La vie, c'est votre chance de faire des miracles.

Chapitre 7 :L’importance des mots

Sur un salon du bien-être, hier, j’expliquais à une personne le concept du cielapeute. Cette dame, tout à fait agréable d’ailleurs, quand je lui avais parlé du conscient, avait repris ce mot pour dire « mental » à la place.

Je lui ai expliqué que je comprenais, évidemment, mais que si j‘utilisais certains mots et pas d’autres, c’était pour évoquer des points très précis et que changer le mot, c’était risquer d’en changer le sens.

Je ne dis pas cela pour faire du bourrage de crâne, laisser à penser que je veux qu’on me suive comme des moutons et que je veux imposer un point de vue comme le ferait un gourou. Chacun reste libre de ses pensées. Cependant, si nous croyons parler de la même chose avec des mots différents, ce n’est pas toujours vrai et cela peut compromettre la compréhension conjointe des choses.

J’ai déjà écrit, par exemple, que les anges ne veulent pas qu’on les appelle guides, car ils ne le sont pas. Un guide nous aide pas à pas, nous mâche le travail, et si nous avons besoin d’un guide, nous ne faisons pas les choses par nous-mêmes. Quand nous arrivons au but grâce à quelqu’un qui ne nous a pas lâché la main, nous constatons qu’il faut tout recommencer, parce que nous n’avions rien fait qui puisse nous rassurer sur nos propres capacités, nous n’avons rien accompli dont nous puissions être fondamentalement heureux.

Idem pour le mot J’aime, qui est une idée simple pour parler de ce qui est si simple en nous : notre part d’amour. L’appeler inconscient, c’est le jeter dans le sombre, dans ce que nous ne pouvons pas comprendre, ou dans ce que seuls quelques personnes triées sur le volet peuvent comprendre.

Dès lors qu’on sait ce qu’est l’amour, on sait ce qu’est le J’aime, c’est ce qui aime en moi. Ce n’est pas cela qui est compliqué, c’est mon conscient, qui pose des barrières partout, met des paravents sur tout ce qu’il ne faut pas voir ou dire parce que « ça ne se fait pas » ou parce que nous ne l’avons pas appris, ou parce qu’il faut fuir ce qui est défini d’emblée comme non cartésien.

Donc, je parle du J’aime, je parle du conscient. Et c’est là que si l’on remplace « conscient » par « mental », on se donne une occasion de s’y tromper. Car le mental pense. Mais le J’aime pense aussi. Et si on sous-entend que le conscient pense, mais pas l’inconscient, si on dit, donc, que le mental pense mais pas le J’aime, on ne laisse pas au J’aime la possibilité d’exister dans nos pensées. Et c’est ainsi, d’ailleurs, que tout le monde l’étouffe. « J’aime, oui, mais j’ai tellement de choses plus importantes à faire d’abord…. »

Mais s’il n’y a que le J’aime et le conscient, alors, me direz-vous, comment se fait il que dans mon conscient, j’ignore certaines choses de ce qui est très terre à terre. Que je ne comprenne le sens de mon comportement ou de celui des gens que je côtoie qu’après un temps. Ou parfois même après une longue analyse, voire une psychanalyse ? Pourquoi, en fait, si je ne connais pas ce qui est dans mon J’aime, ou seulement partiellement, ne connais-je pas tout ce qui est dans mon conscient ?

Parce qu’il faut appeler cela les barrières du conscient. Il fait barrage à ce qui est dans le J’aime, bien souvent. Mais il occulte aussi bien des choses de ce que nous pourrions comprendre de nous-mêmes.

Le J’aime a les clés. Les solutions. Le conscient, accaparé par tant de choses, émotionnelles, mémorielles, sensorielles, sociétales, affectives, physiques, efface de son horizon toute une somme d’éléments qu’il pourrait pourtant utiliser pour avancer mieux, plus vite. Parce qu’on lui a appris à faire comme cela. Parce que c’est comme ça que tout le monde fait. Parce que c’est la mode. Parce que c’est la crise. Parce que l’âme, ça n’existe pas. Parce qu’il ne s’aime pas.

Commençons à nous aimer dans notre conscient, avec les mots qu’il faut, et nous initierons la rencontre avec notre J’aime.

De là, rien de plus facile, de plus passionnant, de plus grisant et de plus amusant que de faire tomber, une à une, les barrières du conscient.

Ainsi, nous pouvons, non seulement réaliser que nous avons vraiment envie d’aller mieux, mais aussi et surtout, que nous pouvons le décider.

Chapitre 8
Table des matières