La pédophilie

Avant de penser à résoudre un problème en lui coupant la tête, il faut regarder où sont ses pieds, car il est des problèmes qui repoussent désespérément, si vous ne voyez pas quelle est la racine de la souffrance, et votre problème finit par ressembler à une hydre à cent mille têtes. Devant des agissements pédophiles, vous vous révoltez, ce qui se comprend évidemment, et pensez comme les cow-boys « Pendons d’abord, écoutons ensuite ». Et vous n’écoutez évidemment pas. Les cow-boys n’ont jamais empêché les bandits de ressurgir, et c’est bien pour cela que vous les aimez, car un cow-boy gentil sans méchant, quel ennui n’est-ce pas ?

Il faut, pour revenir à la vie, à la raison, puis à l’amour, écarter le cow-boy et le méchant.

La peine de mort n’a jamais arrêté ceux qui formalisent la violence. Avec ou sans peine de mort, le résultat est le même. Alors, où est la racine du mal ? Dans la souffrance, mes amours. Un être qui fait le mal est un être qui souffre. Quand vous commencerez à entrevoir cela, vous ouvrirez un tout petit peu la porte vermoulue et coincée de votre compassion. Comment ? Que dit Marie ? De la compassion pour les pédophiles ? « Hors d’ici, tout à l’heure, et qu’on ne réplique pas ! » (1) Marie qui sourit en parlant des pédophiles ? Oui, mes chers tendres, parce que vous ne pouvez comprendre qu’en prenant du recul.

Punir, juger, incarcérer, n’a jamais mené qu’à créer d’autres raisons de punir, juger et incarcérer. Les êtres qui se livrent à la pédophilie souffrent d’un choc, d’un manque, ou d’une répétition d’un schéma de souffrance hérité, lorsque par exemple, il y a eu pédophilie dans une famille, cela se répand dans les générations suivantes, comme une vague qui semble impossible à stopper. Pourtant, là, pas question de microbes, ni même de gènes, on ne porte pas cela dans son sang, mais on a, qu’on le veuille ou non, reçu l’écho d’une souffrance ancienne, qui devient un courant auquel on résiste ou auquel on succombe. Cela vient par manque de compréhension, d’abord, ensuite, par manque de pardon. Le pardon et la compréhension sont les digues qui arrêteront la vague. Il faut comprendre le sens de ce courant, savoir comment il agit, et vous ne pouvez le faire qu’en interrogeant ceux qui le subissent, c’est-à-dire ceux qui souffrent, c’est-à-dire, entre autres, les pédophiles. Avérés ou dans le fantasme. Si vous noyez dans la vague celui qui souffre, comment pourra-t-il vous dire où la vague prend sa source, comment pourra-t-il vous aider à l’analyser, l’observer, pour savoir comment l’arrêter, et par là même, se racheter ? Car la vague ne lui fait pas plus de bien qu’à vous. Spirituellement, pour lui, c’est même une catastrophe, même si, dans sa conscience incarnée, il ne le voit pas, et ne manifeste aucun regret. Un être qui touche aux enfants est un être qui a été touché étant enfant, ou dont les parents, la famille proche, a vécu cela. Comme vous brandissez la menace (et quelle menace !) au lieu d’ouvrir l’oreille, cela reste un terrible secret, pour celui qui vit cela, comme pour ceux qui le subissent. Pourquoi ajouter la honte à la souffrance, pourquoi ne pas réfléchir aux moyens de l’éradiquer ? Il est indispensable de passer par l’écoute et la parole. Comment voulez-vous parler si vous allez être puni de la marque de l’infamie, comment voulez-vous parler si les choses du corps sont un secret, si on ne vous enseigne pas l’amour à l’école ? L’amour doit être enseigné aux enfants, non pas dans la pratique sexuelle, mais dans un éveil qui ne galvaude rien, qui fasse que plus tard, ils puissent découvrir absolument toutes ses merveilles. Combien d’entre vous ont souffert par amour ? Que celui qui n’a jamais souffert par amour pende tous les pédophiles du monde !

Le corps s’achète et s’expose comme une marchandise, partout, mais l’amour ? Où est-il, l’amour ? Le jour où l’on verra une grande affiche lumineuse disant « Je vous aime » sans marque, sans rien à vendre, sans intérêt politique ou militaire, ou détourné, à la clé, alors, oui, vous entendrez Marie crier « Vive la publicité ! ». Même si cette femme, sur l’affiche est nue. Même et surtout si cet homme, sur l’affiche, est nu !

Quand le corps s’achète, tout s’achète, même les enfants. Lorsqu’on les touche sexuellement, on leur achète, non pas leur amour, mais leur silence, et on le paie très cher. C'est d'ailleurs un marché de dupe, dans lequel l’enfant paie au moins aussi cher que l’adulte.

Dieu vous a faits avec des sexes. Dire que les enfants n’ont pas de sexualité est une grossière erreur, même si avant la puberté, ils ne sont pas aptes à agir avec discernement, puisqu'ils ignorent tout de l'amour dans ce sens. Bien souvent, leur soif d’apprendre, puisqu’elle n’est pas satisfaite, puisque le sexe est tabou (à tel point qu’on se demande ce qui a pris à Dieu de l’inventer !) les pousse à chercher à en savoir trop, et surtout, mal, pour leur âge, à votre époque où les « progrès » de la communication permettent à un enfant de 12 ans de parler via Internet à un homme de 40 ans, en croyant qu’il a affaire à une autre enfant de son âge.

Alors, que faire ? Bien sûr, il faut des structures pour les pédophiles, des lieux de soins et d’amour, loin de tout jugement, pour qu’ils puissent enfin parler, pour que vous compreniez ce qui se passe dans une tête qui souffre de cela. Il faut apprendre aux enfants que l’amour, ce sont deux êtres qui partagent une véritable lumière, et que cela ne se résume pas à des étreintes et à un zizi. Il faut leur apprendre à ne pas avoir peur de leurs zizis, justement, mais il faut d’abord pour cela que vous cessiez d’avoir peur du vôtre ! Car rien n'est plus contagieux que la peur, hormis, peut-être, la folie.

Beaucoup d’hommes pédophiles ont eux-mêmes subi des viols, ou des actes moraux s’apparentant à des viols, ce qui peut parfois être encore pire. Ils peuvent avoir été touchés moralement ou physiquement par leurs parents ou leur proches, dans leur enfance, mais ils peuvent aussi avoir été violés ou partiellement violés par une petite fille quand ils étaient petits garçons, ou par un petit garçon, quand elles étaient petites filles, à cause de ce manque d’information, à cause de ce tabou dont je vous parlais tout à l’heure. Un viol partiel, dans l’enfance, est un choc bien plus violent que vous l’imaginez. Si vous pouvez l’imaginez. Et bien plus fréquent aussi. Je suis chaque jour dans le cœur et l’âme de petits garçons atrocement choqués, de petites filles blessées ainsi. Et cela se passe tout autour de vous, non pas seulement, comme on pourrait le croire, dans les bidonvilles ou les pays du tourisme sexuel.

Cela se passe dans le Pays du Secret. Qui est votre triste patrie.

Les pédophiles, à un moment ou un autre, ont donc tous subi un choc touchant au domaine de la sexualité. Et c’est le secret qui a pesé pendant toutes ces années, qui fait qu’une fois adultes, ils passent à l’acte. L’acte de rendre réels des fantasmes. Des fantasmes qui viennent de gestes violents de l’enfance, des ancêtres ou de leur vie présente, d’actes inassouvis. Qui viennent de la vague. Comment faire l’amour lorsqu’on est enfant ? Voilà une pensée inassouvissante, qui ne vous quitte pas, une fois qu’on vous a forcé à la croiser sur la route, en vous mettant brutalement en position de faire ce que vous ne pouvez pas encore accomplir en connaissance de cause, avec sérénité. Sans préparation, sans rêve, et… sans aucun amour. C'est-à-dire sans rien. Dans la plus grande pauvreté. C’est le dénuement de l’âme, cela.

Voyez l’âme des pédophiles sous cet éclairage, voyez leur pauvreté, et donnez-leur un peu de votre richesse, un peu de votre lumière, donnez-leur l'exemple, au lieu de vous laissez envahir par votre propre noirceur. Pour qu’ils commencent eux-mêmes à faire leur lumière. Par exemple, en leur offrant la possibilité d'aller, une fois éclairés, visiter d’autres pédophiles dans les centres de soins dont je vous parlais tout à l’heure, afin qu’ils leur donnent l’amour qu'ils doivent donner pour se racheter, et qu’ils réussissent le miracle de guérir ceux dont ils connaissent si bien les souffrances.

Il faut que les pédophiles soient formés pour devenir de bons thérapeutes, et ce serait pour un eux un merveilleux travail de rédemption, qui durerait toute une vie. Préférez-vous les voir en prison ou véritables soignants efficaces, dans des centres spécialisés ?

Tous les jours, je visite des âmes pauvres, si pauvres, vidées de leur lumière, des âmes de pédophiles, et ils ne peuvent voir ni recevoir ma lumière, ils sont si sûrs de n’en pas recevoir de vous, alors, pensez donc, de la vierge Marie, quelle idée !

« Mais, Marie », me direz-vous, « ne vaut-il pas mieux penser aux victimes, et les soigner elles, plutôt que les bourreaux ? »

Oui, bien sûr, soigner les pédophiles n’empêche pas d’entourer de tendresse ceux et celles qui ont souffert par ceux qui souffraient déjà, même sans s’en rendre compte.

Tous les jours, je visite des enfants, ou de grands enfants, blessés de la sorte, je leur envoie mes anges aussi. Mais on les protège tellement de tout qu’on les écarte, en même temps, de l’amour.

Je dis que d’autres petites filles, d’autres petits garçons, d’autres adultes viendront rejoindre les rangs des victimes si vous ne vous attaquez pas à la racine du problème. Si vous refusez d’écouter les souffrances, si vous y remédiez par un bâton, vous aurez encore et toujours des chiens méchants.

Marie

(1) Molière, L'avare.

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Pourquoi la pédophilie et comment commencer à la contrer ?

Je vous ai dit, mes amours, dans les messages précédents, que la pédophilie se transmet de génération en génération lorsqu’elle n’a pas pu être guérie par la parole. Dieu passe par la parole et guérit. Dire les souffrances est le début de la guérison. Or, la pédophilie étant un tabou, on n’en parle pas. Et donc, on n’en guérit pas. Au contraire, on laisse pousser la haine qui grandit sur le feu des craintes et des douleurs. Et dès que la haine règne, on ne peut plus rien faire pour soigner ce qui pourtant doit l’être très urgemment. Je vous ai dit qu’il fallait que des pédophiles guéris s’organisent pour soigner ceux qui ne le sont pas encore. Qu’il n’y a pas de méthode plus efficace et rapide. Parce que lorsqu’un pédophile guérit, il n’a qu’un souhait : guérir ceux qui en souffrent encore, car c’est une immense souffrance. Pas seulement pour les victimes, mais aussi pour les bourreaux. Qui sont aussi, bien souvent, d’anciennes victimes.

Puisqu’il est question ici de contrer la pédophilie, je voudrais que nous nous penchions ensemble sur sa source, c'est-à-dire sur ceux qui sont agissants, qui commettent un acte de pédophilie. Et comme on ne peut bien comprendre que dans le calme, il va falloir que nous tentions de nous mettre, le temps de la réflexion, dans leur peau. Sous peine, au cas où nous le refuserions, de ne pas comprendre le mécanisme de pensée qui amène à cet acte, et donc, d’en subir les conséquences sans aucune amélioration dans l’avenir.

Alors, si l’on se place du point de vue de la source : qu’est-ce qui amène jusqu’à cet acte terrible du viol d’un enfant.

Un adulte se livre à cela, non pas seulement à cause de ses hormones, mais parce qu’il a subi la même chose, et/ou « simplement » un très grave manque d’amour pour lui, dans l’enfance. Ce manque d’amour, dans le cas qui nous occupe, est un véritable précipice, dont la personne n’a souvent pas conscience, c’est une souffrance qui ne ressemble pas à une douleur habituelle, et en cela, elle est pernicieuse. Comment se peut-il que la personne n’en ait pas conscience ? Parce qu’un immense manque d’amour, et/ou avoir subi une agression sexuelle, est un tel choc, ou une douleur si longue et insupportable, que celui qui a vécu cela l’oublie. L’efface. Au point qu’il ne s’en souvient pas du tout, et cela peut concerner des périodes longues, entières, de la vie. Il n’y a qu’une psychanalyse, une séance avec un vrai médium, une séance d’hypnose, ou les trois à la fois, qui peuvent permettre de retrouver ces souvenirs brûlés, enfouis, inhumés parce qu’inhumains.

Celui qui a vécu cela est quotidiennement saisi par ce gouffre, au cœur et à la gorge. Et comme il ne veut pas voir cette souffrance, ni même la nommer souffrance, il la transfère sur autrui, pour ne plus avoir à la porter. Il n’a pas été aimé, il n’a pas été désiré ? Alors, il transfère le gouffre sur la sexualité, parce que la sexualité, la sensualité, c’est ce qui est le plus intuitivement proche de l’idée d’aimer.

Et si par malheur l’occasion se présente de transférer cette béance d’amour à autrui, l’adulte qui la saisit le fait pour une raison : dans cet enfant qu’il touche, c’est le prolongement de lui-même qu’il voit. C’est lui, petit. Et ce qu’il fait, c’est une tentative maladroite et désaxée de se donner l’amour qu’il n’a pas reçu étant lui-même enfant.

Une fois cet acte réalisé, et la pulsion sexuelle exécutée, l’auteur du viol s’aperçoit qu’il n’a rien guéri. Qu’il s’est seulement battu avec une sorte de fatalité. De destin qui lui était contraire. Il trouve là-dedans une forme d’instinct de vengeance. Mais en violentant l’enfant, il s’est fait moralement violence à lui-même, puisque cet enfant est le prolongement idéal de lui.

Et il en souffre. Alors, il se le cache, et s’en accommode en rendant toute chose aussi froide que possible, en se construisant une armure résistant à tout sentiment. Parce qu’il voit bien qu’il n’est pas satisfait pour autant. Ou que cette satisfaction qu’il éprouve ne sera que très passagère. Il se sait condamné à retourner à la souffrance, à faire souffrir, et à en être coupable, et à devoir porter cette armure qui s’alourdit à chaque nouvel acte, mais aussi à chaque nouvelle pensée coupable.

Ensuite, à l’effacement des ressentis, succède la crainte. Celle que l’enfant parle. Pour s’en « sortir », soit on le menace, soit on le tue. Ce qui montre que pour en venir là, pour en arriver à ces deux actes abjects, contraire à la volonté de l’individu, mais suscités par la peur, il faut bien qu’il y ait souffrance cachée, il faut bien qu’il y ait compréhension, malgré soi, et malgré l’armure, du mal qui a été fait. Et cette souffrance est cachée à soi aussi. Car nul n’est détraqué au point de sauter sur un enfant parce qu’il a un besoin hormonal à satisfaire, de le tuer juste parce que cela passe par la tête. Il y a toujours une raison ! Et il faut que nous en fassions le tour.

L’acte pédophile est donc un acte d’amour complètement raté. Un acte raté d’amour manqué. Et terriblement dévastateur pour son auteur, pour la victime, pour les proches de la victime, et pour tous ceux qui pourraient en entendre parler.

Quand l’enfant est violenté ainsi par son parent, et quand le parent ne va pas jusqu’à tuer son enfant, et n’ose pas le menacer, parce que ce serait alors avouer devant lui qu’il a fait quelque chose de mal, il trouve un autre biais : il écrase cet enfant. Cherche par tous les moyens à le faire apparaître, aux yeux des autres membres de la famille comme quelqu’un d’inapte, d’idiot. Celui qui ne sait pas dire quoi que ce soit de sensé. Parce que l’agresseur pense que si tout à coup, l’enfant se mettait à parler de ce qu’il ne faut pas dire, ce ne serait qu’une idiotie de plus ! Quelque chose qu’on ne peut pas prendre au sérieux.

Dans ce cas, c’est toute la vie de l’enfant qui s’en trouvera renversée, foulée au pied. Et en ce constat, l’évidence apparaît : ce n’est pas tant l’acte d’amour manqué raté qui est grave, parce que finalement, même maladroit, même totalement désaxé, c’est une tentative de don d’amour à soi-même, et quand on se donne de l’amour, on est apte à en distribuer ensuite à son entourage. Il n’y a qu’en s’aimant qu’on peut bien aimer. Ce n’est donc pas tant cet acte qui détruit, c’est la vie de désamour qui suit. Car pour l’enfant, c’est se construire sur rien. Rien de solide, rien de clair, rien d’aimant, et c’est, tant que la parole de Dieu n’est pas passée par là, souffrir, souffrir, souffrir encore.

Et un enfant qui a subi cela, croyez-vous qu’il en parle ? Croyez-vous qu’il le garde ? Que sa mémoire conserve tout cela ? Non, le seul moyen de se construire est d’effacer de la mémoire l’acte du parent, et de chercher à voir de la lumière là où il en reste.

C’est ainsi qu’un parent transmet son manque d’amour à son enfant. Avec les risques de reproduction de l’acte que cela engendre.

A quelle solution peut-on penser, alors, quand le mal est déjà fait, et qu’un pédophile a une si épaisse armure qu’il continue à refuser de voir le mal qu’il a fait, même devant les juges ?

Il en existe beaucoup, que vous devez trouver. Sinon, qu’aurez-vous fait de vous-même pour enrayer ce fléau, qui touche bien plus de gens qu’on veut bien l’avouer (il suffit de voir la prolifération de lolitas à la télévision pour comprendre que c’est un phénomène de société qui est déjà ancré dans les mœurs).

En attendant que vous ouvriez votre esprit pour trouver, et vous avez en vous tout ce qu’il faut pour cela, voici une méthode qui portera les premiers fruits :

Prenons un pédophile incarcéré, que nous souhaitons guérir. Nous voulons lui faire comprendre le sens de son geste, dans son entier. Dieu a beau passer par la parole, nous pouvons toujours lui dire l’horreur et le non-sens de son geste, même le lui hurler dans les oreilles, cela ne suffira pas, parce que Dieu, ici, ne pourrait passer que par sa parole à lui, et convaincue, et en connaissance de cause.

Alors, puisque c’est l’acte avec l’enfant, prolongement de soi, qui fait se renouveler la souffrance, et qui, donc, fait se renouveler aussi l’acte, et ainsi de suite, il faut trouver un moyen de reproduire l’acte pédophile en en retirant la douleur, pour l’agresseur, comme pour l’agressé. Evidemment, il n’est pas question de mettre un enfant dans la cellule d’un pédophile en attendant de voir les choses s’arranger. Même avec des calmants. Non seulement pour la raison que ce serait un nouveau crime qui se produirait, et de façon hasardeuse, mais aussi, et c’est l’objet de ma présente réflexion, parce qu’il n’y aurait aucun moyen, jamais, de briser le cercle vicieux.

Vous connaissez ces poupées en latex, si réalistes, qu’on croirait toucher une femme ? Ou presque ? L’industrie pornographique en produit d’une très grande qualité. Il faudrait alors demander à cette industrie de produire des poupées enfants. Extrêmement réalistes, évidemment très chères, le nec plus ultra en ce domaine. Avec les derniers raffinements de matière, de silicone, avec de vrais cheveux… Bref, que ce soit presque un enfant.

Ensuite, il faudrait, selon la personnalité du patient (là, le pédophile devient le patient, puisqu’il s’agit de le guérir), soit le prévenir de la mise à disposition de cette « poupée », soit la lui amener sans préparation. Mais de façon à ce que dans tous les cas, il soit clair que l’acte avec cette poupée est permis, et même recommandé, qu’il n’y aura pas de punition, ni de jugement.

En arrivant au plaisir avec cette poupée, le patient s’apercevra, juste après l’acte, qu’il s’est prolongé dans ce pseudo enfant, et que ce n’est, finalement, qu’une chose. Et qu’il ne peut décemment pas se projeter indéfiniment dans une chose. Et que s’il ne peut se projeter dans une chose, ce qu’il a essayé de faire avec cette chose, c’est un acte d’amour vers lui-même. Il pourra penser tout cela, parce qu’il n’aura blessé personne, ni un enfant, ni le prolongement de lui. Il sera bien plus en paix pour y réfléchir. Et se rendre compte, finalement, que ce qu’il vient de faire avec cette poupée, est non seulement assez ridicule. Et n’a pas de véritable sens. Est-il utile d’être violeur d’une chose ? Et si c’est ridicule, si ça n’a pas de sens avec un morceau de silicone, ça en a encore moins avec une personne vivante. Puisqu’en plus, avec une personne vivante, on souffre, et on est moins satisfait qu’avec la poupée, qui elle, s’est laissée faire, et a apporté des surcroîts de plaisir étudiés par la technologie du fabricant.

Le personnel soignant, ensuite, devrait faire comprendre au patient que cet acte peut être renouvelé aussi souvent que désiré. Et ne jamais en rire, ni le dénigrer, car ce serait un acte de grande valeur : le premier pas vers la guérison.

Le patient, vous le verriez, recommencerait, mais rapidement, il se dirait que l’amour est ailleurs. Peut-être bien en autrui, et peut-être bien en lui ! Et il commencerait enfin à remplir le gouffre d’amour autrement qu’avec la vengeance, la colère, le désespoir, qui ne sont pas du tout de l’amour.

Alors, il s’apaiserait, parce que ses pulsions désaxées se tariraient d’elles-mêmes, et il pourrait enfin commencer à réparer.

En allant, par exemple, voir un autre patient pour lui dire qu’il y a des solutions pour guérir.

Marie

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Ajout sur La pédophilie

Il faut aller plus loin dans l’étude de ce qui peut soigner les pédophiles et empêcher qu’ils rééditent leurs « exploits ». Car, à leurs yeux, il s’agit bien d’exploits, en l’occurrence de glorieux fantasmes qui deviennent des actes. Prenez cette poupée dont je vous ai parlé, et sur laquelle le pédophile pourra accomplir son « exploit » sans endolorir personne. Il faut que cela lui serve, non pas seulement comme un ersatz à l’acte sexuel, mais pour guérir et ne plus recommencer, de façon naturelle et délibérée pour lui.

Donnez un visage à cette poupée. Demandez à des entreprises de se spécialiser dans le façonnage de corps et de masques les plus réalistes possibles, en ajoutant tous les détails imaginables, chaleur, phéromones, voix… Cherchez dans l’enfance des pédophiles des photos d’eux, et donnez à la poupée le visage qu’ils avaient quand ils étaient enfants. Qu’une poupée ne puisse servir à la guérison que d’un seul pédophile. Lors du premier acte, mettez un cache sur le visage de la poupée, et ne faites pas entendre sa voix. Une fois l’acte accompli entre le pédophile et la poupée, enlevez le cache, et faites comprendre au patient, car c’en est un (puisqu’il souffre, mais ne le sait pas, de ne pas s’aimer comme il faut), que le but de cette expérience n’est pas, ou pas seulement, de le faire culpabiliser, mais bien de lui faire comprendre qu’en ayant fait l’acte sexuel avec un enfant lorsqu’il était libre, c’était en réalité à lui, lorsqu’il était enfant, qu’il cherchait le faire. Soit parce qu’il ne s’aimait pas assez, soit parce qu’un père, un oncle, une mère, une relation proche, a abusé de lui sans nécessairement qu’il s’en souvienne. Parce que ce proche, cherchant lui aussi à s’aimer à travers un enfant, a commencé à prodiguer des caresses à connotation sexuelle, mais n’a pas été au bout de l’acte. Créant ainsi chez le patient une terrible douleur en forme de point d’interrogation, faisant plus encore souffrir que l’acte accompli, comme un non-dit fait plus mal sur le long terme qu’une insulte.

Si vous faites cela, vous verrez nombre de pédophiles comprendre le non-fondé de leur acte envers un autre enfant, et ils chercheront à trouver le moyen de s’aimer eux-mêmes avec votre collaboration. Pour qu’en fin de compte, après avoir réussi à combler ce terrible déficit d’amour, un pédophile guéri puisse soigner encore plus efficacement que vous un pédophile non éclairé, et souffrant toujours.

Marie

Table des messanges