La vie ça sert à faire de la lumière dans le noir.

Chapitre 4

Dialoguer avec l’inconscient / le J’aime

« L’inconscient, qu’est-ce que c’est que ce truc ? Et puis, parler avec l’inconscient ? Pourquoi faire ? Si c’est inconscient, c’est que ça doit le rester, la nature fait bien les choses, allez ! Chaque chose à sa place et les vaches seront bien gardées, allez ! »

Oui, nous pouvons parfaitement continuer à ignorer l’inconscient en colportant des phrases comme celles-là, qui ressemblent à celles de la sagesse populaire mais qui véhiculent une lourde erreur. Nous pouvons ignorer l’inconscient mais pas nos souffrances. Et nous ne savons pas comment elles s’alimentent, comment elles se renouvellent, nous n’en connaissons pas toujours la source, nous ne savons pas les endiguer. Un jour, notre corps somatise. Il reçoit le message de l’inconscient, que vous pouvez aussi appeler l’âme et que je nomme le J’aime. Et ce message dit : quelque chose ne marche pas ! Alors, nous avons mal aux genoux. Ou nous nous cassons la jambe (!), parce que ce qui nous permet de marcher, ce sont nos jambes, nos genoux. Nous portons trop de peine en nous, alors nous nous cassons un bras, parce que les bras c’est ce qui porte. Nous ne digérons pas une situation, alors notre estomac est malade… Bref, notre inconscient nous envoie un signal fort, qui vise à ce que nous comprenions que ce vilain rhume à répétition qui nous poursuit veut dire que nous ne pouvons pas sentir une personne ou une situation, mais que nous la laissons faire, que nous la laissons perdurer. Notre âme, notre J’aime, qui est ce qui aime en nous, nous montre qu’il est plus fort que nous, malgré les apparences, même si nous ne l’entendons pas consciemment, ouvertement, nous parler. En somatisant, en faisant parler mon corps pour lui, mon J’aime me stoppe dans l’erreur que je suis en train de commettre. Tout ce qui lui importe, c’est que son passage sur terre ait un sens, c’est-à-dire que j’aime. Que je construise sur la terre et dans la matière ce qu’il est spirituellement. Que je prenne l’amour, que je l’amplifie, et que je le redonne.

Mon J’aime fonctionne de la même manière quand il reçoit de la joie. Si un ami vous fait rire, vous recevez sa joie, vous y ajoutez la vôtre et vous la lui rendez. Vous l’avez amplifiée. Et lui pourra encore faire de même. Si une personne vous aime et que vous l’aimez aussi, vous faites bondir son cœur en ajoutant votre amour au sien. Mon J’aime est bien plus fort que mon conscient. Parce que mon conscient s’occupe de mon existence présente, et de faire se mouvoir et vivre mon corps. Mais au-delà de ça, il est en moi quelque chose d’éternel, dont je n’ai pas connaissance certaine, avérée, faute de dialogue. Mon J’aime est éternel, alors que mon esprit n’est pas utilisé éternellement, pas plus que mon corps.

Quand je meurs, mon corps se délite, mon esprit est mis de côté. Mon esprit a été, le temps de cette vie, l’outil complexe qui a permis à mon J’aime de diffuser son amour et d’en prendre. Tout cela passant de mon J’aime à mon esprit, à mon corps, pour aller vers un autre corps, puis un autre esprit et un autre J’aime que le mien, avec qui échanger et amplifier. Jugez de la complexité de la chose !

Mon J’aime sera toujours là. Il pourra se présenter à celui qui, dans un corps, a travaillé sa sensibilité pour le voir ou ressentir sa présence, dialoguer avec lui. Et il pourra, à volonté, faire référence à tel ou tel esprit dans lequel il a été incarné. C’est pourquoi une personne qui vous parle de l’autre monde pourra un jour avoir tel prénom et le lendemain en porter un autre, avoir une autre présence, selon ce qui vous parlera le mieux. Selon ce qui sera utile à votre élévation spirituelle.

Dialoguer avec son J’aime, en conscience, c’est avoir accès à l’inépuisable source d’amour qu’il est. C’est pouvoir s’en remplir et en donner autour de soi en grandes quantités.

Pour y parvenir, il faut commencer par dialoguer avec son ange gardien, lequel vous apprendra à entendre votre J’aime.

Il arrive néanmoins que les choses se présentent dans l’autre sens. Pour certaines personnes, il est plus facile de communiquer avec son J’aime qu’avec son ange. La raison pour l’instant m’en est inconnue(1).

Mais si l’on prend les événements dans l’ordre le plus fréquemment rencontré, on commence donc avec son ange. Dialoguer avec lui est très facile. Il suffit d’ouvrir la porte. De faire tomber les barrières. De cesser de s’y refuser. Et de commencer par lui demander son prénom. Le premier prénom qui vous viendra de la droite sera le nom de votre ange.

L’apprentissage peut être long ou court, selon l’importance de la ou des barrières que vous aurez à démolir. Cela ne dépend que de vous. Évidemment, si, dès que vous avez fait tomber une barrière, vous la réparez, vous pouvez passer toute une vie à être un mauvais apprenti.

Votre J’aime veut vous parler, quoi qu’il arrive. Si vous le voulez aussi, si vous le voulez vraiment, si vous cessez de croire que vous n’en êtes pas digne et qu’un ange a autre chose à faire que de s’occuper de votre petite vie, alors vous ferez le miracle d’y arriver.

Vous vous rendrez compte alors qu’avant de naître, vous et votre ange, vous vous êtes choisis mutuellement, pour vous élever spirituellement ensemble, chacun de son côté de la frontière de la vie.

Savoir cela avant vous aurait aidé à vous dire que finalement, votre ange est très intéressé par votre « petite vie » et que vous feriez bien de vous intéresser vivement à la sienne !

* * *

Je reviens un peu en arrière car il faut donner des précisions sur le fait que l’esprit, c’est-à-dire notre conscient, s’éteint : si le corps se désagrège, retombe en poussière, l’esprit, lui, reste entier et n’est qu’un outil. Un habit que l’âme revêt et qui, une fois la vie terminée, est entreposé quelque part comme dans une penderie. Entendons-nous bien. L’esprit n’est pas matière, il est la « panoplie » de mon J’aime, pour une vie. L’apparence, l’identité morale qu’il acquiert, cultive, et veut donner. Mon J’aime, une fois dans l’autre monde, peut changer d’habit/esprit à volonté, puisant dans ses précédentes vies, selon la façon dont il voudra être vu et reconnu. Donc selon la façon dont il convient le mieux d’agir pour communiquer. Mais mon J’aime ne veut pas prendre l’esprit/habit d’un autre J’aime. Une entité qui est dans l’autre monde ne peut pas mentir sur son identité, parce que nous sommes, là-haut, dans la connaissance globale, avec laquelle on ne souhaite ni ne peut tricher. Cependant, il est un espace entre le ciel et la terre, où résident les EBA, où l’on peut y échapper, c’est pourquoi les EBA arrivent très bien à imiter l’esprit/habit de celui qu’ils veulent, pour abuser leurs cibles. En revanche, s’ils se font prendre à ce petit jeu, la punition est terrible pour l’EBA car le pire acte au ciel, pour un ange, est qu’on se fasse passer pour lui afin de lui faire dire le contraire de ce qu’il pense. Il vous suffit, dès lors que vous vous êtes rendu compte d’une usurpation d’identité, de demander à votre ange gardien de s’occuper de cet EBA et vous en serez débarrassé. Vous aurez, de fait, de moins en moins de tentatives d’EBA dans ce sens. Car pour un EBA usurpateur, la punition, c’est être jeté dans le néant, comme lorsqu’on se suicide, c'est-à-dire rempli uniquement de ses haines pour soi, de ses colères, de son amertume, et vivre dans cette souffrance inouïe sans espoir aucun d’un sortir. Un jour, l’ange qui aura puni l’EBA viendra le sortir de là. « Un jour »…

Comme le temps n’existe pas là-haut, c’est une éternité qui s’affiche sur le compteur. Et lorsque que l’ange viendra, l’EBA se verra signifier sa défaite, puisqu’alors il ne pourra sortir de cette situation qu’en prenant la part d’amour qu’il aura toujours refusée jusque-là. Les EBA ainsi punis sont le plus souvent des EBA natifs. Qui refusent donc tout ce qui est amour. Mais pour se libérer d’une souffrance aussi atroce que celle du néant, il n’y a pas d’issue qu’on puisse refuser. Et l’ange vient lorsque l’EBA est mûr. Le temps de punition dépend donc de l’EBA. Plus vite il mûrira, plus vite il sortira.

Une précision encore : non, l’ange gardien ne vous avertira pas de la présence près de vous d’un EBA qui se ferait passer pour autre chose qu’un EBA, sinon qu’aurez-vous appris, qu’aurez-vous accompli par vous-même ? De quoi pourrez-vous être satisfait dans vos actes, si c’est votre ange qui les fait à votre place ? Et comment reconnaîtrez-vous le prochain EBA ?

Parler avec son J’aime, c’est toujours pour faire grandir la lumière. Donc l’amour qu’on a en soi. Si, dans votre vie actuelle, vous vous trouvez laid physiquement, vous pouvez comprendre que dans votre prochaine vie, s’il y en a une, vous pourrez être différent et planifier d’être très beau ou belle. Même si spirituellement, ce n’est pas forcément ce qui est un gage d’élévation important. Mais à partir du moment où être plus beau ou belle pourra réellement vous servir à vous élever spirituellement, et à aider autrui à faire de même, votre J’aime y souscrira. Comme votre J’aime peut tout pour vous, vous serez ce que vous voudrez être, dans votre apparence.

En revanche, si, dans votre vie actuelle, vous trouvez que votre esprit est laid (c’est ce que pensent les cyclothymiques, les dépressifs, les suicidaires…), que vous ne communiquez pas bien votre amour, que vous n’allez pas au bout de vos idées, que vous êtes lâche, que vous n’avez pas d’intérêt, bref si vous ne vous aimez pas, vous pouvez très bien, de votre vivant, modeler votre esprit pour qu’il soit enfin beau. Vous pouvez arriver à changer tout ce que votre esprit a de laid à vos yeux ! Cela commence par prendre conscience de votre inconscient, qui est votre J’aime. Donc de l’amour qui est dans votre esprit/habit spirituel. Pour qu’enfin votre J’aime ne soit plus prisonnier de son habit et vous donne la lumière qui vous fait tant défaut. Ensuite, cela passe par l’acceptation de tout cet amour. Et cela finit par la décision de vivre son J’aime. Le laisser passer par l’esprit puis le corps pour prendre et donner l’amour, l’amplifier à l’infini. Pour tout cela, il faut initier le dialogue avec votre J’aime. Alors il vous redonnera l’espoir, l’envie, il rallumera la pleine lumière sur votre côté sombre !

Et, enfin, vous pourrez pleinement faire vôtre cette si jolie phrase de mon J’aime : « La vie, ça sert à faire de la lumière dans le noir. »

* * *

Pendant que j’écrivais ces lignes, j’avais une conversation par mail avec une psychologue, appelons-la Madame M., qui, lisant mon approche de l’inconscient, me disait : Vos écrits sur votre expérience et votre pratique sont tout à fait respectables. Le fond « théorique » croise en partie celui des psychologues, au fond. Tout est question de langage. Nous l'exprimons autrement... Néanmoins l'Ics (ICS = inconscient, note de l’auteur) est une instance bien plus complexe. C'est une précision qu’il me faut signaler (ma pratique est, je dois le préciser, éclairée – humblement – de l'enseignement de Lacan).

Voici la réponse que je lui ai envoyée sur ce point, et qui vous permettra, à vous qui me lisez, de mieux me cerner s’il en est besoin.

Justement, l'inconscient est bien plus simple que ce qu'on croit et on le croit complexe parce qu'on le complique en le mélangeant avec l'esprit, qui n'est qu'un outil pour l'inconscient et qui lui permet de communiquer ce qu'il est, c'est-à-dire tout simplement de l'amour. C'est ce que je vais m'efforcer de continuer à prouver, par mon activité. Quand on ne voit pas quelque chose, c'est parce qu'il est sur le bout de notre nez, lorsqu'il n'est pas caché. Notre inconscient, que j'appelle le J'aime, n'est pas caché, il est juste sur notre nez, et nous l'entendons, et nous sommes lui, dès lors que nous voulons et donnons l'amour. C'est donc mon J'aime qui vous a écrit ces deux lignes. Et ce qui va suivre est en osmose avec lui. Je n'ai pas la prétention de tout savoir, ni d'en savoir si long parce que j'aurais creusé la question et que j'aurais une intelligence supérieure. Mais j'ai devant moi un fait accompli, que je n'ai jamais demandé consciemment et auquel je ne croyais absolument pas avant que cela m'arrive : j'entends mon ange, et d’autres anges, me dire ce qu'il en est, et eux savent parce que, de là où ils sont, ils voient, ils ont accès à ce qu'ils appellent la connaissance globale et ils m'en donnent des morceaux, non pas pour que je m'en glorifie mais pour que je les donne à ceux qui cherchent vraiment. Pour qu'ils aient une chance de trouver. Je suis un vecteur et ce que je sais, mon humble apport à moi, c'est que depuis 1989 que je les reçois en conscience, que je les transmets, j'ai acquis assez d'expérience en la matière pour être sûr de ce que je fais dans mon domaine. J'en suis un pionnier. Pas le premier, mais un pionnier parce que les anges me donnent des choses nouvelles. Pionnier comme, en son temps, l'a été Allan Kardec, qui était un scientifique et qui a fait des expériences scientifiques concluantes dans le domaine de la médiumnité. Quant à moi, je ne suis pas un scientifique. Sur les conseils de mon ange et en parfait accord avec elle (c'est une femme), je lis le moins possible les écrits qui parlent de spiritualité, de psychologie (à part ceux qu'elle nous a laissés dans sa dernière incarnation, qui a été celle d’une personne éminente du corps soignant), je reste à l'écoute de ce que me donnent les anges. Je suis donc très peu influencé par autre chose dans mon travail. Et je le transmets. J'ai déjà plus de 1300 messages d'anges écrits dans douze volumes de 250 pages. Il ne s'agit pas là de recherches, mais de recevoir ce qu’ils voient et le retranscrire sans rien y changer. Quand quelqu'un s'aime comme il faut, sans masque, pour ce qu'il est, quand il en arrive à s'accepter et à se vivre comme il est, en ayant entamé le dialogue avec son J'aime, alors il est libéré. Il peut commencer à prendre et à donner sa lumière, à l'amplifier, à la distribuer, à savoir tout affronter, partager la parole et tout ce qui vient avec, c'est-à-dire les rapports humains. Pour s'aimer comme il faut, le conscient doit parler avec ce qui aime en lui. Ce qui est complexe, c'est l'outil pour le faire. Mais le dialogue qui en résulte, ce n'est que de l'amour qui se révèle. L'apparition du J'aime est une apparition d'amour.

Et tout le monde sait, a su ou saura ce qu’est l’amour, même le bébé dans le ventre de sa mère. Même des gens comme Hitler, même s’ils ne s’en sont pas servi.

Alors que, dès qu'on dit le mot « inconscient », presque tout le monde se demande ce que c'est. Et ceux qui disent savoir ce que c’est se trompent dès lors qu’ils ne croient pas que l’inconscient c’est ce qui aime en soi.

En clair et pour conclure, ce que les anges qui me parlent voudraient que vous sachiez, vous qui êtes psy, médecin, hypnothérapeute, professionnel de la santé, c’est qu’en créant le dialogue avec le J’aime, on reçoit tant d’amour de Lui que les dysfonctionnements de l’esprit diminuent graduellement jusqu’à s’éteindre ou cessent instantanément. Et ce que la profession appelle l’inconscient mais qui est en réalité le conscient se rééquilibre. Les symptômes disparaissent. Et le patient, guéri, à qui, pour parvenir à cela, on aura donné tous les outils nécessaires, sera à même de se soigner tout seul à l’avenir en cas de nouvelle attaque.

En tout état de cause, il n’y a rien à perdre à tenter ce nouvel angle d’approche, dont j’ai pu constater maintes fois l’efficacité.

Je sais même, et mes patients peuvent en témoigner, que cela a toutes les chances de guérir un monde « fou » !

(1) Une amie ayant commencé par le J’aime et poursuivi avec l’ange gardien m’a apporté sa réponse à cette question : pour elle, le J’aime est « plus près » que l’ange. C’est une vérité, mais l’expérience fait apparaître le fait que pour la majorité des gens, il est plus facile d’imaginer correspondre avec un ange gardien et de s’ouvrir à cette possibilité que de commencer par le concept du J’aime, qui reste inconnu des masses. Alors que le terme ange gardien est admis par tous.

Chapitre 5-S’aimer, oui, mais comment ?
Table des matières

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