La théorie de la gazinière-25 décembre 2009

Il n’est pas si compliqué de comprendre la foi et de savoir si elle existe ou non en soi.

Voulez-vous bien, je vous prie, revenir quelques années en arrière, et redevenir le petit garçon ou la petite fille que vous étiez. Je vous invite dans ma cuisine (imaginez que je sois incarnée dans votre maman) pour vous préparer un délicieux gâteau au chocolat (si vous préférez les ananas ou les abricots, vous pouvez changer la recette). Imaginez que vous approchiez votre petite main d’enfant de la gazinière et que je vous dise : « Attention, tu vas te faire mal ! Ca brûle ! »

Combien de petites filles et de petits garçons essayeront néanmoins de poser leurs doigts là où c’est dangereux ?

Réponse : presque tous. Ce qui est un comportement normal, étant donné que vous avez votre libre arbitre et que vous voulez expérimenter la souffrance pour vous en éloigner.

Quand j’aurais mis une jolie poupée sur votre pouce, et que je vous aurais placé dans une position semblable, mais cette fois avec un élément de réflexion différent, c'est-à-dire en vous faisant tourner le bouton de gaz de la gazinière sans avoir allumé le brûleur, nous serions vous et moi dans la cuisine et je vous dirais : « Attention, tu vas NOUS faire mal. »

Combien de petits garçons et de petites filles laisseront s’enfuir le gaz ?

Très peu, mes amours ! A part les futurs Al Capone. L’enfant a pris conscience de la différence entre le MOI et le NOUS. Le MOI étant son âme et le NOUS étant Dieu. Ne pas faire exploser le NOUS, c’est avoir la foi. C’est en soi. Il n’est pas besoin de longs discours pour s’en convaincre. Parfois le MOI est plus important que le NOUS, et parfois c’est le contraire. En vous voyant parler de la planète en ce moment, on voit que le MOI ne souhaite pas l’anéantissement du NOUS. En revanche, ce n’est pas toujours le cas pour l’anéantissement du MOI. Conclusion : il serait peut-être temps que vous accordiez au MOI la place qui est la SIENNE, loin de l’égoïsme et de l’orgueil, mais aussi importante que le NOUS. Il faut trouver le juste équilibre. Avoir la foi, c’est ne pas mettre son pouce là où ça brûle, non pas parce que c’est obligé, non pas parce que c’est un ordre, mais parce qu’on a la foi en soi et en autrui, et qu’on n’a pas envie de se faire souffrir.

Marie

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