Tabou, pour Marie, la sexualité ? Non, et heureusement, puisque ça nous intéresse, et puisqu'elle nous aime.

17 mai 2004

La sexualité

Dieu vous a donné des mains pour saisir et caresser, des narines pour sentir et apprécier, des oreilles pour entendre et chanter juste, il n’est donc pas du tout interdit d’utiliser le sexe pour ce pour quoi il a été créé par Dieu, comme le reste. Quand vous goûtez un bon vin, avec des amis, vous prenez beaucoup de plaisir, parce qu’il y a de l’amour pour amplifier vos sentiments. Cependant, quand vous buvez trop d’un piètre vin pour oublier, ou pour satisfaire à une exigence mécanique, cela n’a pas le même goût. Dieu ne vous demande pas de boire à certains moments exclusivement, par exemple le jour ou vous auriez enfin le droit de prendre une cuite !

Faites l’amour avec amour, et Dieu n’aura pas créé le sexe pour rien, ni seulement pour le moment de la procréation. Dieu aime que vous ayez du plaisir à le regarder, à le vivre, comme quand vous admirez un lever de soleil. Regardez un lever de soleil, en vous disant, « Voilà Dieu », et vous aurez fait l’amour avec lui.

Marie

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La sexualité

(propos de Marie plus anciens)

La femme est plus mystérieuse que l'homme car son sexe est plus intérieur. C'est ce qui donne à l'homme l'envie de savoir, de chercher, de chasser, de regarder sous les jupes. Surtout s'il ne fait qu'y deviner l' « objet » de ses désirs. C'est pour cela que l'homme est un chasseur.

Le sexe de l’homme étant à l’extérieur, et celui de la femme à l’intérieur, l’homme est par nature un conquérant, et la femme est à conquérir, car l’on ne peut chasser sans sortir, et on ne peut se sentir à l’abri à l’extérieur. Mais vous faites les choses à l’envers, vous faites les choses « à l’enfer » : vous prenez la femme et vous la montrez nue, mais vous cachez l’homme, car admettre que l’homme se montre, c’est admettre qu’il soit regardé, et s’il est regardé, c’est admettre la convoitise des femmes pour les hommes. L’homme ne peut être un objet de convoitise avoué, car la femme deviendrait alors chasseresse, ce qu’elle n’est pas. Cependant, à l’époque actuelle, elle chasse, et elle dispute à l’homme la suprématie, au lieu de chercher l’égalité qu’elle mentionne. Une femme ne peut avouer qu’elle convoite quelque chose dont elle conteste la valeur, car la femme a besoin de sécurité, et elle cherchera de préférence à se procurer ce qui la rassure, ce qui a une valeur sûre et établie.

Ce refus de la nature, ce refus de l’homme chasseur, qui n’est qu’une vitrine, pousse des hommes aux excès, par manque de reconnaissance, et pousse les femmes à se révolter.

En s’affichant nues dans les rues, elles font le contraire de ce pour quoi elles sont faites, c’est-à-dire créer le mystère, voilà pourquoi elles ne se comprennent pas elles-mêmes. Ce n’est pas une question de morale, mais de logique.

Les hommes n’osent pas affirmer leur sexualité, ou le font avec violence parce que la frustration déborde (allez donc ramener du gibier sans chasser !). Cela donne lieu parfois aux pires explosions, et bien sûr, aux guerres. Les femmes qui font la guerre font les choses à l’envers. Et quoi qu’elles en disent, les femmes préfèrent les hommes chasseurs, parce qu’elles savent qu’elles ne peuvent vivre sans nourriture, et elles ne sont pas bâties pour chasser toujours, ni chasser seules toute leur vie.

L’homme donne la vie, la femme la porte en elle. Dire cela à une féministe aujourd’hui serait considéré comme une insulte à son intelligence, car elle s’approprie souvent la totalité de la capacité à avoir un enfant. Pourtant, l’intelligence serait de voir la vérité en face. L’homme et la femme sont à égalité sur le point de la natalité, ce devrait être là un point de départ pour créer cette égalité générale qu’il faut obtenir factuellement. La femme a des souffrances pour mettre un bébé au monde. Mais la souffrance ne donne pas lieu au mérite, seul l’amour le fait. L’homme a d’autres souffrances, dans d’autres domaines : établir l’autorité pour l’enfant n’est pas une mince affaire, surtout lorsqu’elle est contestée. Et quand l’homme et la femme n’en seront plus à compter leurs souffrances, comme deux enfants qui veulent savoir s’ils ont bien le même nombre de petits pois dans leurs assiettes, quand l’homme et la femme cesseront de s’interroger mutuellement pour savoir lequel des deux est le plus méritant, ils pourront enfin discuter de ce qu’ils voudront construire à deux.

Une femme qui fait un enfant toute seule est une femme qui a peur de s’avouer la vérité : l’homme et la femme ne sont pas meilleurs l’un que l’autre, ils sont indispensables l’un à l’autre. Je parle ici des amours hétérosexuels, pour les amours homosexuels, le problème n’a pas lieu, ou n’est pas le même. Aussi, il vaut toujours mieux qu’un enfant ait un papa ET une maman. Sans l’exemple des deux, il lui manque des points de repères, qu’on peut compenser avec l’amour, mais qui ne seront jamais remplacés. C’est comme si vous priviez cet enfant d’essayer de jouer à la poupée, si c’est une fille, et de jouer aux petites voitures, si c’est un garçon. Vous pouvez l’occuper avec autre chose, mais adulte, il sentira que quelque chose lui aura manqué, lorsqu’il verra d’autres petits enfants faire de tels jeux.

Marie

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Note de Luc : Marie prend le parti de représenter notre sexualité par l’image de panneaux de signalisation routière. Dans cette figuration,

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L’homme est une flèche qui indique le chemin de la maison, la femme est un triangle de stop. Pouvez-vous empêcher la flèche de donner envie d’avancer, pouvez-vous empêcher le panneau stop de vous signaler qu’il vaut mieux s’arrêter ? L’homme ne doit pas négliger de s’arrêter devant le panneau lorsqu’il est pour lui, sur sa route, car il risquerait l’accident. (Cependant, il ne faut pas qu’il croie que tous les panneaux stop sont pour lui, celui qu’il voit sur la route d’en face est destiné à un autre, parce que la route d’en face est la route d’un autre). En ne respectant pas la signalisation, il serait un danger public, il n’assurerait pas la sécurité, chose pour laquelle il est fait, et personne n’aurait envie de monter dans la voiture. Même s’il a une grosse voiture.

La femme ne peut pas ignorer la flèche, car elle a besoin de rejoindre la maison pour s’y sentir en paix et en sécurité. Si elle ne veut pas rentrer à la maison, elle errera sans but, ce qui peut être amusant un instant, mais qui ne correspond pas à l’essence profonde de la femme. Et si elle a des enfants dans la voiture, une fois l’heure passée, ils vont se mettre à pleurer. Même s’il y a beaucoup de musique dans la voiture.

Il n’y a pas de police sur cette route. A vous de respecter ou non les panneaux, c’est votre libre arbitre. Si vous avez un accident, c’est que vous ne regardez pas bien les signaux. C’est que vous ne respectez pas les choses établies.

Si vous trouviez sur votre route une sorte de « police », il ne faudrait pas l’écouter, elle n’a aucun droit sur votre sexualité tant qu’elle s’accompagne d’amour. Aucune police n’a le droit de vous empêcher d’aller sur cette route, si vous avez votre permis d’aimer, et si vous conduisez bien.

Marie

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La bisexualité

Réflexion de A.I.

Pour répondre au sujet de la bisexualité, je pense que l’amour ne dépend pas du sexe et que l’on peut tout aussi bien aimer un homme ou une femme lorsqu’on est un homme ou une femme. Et peu importe comment cet amour se traduit tant qu’il est pur, accepté et consenti.

Merci pour réflexions pertinentes et bonne continuation.

A.I (homme)

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Bonjour A.I.

Oui, et c'est encore plus facilement vrai au ciel. Mais sur la terre, cependant, il y a diverses situations qui peuvent mener à cela. Soit c'est un coup de foudre, une liaison qui se fait électriquement, et donc naturellement, soit c'est une situation héritée, due à autre chose. Et ces situations ne sont pas toujours simples. Y a-t-il encore d'autres situations menant à cela ? Si la bisexualité n'était pas une réponse, mais une question, quelle serait alors cette question ?

Dans les cas où la bisexualité viendrait d'un déséquilibre quelconque, quels seraient ces déséquilibres ? S'ils existent, sont-ils gérables ? Peut-il y avoir guérison si la bisexualité laisse une souffrance ? Il n'y a pas de jugement de bien ou de mal à appliquer à ce thème, mais il est bon de voir que beaucoup de gens qui vivent cela ne le vivent pas dans l'harmonie que tu décris. Quelle est alors la petite ou la grande question qui peut rester dans la tête, au fond ? Et vivre sa bisexualité, est-ce que c'est réellement satisfaisant ?

Si oui, comment, pourquoi ? Comment vit-on cela ? Est-ce plus fort que la sexualité dite normale ?

Sinon, qu'est-ce qui se passe dans le corps, et dans l'âme ?

Parle, en paix, de tout cela, si tu le souhaites.

Je suis heureuse d'ouvrir le « parler » avec vous, et de vous voir approcher comme on s'apprivoise.

Marie

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De la part de L (femme)

C'est vrai, je peux davantage réfléchir sur cette question de bisexualité.

J'ai eu un très grand ami, partenaire en musique, quand nous avions 20-25 ans...... homo, et une de ses questions qu 'il m’avait posée, et dont je me souviens..... c'était : est ce que cela te gêne ?

Et j' ai répondu : pas du tout ! Du moment que tu es bien avec toi-même et les autres.....

Mais voila !

Quelque temps après, il a suivi une thérapie, le cri primal, et quelques années après, il s'est marié, a eu une ravissante petite fille, qui lui ressemble des petons à la couleur des cheveux, d' une façon incroyable !

Et il est décédé il y a 4 ans suite d'une très grave maladie.

Je n'ai jamais osé ni eu le désir de cultiver des idées devant ces états personnels qui viennent de très loin,

oui pourquoi ?

Il se trouve que je m'entends très bien avec les homos, (mais pas des « folles »...) mais il se peut que cela m' arrange bien, car je n'aime pas les machos !!

Et que les jeux de séduction ne m'ont jamais intéressée !

Aussi, j'ai été très gâtée, car j'ai eu un père et un frère aîné, qui tous les deux m'aimaient beaucoup !! Donc j'étais comme une petite « reine », et je ne faisais que ce que j'aime, c'est-à-dire la musique.

Et ces deux êtres merveilleux sont décédés jeunes.

Malgré tout, il me semble qu'il y a une douleur très profonde chez l' homo, et c'est pourquoi les exhibitionnistes sont révoltants, car ils noient le vrai sens de cet état qui est en-dehors de tout jugement.

Mais, malgré tous nos malheurs, j'aime la vie !!

Je t'embrasse et à bientôt

L.

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Oui, comme quoi, la bisexualité n'est pas toujours une réponse, mais plutôt une question. Ton ami avait trouvé la réponse.

Tu dis que les jeux de séduction ne t'ont jamais intéressée, mais peut-être est-ce parce que tu ne pensais pas pouvoir être la cible ? Pourquoi ne t'aimais et ne t'aimes-tu pas assez pour cela ?

C'est le cas de tellement de gens, alors que s'aimer, c'est tellement facile !

La première personne que l'on voit dans le miroir, le matin, c'est souvent soi-même. Pourquoi ne pas s'offrir des fleurs ? Pourquoi ne pas se sourire, et cesser de subir, pourquoi ne pas décider tout à coup que la journée sera une bonne journée, quoi qu'il arrive ? Se séduire, voilà qui devrait être la première démarche de la journée, et durant ce jour-là, il faut agir de telle façon qu'on puisse, le lendemain, avoir encore envie de se séduire, quels que soient les problèmes.

Non ?

Marie

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Un grand merci à Marie ! C'est très beau ce qu'elle dit, c'est juste, et je vais y réfléchir.

Il y a probablement des effets d'éducation secondaires....

Ceci dit, je vais mettre ses conseils en marche.

Oui, mon ami était un homme très pur et très clair.

Je suis contente que tu arrives à mettre en mouvements les esprits, car c'est essentiel d'être « réveillé » et de réagir en solidarité les uns pour les autres.

L.

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De la part d'A. (femme)

Je vais donc essayer de débroussailler un peu le thème de la bisexualité en espérant que je vais réussir à découvrir avec l'aide de Marie certaines choses qui me sont obscures dans l'esprit. En plus, j'ai regardé « le journal de la santé » sur France 5 cette semaine et ils parlaient justement de l'orientation sexuelle donc ça m'a aidé un peu à trouver des pistes de réflexion.

Alors commençons :

Je pense que nous sommes tous bisexuels à plus ou moins grande échelle. Avant notre naissance, quand nous sommes foetus, nous possédons les deux sexes puis l'un se concrétise sur l'autre avec les hormones (ou je ne sais quoi car c'est scientifique et c'est pas trop ma tasse de thé LOL).

Donc premièrement, nous démarrons tous avec deux sexes.

Ensuite, pourquoi la bisexualité ?

- Je pense que nous avons des penchants ou des goûts qui parfois sont beaucoup plus nombreux dans un sens que dans l'autre : exemple, on dit pour une fille : un gars manqué et pour un garçon : efféminé.

Nos goûts traduisent notre intérieur à mon sens.

- Il y a aussi un phénomène psychologique. Je pense que certains psy pourraient expliquer : un traumatisme durant l'enfance par exemple, ou un manque de quelque chose dans la vie. Je pense que ça peut aussi être une des raisons. (attention, je ne dis pas que l'orientation sexuelle « à contre-courant » de ce qu'on nous impose est une maladie !! Pour moi c'est tout à fait naturel)

- De plus, je pense qu'entre filles, il se passe une sorte de magnétisme qui fait que dès que l'on est souvent en contact avec une fille (colocataire par exemple) et que l'on s'entend à merveille avec, on finit par franchir une limite car l'amitié et l'amour sont vite mélangés. Je pense que cela est propre aux filles car on ne retrouve pas la même intensité chez les garçons (je me trompe peut-être évidemment !)

- Je pense également que la bisexualité chez certains est le fait qu'ils ne se sentent pas bien dans leur corps et qu'ils auraient souhaité faire partie de l'autre sexe. Beaucoup de femmes par exemple disent qu'elles auraient préféré être un homme. Pour revenir aux goûts, certaines (dont je fais partie) ont des goûts extrêmement masculins, il suffit de fermer les yeux d'imaginer une autre voix plus grave et vous entendez votre meilleur pote parler. Le fait de ne pas pouvoir avoir accès à tous nos goûts génèrent une sorte de frustration qui accentue encore certains goûts masculins et peut-être pour certaines la bisexualité (dans le cas où l'on ne veut pas se transexuer évidemment).

- Enfin, je pense qu'avant l'incarnation, on se promet de relever un défi d'évoluer dans un sexe ou dans l'autre car peut-être avons-nous nos préférences avant de nous incarner et que si on ne le faisait pas, on serait sans cesse dans le même sexe.

Voilà donc ce qui me vient en tête pour ce thème, surtout, si Marie voit que je me trompe, qu'elle n'hésite pas à me le dire bien sûr, tout ne doit pas être correct dans ce que je dis, il y a du bon et du moins bon peut-être.

Voili voilou !

A

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Marie vous demande de rebondir sur ce qui vient d'être dit par vous ici, avant d'aller plus loin.

Luc

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Faire l'amour

Je vous ai dit souvent que vous êtes une part de Dieu, et je vous ai dit aussi que Dieu étant la part d'amour qui est en vous, il EST amour, et seulement amour, et que donc, quand vous dites « mon Dieu », vous feriez encore mieux de dire « mon Amour ».

Lorsque vous faites l'Amour, vous faites donc Dieu. C'est-à-dire que vous construisez, sentez, bonifiez, accélérez, agrandissez la part d'amour qui est en vous, et c'est on ne peut plus facile, puisque vous êtes deux à vous atteler à la tâche, qui n'en est pas une en vérité, puisque c'est une action qui vient naturellement du plus profond de vous.

Je voudrais souligner la différence qu'il y a entre faire l'Amour de cette façon-là, et faire l'amour seulement pour satisfaire le corps, ce qui n'apporte pas le même bonheur et la même élévation, et ce qui aurait tendance même à rendre cet acte désespérant. La différence existe aussi dans les termes, d'une façon assez ténue, et cela mérite de s'y attarder un instant. Par exemple, les Anglais disent « make love », plutôt que « do love » parce que make veut aussi dire fabriquer, et do seulement faire. Donc, vous fabriquez Dieu, lorsque vous faites réellement l'Amour. Et vous le fabriquez tellement que cela peut aussi vous faire fabriquer un enfant. Puisqu'au même titre que vous, cet enfant est une part de Dieu, et puisque vous le faites exister, vous accomplissez un miracle (1), et encore une fois, vous FAITES Dieu. Rien de tout cela n'existe si l'acte est sans réel Amour, les Anglo-Saxons font encore mieux la différence avec leur expression « have sex ». On dit en français « Avez-vous couché avec lui ? » et en anglais, littéralement, « Avez-vous eu du sexe avec lui ? », s'il n'est pas évident qu'il y ait notion d'amour profond.

Le sexe fait aussi partie de Dieu, mais c'est une clé qui vous mène à Dieu, celui qui est en vous et que vous pouvez faire grandir. Lorsque vous faites l'Amour en faisant Dieu, tout votre corps y participe, et, grâce à cette clé, vos âmes multiplient leurs potentiels pour aller plus haut. Si vous utilisez le sexe uniquement comme un instrument amusant, vous faites tourner la clé dans une serrure, sans savoir ou sans vouloir qu'elle ouvre bien autre chose que des jambes, quelque chose de bien plus puissant, de bien plus élevé.

Ne vous laissez pas prendre à l'ersatz de l'amour, ayez l'intelligence, la luminosité d'esprit d'aller chercher en vous ce qui s'y trouve : tout simplement Dieu. Cela ne peut se faire sans se donner mutuellement la main et le cœur.

Marie

(1) voir ce que dit Marie sur les miracles.

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17 mai 2004

La virilité

La virilité ne se résume pas aux poils sur la poitrine, penser cela serait courir à de cuisantes déceptions. La virilité, c’est la capacité d’un homme à porter l’amour aux nues, et, sous cet empire, à donner du plaisir à une femme. Car un homme n’a pas tant de plaisir à en prendre qu’à en donner lorsqu’il sait comment en donner, lorsque la femme reçoit son plaisir et le montre.

Marie

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7 septembre 2004

Ajout sur la virilité

La virilité étant la capacité de donner du plaisir, il peut aussi s'agir d'autres plaisirs que de celui de la chair. Par exemple, donner un sentiment de sécurité à une femme. Ce peut être aussi un homme qui réussit un bon petit plat, ou un homme qui organiserait une fête, pendant laquelle les femmes n'auraient rien à faire d'autre que de déguster les plats, et où les hommes feraient tout, pour une fois. La virilité a mille facettes, et n'est pas seulement sexuelle, elle n'a pas véritablement de rapport avec la taille du sexe, quoi qu'on en pense, ni avec la façon de s'en servir, mais avec la réussite du plaisir, et cela passe d'abord par beaucoup d'amour.

Marie

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Les seins

Lorsque vous tétez, c’est le premier acte de douceur de la vie. Après le traumatisme de la naissance, vous pouvez vous ressourcer en faisant cela, c’est pourquoi je recommande à toutes les femmes qui peuvent le faire d’allaiter leurs bébés, sinon, elles les privent d’une récupération nécessaire. Comment le bébé se ressource-t-il en tétant ? Un bébé n’est ni tout à fait dans votre monde, ni tout à fait dans le nôtre. Il navigue entre les deux. Le sein est de forme ronde, et le ramène à cette boule de vie (1), la sphère bleue qui est sa vie entière, et qui est le plan de sa vie, le destin qu’il s’est écrit, et cette sphère, que vous retrouverez à l’heure de passer de l’autre côté, contiendra tout ce que vous aurez vécu. Au moment de la naissance et pendant quelques années encore, cette sphère ne contient que de l’amour, et l’enfant y puise tout ce dont son esprit a besoin, pendant qu’il puise tout ce dont il a besoin pour son corps dans votre sein. Votre sein est donc le lien direct entre le ciel et la terre, comme si vous aviez un transmetteur émetteur vers le paradis, et ce fait restant dans l’âme des vivants tout au long de leur vie, la conséquence en est que les seins, au-delà d’une excitation purement sexuelle, restent le lien entre les deux mondes, c’est pourquoi ils sont si attirants pour les hommes comme pour les femmes, c’est pourquoi, lorsqu’on veut vendre, on se sert de cette image du sein, pour créer un moment d’extrême douceur et de laisser-aller dans l’esprit des consommateurs potentiels, et il n’a rien de plus convaincant, à part peut-être une chute de rein, dont les deux globes ont la même fonction.

Marie

(1) Note de Luc Voir à ce sujet mon témoignage sur la médiumnité : en passant dans l’autre côté, j’ai visité avec mon ange gardien une sphère bleue qui contenait ma vie.

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La sodomie

6 septembre 2004

Note de Luc : Marie, pour nous montrer qu’elle n’est pas une religieuse, mais « une femme d’esprits », répond à beaucoup de questions qui touchent tous les aspects de notre vie et de notre après-vie. Elle m’a dit des choses, ce matin, alors que je conduisais, qui m’ont fait sursauter, c’est le moins qu’on puisse dire ! Mais tout cela venait bien d’elle, il n’y avait pas de doute, et vu le contenu, j’ai comme toujours trouvé cela lumineux. Il faut dire que le sujet est assez « puissant », et j’ai longuement hésité à transmettre ce message, mais c’est avec le sourire que Marie m’a fait comprendre que rien n’est interdit quand on veut essayer de comprendre. On pourra bien sûr être surpris de ce sujet dans le présent site, mais en le lisant, on découvrira évidemment une approche, un angle de vue que je trouve assez passionnants pour ne pas me dégonfler, et pour faire ce pourquoi je suis venu ici-bas : recevoir, et TRANSMETTRE, même quand ça me fait peur à moi aussi. Avant de lire ceci, vous pouvez aussi lire partout sur cette page ce que Marie dit sur la sexualité. Je sais, par ailleurs, que nombre d'entre vous ne serez pas à l'heure de pouvoir lire ce message sereinement. Le jour viendra où nous pourrons parler de tout, au ciel. En attendant, il ne m'appartient pas de censurer Marie, je m'en voudrais beaucoup plus que de ce qui pourra choquer ici, qui est très en avance sur son temps, il est vrai.

Marie, donc, répond à la question :

Pourquoi la sodomie ?

Je vais parler de cet acte ou fantasme, non pour le glorifier ou le répudier, mais pour vous montrer un morceau du chemin d’où il vient. Mon but est ici de commencer à combler le fossé entre les hommes et les femmes. Réfléchir sur la sodomie est un point de départ très intéressant, car sur ce sujet, les hommes et les femmes se regardent en chiens de faïence, bien souvent, et il serait temps de faire un pas pour se réconcilier, car se réconcilier à partir de là permettrait de chercher des solutions sur de très nombreux autres problèmes apparemment moins graves. Si vous avez des éléments pour connaître le fonctionnement des choses, alors, vous pourrez mieux comprendre l’autre, et vous comprendre vous-même.

Ce désir particulier de la sodomie, principalement présent chez les hommes, vient de la toute petite enfance. Lorsque vous êtes dans vos langes, vous ne disposez pas de la parole pour vous faire entendre de votre entourage, vous n’avez que la ressource des cris. Vous vous manifestez lorsque vous avez faim, et votre maman vous donne le sein, qui est, en passant, le premier instrument de douceur qui soit dans votre univers, (voir plus haut, ce que Marie a dit sur les seins, note de Luc). Lorsque vous avez besoin qu’on s’occupe de vous, il n’est pas d’appel d’urgence plus efficace que celui de remplir ses couches. Les soins qui viennent ensuite sont merveilleux, ils donnent au bébé une grande plénitude. Cette plénitude, liée, par la force des choses, au remplissage des couches par les matières fécales sera gravée dans l’esprit du bébé, et perdurera en lui, toute sa vie. La sexualité du bébé n’est pas développée, à ce moment-là, mais ensuite, au cours de la vie de l’individu, cela sera un point soit occulté, soit ressurgissant, selon que le bébé aura bien vécu les langes et la toilette intime ou non (conflits dans le couple, manque de soins…), selon qu’il est un garçon ou une fille, et selon le vécu et l’éducation.

Le garçon adolescent ou l’homme adulte regardent plus volontiers des films pornographiques que les femmes et n’ont que l’embarras du choix dans les démonstrations de sodomie. S’ils ont bien vécu le passage des langes, par leur mère, dans la petite enfance, cela créera un retour en arrière vers cette plénitude. L’homme voudra alors recréer ces moments-là, mais comme il ne comprend pas réellement d’où lui vient ce désir, et vue la façon clinique et froide dont cela lui est présenté dans les films, comme un exemple à suivre, il n’ira pas chercher dans la volupté de ses souvenirs, mais il voudra s’identifier à l’homme qui accomplit cet acte à l’image. Il pensera que c’est là un acte d’homme puissant, puisque la femme se donne entièrement, à ses yeux. Quand l’homme voit une femme qu’il aime se donner entièrement à lui, il a le délicieux sentiment de posséder le monde. En réalité, c’est là commettre l’erreur de se placer en porte-à-faux par rapport à la femme, qui se sent en risque d’être dominée, et quand elle n’aura pas déjà vécu ce don-là en plénitude elle-même, se fermera, par simple esprit de contradiction. Pourtant, puisqu’elle aussi a vécu ce moment de l’enfance, des langes, elle en a eu la même joie, celle de voir qu’on s’est occupé d’elle. Accomplir la sodomie sans « s’occuper d’elle » (et cela ne veut pas dire seulement attentions physiques, il faut qu’il y ait fusion des âmes) est donc courir à l’échec, le vide, la déception de façon certaine, pour les deux partenaires, alors que Dieu a doté cette partie du corps d’une grande sensibilité pour qu’elle donne un plaisir supérieur, lorsque l’amour prime, et lorsque vous avez eu déjà d’autres expériences. Ce plaisir supérieur vous sera donné si vous savez aller le chercher, en recréant le cocon de l’enfance avec votre partenaire homme ou femme, et cela ne peut se faire qu’avec une entière et mutuelle compréhension de ce qui vous amène l’un et l’autre à cet acte. Vous avez un nez pour sentir, des yeux pour voir, des doigts pour saisir et aussi pour effleurer, il n’y a rien de scandaleux à cela, car votre corps a des fonctions que vous êtes amenés à découvrir, pour que votre vie ne soit pas figée. L’intelligence vous a permis de voir que la terre est ronde quand on brûlait les hérétiques qui osaient le dire, l’intelligence est aussi la bienvenue lorsque vous cherchez comment magnifier votre sentiment d’amour. Evidemment, une personne qui aura mal vécu l’épisode des langes, ou qui, adulte, sera trop marquée par les tabous, ne pourra faire le chemin facilement, et il faudra encore plus s’occuper de cette personne pour réparer, si cela est possible, le mal qui a été fait.

L’amour entre deux personnes, sur la terre, passe dans la très grande majorité des cas, par la sensualité. Personne au ciel ne la réprouve, et même si sur la terre, on dit le contraire, on sait bien cela, cette relation des corps et des cœurs crée chez ceux qui s’en privent de telles frustrations que cela mène à des guerres, qu’elles soient familiales, de voisinage, de société, ou simplement intérieures.

La sodomie n’est pas un passage obligé, quelque chose qu’il faudrait faire pour avoir tout goûté, et ce n’est pas une chose par laquelle commencer sa vie sexuelle. C’est une recherche mutuelle, infiniment sensible et raffinée, pour retrouver la plénitude, et cela n’amène le véritable plaisir que si le plus fort amour existe.

Les insultes que vous utilisez et qui ont trait à la sodomie sont blessantes parce qu’elles veulent dire, inconsciemment, que la personne insultée n’est pas autonome, qu’il lui faut encore sa maman pour exister, puisque avoir ce désir, ce fantasme, ou accomplir cet acte, c’est un retour à la petite enfance. Cela veut dire : « comment peut-on se laisser faire à ce point, accepter cet acte d’être sodomisé ? », ce n’est pas tant parce que ce serait sale, ce n’est pas tant parce qu’on se laisserait dominer, mais plutôt parce qu’on a besoin de retrouver sa toute petite enfance et sa maman. Cela n’est jamais ouvertement et clairement formulé ainsi dans l’esprit, pourtant, c’est là le concept.

Pour l’homme, ce fantasme ou cet acte est une manifestation de ce qui est maternel en lui, en s’occupant de l’autre aussi passionnément que « maman » le faisait, même s’il l’affiche tout autrement, pour ne pas avoir l’air d’appeler ses souvenirs de bébé. Même s’il se dit que c’est un acte hautement masculin. Pour une femme, lorsqu’elle arrive au grand plaisir de cette façon, c’est au contraire son côté masculin qui ressort, celui de protéger l’homme, la protection de l’autre étant d’ordinaire, naturellement, un acte très masculin. Elle le protège et accomplit aussi sa féminité, puisqu’elle redevient, sous un autre aspect, le lien vers la mère, et l’homme et la femme ont là un point de jonction formidable, qui leur donnera la force de supporter bien des petits tracas de la vie. Cette disponibilité entière mutuelle est un début de pont qui peut permettre à ceux qui le franchissent avec amour, de commencer à traverser le fossé entre les hommes et les femmes avec bonheur, et en se comprenant l’un l’autre. La sodomie (quel mot affreux !) n’apporte qu’incompréhension, vide affectif et souvent souffrances, si elle n’est pas un retour aux sources commun, réussi, dans le plus grand amour, et pour atteindre la quintessence de la relation.

Marie

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Ajout sur la sodomie

Je disais plus haut : « Pour l’homme, ce fantasme ou cet acte est une manifestation de ce qui est maternel en lui ». En réalité, le terme maternel est à envisager également en sens inverse, puisque au travers du désir de l'acte de sodomie, l'homme manifeste son souhait de paternité, aussi saugrenu que cela puisse paraître, car la paternité ne peut être obtenue ainsi. Pourquoi la sodomie et la paternité ? Parce que contre toute apparence, l'acte de la sodomie est pour l'homme un don de soi, c'est-à-dire aller jusque-là, jusqu'à partager dans l'absolu sans aucun dégoût, mais avec amour, comme on ne craint pas de changer les langes de son petit bébé, et comme on est heureux de le voir tout propre, parce qu'on l'aime au point de ne pas voir ce qui, en temps ordinaire, aurait rebuté, et parce qu'en allant jusque-là, on a fait acte de paternité. Nombre d'hommes pensent à la sodomie comme à un acte qui leur permettrait de devenir un homme véritable à leurs propres yeux. Ils pensent, à première vue, au premier degré, adhérer aux modèles sociaux vulgarisés par les films pornographiques, mais en réalité, c'est la recherche inconsciente d'un déclic, le déclic de la paternité, bien avant l'heure, afin que l'homme soit psychiquement prêt. Le désir de maternité de la femme est en elle, elle n'a pas de démarche particulière à faire, le plus souvent, pour avoir envie d'un enfant. Celle du père est plus problématique et lente. De la même manière qu'une femme a besoin en général de beaucoup de tendresse pour arriver à l'orgasme, alors que l'homme y est plus facilement et plus rapidement disposé, il faut du temps à un homme pour qu'il se sente papa, et il faut surtout que le déclic se fasse. Bien des femmes le comprennent inconsciemment, en disant qu'elles réservent la sodomie à l'homme de leur vie, car elles pensent en cela faire un cadeau suprême, alors que d'une façon simultanée, elles déclenchent chez l'homme le désir d'être père, et vont ainsi dans le sens de leur aspiration de procréation mutuellement consentie.

Un homme qui n'aurait pas ou peu le désir de la sodomie est un homme qui est déjà papa dans son cœur, ou un homme qui ne souhaite pas être père, ou qui inconsciemment ne souhaite pas combattre l'idée de ne pas s'en sentir capable. Ceux qui occultent ce désir peuvent aussi y être poussés par la peur de ne pas adhérer aux bonnes mœurs. Alors que faire l'amour est un acte magnifique, lorsqu'il mène à la consécration de l'union, c'est-à-dire le mélange des âmes en lumière. Sur la terre, cette union passe par les corps, c'est beaucoup plus difficile qu'au ciel, il vous faut dépasser vos limites physiques et morales pour arriver à l'explosion mutuelle, à la lumière finale (mais a-t-elle une fin ?). L'acte d'amour que vous accomplissez, c'est une lumière que vous nous envoyez du fond de votre prison, du noir de votre monde, et quel que soit l'acte, s'il ressemble et mène à l'explosion spirituelle, quels qu'en soient les moyens, nous le bénissons.

Marie

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Nouvel ajout sur la sodomie

Il est évident que cet acte comme tous les actes sexuels sont à proscrire lorsque des enfants sont en cause. La pédophilie est une maladie, et/ou la conséquence d'un trouble venu de l'enfance et de maux vécus, transmis à des générations de distance. Vous punissez la pédophilie avant de songer à trouver son antidote. Il est bon de la stopper, mais il serait encore meilleur d'en trouver aussi les causes, pour que cela ne pousse pas comme des détritus vivants dans les pensées des adultes qui ont des pulsions ou des actes pédophiles, pour que cela ne se transmette plus aux générations suivantes.

Il est évident aussi que la sodomie n'est pas un acte à reproduire souvent, est-il besoin de dire que le corps ne s'en accommoderait pas ? Ouvrez votre âme, et voyez : je n'encourage pas à accomplir cet acte s'il n'est pas pétri d'amour intense et mutuel. Je ne considère pas qu'il vous faille obligatoirement passer par là pour atteindre le nirvana terrestre. J'encourage en revanche tous les actes d'amour, et je vous encourage aussi à voir qu'au-delà des tabous, se trouvent immanquablement des réponses à vos questions existentielles. Point n'est besoin de sodomiser ou d'être sodomisé pour aller vers le sommet de l'amour, mais ouvrir son esprit à cet acte, ou à tout autre acte sexuel, en se disant qu'il peut aussi mener à l'amour, c'est là avoir fait le principal, même sans accomplir l'acte lui-même : enlever les barrières qui empêchent de voir plus loin. Mon but n'est pas là de vous choquer gratuitement, ni de vanter les mérites d'un quelconque acte sexuel. Il est, en vérité, de vous dire qu'il existe de nouveaux horizons, qui ne sont pas ceux que vous croyez, et qui vous semblent inacceptables si vous vous en tenez au premier degré. Mon but est de vous aider à franchir vos propres barrières, à vous dépasser, et avoir abordé cette question, c'est en réalité un exercice pour que vous puissez vous situer vous-mêmes sur le chemin qui mène de la terre au ciel. Un exercice pour prendre conscience, d'une manière ou d'une autre, qu'il existe ici un monde que vous aurez du mal à accepter si vous n'êtes pas préparés à ouvrir votre âme. Pour cela, il faut commencer par ouvrir les yeux, puis aller chercher ce qui est plus loin et plus haut que l'image qui justement saute aux yeux. Comment réagirez-vous, si je vous dis, par exemple, cette vérité, de but en blanc, à propos du ciel : « Ici, au ciel, tout le monde fait l'amour avec tout le monde ». Accrochés à ce que vous connaissez de la terre, les yeux ouverts mais l'âme fermée, vous penseriez probablement à une gigantesque partie de jambes en l'air, et cela éveillerait en vous un grand sentiment de dégoût. Vous craindriez d'être submergés par la jalousie, qui n'est finalement, bien souvent, pas une preuve d'amour, mais seulement la manifestation d'un sombre instinct de propriété. Vous n'imagineriez pas facilement pouvoir vivre cela, et vous seriez même révulsés par cette idée que ce puisse être aussi cela, le paradis. Mais si vous osez voir un peu plus loin (ce n'est pas difficile car ce n'est pas tellement plus loin), vous repenserez au fait que nous n'avons plus de corps au paradis, et que nous ne pouvons donc pas (ni ne désirons) un étalage de débauche de chair humaine. Oui, l'amour, nous le faisons tout le temps, et avec tous ceux qui le souhaitent, parce que l'amour, c'est la lumière, bien plus puissante et durable que la jouissance physique, et nous en échangeons avec tous ceux qui nous en donnent, nous en offrons même à ceux qui n'en veulent pas. Et pourquoi ceux-là n'en veulent-ils pas ? Parce qu'ils n'ont pas l'âme ouverte, ils en sont restés à des a priori de la terre, et ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, parce qu'ils ne sont pas préparés à ouvrir leurs âmes, au contraire, ils sont préparés par la religion à un monceau d'inepties qui n'ont pas cours au ciel, et qui ne sont que des expressions de ce qui est prôné par les religions, faites pour vous aider à penser d'une certaine manière, et de préférence, pour que vous agissiez comme des moutons. D'ailleurs, ces idées prônées par les religions sont loin d'être mises en pratique sur la terre, et bien souvent, c'est le contraire qui est mis en pratique sans que quiconque ose y voir une contradiction, ou la mettre en lumière. Exemple, « Tu ne tueras pas », sauf, bien entendu, et sous-entendu, les infidèles qui ne croient pas en ton Dieu. Et c'est de ces œillères, que vous acceptez de porter, et sans lesquelles, même, vous seriez complètement déroutés, que naissent les guerres. Ce sont leurs yeux et leurs âmes fermés qui ont fait que les Allemands, en 1939-45, disaient aussi « Dieu avec nous ». Si vous ne pouvez pas entendre qu'un acte sexuel, quel qu'il soit, puisse vous mener, non seulement au plaisir (à condition encore une fois que ce soit évidemment un acte désiré mutuellement, et porté par l'amour véritable), mais aussi, et surtout, à l'amour spirituel, au moment de passer, ce que vous en entendrez du ciel vous fera frémir, parce que des esprits mal intentionnés ou ignorants de ce qui s'y trouve réellement vous feront tout prendre au pied de la lettre. C'est en grande partie pour cela que tant d'esprits errent entre le ciel et la terre, et qu'ils ne vont pas vers la lumière, parce qu'ils croient ne pas y trouver mieux que les banals projecteurs, strass et paillettes de la terre. Sans souffrir, sans faire souffrir d'autres personnes, vous pouvez vous délivrer de vos tabous. Il n'est pas indispensable d'accomplir tous les actes physiques possibles et imaginables pour échanger de l'amour. Mais se les interdire a priori n'est pas non plus une méthode qui permette de choisir en connaissance de cause son mode de pensée, ni d'élaborer une expérience personnelle. On n'apprend bien que par soi-même. Ce que vous apprennent les autres, y compris ce que je vous dis ici, ne sert à rien si vous ne l'apprenez pas vous-mêmes, selon votre libre arbitre et votre choix délibéré.

Marie

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7 septembre 2004

Aujourd’hui, suite à la transmission du texte précédent demandant « Pourquoi la sodomie ? », je me sens tout à fait serein, et même souriant. Marie m’avait dit « Il est temps de passer la vitesse supérieure », je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire, je suis servi, maintenant ! Alors, comment peut-on souhaiter passer la vitesse supérieure en parlant tout à coup d’un sujet apparemment aussi bassement matériel que la sodomie ? En s’attachant à en voir le mécanisme, et à y lier la spiritualité via l’amour. Bien sûr, il y aura toutes sortes de réactions réfractaires, probablement, à moins que cela suscite seulement le silence. Apprenons à ne pas juger, voulez-vous, et à ne pas préjuger. Je me dis que s’il y a un psy réellement impartial dans la salle, il serait bon de lui demander de bien vouloir réfléchir pour nous, de façon à voir si ce que dit Marie a quelque chose de plausible, voire de déjà connu. Comme dans une salle de classe, lorsque le professeur dit quelque chose d’incroyable, on entend un murmure réprobateur. Mais passé ce moment, il faut réfléchir, et justement, que Marie ait pris ce sujet qui fait partie de notre vie, en en parlant de cette façon si claire et toujours dans l’angle de l’amour, n’est-ce pas assez nouveau pour nous proposer d’avancer au lieu de reculer, pour comprendre, car Marie souhaite avant tout, avec ce texte, nous bousculer dans nos convictions (quand je vous disais qu’elle bouleversait aussi les miennes, parfois, c’était bien le cas hier, mais aujourd’hui, c’est bien plus clair en moi après mûre réflexion) et nous donne un premier outil de réflexion pour commencer à franchir le fossé qui sépare les hommes et les femmes. N’est-ce pas signé, malgré les apparences ? Le pape nous parle bien des homosexuels qui n’ont pas le droit de communier, n’y a-t-il pas derrière cela une arrière-pensée beaucoup plus dégoûtante, qui met à l’écart toute une population, la prive d’amour, alors que Marie, encore une fois, nous parle d’amour via ce sujet brûlant. Je trouve cela passionnant, et cela montre qu’elle est vraiment très proche de nous.

Serge Gainsbourg en avait fait une chanson : « (…) Je vais, je vais et je viens, entre tes reins (…) », et aujourd’hui, c’est un méga tube, parce que ça nous parle à tous, et parce que derrière cette chanson, il y a incontestablement une forme d’amour à son apogée.

Passées les premières émotions, je vous suggère de relire plus tard ce texte à tête reposée, et de ne pas juger, car nous ne pouvons pas juger tant que nous ne sommes pas infaillibles. Marie a parlé de la tétée du sein, et ajoute ceci aujourd’hui, comme quoi elle persiste et signe sur le même ton, et il m’apparaît maintenant qu’elle a tellement raison !

Luc

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Note de Luc : Une personne me parlait de la sexualité de groupe, en me disant que c’était mal. Marie réagit :

La sexualité de groupe

Ce n’est pas l’acte d’amour en groupe qui est mauvais en soi, c’est le mal que vous pouvez faire à autrui ou à vous-même. Dans la nature, les plantes ont aussi une sexualité, leur sexe, c’est la fleur. Les fleurs font l’amour avec toutes les fleurs qui les environnent. Mais l’esprit des hommes est beaucoup plus complexe que celui des fleurs et des animaux, et il est impossible de vivre cela sereinement pour des êtres humains, quoi qu’ils puissent en dire. Faire l’amour est un cadeau, c’est un don qui se vit en harmonie lorsqu’il est unique. Il faut, pour que le cadeau soit beau, qu’il soit mutuel et profond. Toute autre façon de le pratiquer apporte une déception, avouée ou non. Si vous faites l’amour avec plusieurs personnes simultanément, ou si vous changez à un rythme rapide, vous n’avez alors qu’un ou des partenaires, mais vous n’avez pas d’amoureux. Vous aimez le chocolat ? Mangez-en sans arrêt, en toutes circonstances, il y a fort à parier que vous en serez vite dégoûté, ou que cela n’ait presque plus de goût pour vous. En tous cas, certainement plus le goût de la première fois, qui vous aura tant fait plaisir, et que vous avez donc envie de retrouver. Si vous avez l’impression de l’avoir perdu pour toujours, vous aurez pour le moins de la nostalgie…

L’acte d’amour est un renouvellement, et si vous savez aimer, mutuellement, vous aurez la joie de retrouver les sensations de la première fois. Il ne faut pas que l’acte d’amour devienne une drogue. Lorsque vous prenez une drogue dure, la première fois, vous vous trouvez dans un état de béatitude comparable à celui du fœtus dans le ventre maternel. Mais cela ne marche que la première fois, voilà pourquoi vous tombez dans le piège de vouloir absolument y revenir par la suite, sans jamais y parvenir, augmentant les doses, parfois jusqu’à la mort. L’acte d’amour, lui, vous offre du plaisir autant de fois que vous saurez aimer. Si vous le transformez en drogue, vous vous privez de sa saveur, et donc, du plaisir. La sexualité de groupe n’est pas un acte d’amour, c’est une recherche pathologique d’un bien-être dont on se prive inconsciemment, et c’est ainsi que cela mène à la révélation du sado-masochisme, qui est la prolongation naturelle et l’amplification exponentielle de cette souffrance que vous vous infligez. Si des personnes n’arrivent au plaisir qu’avec le sado-masochisme, c’est-à-dire par la souffrance physique, morale, ou les deux, c’est qu’il n’y a plus assez de piment pour relever le plat, alors que c’est vous-même qui vous immunisez contre le plaisir, c’est vous-même qui vous imposez un chemin tortueux pour obtenir ce que vous pourriez avoir en toute simplicité, et avec beaucoup plus de goût, en définitive. L’acte sexuel en groupe, enfin, peut faire souffrir certains de ceux qui y participent, et qui sont entraînés dans un événement qu’ils n’ont pas souhaité, ou qui en subissent des conséquences inattendues, c’est-à-dire une profonde mésestime de soi. C’est dans ce cas que cet acte est mauvais. Si les personnes sont consentantes, ce n’est pas l’acte qui est mauvais, ce sont ses conséquences, car c’est un gaspillage et un manque de considération pour votre propre valeur. L’acte sexuel est précieux, c’est, encore une fois, un cadeau. Si vous en gâchez la valeur en le donnant et en le prenant en dehors de l’amour vrai, il faut comprendre que cela ne soit plus constructif ni pour le corps ni pour l’esprit, que cela n’apporte que des désillusions et une impression d’avoir agi en dépit de votre vérité profonde. C’est vous-même qui détruisez ce que vous êtes venu chercher.

Marie

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Note de Luc : Ce soir, Marie était près de moi, et souriait beaucoup. Comme s’il allait se passer quelque chose, comme s’il ne fallait pas que je me fasse de soucis. Je lui ai demandé ce qui se passait. Elle m’a répondu :

Sais-tu pourquoi j’ai parlé de la sodomie et des seins ?

Marie

Je lui ai dit que non.

Parce que maintenant, je suis sûre qu’aucune religion, aucun gourou, aucune organisation n’osera récupérer tout ce que j’ai dit sur le site à travers toi.

Marie

C’était plus efficace qu’un copyright, en effet ! Mais je lui ai demandé alors pourquoi elle ne me l’avait pas dit avant, pourquoi elle ne m’avait pas donné toutes les ficelles, avant que je le publie ici, je lui ai dit que cela m’aurait évité bien des angoisses.

Parce que sinon, tu ne l’aurais pas fait. Tu aurais hésité à rendre mes dernières paroles publiques avec le reste, et tu n’aurais pas été dans la sincérité de la réception, tu aurais eu des réticences qui se seraient senties et qui auraient dénaturé mon propos. Et tu aurais été encore plus angoissé, parce que torturé entre deux possibilités d’action.

Marie

Luc : Il m’apparut alors clairement que tout cela était, encore plus que l’idée de nous donner un nouvel angle sur un sujet tabou, la protection absolue contre la récupération.

Marie a ajouté, pour vous qui la lisez, et qu’elle aimera toujours, et toujours, quelle que soit votre possible incompréhension :

Je sais que vous pourrez me « bouder » un moment, le temps que les idées nouvelles surgissent d’autres que moi, qui corroboreront mes dires. C’est pourquoi ce soir, c’est mon mot de la fin, jusqu’à ce que vous ayez fait ce chemin, jusqu’à ce que vous souhaitiez me retrouver sur la route, en ayant monté les marches. Il y a assez de réponses ici pour que vous ne tourniez pas en rond. A vous de trouver les autres réponses, et surtout, qu’elles soient les vôtres, puisées dans le cœur et dites avec amour. Apprenez à penser par vous-même, à faire la part des choses sans juger, mettez en premier sur la liste de vos mots celui-ci : Amour, et je vous entendrai toujours. Je le répète, quand vous parlez d’amour, je vous entends d’ici. Découvrez-vous, ouvrez des portes, même si elles vous font peur, appelez un chat un chat, sachez déterminer qui vous parle dans les enseignements qui vous sont donnés par les lumières. Vous avez ici toutes les premières recettes, servez-vous, et que la paix soit avec vous. Je vous aime, éternellement.

Marie

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Trouver les réponses à nos questions, par Réjane

Bonjour Luc,

J'espère très fort que la décision d'avoir effacé ce qu'il y a sur ce site (note de Luc : pendant deux ans, Marie m’avait demandé de fermer ce site. Puis, de le rouvrir) suscitera des réactions.

Il est vrai qu'il est tellement facile de trouver des réponses à toutes nos questions !

Les réponses, nous devons les trouver au fond de nous-même. Encore faut-il savoir ouvrir notre esprit et notre cœur (fermés à double tour pour la plupart d'entre nous). Alors, allons chercher la clé !

J'ai un ami (un être rempli d'amour) qui me faisait récemment la même réflexion que Marie : « tu veux toujours tout savoir et tout de suite ».

Sa réponse « C'est un peu trop facile ! Trouve les réponses par toi-même ! »

C'est le message que je voudrais transmettre à tous les lecteurs de ce site.

Allons chercher Marie au fond de nous-même (elle y est forcément !)

Savoir apprécier les petits bonheurs quotidiens, c'est facile, et c'est ce qui rend la vie plus belle !

Marie nous dit qu'elle nous aime !

Envoyons-lui une pensée d'amour pour lui dire qu'on l'aime aussi !

Réjane

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Merci, Réjane, ton message d'amour est bien là où il doit être, c'est-à-dire tout près de moi, comme une fleur qu'on a longtemps attendue, et qui finit par s'ouvrir. Je t'aime et comme tu dis, je suis là, pour tous.

Marie

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11 octobre 2006

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Depuis ce mot de la fin, Marie m'a parlé à nouveau. Depuis quelque temps, les visiteurs de ce site se font de plus en plus nombreux. Comme par « hasard », Marie m'a apporté, de-ci, de-là, quelques nouvelles pensées, que j'ai finalement mises en ligne ici. Je pense qu'après deux ans de silence, puisque l'écho semble devoir venir, nous aurons encore de nouvelles lumières à lire.

Luc

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22 mai 2007

Aujourd'hui, suite à votre venue très nombreuse sur le site, juste après les élections présidentielles, j'ai ressenti profondément vos angoisses. Et à partir de ce constat, Marie est revenue, pour de nouvelles discussions, de nouvelles révélations, et je reçois sans arrêt de nouveaux messages de sa part, si bien que c'est reparti pour un tour !

Luc

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1er décembre 2008

Tout tout tout sur le zizi

Je vous ai dit, il y a peu, en parlant d'un autre sujet grave, que vous ne devriez pas avoir peur de vos zizis. C’est un joli mot qui sonne comme un nom d’oiseau, et cela pourrait aussi être un mot de fleur. Lorsqu’une plante a une fleur, il s’agit de son sexe, puisque c’est par là qu’elle se reproduit, la plupart du temps. Mon Amour, quelle horreur ! Mais Dieu ne pense-t-il donc qu’à cela, pour vous faire offrir des sexes à vos amis quand vous croyez seulement leur offrir des fleurs ? Oui, mes tendres amis, le Père ne pense qu’à l’amour, sous toutes ses formes, toutes celles qu’Il a créées pour que vous sachiez en profiter à bon escient. Vous qui avez tellement peur de tout ce qui est sexe, sachant cela, continuerez-vous à offrir des fleurs ? Oui, n’est-ce pas ? Alors, comment se fait-il que vous ne puissiez pas voir votre zizi comme une fleur ?

Marie

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3 et 4 décembre 2008

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21 juillet 2009

Question : Marie, Pourquoi la sexualité est si importante ?

S

Parce qu’elle est un moteur surpuissant de l’amour, entre tous les êtres vivants sexués. C’en est aussi l’emblème, lorsque tu considères que les fleurs sont le sexe de beaucoup de plantes. Les apprentis scientifiques que vous êtes parfois expliquent cela en se basant sur des études du cerveau, d’afflux sanguins, d’hormones. Sans se rendre compte que ce n’est là que la manifestation physique de quelque chose de beaucoup plus important. Si vous creusiez un peu de ce côté-là, sans divaguer vers la théologie religieuse, vous vous trouveriez nez à nez, sexe à sexe avec des choses toutes simples, qui font que vous êtes là, tout simplement, et que vous avez quelque chose à faire de cette vie.

Les apprentis scientifiques… Quelle pléthore de mot dégoûtants ont ils créée pour parler de cela… Vagin ! Verge ! Pénis ! Clitoris ! Trompes ! Corps spongieux ! Et j’en passe tellement. Comment peut-on laisser passer la poésie aussi loin ? Au large de la vraie vie ? Pourquoi rendre tout cela mécanique, alors que c’est avant tout un ressenti ? Pourquoi mettre tout cela dans le froid, le congeler dans des expressions médicales, mettre l’amour dans le formol, finalement ?

Je préfère les mots minette, ou zizi, si enfantins qu’on peut encore s’émerveiller, et je préfère les mots « je t’aime », qui ne peuvent pas être découpés au scalpel, cautérisés, analysés au microscope.

Inventez des mots, faites votre paradis, jetez à la poubelle, à moins d’être docteur, ces mots tristes, tapés à la machine.

La sexualité, Dieu l’a voulue, et l’adore, parce qu’elle est une preuve tangible que vous pouvez vous unir. Vous devriez dépasser cela, aller encore plus loin, et vous unir tous les uns avec les autres, sans parler d’orgie sexuelle, vous devriez voir que toutes sortes d’unions peuvent se faire, et que si votre corps est prévu pour cela, c’est que votre âme en a besoin, et est prévue aussi pour cela. Ô combien !

Sachez-le, soyez-en sûrs, Dieu ne maudit pas la sexualité, il vous a faits avec, ce n’est pas pour rien ! La seule chose, c’est que Dieu vous propose de vivre la sexualité avec amour, c’est-à-dire avec Lui ! C’est tellement meilleur !

Dieu n’a pas la pudeur qui fait votre carcan, Dieu vous connaît bibliquement, c’est le cas de le dire. Il vous sait à nu. Mais il ne se repaît pas du spectacle comme un voyeur, ni comme devant un film pornographique. C’est votre lumière surtout qu’il regarde. Il vous bénit lorsque vous vous aimez, parce qu’il vous a créés pour cela.

Marie

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Merci à vous deux, peut-être que je manque d'imagination mais j'ai du mal à concevoir comment on peut s'unir de multiples façons, pourrais-tu nous donner quelques exemples ? Puisque notre âme est amour, pourquoi a-t-on du mal à prendre les « je t'aime », et surtout pourquoi y a-t-il parfois des interprétations erronées ? Car l'âme sait si c'est réellement un « je t'aime » amoureux comme entre un homme et une femme ou un « je t'aime » amicalement, réconfortant, rassurant.... S.

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S'unir. Vous pouvez le faire avec les membres de votre famille, sans parler de sexualité, et l’union est différente, mais tout aussi puissante. Avec vos amis. Mais aussi avec les inconnus avec qui vous avez des vibrations communes, ou qui sollicitent votre aide et sont dans le chemin de la recevoir. Vous pouvez vous unir avec une personne dans la détresse, qui a perdu sa maison, son travail, et si vous avez de quoi aider, votre don, qu'il soit matériel ou spirituel, sera la base d'une union. Vous pouvez vous unir à une personne que vous ne verrez qu'une fois, mais qui pleure dans la rue, et dont vous sentez le chagrin, vous pouvez lui donner votre lumière, même sans lui parler, et cela aussi est une union. Vous pouvez vous unir à quelqu'un qui vous fait rire dans cette même rue, à quelqu'un qui vous apporte un sourire-soleil. Vous pouvez aussi vous unir avec tout ce qui vit, votre chat, votre chien, un lion en cage, une baleine dans la mer. C'est très étendu, comme tu vois.

Vous avez du mal à prendre les « je t'aime » parce que vous vivez en quasi permanence derrière un bouclier qui vous empêche de recevoir les « je t'aime », et qui vous empêche de les donner. Le bouclier naît de vos peurs, et plus on vous félicite de la puissance de ce bouclier, plus vous le renforcez. C'est pour cela qu'on voit tant de violence dans les films, surtout américains. La violence crée une dépendance, puis une peur, puis un bouclier. Allez donc croire à un hypothétique « je t'aime » d'Arnold Schwarzenegger dans Predator...

Et on plébiscite les films américains, parce qu'ils justifient le bouclier, qui se traduit dans la réalité par les missiles anti-missiles, par exemple.

Les interprétations erronées viennent du fait que le bouclier agit comme un verre déformant. Vous croirez recevoir un « je t'aime » de personnes qui font semblant de vous aimer ou qui n'en ont pas la puissance ni la profondeur, donc, qui n'en assument pas les conséquences. Vous n'entendrez pas un véritable « je t'aime » d'une personne qui pourtant a en lui un sentiment complet et véritable, parce que le bouclier vous dit que c'est trop beau pour être vrai.

A partir du moment où le bouclier vous pousse à interpréter, vous vous mettez, en vérité, bien plus en danger que si vous n'aviez pas de bouclier. Car sans lui, vous verriez enfin les choses telles qu'elles sont. Mais j'en connais qui, s'ils laissaient tomber le bouclier, mettraient des lunettes de soleil, n'est-ce pas ?

Marie

Table des messanges