La peur de mourir/les films et musiques gore

Je vais vous parler en me souvenant que j'ai été incarnée si souvent, et dire "Nous" quand je pourrais dire "Vous". À un enfant qui a peur de la mort lorsqu’il s’endort, on peut expliquer, en premier lieu, que la mort ne concerne que le corps et que l’âme est éternelle. Voici ce qui peut conforter dans cette idée : lorsqu’on s’endort, il s’agit d’une petite mort. Lors de la vraie mort du corps, l’âme et le corps se séparent complètement, le lien est rompu, alors que dans le sommeil, l’âme et le corps se séparent mais restent indéfectiblement liés. C’est pourquoi il n’est pas rare, lorsque nous nous endormons, d’avoir des sursauts, et ces sursauts sont des actes réflexes, comme ceux que nous aurions si, éveillés, nous risquions de tomber dans le vide. Nous nous rattrapons instinctivement à quelque chose. Dans le sommeil qui s’installe, et donc dans la séparation partielle de l’âme et du corps, le corps ressent la même peur du vide et cherche à se raccrocher à quelque chose. Cela montre bien que « quelque chose », un élément de nous-même, se sépare de notre corps. Que pourrait-ce être si ce n’est notre âme ?

Prendre conscience de cela, c’est parvenir à garder une forme de conscience compatible avec celle de l’éveil lorsque nous nous endormons, et c’est pouvoir parfois voyager dans nos rêves sans les oublier ou en en gardant des traces bien plus précises. C’est aussi obtenir une double conscience : se rendre compte que nous rêvons lorsque nous sommes endormis, nous émerveiller dans nos propres rêves et les vivre avec une nouvelle dimension et une nouvelle acceptation, qui nous permettent de bien mieux les analyser ensuite, et de bien mieux comprendre ce que notre âme ou notre ange gardien, qui sont les deux créateurs privilégiés de nos rêves, ont voulu mettre en lumière pour que nous progressions spirituellement et aussi avec moins de craintes dans la vie. Les autres créateurs de nos rêves, que nous ne privilégierons pas, sauf lorsque nous leur ouvrons la porte en regardant des films d’horreur, en écoutant du heavy métal, sont les EBA. À nous de ne pas leur donner la clé de notre sommeil.

Cela m’amène à parler d’un autre sujet qui n’avait pas de rapport apparent avant que j’établisse ce lien : pourquoi regarder des films gore et écouter des musiques stridentes et hyper violentes ?

Ce goût pour ce genre de choses est surtout répandu chez les personnes qui ont eu des souffrances importantes dans leur enfance, qu’elles s’en souviennent ou non. Partant, elles se savent plus résistantes que d’autres. Elles savent qu’elles ont survécu à des événements durs ou très durs, et elles ont besoin de se sécuriser. De se savoir assez fortes pour en subir d’autres possiblement à venir. Pour cela, un vaccin efficace, ce sont les films et les musiques que j’évoquais. Parce que si on y résiste, si on rit devant une scène particulièrement atroce à l’écran, si on est capable de supporter une « cacaphonie », on est prêt à résister à tout.

Il s’agit d’un entraînement, qui devient addictif de par le caractère hypnotique de ces productions (comme la grenouille devant la lampe de poche en pleine nuit, nous la regardons fixement et nous ne savons pas en sortir) et dont on ne peut se libérer sans aide extérieure car l’ange gardien a beau crier pour éveiller la personne, le film ou la musique crie plus fort.

Lorsque l’enfant prend conscience qu’il s’agit d’un entraînement, il peut commencer à parler de ses douleurs héritées du passé, il peut commencer à en guérir.

Les parents dont les enfants agissent ainsi, au lieu de blâmer l’enfant, doivent ouvrir la dialogue pour mettre au jour les souffrances qui ont mené à cela, et l’aide d’un psychologue n’est pas superflue, celle d’un psychanalyste encore moins.

Marie

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