La vie, c'est votre chance de faire des miracles.

Chapitre 8 : Quand l’ange s’en va

Ce matin, 6 juin 2017, je reçois ce message de Marie :

Il faut éclairer un fait précis que vous n’imaginez pas, parce que quand vous avez des idées noires malgré votre envie de dialoguer avec les êtres de lumière, c’est le plus souvent que vous avez une fausse idée de ce qu’est un ange, de la façon dont il agit, de ce qu’il fait en commun avec vous et de ce que vous pouvez attendre de lui.

Imaginez que vous êtes un ange. Mettez-vous à sa place un instant. Vous avez été choisi par une personne incarnée pour lui montrer le chemin de son élévation sur votre escalier personnel, qui monte vers le sommet de l’amour, et il vous a choisi parce que vous élever spirituellement permettra à l’ange de s’élever aussi sur son escalier personnel. C’est un travail en tandem qui fait l’œuvre de l’Amour (vous l’appelez Dieu mais c’est moins bien) : grandir encore et toujours, exponentiellement, à l’infini.

L’ange, de là où il est et parce qu’il est ange, n’a pas la possibilité ni l’envie de s’écarter de sa part du travail, tant que vous avez la plus petite chance de l’entendre. Son travail équivaut à tenir un flambeau au niveau de la marche que vous devez atteindre. Il a conscience de ce que vous vivez et en même temps il est dans la conscience globale, c’est-à-dire qu’il a une vision entière de son chemin et du vôtre, sans erreur. En cela, il est entièrement fiable. Et c’est parce que vous avez plus ou moins consciemment une perception de cela, c’est à cause de cette idée et de l’interprétation que la religion, et vous, en faites, que vous commettez l’erreur de croire qu’il vous dira tout et qu’il est à votre service.

Mais s’il est au service de quelque chose, c’est uniquement de son J’aime et de l’Amour dans son entièreté.

Exactement comme vous, même si, en vous incarnant, vous l’avez oublié.

Comprenez bien, c’est tout simple : un ange est, par définition, dans la religion comme dans la croyance populaire comme dans les faits, une entité qui est au-dessus de vous, spirituellement parlant et hiérarchiquement parlant. Sinon il ne pourrait pas avoir le pouvoir d’être gardien. Ni d’être un ange.

Pourtant, même si vous êtes en dessous de lui, vous savez clairement que vous n’êtes pas à son service, que vous ne le protégez pas, et que vous êtes libre de faire ce que bon vous semble.

Dans ce cas, vous pouvez comprendre cette évidence : il n’est pas non plus à votre service.

De plus, il ne vous protège pas, sinon, comme un enfant qu’on préserverait de tout, vous ne sauriez pas vous débrouiller tout seul dans la vie.

Voici ce que veut dire très précisément mot « gardien » : l’ange vous garde de vous tromper, dans le sens où il vous donne la direction à suivre en étant un point lumineux dans le noir. Et c’est à vous de faire le chemin pour être fier de l’avoir parcouru et ainsi acquérir avec certitude vos avancées et votre élévation spirituelle, qui est le but de toute existence.

Sa lumière allumée sur le but à atteindre, ses mots pleins de sagesse et de bons conseils, les idées qu'il vous donne pour que vous puissiez prendre et donner de l’amour, et enfin l’amour qu’il vous envoie, voilà l’ensemble de son travail.

Il n’est tenu à rien d’autre.

Votre travail à vous, qui êtes ce qu’il appelle son âme-i, c’est suivre son exemple auprès de tous ceux que vous croisez, y compris et surtout vos ennemis.

Vous n’êtes tenu à rien d’autre.

Or je vous le disais tout à l’heure, vous pouvez vous mettre à la place de l’ange un moment. Vous lui devez bien cela. Pour bien le comprendre, puisque lui s’efforce de le faire tout au long de votre vie.

Si, dans votre incarnation, vous faites comme tant de gens, c'est-à-dire si vous vous laissez mener par les charlatans ou la moutonnade des gens qui veulent continuer à ignorer les évidences, et si vous vous laissez berner au point de croire que parce que vous êtes né à telle date, votre ange s’appelle « Zejgrel » parce que c’est écrit dans un livre qui ressemble à un annuaire, que se passe-t-il pour vous, qui êtes ange ?

Tout simplement, lorsque vous voyez votre âme-i appeler Zejgrel, parler à Zejgrel, prier Zejgrel, ce n’est pas à vous qu’il s’adresse. En revanche, un EBA arrive, qui répond quand vous dites ce prénom et qui se fait passer pour votre ange.

Votre travail d’ange, c’est alors de jeter un pavé dans la mare. D’appeler. De dire stop. Mais c’est inutile dans 99 pour cent des cas, car l’âme-i a été trompé et fait aveuglément confiance à ce qui est écrit dans cette espèce d’« annuaire des anges ».

Si c’est écrit et publié dans un livre qui se vend, c’est que ça doit être vrai. Vous savez, c’est comme ce sticker « Vu à la télé » qu’on trouve dans les magasins et qui ne prouve qu’une chose : que le fabricant du produit concerné a payé pour qu’on parle de ce qu’il vend grâce à la télévision.

Alors devant ce pathétique spectacle de votre âme-i qui perd son temps de la pire façon qui soit, c'est-à-dire en donnant son amour à une entité qui ne l’amplifiera pas, ne le répandra pas et le laissera se flétrir, que pouvez-vous faire ? Rien. Parce que l’âme-i a son libre-arbitre.

Dans ces conditions, il n’y a plus aucun sens à continuer à dispenser ses conseils, ses lumières, son amour, à quelqu'un qui laisse tout cela se déverser dans le néant, c'est-à-dire à la poubelle.

Donc vous, l’ange, vous posez là, sur la marche à atteindre par l’âme-i, une petite lumière, une sorte d’ampoule électrique, qui restera là pour le cas où, hypnotisé par une lumière factice, il se mettrait à préférer cette autre lumière factice mais sans danger. Pour que l’âme-i ait toujours une chance de revenir sur son chemin.

Mais vous ne resteriez pas là, n’est-ce pas, à attendre dix, vingt, cinquante, quatre-vingts ans, sans échange lumineux ? Vous auriez des choses mille fois plus utiles à faire, non ?

Vous me direz qu'il faudrait être un saint pour attendre aussi longtemps et pour rien. Et que les anges sont des saints. Donc qu’ils pourraient attendre. Oui, ce sont des saints mais ce ne sont pas des idiots, pas plus que vous. Et quand cela ne sert plus à rien, ils n’attendent plus.

Si, tant que vous ne les avez pas encore entendus de façon consciente, ils peuvent rester très longtemps à tenir le flambeau sur la marche que vous visez sur votre escalier, ce n’est plus possible qu’ils restent là si vous laissez quelqu’un d’autre usurper leur identité.

Alors oui, mes amours… C’est triste à dire mais, quand c’est comme ça, l’ange s’en va. Et vous l’âme-i, qui écoutez Zejgrel, qui attendez tout de Zejgrel, lequel parfois se met carrément à votre service pour vous enfoncer plus avant dans l’erreur sur ce qu’il est vraiment, vous n’avez plus d’ange gardien. Vous n’avez plus qu’un EBA.

Étonnez-vous, ensuite, quand vous êtes tout à fait en confiance, d’avoir des idées noires. De vouloir atteindre le but « sublime » et sublimé des EBA : participer au grand élan vers le Rien. Étonnez-vous de vouloir mourir.

Peut-être qu’alors vous vous rendrez compte que vous êtes nés pour vivre.

Il y a un moyen tout simple pour sortir de cela. Laisser tomber ces lubies d’annuaires d’anges. Appeler le vôtre. Entendre son prénom sans besoin de personne pour vous glisser celui d’un EBA à l’oreille.

Tout le temps d’existence qui vous est imparti, un ange est là pour entendre ce genre de chose. Et pour saluer cet exploit qui consiste à ne plus le confondre avec un EBA.

Marie

Chapitre 9
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