Le bilan-23 octobre 2009

Un jour, comme tout un chacun, vous passerez de l'autre côté, c'est-à-dire au ciel.

Vous ferez alors, avec une acuité nouvelle, et sans rien pouvoir omettre, un tour d'horizon de ce que vous aurez accompli dans votre vie.

Ce sera ce que vous appelez « voir défiler sa vie », et que nous nommons « visite de conscience »

Lorsque vous verrez, dans ce bilan, que vous aurez réussi à préserver la qualité de vie des vôtres en amassant des richesses, et tiré votre épingle du jeu en vous érigeant à une place importante dans votre milieu, et pu avoir beaucoup d'adresse pour ne pas vous faire avoir en achetant vos maisons, vos voitures, et lorsque vous verrez que vous aurez obtenu une pension alimentaire convenable pour votre divorce, et brillé en société en créant des envieux, ou des admirateurs, en suivant le système établi, et lorsque vous aurez fait don d'une partie de votre argent pour aider autrui, lorsque vous verrez, entre mille autres choses, tout ce qui fait que selon le jugement populaire, vous n'aurez pas si mal réussi dans la vie, une chose vous apparaîtra avec certitude : tout cela n'aura, en définitive, servi à rien. Car vous n'emporterez rien de tout cela au ciel, aussi bien sous l'aspect matériel que dans ce que cela représente en termes de satisfaction profonde.

Il n'y a rien, dans tout cela, et tout ce qui y ressemble, d'important en vérité. C'est pourtant sur cela que vous bâtissez votre vie, c'est pourtant à cela que l'on vous éduque depuis tout petit, lorsque vous êtes incarné(e).

Mais lorsque vous verrez, ensuite, avec l'aide de votre ange gardien qui continuera votre visite de conscience, qu'un beau jour, vous aurez cherché à aider une personne à ne plus pleurer, même si vous n'avez pas réussi, lorsque vous verrez que vous aurez pris la main de votre ennemi, en le pardonnant, lorsque vous verrez que vous aurez réussi à dire son fait à une personne qui n'est pas dans l'amour, instinctivement, ou d'une façon construite et tout à fait consciente, et que cela lui aura donné une base de réflexion, qu'il la creuse ou non, lorsque vous aurez eu de la compassion pour celui qui ne vous aime pas, en sachant que c'est parce qu'il souffre, lorsque vous aurez laissé, à portée de sa main, les éléments qu'il faut pour qu'il identifie sa souffrance et ait la possibilité de la neutraliser, lorsque vous aurez vu la lumière en vous et dans les autres, et lorsque vous aurez fait de cette découverte votre cheval de bataille, lorsque vous aurez clairement tourné votre regard et votre amour vers ce qui est le don spirituel de soi, le souhait de guérir un esprit incarné qui souffre, et tout ce qui s'y rapporte, alors, vous prendrez avec justesse la mesure de l'importance réelle de ces démarches. Et vous en serez heureux !

Et votre âme s'envolera vers le paradis.

Vous pouvez réussir dans la vie, selon le modèle de votre société. Cela n'est pas toujours incompatible avec l'essentiel. Pour peu que cela vous donne la possibilité de donner beaucoup plus que des choses, mais bien des ouvertures, des angles d'espoirs. Mais chaque jour, un acte accompli, qui ne soit pas une B.A. méritant récompense, mais un acte instinctif, non calculé, d'échange d'amour, est une marche montée vers le haut du ciel.

Peu importe que l'on ne vous suive pas, que l'on se moque, que l'on vous maudisse, même. Désintéressez-vous momentanément de ceux qui n'écoutent pas, ne reçoivent pas malgré leur formidable demande. Faites-le sans pourtant cesser d'être un phare d'amour sur votre île, pour donner une chance aux navires d'éviter les récifs. Avec leur libre arbitre.

Jusqu'au jour où tous ceux qui en feront le choix reviendront vers vous ou vers les vraies lumières, en comprenant vraiment les implications de leurs recherches spirituelles.

Vous qui êtes un navire, et qui prenez les vrais phares pour des lanternes, voyez votre lumière personnelle, en vous. Elle se trouve dans tout ce qui est paisible, sans haine, et tourné vers la douceur et les bienfaits, les tendresses du regard. A cent mille lieues des rancœurs, des jugements, des fiertés et orgueils déplacés. Cherchez-la ensuite tout autour de vous. Alors, vous commencerez enfin à savoir faire la différence entre les projecteurs et les étoiles.

Jésus

Table des messanges