La schizophrénie n’est pas la maladie que l’on croit

Quand les chercheurs se mettront enfin à poser la question cruciale aux personnes en souffrance morale : « Avez-vous envie d’être malheureux » et quand il leur sera évidemment répondu par la négative, quand on comprendra alors que la seule logique à prendre en compte est de se rendre compte que si une personne souffre moralement sans le vouloir et sans qu’il y ait de raison particulière à cela, c’est parce qu’un EBA la fait souffrir, une avancée formidable aura été faite !

Car tant qu’il n’y a pas de lésion physique, au cerveau par exemple, entraînant les troubles psychiques les plus divers il est clair que la cause en est une fracturation de l’esprit des souffrants et un détournement, voire un vol du conscient des victimes par les EBA natifs. Il n’est pas question non plus de rallier la religion et de dire que telle personne qui souffre de schizophrénie est possédée par le démon. Mais elle a laissé la porte ouverte aux EBA, d’abord aux EBA acquis, par empathie, puis, par effet domino, aux EBA natifs dont le but est la déstructuration de la pensée pour aller vers l’autodestruction du sujet.

Tous les moyens sont bons, pour les EBA, pour arriver à leurs fins. Les plus subtils comme les plus grossiers.

Une fois que l’EBA est chez lui dans l’esprit de sa victime, il peut tout faire. Lui donner des hallucinations. Régner dur sa pensée, en lui faisant entendre des voix, mais pas n’importe lesquelles. Cela commence par celles qu’il veut entendre, afin de faciliter le « passage » pour la suite. Tout est affaire de portes ouvertes à tous les vents et de perte totale ou partielle de la maitrise de l’environnement conscient. D’où perte du libre-arbitre et addiction à ce qui n’est pas soi mais est en soi parce qu’invité fascinant.

Les traitements médicamenteux amenuisent considérablement la volonté et favorisent l’ancrage durable de l’EBA.

Comme pour tous les autres maux moraux non physiques, il faut, pour s’en sortir, redevenir maitre de la maison de son esprit. Par une épreuve de force contre l’EBA, une épreuve dirigée par une personne qui sait comment le contrer et comment apprendre au patient à s’en affranchir ensuite sans le concours de personne. Et il faut, ensuite, une fois que l’épreuve de force a libéré la personne, empêcher les récidives en lui apprenant à envoyer de l’amour à l’EBA. Qui, de toute façon, le fuira.

La schizophrénie, c’est quelqu’un en vous. Tant que vous répondrez « Oui », ou « Pourquoi pas » à la question « Laisseriez-vous entrer n’importe qui dans votre maison », vous aurez ouvert la porte de votre esprit, de la même manière que vous auriez laissée grande ouverte la porte de votre logement.

Il suffit de la refermer et de mettre de la lumière vive à l’entrée pour que les rôdeurs éventuels aient peur d’être vus, pour redevenir propriétaire de votre chez vous. C’est la même chose pour votre esprit.

Tant qu’on croira que tout cela est tellement compliqué que c’est inextricable, tant qu’on ne verra pas que, dans la très grande majorité des cas, c’est la simplicité qui fonctionne le mieux, que ce soit dans une recette de cuisine ou dans un atome, on ne fera justement que compliquer les choses et repousser les solutions.

Vous êtes soignant et ne croyez pas que ce puisse être si simple ? Vous illustrez là tout à fait ce que je viens de dire. Vous n’allumez pas la lumière, même en palabrant des années entières, en agitant des tambours, des clochettes, des boites de médicament, des best-sellers, des recueils scientifiques, des formations officielles, des pierres protectrices, des marabouts, des diplômes, tout ce qui, il faut bien le reconnaitre, n’a pas de résultat tangible. Ce n’est pas apporter une solution que de rester sur cette position. Tandis qu’en essayant (qu’avez-vous à y perdre, hormis un petit tas d’orgueil tout à fait inutile) d’aller vers cette simple logique : « Celui qui va mal ne le veut pas, donc, c’est autre chose qui le veut et cet autre chose est un EBA », et en appliquant cela sans rite, sans croyance, mais avec du factuel, du clair, du compréhensible avant tout par le souffrant, donc soignable par lui-même puisque tout se passe dans son esprit, vous serez surpris de la qualité des résultats et de leur rapidité, de leur efficacité dans le temps. Pour peu que la personne qui souffre, une fois qu’elle aura entériné la présence et l’action de l’EBA, décide vraiment d’aller mieux, elle ira mieux et jettera enfin tout cela aux oubliettes.

Ensuite, et parce qu’elle aura malheureusement pris l’habitude de souffrir par le passé, il faudra qu’elle désapprenne la dépendance à la souffrance. Et cela, c’est le travail des psychologues, des psychiatres, des psychanalystes, et des soignants. Mais aussi des amis, des aimants, et du souffrant lui-même.

Qui pourra alors s’appeler le guérissant, si l’ensemble des soignants prend enfin connaissance de cette source du problème, qui n’a jamais été envisagée sérieusement et qui du coup, à la plus belle part de cette guerre hideuse et cachée dans nos esprits, dans nos envies d’être et d’aimer.

Dès lors qu’on pointera du doigt la véritable gangrène qui est là, la pourriture des idées qu’on laisse entrer, dès lors qu’on apprendra aux enfants dans les écoles et dans les familles comment ne pas les laisser même s’approcher sans pourtant en avoir peur, comment ne pas se laisser avoir, on aura commencé à solutionner le problème en profondeur et sur la durée.

Marie

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