La vie, c'est votre chance de faire des miracles.

Chapitre 1 : Double sens

Je ne suis toujours pas dans la religion, mais dans ce que m’explique Marie sur ce qui s’est passé il y a quelque 2000 ans et sur le sens réel de certaines écritures, tout peut nous éclairer. Et notamment sur le titre de mon présent ouvrage.

Qu’on m’excuse de commencer sur ce qui pourra sembler des bondieuseries (Tout le livre ne sera pas comme ça, qu’on se rassure, et que dans le même temps, on me laisse le bénéfice de la confiance. ) , mais qui en fait s’élargit à tout ce que nous connaissons dans la réalité et qui nous motive profondément, comme on le verra.

J’ai été intrigué par une phrase de Jésus, que Marie m’avait citée, et je ne sais pas si elle est dans les écritures. C’était plutôt une phrase de lui dans une histoire :

« Passant devant une ville, Jésus reçoit la demande d’un personne qui vient à sa rencontre et voudrait qu’il vienne y faire un miracle auprès d’un malade. Jésus refuse, répondant qu’il n’y a pas assez d’amour dans cette ville pour faire un miracle. »

Cette phrase me parle. Intensément. M’interloque. Mais au moment où je la reçois, je ne sais pas encore pourquoi. Marie me parle alors de ce passage connu des écritures, où, poursuivie par la foule qui veut la lapider, Marie-Madeleine arrive près de Jésus. Lequel est en train de gratter le sol avec un petit bâton. Marie m’explique que ce que faisait Jésus, c’était, pressentant qu’il en aurait besoin, dessine dans la poussière une crois dans un cercle, ce qui revient à créer un point de Saint Michel. Je demande à Marie ce que c’est. Elle me répond que c’est un point d’afflux, un point d’appel de la lumière de Michel. Et que c’est exactement la même chose que ce à quoi servaient les menhirs (qu’elle traduit par « homme ici »), lesquels sont en fait aussi bien des antennes réceptrices de la lumière d’amour de Michel que leurs amplificateurs. Les dolmens, quand à eux, étant des refuges, des abris anti-EBA (elle traduit dolmen par doux-homme, par extension, paix pour les hommes)

Sur ce, la foule arrive, et Jésus, amplifiant la lumière de Marie-Madeleine grâce au point de saint Michel, lui fait faire, à son insu, le miracle de mater la foule entière. Lui ne fait qu’initier la chose en disant le fameux « Que celui qui n’a jamais péché lance la première pierre ». Car on sait bien qu’une foule en furie n’est jamais le moins du monde encline à réfléchir (« pendons d’abord, discutons ensuite »), essayez de parler d’amour à un type furieux en pleine agression, vous verrez, j’ai essayé, ça ne fonctionne pas) et ce n’est pas cette petite phrase seule qui stoppe la foule. Jésus n’est pas une personne qui s’est imposée par la force, la domination. Il ne veut d’ailleurs pas suffire à arrêter ces bras levés, qui ont tous leur libre-arbitre. Mais ce qu’il a dit, conjugué avec le J’aime de Marie-Madeleine, amplifié par Michel, produit la lumière. Suffisamment forte pour stopper la violence. Ils sont trois, donc, à agir de concert, ici, pour que Marie-Madeleine fasse le miracle.

Du coup, je me suis posé la question : et si d’autres miracles, racontés dans les écritures, avaient été faits, non pas tant par Jésus, mais par les miraculés eux-mêmes. Est-ce que Jésus, en fin de compte, s’il avait vécu assez longtemps, ne nous aurait finalement pas aidés à comprendre, que, comme tant de soignants et soignés d’aujourd'hui peuvent le constater dès lors qu’ils le mettent en œuvre, la clé pour guérir est en nous. Et que c’est nous qui pouvons tout pour nous.

Les aveugles qui guérissent, les sourds qui ne le sont plus, les paralysés qui marchent… Qui, mieux qu’’eus-même, ont accès à leur corps ? Et peuvent agir dessus ? La magie, dans tout cela, (parce qu’il faut bien appeler cela de la magie, ce n’est pas autre chose) ne serait-elle tout simplement qu’un dialogue entre le J’aime de Jésus, disant au J’aime du malade « Tu es tout puissant pour toi-même, guéris. Lève-toi et marche. Vois. Entends. »

Et ne serait-ce pas le J’aime du malade, qui, entendant cette lumière supérieure et comprenant son bien fondé et l’importance d’y obéir pour que les personnes assistant au miracle puissent prendre conscience, justement, de l’existence du J’aime, qui serait tout puissant en une personne ?

Cela voudrait dire que nous avons tous quelque chose de Dieu en nous. Et sur ce point, quand on lui demande ce qu’il en est, Jésus répond « Vous n’êtes pas Dieu ». Mais comme en témoignent ses paraboles, il aimait nous laisser la place pour réfléchir, quand il prenait la sienne près de nous. Il voulait que nous comprenions ce qui semblait si difficile à percer dans ses paroles, pour que nous soyons fiers d’avoir compris quelque chose par nous-mêmes. Et si je lis exactement ses paroles, il ne dit pas que nous, chacun séparément, nous ne sommes pas une part de Dieu. Il dit qu’ensemble, nous ne sommes pas Dieu. Parce que Dieu, c’est bien plus que les hommes.

A un autre moment, Jésus répond « l’amour », quand on lui demande ce qui est le plus important,

Si nous reprenons ce que me disait Marie : « Au lieu de dire mon Dieu, vous feriez bien mieux de dire mon Amour », on comprend que nous avons tous une part d’Amour, nous savons tous ce que c’est. Nous sommes donc tous une part de Dieu, et nous savons, par conséquent, ce qu’est Dieu en nous. Reste à le découvrir en autrui. Et à savoir ce que nous pouvons en faire. A savoir, des miracles, puisqu’il semble bien que Jésus ait voulu montrer que nous aussi, nous pouvons en faire.

Et c’est exactement ce que je ressens quand je vois un de mes consultants sortir de l’envie de mourir et me dire sa joie, bien palpable et durable, définitive, d’avoir compris comment faire, dorénavant sans moi. Ce que je vois et comprends, c’est que c’est mon consultant qui a fait le miracle. Car c’est un miracle que de sauver quelqu’un de la mort, mort sérieuse, voulue, annoncée, tentée, parfois plusieurs fois. Le talmud dit « Celui qui sauve une vie sauve le monde entier ». Et le coran : « Celui qui sauve un seul homme, c'est comme s'il avait sauvé l'humanité tout entière ». Quand le consultant s’en va guéri de notre séance, quand il m’écrit pour le confirmer, je constate avec une joie paisible et difficile à décrire que c’est bien lui qui a fait ce miracle de sauver une vie, la sienne, et donc celle du monde entier. Je sais que ce n’est pas moi, et je m’en réjouis, car si c’était moi qui faisais tout, je ne saurais pas ce que je fais, comment je le fais, et je trouverais cela inexplicable. Cela me ferait fuir. Alors que là, quand je vois celui qui sort de chez moi avec toute sa lumière à lui révélée et qui le fascine, je me dis que tout est bien, qu’il a agi lui-même, qu’il aura envie de faire d’autres miracles, mais qu’il ne s’arrêtera pas à lui. Qu’il pourra aller plus loin, donner l’exemple, pour que les autres, ceux qui en ont besoin, fassent à leur tour leur miracle.

Je repense au vrai sens de ce qu’avait dit Jésus, comme me l’a dévoilé Marie. Je repense à ce « Aimez-vous les uns les autres », que j’ai déjà développé dans ma série La vie… et qui veut dire qu’il faut commencer par découvrir l’amour en soi pour en donner plus aux autres. Commencer par soi pour en offrir davantage.

Et à cette autre phrase « Je suis celui qui est ». Réagissant à ce que j’avais écrit dans mon précédent livre à ce sujet, mon amie et correctrice, Anne-Sophie Renaud, qui a reçu bien plus que moi une culture religieuse, a tenu à me donner de quoi peaufiner les choses. Marie m’avait expliqué que Jésus avait dit cela pour solliciter note sens de la contradiction : pour que, en croyant que le sens de sa phrase était « Je suis supérieur à vous, moi, je suis et vous, vous n’êtes pas, comparativement », nous disions : « Moi aussi j’existe, moi aussi, je suis. » ce à quoi Jésus aurait surement répondu : « Alors, sois, avec moi ».

Anne-Sophie m’a donc écrit ceci :

La religion n'enseigne pas, au regard de cette phrase, que par conséquent nous ne sommes pas. L'interprétation qui est faite chez les catholiques n'est pas que Jésus a voulu dire ou sous-entendre que les disciples n'étaient pas mais que Lui est, de toute éternité (en même temps, c'est dit dans la suite du texte donc c'est pas compliqué à trouver), bref, qu'il EST. En fait, cette réponse de Jésus fait écho à celle de Dieu à Moïse qui lui demande qui il est (c'est dans l'Ancien Testament, Exode 3,14) et dont la réponse n'est pas simple à traduire parce que l'Ancien Testament est en hébreu, bref je te la fais courte en te donnant une traduction bien plausible de la réponse de Dieu à Moïse : "je suis celui qui était, qui est, et qui sera" (mais la traduction très répandue est "je suis celui qui suis").

Ce à quoi je lui ai répondu que même si la religion n’interprète pas cela sous ce sens « Vous, vous n’êtes pas », les gens, eux, consciemment ou non, ressentent ce regard venu d’en haut et ce sens que Jésus a voulu cacher dedans pour qu’il devienne un ressort nous aidant à faire jaillir la vérité de son propos. Marie a alors ajouté cette explication :

Dans certaines de ses paroles, Jésus a laissé courir un double sens. Pour que la richesse de ses paroles vous donne encore et encore de la lumière. Dans ce « Je suis celui qui était, qui est, et qui sera », assorti de ce contexte de l’éternité, il y a aussi une autre idée. Portée par le même souhait de vous en faire comprendre tout le sens par votre esprit de contradiction, pour que vous vous disiez que vous aussi vous avez été, vous êtes et vous serez éternellement, comme Jésus. Cette autre idée est celle, bannie par les interprétations obscurantistes de l’église, de la réincarnation. Jésus dit par cette phrase : « J’ai, et vous avez comme moi, une vie antérieure, une vie actuelle, et vous vous réincarnerez, pour des vies futures. Cela, dans l’éternité. »

Il a donné l’exemple de la première réincarnation en ressuscitant. Car c’était bien une réincarnation. Tout mort qui revit dans un corps en est une. Le fait que ce soit dans le même corps n’y change rien. Il y a beaucoup de paroles de Jésus qui parlent ou font allusion à la réincarnation.

J’en profite pour placer ici deux lumières de Marie, qu’elle m’avait données à propos de la réincarnation.

Non daté :

Si Dieu est amour, il ne peut pas vous laisser une seule vie pour monter à lui. Vous êtes nos enfants aimés. Laisseriez-vous vos enfants bloqués à mi-chemin, quand vous les verriez monter vers vous sur une difficile pente, parce qu'ils n'auraient pas posé le pied exactement là où il fallait ? Pire, les jetteriez-vous en enfer s’ils avaient failli ? Si Dieu pouvait faire cet acte, que certains hommes font sur la terre, il ne serait pas Amour, il ne serait pas Dieu. Il laisse le mal se faire sur la terre, car c’est vous qui la gouvernez, qui laissez faire le mal. Il vous soulage souvent, pourtant, vous aide à porter vos souffrances, avec la lumière de l’amour qui est en chacun de vous, même dans le pire tortionnaire. C’est vous qui croyez que Dieu vous abandonne sur la terre, quand vous vous êtes donné pour mission d’en faire disparaître l’enfer. Ce n’est pas une mission facile, c’est aussi pour cela que nous vous aimons tant. Quand vous aurez commencé par faire disparaître votre propre enfer intérieur, alors, vous estimerez pouvoir rester dans l’amour de Dieu, une fois dans l’autre monde, et à ce moment-là, vous n’aurez plus besoin de vous réincarner, car vous serez un saint, vous serez monté assez haut. A vos enfants qui seraient dans l’effort et l’erreur pour monter vers vous, si vous étiez un saint, un ange, vous diriez de reprendre leurs derniers pas, vous les aideriez à monter vers vous, en leur donnant une nouvelle chance, encore et encore, car, que vous ayez été un monstre ou un agneau sur la terre, Dieu verrait dans vos yeux l'écho à son amour, même si vous ne vous en sentiriez peut-être pas dignes.

29 novembre 2010

Une seule vie ne suffit pas

Repensez à tout ce que vous auriez voulu changer dans ce que vous avez vécu. Voyez comme vous regrettez qu’il n’y ait pas de bouton d’annulation, pour revenir en arrière, comme sur les ordinateurs. Vous vous dites il est trop tard ? Que vous serez (impitoyablement) jugé sur une seule vie ? Que là-haut, personne ne veut vous donner une chance de rattraper les erreurs ? Croyez-vous que Dieu soit impuissant au point de n’avoir pas créé de bouton d’annulation ? Encore heureux qu’après votre présente vie, vous ayez la possibilité d’en vivre une autre, pour changer tout cela. Et si besoin, une autre, et encore une autre, jusqu’à ce que vous soyez satisfait de ce que vous aurez fait, en toute connaissance de cause, et dans un processus de « jugement » impartial et infaillible. Jusqu’à ce que vous vous aimiez enfin assez, pour vous sentir appartenir à l’amour qu’est Dieu. Alors, vous n’aurez plus besoin de vous réincarner.

Marie

Dans l’évangile apocryphe de Thomas, loggion 19, Jésus fait aussi état de la réincarnation en disant :

Heureux celui qui était déjà avant d’exister.

Cette phrase n’ayant pas besoin de commentaire.

Puis, même évangile, loggion 24, ces deux mots tout seuls, cités de Jésus :

Soyez passants.

Quand on est passant, on va et on vient. On passe et on repasse. Quel autre sens, quel autre conseil entendre dans ces deux mots, que : sachez que vous allez et que vous venez, que vous passez, que vous êtes déjà passés, que vous passerez encore ? Ou alors, le sens de ce « Soyez passant » veut juste dire que nous sommes mortels. A quoi cela aurait-il serait à Jésus de nous dire juste : « Vous êtes mortels ». Contrairement à tout ce qu’il a dit, cela enfoncerait une porte ouverte. Jésus ne parlait pas pour ne rien dire, en tout cas tant qu’on peut le lire dans les retranscriptions de ses disciples. Peut-être alors, voulait il nous rassurer, nous dire de prendre la vie comme une balade, de ne pas nous en faire, d’être sur un petit nuage ? Cela ne ressemble pas à ses autres paroles. C’est même, à mon sens, tout à fait contraire à ce qu’il voulait : nous faire prendre conscience de l’amour qui était en nous mais du gâchis que nous faisions en ne le voyant pas et en ne le mettant pas en œuvre.

Il ne reste donc pas d’autre sens qui tienne debout, en dehors de celui d’une évocation de la réincarnation.

Savoir que c’est notre port d’amour qui peut faire des miracles, savoir que nous avons eu plusieurs vies déjà pour en faire, et que là-haut, « quelque chose » d’immense nous aime vraiment, n’ouvre-t-il pas des horizons nouveaux ?

Si ! Celui de nous aimer mieux que nous le faisons (et ce ne serait pas difficile), pour commencer. Nous aimer les uns les autres, dans l’ordre chronologique, pour que cela soit efficace.

Et celui d’apprendre à faire des miracles. En commençant par sauver ce monde entier qu’est déjà, pour nous et parfois pour ceux qui nous aiment, notre propre vie.

Deux messages de Marie à ce sujet, datés d’aujourd’hui, 24 avril 2017 :

Qu’est-ce qu’un miracle ? Faire un miracle, c’est générer quelque chose de vraiment bien, de vraiment beau, de spirituellement lumineux, là où il n’y avait rien l’instant d’avant.

Apporter de l’amour là où n’y en avait pas, c’est un miracle.

Et accepter cet amour alors que cela semblait impossible en est un autre.

Que faut-il pour faire un miracle ? Il faut de l’amour. Juste de l’amour. Vous ne pouvez pas faire de miracle sans amour.

Si seulement vous saviez tout ce que vous pouvez faire avec de l’amour !

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Le monde est plein de gens qui, préjugeant de ce qu’ont vécu les autres et stupéfiés par leurs propres souffrances comme on est pris de vertige devant un précipice, disent « Moi, j’ai souffert, je sais ce que c’est que la souffrance, toi, non, alors tais-toi ! » ceux-là s’autorisent à s’estimer parce qu’ils sont potentiellement, pour autrui puis pour eux-mêmes, des héros de la souffrance. Ils confondent respect et amour. Ils ne respectent pas les douleurs d’autrui et voudraient qu’on respecte les leurs. Ils ne s’aiment pas, ils ne font que se glorifier pour le noir qu’ils cultivent en eux, pour s’ériger en champions de la résistance morale et physique.

Vous, n’asseyez pas votre estime de vous sur vos souffrances. Car si on vous enlevait votre souffrance, votre estime de vous s’écroulerait. Et vous avec.

Asseyez-la plutôt sur la lumière qui est en vous, qui résonne sur celle des autres. Asseyez-la sur les miracles que vous avez déjà pu faire sans vous en être aperçu et sur ceux que vous pourrez faire en connaissance de cause.

Et pour ceux qui croient que faire des miracles, c’est seulement s’en remettre au ciel, et que c’est rester où l’on est :

Les anges ne font pas vos miracles, ils ne vous protègent pas non plus, ils vous donnent un point de lumière, sur le but d'élévation que vous vous êtes fixé à vous-même. Car toute vie sert à s'élever. Toute vie qui stagne recule. Les anges ne vous protègent pas, sauf si vous les appelez contre les EBA. Les EBA sont entre les deux mondes, Vous ne pouvez pas aller facilement entre les deux mondes. Les anges, si. Et s'ils voient que c'est pour vous élever que vous combattez les EBA, alors ils combattront avec vous, et ils ne feront pas que vous aider, là, ils vous protègeront si vous êtes à bout de ressources.

Mais si c'est juste pour votre confort, ou pour que vous ayez l'impression d'être servi, ils ne feront rien.

Si vous n'avez pas le souhait conscient de vous élever alors que tout J'aime, lui, ne peut manquer de l'avoir, ils resteront les bras croisés.

Que celui qui ne se rend pas compte qu'il a besoin de s'élever spirituellement reste où il est.

Marie

Enfin, j’aime aussi beaucoup cette explication limpide, comme toujours, de Marie, qui permet de remettre en lumière et en logique ce concept dont nous n'avons, dans la religion, reçu que des explications fumeuses et nullement convaincantes, comparativement. Il s’agit de cette fameuse petite phrase « Au nom du père, du Fils et du Saint Esprit. » mais quel est donc ce mystère, que peut bien vouloir dire cette expression Saint Esprit, et qu’est-ce que c’est donc que ce truc-là, à la fin ?

Parce que qui peut être plus saint ou aussi saint que le Père ou le Fils ? Pourquoi avoir l’air de distinguer une autre entité sans la distinguer vraiment, puisqu’elle est sainte aussi et que son vocable ne suffit pas à lui donner une identité propre ? Pourquoi n’a-t-elle pas de nom ? Qui se cache derrière ? Un secret qu’on n’apprendra qu’au ciel ? Quelque chose de honteux ? Nous y voilà, le Saint Esprit cache une honte et devrait rendre ceux qui ont pondu cette expression honteux.

Avez-vous vous ce trio, le Père, le Fils (deux garçons) et LE Saint Esprit ? Trois hommes. Car même sil n’a pas de sexe désigné, Le Saint Esprit se dit au masculin. Avez-vous vous une famille féconde, capable d’avoir sa propre descendance, se composer de trois hommes ? Car la trinité, c’est aussi l’idée de naître et de création, donc de pouvoir faire naître. Quelle est donc cette famille originale stérile, dans laquelle se cache un inconnu ?

En réalité, c’est la femme, bien sûr. Dans les écritures déjà, on voit comme la femme est mal considérée. On prête même à Jésus des propos sexistes, Marie m’a dit aussi qu’on avait purement et simplement créé de toutes pièces cette phrase dans laquelle il aurait dit qu’en arrivant au ciel, et pour pouvoir y entrer, une femme devient homme.

Au moyen-âge, la femme était considérée comme le démon. Je me rappelle ce carrelage du treizième siècle, qui se trouvait dans une salle du vieux château délabré où j’ai passé mon enfance. On y voyait des paysans, des cerfs, des chasseurs… et des dragons à têtes de femme, reconnaissables à leurs chapeaux caractéristiques. La femme était un dragon. Et cela a continué jusqu’à sa fameuse libération, il n’y a pas si longtemps. Donc, dans les écritures et dans la religion, dans ce qui a été dirigé par des têtes pensantes ignorantes et sans ouverture morale, on a enlevé la femme. Pire, on l’a mise tout à la fin, au rebut. Quand il aurait fallu dire, soit « Le Père, la Mère et le Fils », soit, « La Mère, le Père et le fils », on a barré son nom, mis un mystère à la place, et on l’a balancé en queue de peloton. Pour bien faire sentir que si on devinait de qui il s’agissait, il fallait tout de même laisser la femme à sa place.

Marie a complété l’information en ajoutant :

Chronologiquement, c’est le Père qui s’est créé tout seul, se créant lui-même alors que rien n’existait. Faisant ainsi son premier miracle. Puis, voyant qu’il était Amour, il a voulu que cet Amour grandisse, alors, il a créé la Mère, qui était un autre lui, avec des différences, parce que s’aimer soi même, le Père savait déjà le faire, mais aimer autrui, cela restait à créer, et l’on aime autrui parce qu’il a des différences et parce qu’il est complémentaire. Puis ensemble, le Père et la Mère ont créé le Fils.

On peut indifféremment commencer par la Mère ou le Père. Si on respecte la chronologie, sans s’occuper d’ordre d’importance, car la Mère et le Père sont égaux en importance, on commence par le Père.

Chapitre 2
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