La vie, c'est votre chance de faire des miracles.

Chapitre 4 : Le cas de madame B.

Je voudrais parler du cas tout récent de Madame B, qui est venue me voir en consultation. Elle me disait avoir des idées noires depuis des années, et que rien n’avait arrangé cela.

Après une séance avec moi, elle me téléphonait quelques jours après pour me dire qu’elle n’avait plus d’idées noires. Et me demandait s’il fallait revenir en séance. Je lui avais répondu que non, que maintenant, elle savait ce qu’il fallait faire pour ne plus se laisser influencer par les EBA.

Une dizaine de jours plus tard, elle me rappelle pour me dire qu’elle est allée voir une kinésiologue, qui est remontée a la source du problème de madame B. la kinésiologue lui a affirmé qu’à trois ans, madame B a eu une épreuve : elle a beaucoup manqué d’amour. Madame B me dit que maintenant, elle a à nouveau des idées noires.

Je lui explique que ses idées noires reviennent parce qu’elle est allée voir quelqu’un d’autre. Non pas que je me croie le seul bon praticien, mais le fait est que quand on commence à aller mieux, il faut d’abord en profiter et sortir de ses doutes plutôt que de demander à autrui de soigner ce qu’on a déjà commencé à soigner par soi-même avec succès. Seule la personne qui va voir un soignant a la clé pour aller mieux. Et si elle demande à quelqu’un, cielapeute ou pas, de lever ses doutes, de lui retirer ses idées noires, elle sera toujours dépendante de celui dont elle attend tout. Alors que c’est elle qui a la clé. Que le cielapeute lui a donnée.

Si, dans le prolongement d’une séance avec un cielapeute, on va voir quelqu’un d’autre pour se soigner, c’est se dire qu'on n'est pas guéri, ni en voie de guérison, puisqu'on a besoin de soins. C'est aussi ne pas prendre le temps d’officialiser ses progrès, c’est ne pas en profiter, et c’est se jeter dans la gueule du loup.

J’ai donné à Madame B l’exemple évocateur suivant : « C’est comme si vous aviez eu un accident, que vous vous soyez fait une grande coupure a la jambe, et que vous alliez voir un chirurgien, une fois que la plaie est refermée et en bonne santé ou en voie de guérison certaine, pour qu’il vous rouvre la plaie afin de voir combien elle était profonde ».

Attendez de voir la cicatrisation se terminer, puisque cela se passe bien. Plutôt que de vous inquiéter sans raison. Parce que s’inquiéter sans raison, c’est la signature incontestable d’un EBA. Et rouvrir la plaie, c’est une chance pour les microbes de rentrer dedans, à moins d’avoir affaire à un excellent chirurgien.

Mais qu’avons-nous là, en fait de chirurgien ? Nous avons une kinésiologue qui révèle son passé à une patiente. Et encore, son passé... elle lui en dit trop ou pas assez. Et ne lui donne aucune clé pour aller mieux par elle-même.

Déjà, le fait d’aller révéler son passé à une personne est hautement sujet à caution. Comment fait cette personne pour « deviner » cela ? Elle ne l’explique surement pas, elle dit, c’est tout. C’est un peu comparable au fait de dire à quelqu’un le prénom de son ange gardien. Cela ne vaudra jamais le fait d’entendre soi-même son ange et donc d’avoir la certitude de ce dialogue avec lui et de son prénom. De même, dire à quelqu’un qu’il a souffert a tel âge sans lui dire précisément de quoi et pourquoi, c’est laisser une zone d’ombre. Les EBA adorent les zones d’ombre, et l'ombre, c’est tout, sauf la lumière.

Autant se taire que de dire cela. Il vaut cent fois mieux dire , plutôt : « Vous avez manqué d’amour à un moment de votre vie (il est évident qu’une personne qui souffre d’idées noires, d’envies suicidaires, est une personne qui a manqué d’amour cruellement dans sa vie, nul besoin d’être médium ni kinésiologue pour le dire, ce qui compte, c’est de savoir ce qui s’est passé avec le plus d’exactitude possible pour enrayer les mécanismes de fuite et de peur qui donnent ces idées noires), il faut que vous en parliez avec votre ange, et avec votre J’aime, pour savoir quoi faire à ce sujet, pour vous remplir d’amour là ou vous en avez tant manqué.»

Je me rappelle avoir été chez un ostéopathe, qui m’avait fait un soin, et j’avais, peu de temps après, été voir un kinésithérapeute pour autre chose. Il m’avait dit : « ça ne servirait à rien que je vous fasse une séance, parce que l’ostéo vous a déjà manipulé, et il faut attendre que tout l’effet de ce qu’il a fait sur vous se soit produit avant de faire une kiné quelconque. »

C’est exactement ce que je veux dire, quand j’affirme qu’il ne faut pas aller voir un autre praticien tant qu’on n’a pas mis en œuvre tout le bénéfice de la séance avec le cielapeute. Après, une fois qu’on a vraiment acquis les outils pour rejeter les EBA et les idées noires qui vont avec, on reprend la route comme on le veut. Mais en évitant toutefois tous les « soignants » qui rendent leurs patients dépendants. Qui laissent croire que la solution n’existe pas sans eux. Ceux qui ne se rendent pas compte que ce sont les consultants, et seulement les consultants, qui font le miracle d’aller mieux, dès lors qu’on parle de difficultés morales. Les soignants ne font que montrer aux consultants où se trouve la clé en eux. Ce qui est déjà pas mal, et qui a de quoi satisfaire largement toute forme d’orgueil.

Mais le travail pour sortir du noir, pour faire de la lumière dans le noir, pour redevenir maitre de la maison de son esprit, c’est le souffrant qui le fait. Pour ce qui est du cielapeute, il ne fait que montrer du doigt les outils qui sont en chacun et à la portée de tous pour y arriver.

Si, après une séance avec un cielapeute, ou tout simplement, après une belle discussion avec un ami non officiellement soignant, qui, sans forcément s’en rendre compte, vous a fait entendre votre J’aime, vous commencez à aller mieux et que vous allez voir d’autres gens pour vous guérir, c’est l’EBA qui fait peur à votre conscient que vous ne soyez pas encore guéri, et vous fait dire dans votre conscient a quelqu’un : « guérissez-moi », alors que le cielapeute, ou votre ami, vous a donné des moyens de guérir sans son secours et sans le secours d’une autre personne.

L’EBA vous fait peur, vous allez demander à quelqu’un de faire quelque chose parce que vous avez pris l’habitude de dire que vous allez mal, et le fait de dire cela ou de se comporter comme cela ouvre la porte à l’EBA qui s’installe. Le doute, la peur, sont des nids d’EBA. Et dire je vais mal quand on commence à aller bien, à soi ou à quelqu'un d'autre, c'est faire un anti miracle. Ce qui réjouit l'EBA au plus haut point, parce que c'est compromettre le miracle qu'on a fait en allant mieux alors qu'on était si mal, depuis si longtemps.

Un cielapeute, quand vous lui direz que vous allez mieux, vous répondra non si vous lui demandez s’il faut revenir le voir. Parce que vous aurez fait parler votre doute, et ouvert la porte à l’EBA. En disant non, le cielapeute vous montre qu’il ferme la porte à l’EBA et vous invite à suivre son exemple tout simple et très facile.

Un cielapeute vous suivra, vous répondra au coup par coup si vous lui téléphonez pour peaufiner votre avancée, mais il ne facturera pas ces petites interventions.

Une nouvelle séance ne sera nécessaire que si vous avez laissé la peur servir de clé à l’EBA, et s’il faut donc que vous réappreniez à le faire partir, mais surtout il faut apprendre à ne plus le laisser entrer du tout.

Une nouvelle séance ne sera nécessaire, aussi, que si vous voulez apprendre à dialoguer avec votre J’aime ou avec votre ange, ou si vous voulez avancer dans le travail de votre sensibilité dans ce but. Ou si vous avez besoin de conseils devant une situation nouvelle. L’idée même de se demander s’il ne faudrait pas renouveler la première séance, ou en faire une autre parce qu’on a peur de ressombrer, c’est le signe évident qu’on va replonger justement parce qu’on n’a pas véritablement acquis les progrès faits en séance. Refaire une séance là-dessus, en en étant au même point que le jour où l’on était venu faire la première séance, serait d’abord demander au cielapeute de se répéter, et aller soi même, d’évidence, sur d’autres séances répétitives et de moins en moins efficaces.

Ne laissez personne d’autre que votre ange ou votre J’aime vous dire ce qui vous est arrivé.

Ne laissez personne vous diriger vers les questions irrémédiablement sans réponse que vous pourriez trouver vous-même. .

Ne laissez personne occulter le fait que vous seul pouvez retrouver vos souvenirs, que vous avez de tout temps une relation privilégiée avec votre ange et que votre J’aime est à vous. Souvent, quand vous ne les entendez pas encore, le cielapeute vous transmettra ce que vous dira votre ange et votre J’aime. Mais ce sera dans le but que vous voyiez les évidences dites dans ces dialogues, pour vous aider à vous rendre compte que vous pouvez avoir ces dialogues sans l’aide de personne.

Comme un bon parent, il faut tenir la main de son enfant et en venir à la lâcher, pour qu’il sache marcher tout seul, même si au début, il se casse un peu la figure. C’est ce que fait un cielapeute.

Vous allez vous tromper, entre les anges, les EBA et votre J’aime, si vous commencez le dialogue. Mais vous n’aurez plus envie de vous tromper, comme le bébé n’a plus envie de tomber quand il l’a fait, et c’est pour cela qu’il apprend à marcher. Et parce que vous n’aurez plus envie de cela, vous tomberez de moins en moins. Jusqu’à ce que vous marchiez sans risque.

Là, vous n’aurez plus besoin d’un cielapeute pour entendre et transmettre votre ange et votre J’aime, et vous ne laisserez plus passez les EBA dans vos propos, dans vos peurs. Vous n’aurez plus besoin de quelqu’un pour aller mieux. Vous n’aurez plus besoin de quelqu’un pour savoir que l’amour est en vous, et pour vous aimer.

En résumé, demander qu'on ne vous lâche pas la main quand vous savez enfin marcher, c'est comme demander à un bon parent de ne pas vous apprendre à marcher seul(e). Et c'est toujours avoir besoin de quelqu'un pour avancer.

En résumé encore, quand on vous dit « vous avez souffert a X moment » sans vous dire en quoi ni comment en sortir, cela vous laisse une impression désagréable, un point d'interrogation que vous savez ne pas pouvoir enlever par vous même. Ce genre d'impression est signé, sans nul doute possible, c'est un EBA qui vous la donne, en passant par n'importe quelle personne inconsciente de ce qu'elle fait, pour que vous demandiez à ce qu'on ne vous lâche plus la main.

Pour que vous ne soyez jamais une grande personne.

Je voudrais aussi aborder un autre cas. Un échange avec une autre de mes consultantes, qui avait reçu par son J'aime, en séance avec moi, le prénom de son ange, je lis qu'elle est allée voir une personne qui se dit medium canal, laquelle lui a dit qu'elle est medium canal, et que l'ange "vie terrestre quotidienne" de ma consultante se nomme Yérathel. ma consultante, entendant cela, commence à parler une fois par jour à Yérathel, alors qu'elle n'a pas entamé le dialogue avec son ange, dont le prénom dit en séance est Gaspard.

Voici ma réponse :

Bonjour

Pour ce qui est de rencontrer quelqu'un qui vous dit qui est votre ange, je vous ai expliqué, je crois, que c'est le contraire de l'adroit. si vous avez du mal a dialoguer avec votre ange, c'est seulement parce que vous êtes méfiante, et donc, vos n'ouvrez pas assez grande la porte même si vous en avez envie, et ce n'est pas grave, c'est normal et le fait que vous fassiez cela prouve que vous n’êtes pas folle, que vous n'êtes pas prête a accepter n'importe quoi.

Mais en tout cas, c'est vous qui, lorsque vous ouvrirez vraiment la porte, devrez savoir comment votre ange s'appelle, et ce qu'il vous dit. et personne d'autre. Sinon, c'est un eba qui se fait passer pour votre ange, qui entrera. Vous êtes fragile encore, en construction de ce coté là, et toute autre façon de faire est un danger pour vous. Une personne qui se dit medium et qui vous dit le nom de votre ange ne sait pas ce qu'elle fait, ne sait pas qui elle transmet, ni qu'elle fait passer des eba, elle fait juste comme ça parce que ça lui donne une situation dominante vis a vis des autres, qui dépendent de sa réponse et qui ne font pas les choses tout seuls.

De plus, je vous lai expliqué aussi, je crois, un ange est une personne qui s'est incarnée, qui a vécu comme vous et moi. Personnellement, je ne connais aucun Yérathel. Ni dans les personnages connus. cette notion de « vie terrestre quotidienne » n’a aucun sens valable non plus. Un ange vous accompagne de toute façon dans votre vie terrestre quotidienne, utiliser cette expression, c'est la même chose que vous dire "cet ange qui est ange". C’est un pléonasme. Un ange ne dépend nullement de la date de naissance d’une personne sur la terre. Un ange n'est jamais trouvable dans un live selon des recettes. Un ange, c'est, comme je vous l'ai dit, quelqu'un qui vous choisit et que vous choisissez, c'est un choix mutuel qui ne peut s'inscrire dans une quelconque sorte d'horoscope. Vous imaginez vraiment ça aussi au ciel, un type qui vous place devant une roue de loterie pour vous dire qui est votre ange ? Ou quelqu'un qui vous dirait, en feuilletant une sorte d'annuaire : « Ah oui, alors vous vous allez naitre le 13. Le 13, c'est qui au tableau? Ah, c'est machin. Voila, votre ange, c'est machin. »

Vous choisissez votre ange et votre ange vous choisit pour que tous les deux, vous vous éleviez spirituellement, pas pour vous trouver en face d'un coup de bol ou d'un coup de pas de bol. C’est une construction à deux. Où serait votre libre-arbitre, si on choisissait votre ange pour vous par un automatisme digne d'une administration faite par des fonctionnaires ? Votre ange est-il un fonctionnaire ? Est il content que « ça tombe sur lui » quand on le désigne comme votre ange ? Dites, et sil n'était pas content que ce soit vous, par "hasard"... ? Vous vous imaginez, en tant qu'ange, rester une vie avec quelqu'un qu'on vous a attribué, et avec qui vous n'avez pas d'atomes crochus ? Ce serait un bien mauvais départ et une aide bien piètre...

Il s'agit donc sans erreur possible, d'un EBA. Et vous commencez par lui parler une fois par jour en ne parlant pas à votre ange réel. Ceci non pour vous faire un reproche, mais pour vous éclairer sur ce qui se passe vraiment, et vous mettre vivement en garde.

De plus, un medium réel ne se définit pas comme un canal. Nous sommes tous médiums, vous et moi, nous le travaillons ou pas. Se dire canal, c'est se dire différent, et empêcher les autres de se savoir medium aussi.

Non, un ange, on ne se le fait pas attribuer comme un numéro de téléphone. c'est une chose sensible, une question d'affinités, d'amour, de lumière. Il ne peut pas en être autrement. C’est trop important pour le confier aux colonnes d'un registre.

Encore une chose qui me vient, parce que vous me disiez que vous aviez toute confiance en cette médium qui vous a donné le nom de votre soi-disant ange : que les gens qui servent de porte d'entrée aux eba soient de bonne foi ou non, un EBA entre toujours par celui ou celle en qui vous avez entière confiance. Dès lors que vous savez qu'un EBA peut chercher à entrer dans la maison de votre esprit, vous lui barrez l'entrée. Alors, sa seule porte, c'est la personne en qui vous avez toute confiance. Ou celle qui vous raconte ses souffrances et que vous voudriez aider. L’EBA utilise les souffrances pour entrer en vous, comme un tapis roulant, et vous ne vous en rendez pas compte.

Mais, me direz-vous, si l’EBA passe par cette personne en qui j’ai confiance, et si je retiens ce que vous m’avez dit par ailleurs, en l’occurrence, que dès que je sens une angoisse, c’est à cause de la présence d’un EBA, moi, je n’ai pas d’angoisse, quand la personne me donne le nom de mon ange. Donc, il n’y a pas d’EBA là-dedans !

Mais l’EBA ne vous donne pas toujours une angoisse à chaque fois qu’il est là, sinon, vous ne l’auriez jamais laissé rester dans la maison de votre esprit !

Vous êtes en confiance ? Il veut que vous restiez dans cet état, pour qu’il puisse s’installer en vous durablement. Alors, il aura plutôt tendance, au contraire, à vous alléger des peines qu’il vous fait porter habituellement, pour que vous vous disiez : « Ah oui, c’est bien, c’est ça ! » Et une fois que vous êtes tout a fait rassurée, que vous finissez même par creuser dans le trou qu’il a commencé pour vous, en abondant dans son sens, alors, il vous appuiera sur la tête. Et tout à coup, vous qui croirez vous en être sorti(e) ; vous aurez une dépression faramineuse, une terrible angoisse, une déferlante envie de mourir, que l’EBA aura une chance de vous faire mettre à exécution parce que tout ce sur quoi vous vous serez appuyée se sera écroulé. Les anges ne vous apparaitront plus comme fiables, et vous vous croirez condamnée, vous aurez perdu vos encore fragiles points d’ancrage dans la vie.

Les EBA ont des subtilités, vous savez. Sinon, vous ne croiriez pas que votre ange s’appelle Djhndkjncnc. Ils ont des subtilités réelles. Au point qu’ils parviennent à donner une envie formidable à ceux qui sont en enfer d’y rester. Ce qui leur évite de perdre du temps et de l’énergie à garder les issues.

Si l’enfer était cette horreur constante qui nous est décrite dans la religion, qui ne donnerait pas du fil a retordre en essayant de s’en enfuir ?

Pour que les gens restent sagement dans leur enfer, qui est leurs idées noires, il faut leur faire croire que ce n’est pas l’enfer, il faut leur faire même croire qu’ils ne peuvent plus s’en passer. Voilà le tour de force des EBA.

A nous de ne pas croire un mot de tout ce qu’ils nous racontent

Et puis, voici cette réflexion, à laquelle je propose à chacun d'apporter sa réponse selon son libre-arbitre :

Un ange est un ami. Je dirais même, un âme-i.

Comment réagiriez vous, si quelqu'un vous disait : « vos amis sont untel, untel et untel, parce que vous êtes né le 31 juillet »?

Cela procède de la même étrange logique que de faire reposer tout un raisonnement sur l’idée que parce que la peinture classique existe, la danse classique existe aussi. Sans penser que cela oblige à dire aussi oui à ceci : si la peinture cubique existe, la danse cubique aussi.

Ce n’est pas parce que les choses fonctionnent de la manière que nous connaissons ici-bas qu’on peut plaquer cela sur le fonctionnement du ciel. Et heureusement, parce que sinon, le paradis ne changerait pas de ce qui se passe ici, et ce ne serait pas le paradis. Ceux qui plaquent des comportements habituels sur ce qu’on présume qu’il se passe au ciel rendent les choses acceptables à leurs « clients » parce que dans la norme que nous connaissons. Mais pourquoi ne pas accepter tout simplement telles qu’elles sont les choses que nous disent nos anges gardiens ? Pourquoi ne pas avoir soif de nouveauté, et l’esprit enfin ouvert ? Pourquoi toujours avoir ce besoin de se raccrocher à ce qu’on sait de la terre, de transformer, de rendre les choses acceptables ? En général, quand on fait cela, c’est qu’on a quelque chose à vendre.

Ah bon, les anges se vendent ? Ah, d’accord… Je comprends, là, je suis en terrain connu. Et comment leur donne-t-on les chèques ou les billets ?

Heureusement, il n’y a pas d’argent au ciel. Sinon, encore une fois, ce ne serait vraiment pas le paradis !

Il n’y a pas de polémique possible sur ce point : un ange ne nous est jamais attribué (et ne se prénomme jamais) comme le numéro d’immatriculation d’une voiture sur une carte grise. Sinon, il faudrait accepter l’idée qu’il en serait ainsi pour que des flics, au ciel, puissent nous coller des amendes.

Chapitre 5
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