vu cela, la souffrance sera bien moindre, ne serait-ce que parce que vous saurez que vous ne perdez pas réellement la personne qui aura disparu et que vous aimez. Ce n’est pas là une punition, ni une loi divine, que vous souffriez de la mort d’autrui, c’est à cause d’un manque de connaissance, et d’une déformation savamment calculée des bribes que vous recevez du ciel. Réveillez-vous donc vous-mêmes, et vous réveillerez enfin les morts !

Marie

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