La vie ça sert à faire de la lumière dans le noir.

Chapitre 1

Sur le pardon et les EBA

Dans les nombreuses formes du pardon, on trouve toujours une clé pour aller mieux. Le problème est que, bien trop souvent, on préfère souffrir plutôt que pardonner. Dans ce livre, j’évoquerai plusieurs points de souffrance, j’apporterai mon approche pour les faire cesser ou les atténuer. Dans les dernières pages, je vous donnerai un passe-partout, ou plutôt un trousseau de clés entier, pour qu’il puisse avoir toutes les chances d’ouvrir la serrure particulière qui vous bloque, vous. Il s’agira d’un développement sur les différentes formes de pardons, ce qui nous empêche de le mettre en œuvre et ce qui peut nous aider à nous en servir pour enfin aller véritablement et durablement mieux. Et finalement préférer pardonner plutôt que souffrir. Ce passe-partout, c’est justement le pardon. J’en donnerai tous les aspects auxquels je peux penser, aussi vous n’aurez pas forcément besoin de lire l’intégralité du chapitre s’il vous paraît trop long. Vous n’aurez besoin que d’une clé pour votre problème à vous, pas de tout le trousseau. Cela dit, vous pourrez tout de même prendre connaissance de l’ensemble de ce que je dis de la question si vous avez plusieurs problèmes à la fois ou si vous voulez vous prémunir contre de possibles autres problèmes.

Autre point important : je parlerai souvent d’EBA. C’est la seule abréviation que j’utilise et cela constitue (avec le J’aime, dont vous comprendrez le sens très simplement au fil de la lecture) le seul élément de jargon du cielapeute. Autant que ces trois lettres aient un sens tout de suite.

Les EBA, Esprits de Basse Ascension, ne sont pas ou plus de ce monde, ils sont de l’autre côté et sont de deux sortes :

– Les natifs, ceux qui sont nés sans amour et qui n’en veulent pas. Ceux-là ne peuvent pas s’incarner et leur but est le Rien. La destruction du Tout. Y compris eux-mêmes mais dans l’idée illusoire d’avoir détruit tout le reste d’abord. Ceux là sont ceux qui se décrivent eux-mêmes comme les plus méchants. Ce qui, quand on les connaît, ne fait pas d’eux les plus effrayants ni les plus efficaces.

– Les acquis, ceux qui ont vécu comme vous et moi, qui passent de l’autre côté à leur mort mais qui restent attachés à la terre, soit parce qu’ils sont très lourds d’une tristesse, d’un manque de réussite spirituelle, soit parce qu’ils sont trop attachés à la matière pour la lâcher, soit parce que, trop malheureux de leur départ, nous ne voulons pas les laisser partir, soit parce que d’autres EBA (natifs, ceux-là) leur font croire qu’ils sont arrivés au ciel, en créant l’illusion de paradis qui ressemblent trait pour trait à ceux décrits par les différentes religions.

Une psychologue m’a objecté qu’elle ne croyait pas que tous nos problèmes et mauvaises actions viennent d’entités extérieures car, sinon, cela voudrait dire que nous n’aurions pas notre libre-arbitre. Mais nous l’avons, que nous soyons accompagnés d’EBA ou pas : si quelqu’un, dans la vie, nous influence mal, nous fait porter ses fardeaux, nous pousse à la dépression, nous donne envie de mourir, comme le font les EBA, cela n’empêche absolument pas que nous ayons notre libre-arbitre. À commencer par celui d’accepter ou non cette influence-là.

On pourra hausser les épaules et se détourner en lisant ce préambule. J’aurais pu tricher, pour amadouer, pour convaincre, pour me vendre, en disant « votre part sombre » à la place du mot EBA. Seulement voilà, comme vous allez vous en rendre compte si vraiment vous voulez aller mieux, ce n’est pas vous, tout ce mal en vous. Tout ce qui vous fait souffrir. Ce n’est pas vous. N’aimeriez-vous pas savoir que vous n’êtes pas si coupable que ça ? Que la seule chose dont vous êtes coupable, c’est d’écouter les EBA ? Et que vous n’en êtes véritablement, pleinement coupable que lorsque vous savez en conscience qu’il s’agit de quelqu’un d’autre que vous et que vous le laissez faire ? S’il n’y a rien d’autre que vous en vous, eh bien, vous n’aurez pas perdu votre esprit en l’ouvrant à de nouvelles possibilités, même si elles sont, après toutes observations logiques, réfutées.

Mais si, vraiment, quelqu’un s’invite en vous, qu’avez-vous à perdre à le savoir ? Et à l’éjecter de là, une bonne fois pour toutes ?

Chapitre 2-La cyclothymie-la bipolarité
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